‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 192 sur 200 · COBENZL · texte numérisé non relu

COBENZL

rassemblé dans sa bibliothèque des livres curieux sur toutes sortes de matières ; et lorsque l'Esprit des lois parut, il exprima son opinion sur ce livre dans les termes les plus flatteurs. Aussi Montesquieu mandait-il h son ami l'abbé de Guasco, le 26 décembre 1753 : «■ Si vous écrivez à M. le comte de Cobenzl , à Bruxelles, je vous prie de le remercier pour moi, et marquez-lui combien je me sens honoré par le jugement qu'il porte sur ce qui me regarde. Quand il y aura des mraisti'es comme lui , on pourra espérer que le goût des lettres se ranimera dans les États autrichiens. » Cobenzl aimait beaucoup la dépense et les femmes. Marie-Thérèse paya deux fois ses dettes, et le prince Charles de Lorraine fut obligé de venir en aide à M""^ de Cobenzl lors de la mort de son mari. B°" de Stassart.

Convercations-Lexicon.

COBENZL {Louis, comte de), diplomate allemand, fils du précédent , né à Bruxelles , en 1753, mort le 22 févriei 1808. Il entra dans la diplomatie en 1792, sous le comte de Bergen, au moment où ce ministre venait d'être chargé de l'administration de la GaUicie et de la Lodomérie, acquises à l'Autriche par le premier partage de la Pologne. Successivement ministre ou ambassadeur à Copenhague (1774), à Berlin 1777), à Saint-Pétersbourg (1779) , il resta dans cette dernière résidence jusqu'en 1797. Il s'insinua dans les bonnes grâces de l'impératrice Catherine n, tant par son habileté diplomatique que par son amabilité. Son dévouement alla jusqu'à hii faire composer des pièces pour le théâtre de l'impératrice et même jusqu'à prendre part aux représentations.ill conclut, au nom de l'Autriche, dans le mois de septembre 1795, un traité avec la Russie et l'Angleterre contre la France. 11 était encore ambassadeur extraordinaire à la cour de Russie, lorsqu'en 1797 il se rendit comme plénipotentiaire à Udine , pour y traiter avec Bonaparte. Le 17 octobreàl signa la paix de Campo-Formio. De làle comte de Cobenzl se rendit au congrès de Rastadt, et eut à Selz plusieurs conférences avec le ministre français François de Neufchâteau, au sujet des événements qui avaient forcé Bernadotte, ambassadeur delà république française, à quitter Vienne. Puis il revint à Saint-Pétersbourg, conclut en 1801 la paix de Liméville, et fut nommé à la haute charge de chancelier d'État et de ministre dirigeant le département des affaires étrangères. Au mois de novembre 1803, il accompagna la cour à Olmiitz ; il donna sa démission après la paix de Presbourg, et mourut à Vienne, en 1808. Voici le jugement que porte sur cet homme d'État le comte de Ségur, qui fut longtemps accrédité comme lui à la cour de Russie : « Le comte de Cobenzl faisait oublier une laideur peu commune par des manières obligeantes, une conversation vive et une gaieté inaltérable. Il était spirituel.... Croyant en politique tout moyen convenable, pourvu qu'il réussît, il surpassait en

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complaisance et en déférence les courtisans les plus dociles et les plus dévoués. >. Mémoires et Souvenirs, tom. H, p. 257. [Enc. des g. du m.]

Conversations-Lexicon. — Thlers, Hist. du consulat et de l'empire. — Ségur, Mém.

COBENZL. (Jean-Philippe, comte de ), diplomate allemand, cousin du précédent, né à Laybaeh, en 1741 , mort à Vienne, le 30 août 1810. Il fit ses études à Vienne et à Salzbourg, occupa d'abord une place à Bruxelles, et fut nommé conseiller d'État en 1767. H organisa, d'après un plan à lui , la nouvelle administration des douanes, accompagna bientôt l'empe^ reur Joseph en France, et prit part , en qualité de ministre plénipotentiaire autrichien , aux négociations de Teschen , qui eurent lieu en 1779. Après son retour à Vienne , il fut nommé vicechanceher d'État et delà cour. Lors des troubles du Brabant, il s'y rendit pour entamer des négociations ; mais les états le forcèrent à se retirer à Luxembourg. Il vécut alors dans ses terres jusque après la paix de Lunéville, époque où il se rendit à Paris , comme envoyé extraordinaire. Les hostilités ayant éclaté de nouveau en 1805, il quitta Paris, et séjourna depuis cette époque à Vienne. Son cousin le comte de Coroaini devint l'héritier de ses biens en Autiiche et en Illyrie. [ Enc. des g. du m. ]

Conversations-Lexicon.

COBHAM (Lord). Voy. Oi,nckSTLE{Sir Jean).

coBHAia (Éléonore). Voy. Glocester ( Humphrey).

