‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 193 sur 200 · COCCAPANI · texte numérisé non relu

COCCAPANI

*coBO de GCSMAN ( Joseph ), peintre espagnol, né à Jaen, le 10 avril 1660, mort à Cordoue, en 1746, était probablement de la même famille que le précédent. Il étudia la peinture sous Valois, et tient un rang honorable parmi les artistes de l'époque de la décadence de l'école espagnole. Ses principaux tableaux furent faits pour les couvents de Saint-Jean de Dieu et de la Merci de Cordoue ; ils rappellent la manière de Sébastien Martinez. A. DE Santeul.

nuillet. Dictionnaire des peintres espagnols.

COBOURY [Rachyd-Eddyn-Aly, surnommé Ibn-al- ), médecin et botaniste arabe, mort l'an 639 de l'hégke (1241-1242 de J.-C). 11 fut ainsi appelé du nom de sa patrie, Cobour, ville de l'Arabie déserte. On a de lui : Adwyah-Almojredah (Traité des méfUcaments simples).

Catalogue de la Bibl. Impériale (Manuscrits arabes).

*COBORGER (Antoine), typographe allemand, mort enl5I3. Il fut un des plus anciens imprimeurs de Nuremberg. Eu peu de temps il eut vingt-quatre presses, que cent ouvriers faisaient fonctionner. A l'impression il joignit ensuite la vente desouvrages, qu'ilétendit jusqu'à l'étranger. Il établit en France, à Lyon, une imprimerie particulièrement consacrée à l'impression des livres de droit. Parmi les ouvTages sortis de ses presses, on cite surtout ses Bibles ; pour en rendre l'exécution irréprochable, il les faisait corriger par des hommes consommés dans leur art, tels que les Frédéric Pistorius et les Jean Ammerbach. Le catalogue le plus complet des ouvrages imprimés par Coburger se trouve dans Roeder; Maittaire en cite aussi quelques-uns.

F. Didot, Ess. sur la typographie. — Maittaire, Annal. typogr. — Roeder, Cat. libr. sec. Xr Norlb- imprcss. *COCANARi (Fabriciiis), médecin italien, vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. On a de lui : Theonoston, sive de vita .prodiiceyida,atque incolumitate corporis conservanda, dialogus; Rome, 1617, in-4"; Cologne, 1620, in-4".

Carrure, Bibl. de la médecine.

coccAiE (Merlin). Voy. Folèngo.

COCCAPANI ( Cflmi?/e), littérateur italien, né à Carpi, en 1535, mort à Ferrare, en juin 1591. U fut professeur de belles-lettres dans différentes villes d'ItaUe, et passa pour un assez bon poète latin. On a de lui : Errata Bendinelliiin P. Scipionis Mmiliani K/^«;;Modènc, 1570, in-4'' : il se vengea pat cette critique des injtires que BendineHi, sou ancien maître, lui avait prodiguées dans plusieurs lettres ; — ad Pomponlum Taurellum, comitemMonlis Chiaruguli, ode tricolos tctrastrophos, dans le recueil des jioésies latines d'Angelo Guicciardi ; Reggio, 1593'; ~ Comento sulla pôeticn d'Orazio, resté manuscrit.

Tirabosclii, Storia dalla letleratura italiana.

COCCAPANI (Sïgismondo), peintre et architecte, né à Florence, en 1583, mort en 1642. Il consacra les premières années de sa vie à l'é- •■

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tude des mathématiques, qui lui aplanit le chemin <le celle de l'architecture, qu'il apprit du Cigoli en même temps que la peinture. Il fit de tels progrès dans ces deux arts, qu'en 1610 son maître l'emmena à Rome pour l'aider dans ses travaux de la chapelle Pauline. De retour à Florence, les commandes lui arrivèrent de toutes parts; mais il n'abandonna jamais ses études favorites de mathématiques et d'architecture, et il composa sur ces sciences plusieurs traités, qui lui valurent l'estime et l'amitié de son illustre compatriote Galilée. Parmi ses peintures, on remarque à Florence, au palais Buonarotti, 311chel-Ange couronné par les arts, et plusieurs fresques dans une chapelle de Saint-Gaétan. Comme architecte, il donna mi projet de façade pour la cathédrale de Florence et le dessin de deux beaux autels placés dans la cathédrale de Sienne. E. B— n.

Baltllnucci, Notizie. — Orlandi, Abbecedario. — 11ct)7./.i, Dizionario. — BomagnoU, Cenni sloricoartisticl tli Aietia.

* coccEius AUCTCS (Z.), architecte romain, fils ou seulement affranchi do C. Posthumius, ■vivait au commencement du premier siècle. 11 est sans doute identique avec celui qui, au.rapport de Strabon, fut chargé de la conduite de divers travau.v entrepris par Agrippa aux environs de Naples , enti'e autres des chemins souterrains taillés dans les rochers qui s'étendent de Naples àPouzzoles, et du lac de ce nom jusqu'à Cumes. On voit encore des restes de ces passages souterrains ; on compte aussi paVmi les ouvi-ages exécutés par Cocceius la grotte du Pausilippe et le temple de marbre blanc et d'ordre corinthien qui existait dans le voisinage de Naples. Strabon parle du père et du fils; et leurs noms se trouvent sur deux inscriptions antiques.

strabon, v. — Félibien, Recueil hist. de la vie et des ouvrages des plus célèbres architectes.

*coccEics MERVA, consul romain, vivait en l'an 40 avant J.-C. Il fut consul avec Gellius Poplicola, en 36 : et ce fut lui sans doute qui réconcilia Antoine et Octave. On suppose qu'il fut l'aïeul de l'empereur Nerva; mais il n'a pu être identique avec le suivant, qui se donna la mort en l'an 33 de l'ère chrétienne.

Dion Cassius, XLVIII, 54. — Horace, Sat., I, o, 28. — Appicn, Dell, civ-, V, 60.

coccEics MERVA, jurisconsulte romain, mort en 33. On croit qu'il était fils du Cocceius Nerva consul en l'an 36 avant J.-C. ; il fut luimême revêtu de cette dignité, en l'an 22 de l'ère chrétienne. Tibère lui donna la surintendance des aqueducs de Rome, et en l'an 26 il accompagna l'empereur à Caprée. Parvenu ainsi au comble de la faveur et des honneurs , il prit une résolution bien extraordinaire! pour un courtisan : celle de se laisser mourir de faim, sans doute par dégoftt des scènes de dépravation dont Tibère le rendait témoin. Peut-être aussi ne faisaitil que devancer le sort qui l'attendait sous un tel maître. Instruit de ce dessein, l'empereur ne

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quitte pomt Nerva ; il l'interroge, il le supplie, il avoue, enfin, combien c'est chose grave pour son cœur, pour sa réputation, que le plus intime de ses amis veuille s'ôter la vie, sans avoir aucun sujet de mourir {grave comcientiit, grave famx suas, si proximu.s amicorwn, millis moriendi rationibus, vitctm fugeret). Sourd h ces représentations (aversatus sermonem), Cocceius Nerva refusa toute nourriture. Au rapport de l'immortel auteur des Annales, ce malheureux ami de Tibère avait une profonde connaissance des lois civiles et religieuses (omnis dwini hiunanique juris sciens). 11 est souvent mentionné au Digeste, et il publia divers traités, dont nous n'avons plus les titres.

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