CHI-TSOU — CHI-TSOUNG
ratrice se donna la mort de la même manière. Un autre général, qui commandait une partie de la flotte chinoise , passa à travers les vaisseaux ennemis , et s'efforça d'aborder sur quelque rivage; mais il ne put vaincre la violence des vents, et une affreuse tempête, qui semblait aussi avec tous les éléments vouloir hâter la ruine complète de la dynastie des Soung, le fit*^ périr avec tout son équipage. Ou dit que dans cette fatale journée plus de cent mille Chinois trouvèrent la mort, soit par le fer, soit dans les flots, où beaucoup d'entre eux se précipitèrent de désespoir. Ainsi finit, en 1279, la dynastie des Soung. La grande monarchie chinoise qui venait de s'écrouler avait déjà une existence de près de quatre mille ans, et dix-neuf dynasties indigènes avaient occupé le trône, lorsque la Chine fut forcée d'obéir pour la première fois à des souverains étrangers. — Chi-Tsou montra toutes les quahtés d'un fondateur d'empire. Assisté de trois sages ministres , Yao-Tchou, Hin-Heng et Téou-Mo, il s'attacha à repeupler les villes et les provinces dévastées par la guerre , et publia d'excellents règlements sur l'administration publique et sur l'armée. Il réorganisa aussi le tribunal des mathématiques et d'astronomie, et fit venir à sa cour des savants et des gens de lettres de toutes les nations. Parmi ces littérateurs , venus de l'Inde , de la Perse, de la Transoxane et même de l'Europe , on remarque le célèbre Marco-Polo de Venise, qui séjourna plusieurs années en Chine et fut, dit-on, jjendant trois ans gouverneur d'une province méridionale de ce pays. Ce fut aussi sous le règne de Chi-Tsou que le lamanisme s'introduisit en Chine. Mais ce prince ne se contentait pas d'organiser l'immense empire dont il s'était emparé, il voulait encore l'agrandir. 11 envoya une expédition militaire et navale pour soumettre le Japon. Cet armement, (jui se composait de quatre mille vaisseaux et de cent mille hommes, fut dispersé et en partie submergé par une violente tempête; le reste fut détruit par les Japonais. Forcé par ce désastre et par le mécontentement des grands et du peuple de renoncer à ses projets sur le Japon , Chi-Tsou se dédommagea par la conquête de la Tartarie orientale et de plusieurs contrées de l'Asie. Il mourut dans son palais de Ta-Tou ou Péking, ville qu'il avait bâtie en 1267, pour servir de résidence aux princes de la dynastie tartare, après avoir accompli d'aussi grandes choses que les pi-emiers conquérants de l'antiquité et des temps modernes.
Jamais peut-être il n'exista un empire aussi vaste que celui qu'il sut réunir sous sa domination. Son autorité finit par s'étendre depuis la mer Glaciale jusqu'au détroit de Malacca. Il recevait des tributs de l'Inde, des États de l'Asie occidentale , et même de l'Europe, où les armées mongoles, sous la conduite de Tchinghis-Khan et de ses successeurs, avaient porté la terreur et
la désolation. H se vit maître paisible de la Chine, du Pégou (Mian), du Tibet, des deux Tartaries, du Turkestan et du pays des Oïgours ; Siam , la Cochinchine, le Tonquin et la Corée lui payaient tribut. Les princes de sa famille, qui régnaient en Moscovie, en Assyrie, en Perse, dans le Khorassan , et dans la Transoxane , ne faisaient rien sans son consentement. Sous son règne , la Perse et les ports qui sont sur les côtes de Malabar, de Coromandel, et sur celles de l'Arabie, faisaient un grand commerce par mer avec la Chine. Chi-Tsou, né barbare, sut comprendre et agrandir la civilisation. Les historiens chinois lui reprochent une superstition excessive , Famour des femmes et de l'argent, un attachement ridicule pour les lamas ou bonzes du Tibet. Ils l'accusent d'avoir fait périr trop de monde dans les guerres du Japon et du Gannan (le Tonquin et la Cochinchine), et d'avoir trop élevé aux emplois les étrangers occidentaux. Mais ces étrangers, qui de tous les pays du monde étaient accourus pour prendre part à la conquête du plus ancien, du plus vaste et du plus riche empire de l'univers, ces étrangers ont toujours regardé le règne de Chi-Tsou comme un des plus glorieux qui aient jamais existé.
