‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 35 sur 200 · CHAVES · texte numérisé non relu

CHAVES

révolution , rassembla tous ses domestiques et tous ses partisans a Vilferéal , lieu de sa naissance , leur distribua des armes , et adressa aux ; Portugais, à la date du 23 février, une proclamation par laquelle il les appelait aux armes. j Cette proclamation fut reçue avec enthousiasme ; par les habitants de Villaréal, et le comte d'Ai marante, profitant de ce premier moment i d'effervescence , marcha avec quelques soldats, I attirés sous ses drapeaux par un nom devenu i célèbre dans la guerre contre les Français , sur > la petite ville de Chaves, capitale de la proi vince de Tras-os-Montès, où la garnison, forte ■ de 700 hommes, se déclara en sa faveur. C'est là que fut d'abord établi le siège de la contref révolution , qui ne tarda pas à faire d'assez nomf breux prosélytes, surtout dans cette province, f où la famille des Silveyra jouissait d'une grande I' influence et de propriétés territoriales considérables. Le comte d'Amarante s'occupa tout d'abord d'organiser une régence ou junte provisoire , à la tête de laquelle il plaça l'archevêque de Braga. Une insurrection fut organisée dans toute la province; on recruta un grand nombre de déserteurs de l'armée ; et le comte d'Amarante eut bientôt sous ses ordres 2 à 3,000 hommes, auxquels il donna le titi'e pompeux d'armée régénératrice. A Lisbonne, par un décret en date du 4 mars , il fut privé de tous ses titres et honneurs. Mais tandis que le général Luis de Rego s'emparait de Villaréal , et lui coupait toute espèce de communication avec le veste du royaume, le comte d'Amarante remporta, le 13 mars, une victoire complète sur un de ses lieutenants, auprès de Santa-Bar- I bara , et gagna encore le régiment entier de Valence. La guerre se prolongea jusqu'au moment ( 3 avril ) où le comte d'Amarante prit le parti [de se retirer avec environ 4,000 hommes sur le territoire d'Espagne, du côté de ValladoUd. Là il réunit sa troupe à celle du curé Mérino ; puis il se rendit au quartier général de l'armée française , et offrit au duc d'Angoulême ses services, qui furent refusés sous prétexte que la France n'était pas en guerre avec le Portugal. Le généi-al Luis de Rego le suivit sur le territoire espagnol, sur lequel les traités conclus avec les constitutionnels lui donnaient le droit de pénétrer; mais la crainte de se commettre avec l'ar imée française le força de se retirer et de prendre position sur la frontière.

[ L'insurrection paraissait entièrement compri- ^mée, et le gouvernement constitutionnel plus solide que jamais, par suite de ces derniers événements , lorsque la révolte d'un régiment, ■envoyé en observation aux frontières, sous la conduite du brigadier Souza de Sampayo , pa- ■ r(;nt des Silveyra, vint ranimer tout à coup les espérances des absolutistes et compromettre 'de nouveau l'existence des cortès. Le régiment révolté marcha le 27 mai sur Vfllafranca , et dans la nuit du même jour l'infant don Miguel , '

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