CHILLAC
uéraoire ou plutôt à l'apothéose de Gabrielle "Estrées.
Goujet, Bibl. française.^
; CHILL.EA V {Jean-Baptiste Du) , prélat et théologien français, né le 7 octobre 1735, au château e Carrière, en Poitou, mort le 26 novembre 824. 'Il entra de bonne heure dans les ordres. Au- .lônier deMarie Leczinska, et plus tard de Marie- Lntoinette, il fut nommé en 1781 évêque de Ihàlons-sur-Saone. A l'époque de la révolution i s'opposa de toutes ses forces aux réformes îligieuses tentées par l'Assemblée constituante, t émigra. H protesta en 1803, avec quarante- ^it autres évoques, contre le concordat de 1801. jependant, après sa rentrée en France, en 1814, ; donna sa démission d'évêque de Châlons. Il kt nommé archevêque de Tours en 1819, et pair ie France en 1822. On a de lui ; Lettre pastoale sur le schisme, 15 décembre 1790; — mtruction pastorale sur le même objet, suivie j'un Avertissement sur l'élection des évêques ]j)nstitutionnels d'Autun et de Dijon ; — \ettre pastorale contenant le bref de Pie VI, du J3 avi-il 1791. Ces écrits ont été réhnprimés ans la Collection ecclésiastique, publiée par îbbé Guillon, sous le nom de l'abbé Barruel.
Monit. wnir., "1803, 1814,1819, 1822. —Guillon, Collect. clés:
CIIILLIÂT {Michel], irriprirnciir-librairc de yon, mort à Paris, vers 1698. Il était venu s'éblir dans cette ville vers 1695. On lui a attribué s ouvrages suivants, dont il avait été simpleent l'éditeur : le Triomphe de la miséricorde « Dieu sur un cœur endurci, ou les confessons de r Augustin de France converti, prîtes par lui-même ;Vsn&, 1682, 1686, in-12; [- l'Amour à la mode, satyre historique; aris, 1695, in-12 : c'est un ouvrage de Mme de pngy ; — la Censure des vices et des manières \i monde; Lyon, 1696, in-12; — Méthode licile pour apprendre l'histoire de Savoie; pris, 1697, in-12; — Granicus, ou l'isle ga- \inte , nouvelle historique, par François ^rice; Paris, 1698, in-12.
(Barbier, Examen critique des dictionnaires kistori-
" CHILL1NGWORTH ( Guillaume), théologien liglais, né au mois d'octobre 1602, à Oxford, ^ort le 30 janvier 1644. Tout en achevant ses iiudes dans sa ville natale , au collège de la Triité , il se livra à la polémique rehgieuse avec la jmérité du jeune homme. Un jour qu'il disputait jVec un célèbre jésuite nommé Jean Fisher, ceji-ci lui posa cet argument : « Il faut un juge inpilUble qui soit vivant ; or ce juge ne se trouve «e dans l'Église romaine: donc l'Église romaine ^t la seule et vraie Église ; donc on ne peut se puver que dans sa communion. » Chillingworth, ui avait alors dix-sept ans, se déclara vaincu par e syllogisme, et embrassa la religion catholique. *our assurer cette conversion précipitée, Fisher nvoya son jeune néophyte à Douai, au collégedes ^suites. Chillingworth, au bout de six mois, re-
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vint dans sa patrie, et rentra dans l'Église anglicane, grâce surtout aux instances et aux arguments de Laud, depuis archevêque de Cantorbery. Ces variations rapides rendirent le jeune théologien suspect aux sectes religieuses qui agitaient l'Angleterre; mais il donna dans divers écrits des gages de son dévouement aux doctrines protestantes. Il refusa quelque temps de signer les trente-neuf articles de l'Église anglicane ; mais ses scrupules ne tinrent pas contre les places de chancelier du chapitre deSalisbury et de prébendier de Brixworth, dans le comté de Northampton. Il signa les articles, et garda ces deux bénéfices jusqu'à sa mort. Pendant la révolution il resta lïdèle à la cause royale , et montra même des talents d'ingénieur au siège de Glocester. Voyant qu'on manquait de munitions pour pousser le siège , il fournit l'idée de quelques machines , à la manière des tortues des anciens Romains (testitudines cum pluteis) pour donner l'assaut à la place. Quelques mois après , il tomba entre les mains des parlementaires, et mourut à Chichester. Par un singulier hasard, il fut assisté ou plutôt tourmenté à ses derniers moments par un de ses antagonistes ordinaires, François Cheynell {voyez ce nom), théologien honnête, mais rigide jusqu'au fanatisme. Les accusations que ce docteur intolérant fit entendre sur la tombe de Chillingvforth n'étaient pas d'ailleurs sans fondement , car celui-ci répondait à un ami qui l'interrogeait sur l'arianisme. « Tout homme qui examinera les disputes de l'arianisme ne pourra s'empêcher de confesser, ou du moins penchera fort à croire que la doctrine d'Arius est la vérité , ou du moins n'est pas une hérésie damnable. « L'ouvrage le plus connu de Chillingworth est intitulé : The religion of Protestants, a safe way to salvation, or an answer to a book entitled Mercy and Truth, or charity maintained by catholics; Oxford, 1638, in-fol.;trad. en français, Amsterdam, 1730,3 vol. in-12. Ce livre, dédié à Charles F"", est une réfutation des apologies cathohques pubhées par le jésuite Mathias W^ilson sous le nom d'Edward Knoll. La meilleure édition des œuvres de Chillingworth est celle du docteur Birch, 1742, in-fol.