Pauthler, Chine, dans VUnivers pittoresque. — Gau bil, Histoire de Tchinghis-Khan et de toute la dynasti des Mongols. — Marco-Polo, Voyages.
CHi-TSOCNG, onzième empereur de la dynastie chinoise des Ming , né en 1507 , mort en 1 566. Il succéda en 1 52 1 à son père, Wou-Tsoung. Les commencements de son règne donnèrent des idées favorables de la sagesse de son gouvernement. Il lisait de temps en temps lui-même les suppUques qu'on lui adressait; mais on lui reproche d'avoir trop aimé la poésie. Dans un temps de disette, il voulut qu'on l'avertît de ses fautes s'il en avait commis , et il fit tirer du trésor impérial des sommes considérables pour soulager les populations. Il fit réparer la grande muraille. Les bonzes s'emparèrent bientôt de son esprit , et il se livra tout entier aux rêveries et aux fourberies des deux sectes qui régnaient simultanémenten Chine ; il envoya mêmcdes exprèsdans toutes les provinces pour lui chercher le breuvage de l'immortalité. L'année dix-huitième de son règne, il eut l'intention d'abdiquer le pouvou: souverain en faveur de son fils ; mais les grands de sa cour l'en détpurnèrent, et le pressèrent vainement , dans différentes suppliques, de détruire entièrement les sectes de Fo et de Lao-Kiun. Loin de se conformer à ces conseils, l'empereur, sans doute à l'instigation des bonzes , renouvela l'édit du fondateur de sa dynastie, qui ordonnait de ne donner au grand philosophe Koung-Tseu que le titre de Sian-sse, c'est-à-dire de maf^re ou docteur des temps passés. Il ordonna en outre que les statues de ce sage fussent réduites en cendres , et que l'on ne pûi conserver que ses seules tablettes mémoratives. Dans l'année 1550, les Tartares s'approche-
CHI-TSOUNG — CHIVOT
Zi
rent de la capitale de l'empire avec une armée de soixante mille hommes; mais cette armée fut battue et mise en fuite par les troupes chinoises. En 1553, des pirates, sous la conduite d'un chef nommé Hoang-Tchi, infestèrent les côtes de la Chine avec une flottille de cent bâtiments. Deux ans après, les Japonais, qui jusque alors avaient payé tribut à l'empire , commencèrent à se rendre indépendants et à faire la guerre aux Chinois. Les incursions des Japonais furent repoussées; mais si l'empereur fut heureux contre les ennemis extérieurs, il souleva le mécontentement général en prodiguant l'argent, soit pour bâtir des palais , soit pour fournir aux frais des extravagantes cérémonies des bonzes et des partisans du breuvage de l'immortalité. Ce breuvage, qu'on disait descendu du ciel, n'empêcha pas Chi-Tsoung de mourir, à l'âge de cinquante huit ans.
Pauthier, Chine, dans l'Univers pittoresque. — Couplet, Monarcftise Sinicse tabula chronologica.
CHiTTEUïDEN (Thomas), homme d'État américain, né en 1730, à East-Guilfort, dans leConnecticut, mort le 24 août 1797. Il exerça pendant longtemps l'emploi de juge de paix dans le comté de Litclifield; mais le désir d'augmenter sa fortune, insuffisante pour une nombreuse famille, le conduisit, en 1774, dans le New-Hampshu-e, appelé depuis Vermont, et alors presque désert. Lorsque ce pays se déclaraindépendant, le 16 janvier 1777, Chittenden en fut nommé le premier gouverneur. Pendant la guerre de l'indépendance,» il ne se prononça ouvertement pour aucun^parti, et correspondit avec les Anglais , sans se compromettre vis-à-vis des insurgents. Cette politique équivoque préserva du moins le Vermont des ravages de la guerre. Chittenden quitta la carrière politique en 1796.
