BIOGR. GÉNÉR. — T. X
prêchait encore le matérialisme à Hébert. Arrivé au pied de l'échafaud, il demanda à être exécuté le dernier, « afin, disait-il, de pouvoir encore constater certains principes tandis qu'il verrait tomber les tètes de ses camarades »; U monta enfin avec assurance les marches , en protestant publiquement conti-e l'iniquité d'un jugement dont il en appelait « au genre humain » , et reçut le coup fatal avec courage, le 23 mars 1794. Il a laissé différents ouvrages singuliers : la Certitude des preuves du mahométisme ; 1780, in-12; — l'Orateur du genre humain; — la République universelle, etc. [Enc. d. g. d. m. ]
Léonard Gallois, /^ist. des journaux et desjuumulistes de la révolution, t. II, p. 375-384.
CLOPINEL. Voy.MLvn OU MEmc, (Jehan w).
CLOPPENBURG (Jean-Éverhard) , théologien hollandais, né à Amsterdam, le 13 mai 1592, mort à Franeker, le 30 août 1652. Il acheva ses études à Leyde, et de 1612à 1616 il parcourut l'Allemagne, la Suisse et la France. De retour dans sa patrie, il fut nommé ministre.de l'Église protestante à ^Iburg, puis à Neusden, en 1621 ; il revint en cette qualité à Amsterdam. Des disputes théologiques l'obhgèrent de quitter celte dernière ville, et il occupa la chaire de la Brille jusqu'en 1640, où il fut appelé à Harderwick comme ministre et professeur de théologie. En 1644 il passa à Franeker aux mêmes titres. On a de lui quatorze ouvrages de théologie, contenant des dissertations contre les anabaptistes et les sociniens, sur l'usure, sur les sacrifices des patriarches, sur le jour où Jésu^mangea l'agneau pascal , etc. Ces ouvrages ont été réunis et publiés sous le titre de : Johannis Cloppenburgii theologica Opéra omnia, nunc demum conjunctim édita; Amsterdam, 1684, 2 vol. in-4°.
Nicéron, Mémoires, XI, 184. — Chaudon et Delandine, Dictionnaire universel.
CLORiviÈRE {Pierre-Joseph Picot de), jésuite et théologien français, né en Bretagne, vers 1735, mort le 5 janvier 1820. Il fit ses études chez les jésuites, mais ne put y prononcer ses vœux , cette société ayant<^té supprimée en 1762 par arrêt du parlement de Bretagne. Clorivicre fut nommé curé de Paramé, et continua à entretenir des relations avec les membres de la Société de Jésus et le parti royahste. Devenu suspect sous Napoléon I, il fut enfermé au Temple plusieurs années. Le retour des Bourbons le rendit à la liberté ; il s'empressa alors de réunir quelques membres de la Société de Jésus, qui formèrent ainsi la pépinière de la nouvelle communauté des jésuites. On doit au père Clorivière une pieuse association qui existe encore. On a de lui : Vie de Grignon de Montfort; Saint- Mâlo, 1785, in-12; — Exercice de dévotion à saint Louis de Gonzague, trad. de l'italien de Galpin; 1785, in-12; — Considérations' -^sur l'exercice de la prière\ et de l'oraison; 1802, in-12 ; — Explication des Épitres de saint Pierre; 1809, 3 vol. in-12
Feller, Biographie universelle, édlt. de M. AVeiss.