Des Maizeaus, Histoire de la vie et des écrits de Chillingioorth. — Wood, Athenœ oxonienses. — Kippis, Biog. brit. — Penny cyclop,
CHILNIEAD {Edmond), érudit anglais, né à Slow in-the-Wold, dans le comté de Glocester, en 1611, mort à Londres, le 1" mars 1654. Après avoir fait ses études au collège de la Madeleine à Oxford, il fut nommé, en 1632, chapelain de l'église du Christ; mais en 1648 cette place lui fut enlevée par les parlementaires. Il fut forcé pour vivre d'établir des concerts hebdomadaires à Londres, dans Aldersgate street. On a de lui : de Musica antïqua grseca , à la fin de l'édition d'Aratus donnée par Jean Fell; Oxford, 1672, in-S"; — Joannis Antiocheni cognomento Malaise historïx chro-
CHILMEAD— CHIMAY
nicx libri XVI, e mamiscripto bibliothecse Bodleianœ nunc primum editi, cum interpretatione et notis, publié par Hiimphred Hodius ; Oxford, 1691, in-8° ; — Catalogus manuscriptorum grsecorum in bibliotheca Bodleiana pro ratione auctorum alphabetïcus , resté inédit. On a encore de Chilmead les traductions suivantes en anglais : Traité des Globes de Robert Hue?; Londres, 1639, in-4° ; — Traité de l'essence et guérison de Vamour, de Jacques Ferrand, médecin d'Agen ; Londres, 1640, in-S» ; — des Talismans , par Gaffarel ; Londres, 1650, in-8° ; — Sur la monarchie espagnole, par Campanella; Londres, 1654, in-4''.
Burncy, Hist. of music. — Wood , Jthense oxonienses. — Nicéron, Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres.
cniLON (XeîXwv), un des sept sages de la Grèce, vivait dans le sixième siècle avant J.-C. Né à Sparte, d'un père nommé Damagète, il fut nommé éphore dans sa patrie, la première année de la LVi*' olympiade (556 avant J.-C). On rapporte qu'il mourut de joie en apprenant que son fils venait d'obtenir aux jeux olympiques le prix du pugilat. Diogène Laerce nous a conservé plusieurs maximes de morale pratique qui justifient la réputation de sagesse de Chilon; il prétend aussi que ce philosophe composa des poèmes élégiaques.
Diogène Laerce, 1 , 68-73. — Platon , Protagoras. - Diodore de Sicile, Extraits des verttis et des vices. — Hérodote, 1 , 59 ; VU, 235. — rUne, Histoire naturelle, VII, 32.
CHiLONis ou CHÉLONIDE, fille de Léonidas II, roi de Sparte, et femme de Cléombrote , vivait vers 250 avant J.-C. Lorsque Léonidas, alarmé des poursuites de l'éphore Lysandre, se réfugia dans le temple de Minerve, Chilonis, abandonnant son mari, qui venait d'être élevé sur le trône, accompagna son père dans l'exil à Tégée. Léonidas remonta bientôt sur le trône, et Cléombrote à son tour fut forcé de chercher un refuge dans le temple de Neptune. Chilonis s'associa à la mauvaise fortune de son mari, et après l'avoir sauvé de la vengeance de Léonidas , elle l'accompagna dans l'exil." De sorte, ditPlutarque , que si Cléombrote n'avait pas été corrompu par l'ambition , l'amour de sa femme lui aurait fait trouver l'exil préférable à la royauté. »
Plutarque, Jgis, H. 12, 16,18.