GHicsoLE (Irfam), littérateur italien , né à Chiusole, en 1728, mort à Roveredo, en 1787. Après avoir achevé ses études à Sienne, chez les jésuites, il cultiva avec succès les beaux-arts, et mérita l'estime du pape Benoît XIV et du grand Frédéric. Sans avoir de grands talents, il fut un amateur éclairé de peinture, de poésie et de musique. On a de lui un grand nombre d'ouvrages , dont les principaux sont : Componimenti poetici sopra la pittura trionfante; — deW Arte pittorica lïbri VIII, colV aggiunta di componimenti diversi; — dé' Precetti délia pittura libri IV, en vers ; — Itinerario délie pitture, sculture et architetture piii rare di moite città d'Italia.
Chaudon et Delandine, Dict. hist. univ .
CHicsoLE (Antoine), compilateur italien, né à Legara, en 1679, mort à Roveredo, en 1755. Il fut quelque temps professeur de mathématiques à Salzbom'g. On a de lui : Geometria commune, légale, esposta inpratica colle sue dimostrazioni; — Genealogia délie case più illustri di tutto il mondo, da Adamo, in quà, rappre-
sentata su 325 tavole, colle sue dichiarazo; accanto per dar lume alla storia ; — Gene^ logia moderne délie case più illustri di tut. il mundo, distesa sino air anno 1746; — Mondo antico , moderno e novissimo, ovvei brève trattato deW antica e moderna get grafia, con tutte le novità accorse circa la mi tazionede' domini. Ces compilations, plusieu fois réimprimées , sont assez inexactes ; mais l'époque où elles parurent, c'était ce qu'il avait de mieux dans ce genre.
Adelung, suppl. à Jôctier, Allgem, Gelehrten-Lexico — Cbaudon et Delandine, Vict. hist. universel,
* CHIUSOLE (Antoine), géographe italien vivait dans la première moitié du dix-huitièn siècle. On a de lui : Il Mondo antico, modem e novissimo, ovvero brève trattato delV antk e m/)derna geografia; Venise, 1716, in-8°.
Adelung, suppl. à Jôcher, JUgeme4nes Gelelirta Lexicon.
CHIVSOLE (Marc-Azzon), httérateur itr.
lien, néà Arco, en 1728, mort à Chiusole, près d Roveredo, en 1765. Il fut à la fois jurisconsult et poète. On a de lui : Saggio poetico di sacr traduzioni, e morali sonetti, coW aggiunti d'alcuni componimenti per la memorabil inondazione delV Adige del 1757; — la Pas sione di N.-S. Gesii Cristo cavata spezial mente dal Vangelo di santo Matteo, in ottavi rima, con alcuni sonetti morali.
Chaudon et Delandine, Dict. fiist. universel.
chiwJjTet (Antoine), ou Chevalet, poëtv dauphinois, né aux environs de Vienne; i s'exerça, vers le commencement du seizièm< siècle, dans la composition des mystères et mo ralités, seul genre dramatique alors connu Mais un seul de ses ouvrages est venu jusqu'c i nous, et il fut publié après la mort de l'auteur ; , il a pour titre : la Vie de saint Chi'istofle, , élégamment composée en rime françoise et par personnages; Grenoble, 1530, in-4°. C'est! le plus rare des mystères ; on n'en connaît que quatre ou cinq exemplaires, et on les a vn adjuger aux prix de 1115 et 1180 fr. aux ventes de M. de Soleinne et du prince d'Essling. L'ouvrage, composé d'environ 20,000 vers et divisé en quatre journées, est un curieux monument de la naïve littérature de l'époque; les mots les plus grossiers y abondent; les quolibets, les bouffonneries les plus répréhensibles se mêlent à des scènes prétendues pieuses ; la légende est d'ailleurs scrupuleusement suivie , et le géant converti reçoit la couronne du martyre. Un dévouement aussi édifiant faisait pai'donner des ■ libertés étranges, qui ne scandalisaient alors per- • sonne. G. B.
Les frères Parfaict, Histoire du Théâtre-François, , t. III, p. l-W. — Bibliothèque du Théâtre-François, t. I, , p. 93-96. — Berriat-Saint-Prix, Mémoires de la Société des ■ antiquaires, tom. V.
