‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 63 sur 200 · CHIMAY — CHINARD · texte numérisé non relu

CHIMAY — CHINARD

reux. Il la protégea, la fit mettre en liberté, et, après lui avoir rendu ce service , il lui offrit sa main. A Paris, M™e Tallien exerça une telle influence sur ce conventionnel , de plus en plus îpris des charmes de sa compagne , que c'est à îlle que l'on doit l'énergie qu'il montra au 9 thernidor an ii , et qui amena la chute de Robes- )ierre et du règne de la Terreur, au moment même où Thérèse devait accompagner TaUien à 'échafaud. Son salon devint bientôt célèbre, et îlle fut l'ornement des cercles les plus brillants lu temps de la révolution. Bientôt après, Tallien, levenu malheureux par des chagrins domesiques et voyant que sa femme avait oublié ce [u'ii avait fait pour elle , partit pour Londres , 'oubliant à son tour, et puis il accompagna Na- (oléon en Egypte. Revenu à Paris, il trouva Théèse décidée à demander son divorce , qui fut irononcé peu de temps après. Elle épousa, en 805 , M. de Caraman, qui devint bientôt prince le Chimay , et dont elle eut quatre enfants , et 'écut depuis alternativement à Paris, à Nice et lans son château de Chanay, ancienne pairie du lainaut, qui devint en 1750 la propriété des omtes de Caraman. La princesse de Ciiimay tait l'une des plus belles femmes de son temps, !t l'on peut dire qu'elle réunissait à cette beauté blouissante beaucoup d'esprit, une amabilité t une générosité peu communes. Elle fut l'amie e madame Récamier, de l'impératrice Joséphine, t des généraux Barras, Hoche et Bonaparte, .es services qu'elle a rendus à l'humanité la mêlent au rang des femmes célèbres; ses ennemis uêmes lui ont dû l'adoucissement de leur sort, t plusieurs d'avoir échappé à la proscription. ;Ue a sauvé de la mort la femme du général ''alence , qui depuis a dit si ingénieusement :

Si l'on a donné à M"ne Bonaparte le surnom e Notre Dame des Victoires , on doit donner

Mme Tallien celui de Notre Dame de Bon Seours. « Ce fut par un jeu de mots cruel que de jauvais plaisants osèrent changer cette qualifiation en celle de Notre Dame de Septembre, omme pour faire allusion aux massacres de sepembre, auxquels on accusait Tallien d'avoir pris 'art, et qui avaient eu lieu à une époque où Ime de Fontenay n'avait peut-être jamais encore intendu parler de son futur époux. [ Enc. des . dti m.}

Thiers, Mignet, etc., Hist.de ta rév. franc.— M"»« d'Aifantès, Mémoires.

I CHisiENTELLi (FaZeHo), archéologue italien, [ivait au dix-septième siècle. Professeur de lanlue grecque d'abord à l'université de Florence , fuis à celle de Pise, il publia dans cette dernière Hlle une dissertation intitulée : Marmor Pisalum de honore biselln. Cet opuscule a été léimprimé dans le septième vol. du Thésaurus '.ntiquitàtum romanorumde Srsevius.

I Tlraboschi , Storia délia letteratura italiana, VIII. ; *chimii>;ello (Vincent), physicien italien, iéà Marostica, en 1741, mort àPadoae, en t815.

Il étudia le droit, pour se conformer à la volonté de ses parents , mais ses dispositions le portaient vers les sciences. Son oncle maternel Toaldo, professeur de géographie physique et astronomique à l'université de Padoue, et Ricci Zanoni furent ses guides dans l'étude des mathématiques et de l'astronomie. Après la mort du premier, Chiminetio lui succéda. Il continua les importants travaux de son oncle sur la météorologie. Un grand nombre de mémoires de Chiminello ont été insérés dans les recueils suivants : Atti deir Âccademiadi Padova ; Atti delta Societa italiana.

Tipaldo , Dioyrafla dégll Italiani illustri, VUI.

CHIN.4.RD {Joseph), sculpteur français, né à Lyon, en 1756, mort en 1813. Issu d'une famille pauvre, il fut d'abord élève de l'école gratuite de dessin dirigée à Lyon par Nonotte , puis il entra dans l'atelier du sculpteur Biaise. Quelques travaux lui ayant été confiés par le chapitre de l'église Saint-Paul de Lyon, il en consacra le produit au voyage de Rome. Pendant son séjour dans cette ville, il remporta en 1786 le premier prix de sculpture au concours ouvert par l'Académie de Saint-Luc pour un Persée délivrant Andromède. Copiant un grand nombre de statues antiques , il se forma à la fois la main et le goût. De retour dans sa patrie, en 1789, il fit l'année suivante, jour de la fête de la Fédération, célébrée aux Brotteaux, une statue colossale de la liberté. En 1791 il retourna à Rome; là deux petits groupes qu'il exécutait dans l'esprit de la révolution, dont il avait embrassé les principes avec ardeur, le rendirent suspect au gouvernement pontifical, qui le fit enfermer au château Saint-Ange, d'où il ne sortit que le 13 novembre 1792, après deux mois de captivité. Chinard s'empressa de quitter l'Italie; mais hélas ! c'était tomber de Charybde en Sylla : lui qui avait été emprisonné à Rome comme sansculotte , fut arrêté en France comme contre-révolutionnaire , et ne dut son salut et sa liberté qu'à la protection d'un de ses juges, auquel il avait envoyé un groupe représentant Y Innocence sous la/orme d'une Colombe se réfugiant dans le sein de la Justice. Malgré cela, tant que dura la révolution, Chinard concourut par son talent à l'éclat de toutes les fêtes nationales. En 1800 il fit un troisième voyage en Italie , et à son retour il fut nommé membre de l'Académie de Lyon , et bientôt après correspondant de l'Institut de France. En 1807, un décret in)périal lui conféra le titre de professeur à l'école spéciale de dessin de Lyon, et il en exerça les fonctions jusqu'à sa mort; enfin, en 1808 il reçut au salon la grande médaille d'or.

Les principaux ouvi'ages de Chinard sont : Persée et Andromède, groupe en plâtre, la Justice, et Diane préparant ses traits, exposés en 1800; Hébé versant le Nectar, et la Paix, groupe en terre cuite, exposés en 1802 ; un buste du prince Eugène , exposé en 1806; plusieurs

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