CHiLPÉRic ï"", fils de GlothaireF'', né en 539, mort en 584 de J.-C. Il devint roi de Soissons en 561, à la mort de son père. Il se montra tout d'abord avide, fourbe, querelleur : il voulut s'approprier le trésor de son père , que l'on gardait dans la résidence deBraine ; mais ses frères le forcèrent à partager. En 562, il envahit les États de son frère Sigebert , et lui prit Reims , sa capitale; repoussé à son tour, il perdit Soissons, et fut sur le point d'être dépouillé de tous ses États. Cbilpéric ne s'était encore alUé qu'à des femmes de basse extraction; à l'exemple de Sigebert, il voulut avoir pour épouse une princesse du sang
royal, et il épousa Galsuinthe , sœur de Brunehaut. Mais Frédégonde, l'une des anciennes concubines du roi , n'avait rien perdu de l'empire qu'elle exerçait sur lui. Bientôt Galsuinthe périt de mort violente ; Frédégonde devint reine, et la guerre se ralluma plus furieuse entre la Neustrie et l'Austrasie. En 576 , Sigebert victorieux allait détrôner Cbilpéric. Celui-ci tremblait ; mais Frédégonde eut recours au poignard, et Sigeberl fut assassiné. Dès lors l'ascendant de cette femme fut encore plus grand sur Chilpéric : elle lui fil immoler, les uns après les autres , tous les fils qu'il avait eus d'autres femmes ; elle poursuivil ses rivales jusqu'à la mort ; enfin , elle anima son mari contre Grégoire de Tours, contre Prétextât, contre tous ceux qu'elle haïssait. Tous les crime? de Chilpéric ont été inspirés par elle. Ce prince théologien, lettré, bel esprit, était trop faibl* pour être féroce. Les Récits mérovingiens d( M. A. Thierry nous montrent parlaitement a mélange de faiblesse innée et de cruauté acquisf qui composaient le caractère de Chilpéric, et jus tifient parfaitement ce mot si vrai des éditeurs d( la Collection des historiens de France, en parlai) de ce prince : TJxorius magis quam crudeli: (t. II, p. 115). Chilpéric fut assassiné àChelles par ordre de Frédégonde. Il était âgé de quarante cinq ans. Son fils Clotaire II lui succéda.
CHILPÉRIC ïî, mort en 720. Il fut proclam< roi en 715, après la mort de Dogobert El. Oi dit qu'il était fils de Childéric II, assassiné ei 673; mais le passage suivant de la cbroniqiK d'Erchambert rend cette filiation douteuse. « Le: « F'rancs occidentaux, dit cet auteur, constituen « roi un clerc nommé Danihel , qu'ils appelleii « Chilpéric; car la descendance des rois vcnaii « à manquer, ils sont dans l'usage de couronne « celui qu'ils trouvent le plus proche des Mévo « vingiens. » Chilpéric, secondé par le main Raimfroi, essaya de lutter contre Charles Mar tel , mais il fut vaincu, et mourut en 720.
Grégoire de Tours. — Augustin Thierry, Récits méro vingiens. — Sismondi, Histoire des Français, t. I. —Mi chelet , Histoire de France. — Henri Martin, Hist. d France. — Le Bas, Dict. encyc. de la France.
CHiMAr {Thérèse Cabaruijs, comtesse m Caraman et princesse de), née à Saragosse, ver: l'an 1775, morte au château de Chimay, le 1 janvier 1835. Elle était fille du comte de Cabai rus , ministre des- finances en Espagne. Marie'' fort jeune à M. Devin de Fontenay, conseiller ai parlement de Bordeaux , elle ne trouva pas li bonheur dans ce mariage, et fit prononcer soi divorce. Devenue libre et livrée bien jeune en core à elle-même , elle vécut quelque temps ; Bordeaux , où , après avoir suivi , avec trop d' légèreté peut-être, le torrent et les fêtes révolu tionnaires, elle fut jetée , en un moment de réac tion,dans les prisons de la \ille. Tallien, dé puté alors en mission dans le département de i< Gironde avec Ysabeau, entendit faire de grand; éloges de la beauté de cette jeune Espagnole il voulut la voii', et en devint éperdumont amou