CHIVERNY. Voy. HURAULT.
CHIVOT (Marie-Antoine-Frahçois), poète latin moderne, né à Roye, en Picardie, vers la fin du dix- septième siècle, mort à Paris, le 9 octo-
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')re 1752. II fut professeur de seconde et ensuite le rhétorique au collège de Montaigu. On a de \n une ode intitulée : In sacrant Ludovici XV naugurationem ; — un poëme latin imprimé kl tête des œuvres de Le Beau.
• Chaadon et Delandine, Dict. hist. universel.
• CHIVOT {Marie-Antoine-François), érudit Vançais,né en 1752, à Roye, en Picardie, mort lans la même ville, en 1786. Il consacra sa vie i la composition d'un ouvrage intitulé ; de l'Esprit ou de la filiation des langues. Une mort l'rématurée l'empêcha d'achever ce grand tra-
, ail, et les matériaux qu'il avait rassemblés , lassèrent entre les mains de Villoison. On ne . ^t ce qu'ils sont devenus.
FcUer, Biographie universelle, édit. de M. Weiss. CHLÂDNi (Ernest- Florent -Frédéric), inlicnteur d'instruments de musique et physicien (hemand , d'origine hongroise, né à Wittenberg, ^(t30 novembre 1756, mort à Breslau, le 4 avril '1827. Après avoir fait de bonnes études à l'école ilfe Grimma, il se consacra à la jurisprudence, 'liabord dans sa ville natale, puis à Leipzig, où il ^^rit le titre de docteur en philosophie et en droit. «I^rès la mort de son père , il suivit le penchant ma l'entraînait vers les sciences naturelles , aux- [uelles jusque là il avait donné tous ses loisirs, «l'âge de dix-neuf ans, ayant étudié la musique [()mme art d'agrément , il remarqua que la théoje du son était fort peu avancée relativement " hx autres parties de la physique, et il résolut e combler cette lacune. La physique et les ma- -iématiques appliquées spcdalement à la musique le mirent en état d'ouvrir de nouvelles -' bies à la théorie et à la pratique de cet art. A '■' àrtir de 1787, il se fit une grande réputation par ■' ^s travaux sur le son, l'écho et le ton, et c'est
■ \i cette époque que datent ses Découvertes sur 'je théorie du son et son Essai d'une meil- ■^nire exposition de la science des tons, mé- ^ loire adressé à la société des Curieux de la naniire, de Berlin. Ses principaux écrits sont le fruité d'acoustique (Leipzig, 1802, in-4°, ph), " j)nt il publia lui-même une traduction française, ^fifondue (Paris, 1809), et dans lequel il a préii ;înté avec détail l'histoire de ses découvertes en ï(;oustique. Plus tard parurent ses Nouveaux lisais sur V acoustique (Leipzig, 1817) et ses ii'ssais sur Vacoutisque pratique et sur la instruction des instruments (ibid., 1822). liililadnl est l'inventeur de Yeuphone et du clavi- '■'flindre, instruments curieux, qui lui ont mérité ^ >:s suffrages des connaisseurs dans les dix ans
« voyages qu'il fit en Hollande, en France, en (alie, en Russie et en Danemark, après avoir en titre parcouru les capitales de TAlIemagne. Ces oyages scientifiques valurent à la Gazette muicale plusieurs articles pleins d'intérêt sur la
■ lusique et les musiciens. En 1812 Chiadni re- • int dans sa ville natale, où il se consacra à de
ouvelles études. Il a aussi présenté des reherches sur les aérolithes ou météores ignés, '