COBHAM (Lord). Foy. Jacques I".

* COBIDAS OU COBIDÏUS OU GOBIDAS

(Jean), jurisconsulte gréco-romain, vivait dans la seconde moitié du cinquième siècle. Il est \m des jurisconsultes grecs dont les commentaires sur les titres de Procuratoribus et defensoribus du Digeste et du Code, traduits en grec, constituent le huitième livre des Basiliques. Ces commentaires ont été publiés par Ruhnkenius, après l'avoir été pour la première fois dans le tome V du Thésaurus de Meermann. On en trouve souvent des extraits, joints aux Basiliques, comme annotations, et le scoliaste de ce recueil cite Cobidas; lui-même, dans les Basiliques, fait mention de Cyrille et d'Etienne, contemporains de Justinien. Nicolas Comnène parle d'un Gobidas qui aurait fourni des scolies sur les Novelles de Léon, et Balsamo s'en réfère également sur certains points à un jurisconsulte du nom de Cobidas. Le commentateur du Digeste est sans doute*encore le même que Jean Ciibidius ( Cobidius, Convidius) , auteur d'un IIotvàXiov,ou traité des peines. On en trouve des fragments dans VAppendix àehéou et de Constantin, qui contient certains monuments de législation relatifs surtout aux huitième et neuvième siècles, et a été publié d'après un manuscrit parisien dans les Anecdota de Zacharise. V. R.

Fabricins, Bibl. grxc, "XII. — Nfc, Comnène, Pranot,

COBIDAS

mystag. ; Basiliques (éd. Heimbach), I et II. — Zachariae, Hist. juris grœco-romani.

COBO ( Barnabe), jésuite espagnol, né à Lopera, dans le royaurae de Jaen, en 1 582 , mort à Lima, en 1657. Missionnaire au Mexique et au Pérou pendant plus de cinquante ans, Cobo profita de tous ses voyages, entrepris dans l'intérêt de la foi, pour se livrer avec ardeur à l'étude de l'histoire naturelle, et principalement de la botanique. Après sa mort, ses œuvres, restées en manuscrit et formant 10 vol. in-fol., furent i apportées en Espagne et déposées à la bibliothèque de Séville; elles se composent d'une histoire des Indes et d'un grand nombre de traités d'histoire naturelle. C'est pour rendre honmiage à sa mémoire que les botanistes ont nommé cobœa une plante d'ornement originaire du Mexique.

Helations des, missionnaires jésuites.

COBO (Jean), dominicain espagnol, né à Alcazar(ieConsuegna,près de Tolède, mort en 1592. Il prit l'habit à Ocania, et se livra d'abord à l'instruction dans différents couvents de son ordre, puis s'attacha à l'œuvre des missions étrangères. Embarqué au mois de mai 1 586, Cobo se rendit à Mexico, où il acquit en peu de temps beaucoup de renommée comme prédicateur; mais l'ardeur de son zèle l'ayant poussé à reprendre vivement dans ses discours la conduite dépravée du gouverneur, le marquis de Villamaurique, ce dernier pour se débarrasser d'un censeur incommode, le fit déporter aux lies Philippines. Cobo arriva à Manille en 1586, et fut chargé aussitôt d'instruire une colonie de Chinois. Pour accomplir cette mission, il étudia la langue chinoise avec courage, et fut bientôt en état de s'en servir. Nommé en 1592 à la chaire de théologie de Manille, il exerça peu de temps ces fondions, et fut envoyé auprès de l'empereur du Japon, pour conclure entre lui et les Espagnols un ti-aité d'amitié ; il réussit parfaitement dans cette mission , obtint de grands avantages pour les ohré'siens, et sut plaire à l'empereur au point d'être sollicité par lui de s'établir dans ses États. Cobo, n'ayant pas accepté ces offres, s'embarqua, au mois de novembre 1592, pour retourner aux Philippines ; mais le navire fut jeté sur la côte de l'île Formose, et tous les passagers furent massacrés par les habitants. — ■ Cobo avait composé, pour l'usage des missionnaires différents ouvrages sur la langnc chinoise, dont voici les titres .- Lingua sinica ad certam revocata viclhodum, quatuor duHnctU characterum ordiniliHs, (jeneralissimis, gêner alibiis., lipecificis et individualibus, seu vocabulnrkan sinense; — Cutéch'isme cliinoïs ; — Sentences choisies de Sénèqtie et d'autres auteurs païens traduites en chinois; — Traité d'' astronomie en chinois. Ces oiivrages, imprimés à Manille, contribuèrent beaucoup à étendre les progrès de la mission ; il serait difficile d'indiquer la date précise de leur publication. A. de Santeul.

QiiL'lif et Hrlinrd, Srriptnres nrdinis Prxilicatnrinti.

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