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dont les phénomènes, tels que la flamme, la fumée, le bruit, etc., n'ont selon lui que peu de rapport aux phénomènes électriques, avec lesquels on les confond fréquemment. S'étant convaincu que ces météores ne sont point telluriques , mais cosmiques, il s'efforça d'établir cette opinion dans deux traités classiques Sur l'origine de la masse de fer trouvée par Pallas et d'autres masses analogues, Riga, 1794, et Sur les météores ignés, Vienne, 1819 : il y fait voir que les relations de chutes de masses de pierre ou de fer ne sont pas des mensonges , mais bien des observations d'un phénomène véritable, et que ces masses météoriques n'appartiennent point à la teiTe, mais nous viennent d'une atmosphère différente de la nôtre. Chiadni fut un des savants les plus laborieux et l'un de ceux qui ont rendu à la science le plus de services réels, par des recherches exactes et ingénieuses. [Enc. des g. du m. ]
Félis, Biographie universelle des musiciens. — Conversations-Lexicon. — Neuer Nekrolog der Deutschen,
CHLADNi {Martin), théologien protestant hongrois, né en 1669, à Cremnitz, mort à Wittenberg, le 12 septembre 1725. Obligé de quitter la Hongrie avec son père, il se retira en Saxe, et devint professeur de théologie à Wittenberg. Il a écrit en latin et en allemand. Ses principaux ouvi-ages sont : Dissertatio de Ecclesiis Colchicis, earumque statu, doctrina et ritibus ; Wittenberg, 1712, in-4°; — Dissertatio theologica quee revelationes Brigittse excutit; ibid., 1715, in-4°; — de Flde et ritibus Eeelesix grœcsi hodiemae; — de Diptychis veterum; — Epistola de abusu chemix in rébus sacris.
Ranft, Leben der chursdchsischen Gottesgelehrten. — Werner, Programma academ. in funere M. Chladenii; Wittenberg, 1723.
CHLADNi (Jean-Martin), théologien protestant allemand, fils du précédent, né en 1710, mort à Erlangen, le 10 septembre 1759. Il publia, de 1754 à 1756, un journal hebdomadaire de questions sur la Bible, et composa plusieurs autres ouvi-ages en latin et en allemand, dont les principaux sont : Logica prnctica, seu problemata logica ; Leipzig, 1741, in-8°; — Programma de fatis bibliothecee Augustini in excidio Hipponensi; Md., 1742,in-8°; — Opus cula academica; ibid., 174l et 1750, 2 vol. in-8° ; — Vindicix amoris Dei puri adversus subtilissimas Fenelonii corruptelas ; Erlangen, 1757, in-4°.
Nova acta hist. écoles. — Helnslus, Kirchen Hist. CHLADNI ( Ernest- Martin ) , jurisconsulte allemand, frère du précédent, né en 1715, mort à Wittenberg, en 1782. Il fut professeur de droit féodal dans cette dernière ville. On n'a de lui que quelques dissertations académiques, dont les principales sont : Delineatio œquitaiis prsctorias; Wittenberg, 1727, in-8°; — de Genti' litote, seu juribus gentilHiis veterum Romanorimi; ibid., 1738, in-4''; Leipzig, 1742, in-4°;
CHLADNI — CHLOPICKI
— Ambitus elegantioris jurisprudentiae dimensus; "Wittenberg, 1747, in-4°.
Weldlich, letzlebende Rechtsgelehrte. — Meuselj Celehrtes- Deutschland. — Programma academ. infunere E.-M. Chladenii; Wittenberg, 1782.
* CHLADNI ( Juste - George ) , jurisconsulte allemand , frère du précédent , né à Ubigau , en 1701, mort à Dresde, le 9 juin 1765. Il fut nommé professeur de droit féodal à Wittenberg, et, en 1734, conseiller à la cour d'appel de Dresde. Il n'a écrit que des dissertations, dont les principales sont : de Successione anomala infeudo, praisertim Imperii; Wittenberg, 1725, in-4°;
— de Jure debitoris circa electionem in causis alternativis ; ibid-, 1725, in-4"; — de Arbitrio judicis in commutandis pœnis ; ibid., 1728, in-4'' ; — de Renunciatione litis in causa sponsaHorum;Md., 1728, in-4''; — de Jure redintegrandi clientelas exemtas ;'MA., 1731, in-4''.
Weidlich, letzlebende Rechtsgelehrte.
*CHLAPOWSRï {Désiré), général polonais, né eu 1788, dans le palatinat de Pozen. Lors de la première entrée des Français on Pologne, il s'enrôla dans l'armée nationale. Nommé officier d'ordonnance de l'empereur Napoléon, il assista en cette qualité à l'affaire de Burgos en Espagne, et à celles de Ratisbonne, de Wagram et de Znaïm, en Autriche. En 1812 il était déjà lieutenant-colonel, et ce fut lui qui , à la bataille de Krasnoï., commanda, sous les yeux même de l'empereur, les escadrons de service. En 1813, il se distingua encore au combat de Reichenbach; mais voyant que Napoléon, malgré tout le sang que les Polonais avaient versé pour lui, ne songeait nullement à leur patrie, il donna sa démission, et se retira à Paris. Après les événements de 1814, la partie de la Pologne où se trouvait le patrimoine de Chlapowski ayant été dévolue au roi de Prusse, il renonça à tout service public pour se livrer exclusivement à l'agriculture. La révolution du 29 novembre 1830 l'arracha à ces paisibles travaux. Dès le commencement de l'année 1831, il partit pour Varsovie, où on lui confia d'abord le commandement d'une brigade de cavalerie , à la tête de laquelle il remporta quelques succès sur l'ennemi , principalement à Rozan, sur le Narew. Les Lithuaniens le recevaient comme un libérateur; mais ils ne purent lui fournir d'abord qu'un faible secours, leurs principales forces s'étant portées du côté de la Samogitie. A Gabrielow il fut rejoint par Oginslii et Matuséwicz , qui les premiers saluèj'ent le drapeau national arrivé des bords de la Vistule. Ce fut une fête patriotique dont Chlapowski était le héros. Son nom sortait de toutes les bouches ; toute la Lithuanie remettait son sort entre ses mains.... Cependant, après la bataille d'Ostrolenka, Gielgud se vit obligé de passer en lâthuanie : la supériorité de son grade et le nombre considérable de troupes qu'il avait sous ses ordres lui donnaient de droit le commandement suprême de l'expédition dans ce pays,
commandement que Chlapowski avait seul exerc€ jusque alors. Il rejoigpit Gielgud à Zeyray, et cul le chagrin de se voir réduit à se ranger sous les ordres d'un homme incapable de faire agir un corps d'armée. Leur tentative sur Vilna échoua. L'arrivée du corps de réserve de Tolstoï , auquel les généraux polonais laissèrent le temps de venii renforcer ceux de Sacken et de Kourouta, donné aux Russes une ùnmense supériorité. L'armé< polonaise, forcée à la retraite et désorganisé! par l'incapacité de son général eu chef, qu( Chlapowski, son chef d'état - major, n'osa n remplacer ni aider de ses conseils, se jeta vers 1< Samogitie. Repoussée de Szawlé, elle fut parla gée à Kurszany, et l'ancien détachement de Chla powski se retrouva de nouveau sous les ordre immédiats de ce général, que l'armée lithuanienn' tout entière gémissait de ne plus avoir pour chef Mais accablé de fatigues, dégoûté du rôle secon daire auquel on l'avait réduit, il préféra con duire ses soldats en Prusse, où il espérait trouve du repos. Pour la première fois, ils suiviren malgré eux leur général, qui, se croyant pou i suiviif>de près par l'ennemi, se hâta de gagner 1 frontière. Les Prussiens, ne voyant point d Russes derrière lui, témoignèrent hautement leu surprise et leur indignation , et exigèrent , avaii de lui permettre- l'entrée de leur territoire, qti' rendît compte de son étrange conduite. Le Kosaks se montrèrent enfin derrière Rohlami Chlapowski jeta son sabre aux landwehrs , t engagea son détachement à suivre son exeropk Chlapowski, forcé d'abandonner le camp avar la fin même de la quarantaine, se rendit à Berlii pour obtenir son pardon du roi de Prusse, et vit retiré dans ses terres. [ Eue. des g. du m.
Conversations-Lexicon.
*CHLijVGENSBERG {Hermann - Antoine Marie), jurisconsulte allemand, vivait dans première moitié du dix-huitième siècle. Il pn fessa le droit à Ingolstadt. On a de lui : Traci de jure hofmarchiali ; Ingolstadt, 1731, in 4°
— Consilïorum et responsorum civilium te ml II; Nuremberg, 1734, in-fol.; — Consiliorm et responsorum criminallum tomi II; ihid. 1738, in-fol.; — Collegia juris patrii ad pn cessum summarium, cutn annexis .parergis 1749; — Plusieurs disseïtations.
Adelung, suppl. à Jôclier, JUgem.Geleherten-Lexicoi
— Weidlich, letzlebende Rcchtsgel.
* cuLOPiCKi ( Joseph ), général polonais, n en Podolie, en 1772. 11 embrassa dès sa jeuness la carrière des armes , et il fut porte-enseign en 1792, comme le prouve sa signature apposa au bas de l'acte de reraercinient adressé à cetl époque au prince Joseph Poniatowski par l'ai' mée polonaise. En 1794, il combattit avec tantd valeur dans l'affaire de Raclawice que KosCiuszb' l'embrassa à la vue de l'armée. Après le partag. définitif de sa patrie, ne voulant point fiéch) sous le joug , Chlopicki passa en France , s'er rôla dans les légions polonaises , et fut nomir
te
ijudant-major du 2^ bataillon de la T^ légion. [i campagne d'Italie en 1799 lui valut le grade . chef de bataillon. En 1807 Napoléon le nomma «mmandant du 1^'^ régiment de la Vistule, qui ;nnée suivante fut envoyé en Espagne. La jerre de la Péninsule servit à développer les "lents militaires de Chlopicki. Le 24 juin 1808, .'voyé,avec 1,000 hommes et un canon seule- Bnt, du côtéd'Epila, il dispersa le corps de ilafox, lui prit quatre canons, et fit une foule I, prisonniers. Au siège de Saragosse il s'emjra, le 2 juillet, du couvent de Saint-Joseph, <yfut grièvement blessé, le 4 août. Après la use de Saragosse , Chlopicki prit une part acte aux campagnes d'Aragon, de Valence et t Catalogne, sous les ordres du maréchal duc sjUbuféra, et fut nommé général de brigade ^s la di\ision Laval. En 1810, llvengea, sur le jhéral espagnol Villacampa,la destruction d'un «achement français , et , après l'avoir compléinent battu , il s'empara de Campilla et de Mola. Bientôt après , envoyé par Suchet pour iiïiprimer l'insurrection que les généraux Cara- Éol et Villacampa organisaient sur les frontières c la Castille , Chlopicki , avec sept bataillons I 400 chevaux , remporta une victoire comité, le 31 octobre, près d'Alventozo; et queles jours après il chassa les Espagnols de leurs jitions sur les hauteurs de Furte-Santa. Après te expédition , il rejoignit sa brigade dans l'A- ;on, fut de nouveau envoyé contre le célèbre l'atteignit près deBiola,le poursuivit jus- 'à Coseda , et le força d'évacuer la province i.ragon. Obligé de marcher sur Saragosse, chet laissa le général Chlopicki, dont l'actié, la fermeté et la capacité lui inspiraient une nde confiance ( Mém. de Suchet), pour surlier la rive droite de l'Èbre et pour empêcher e ]\Iina ne lui coupât sa ligne de communicaa avec la France. Enfin, au siège de Sagonte, lopicki contribua beaucoup au gain de la baie livrée sous les murs de cette ville au généanglais Blacke.
jLa campagne de 1812 rappela vers le nord les giments polonais : Chlopicki partit, et son déirt, dit Suchet {Mém.), priva l'armée d'Es- Igne d'un officier de mérite, fait pour s'élever au remier rang. Pendant la désastreuse guerre Intre la Russie, Chlopicki commandait les quatre igiments de la Vistule, faisant partie de la di- ;Sion Claparède, et il fut blessé à la bataille \ Smolensk. Après la chute de Napoléon, l'embreur Alexandre , nouveau roi de Pologne, le 3mma, en 1814, général de division; mais, ne )uvant se faire aux fantaisies du grand-duc Dnstantin, Chlopicki donna sa démission en Î18, et quitta le service, malgré les instances iitérées du grand-duc et de l'empereur luilême.
Depuis ce temps , Chlopicki vivait dans la reaite, lorsque la révolution de 1830 le plaça