‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 67 sur 200 · CHIRAC · texte numérisé non relu

CHIRAC

à Rochefort en 1694, avec des consultations sur plusieurs maladies ; 1 vol. in-12, Paris, 1742. Les autres puhlications de ce médecin méritent à peine une mention , quoique dans toutes on trouve des idées originales. Les principales sont : des Observations sur la nature etle traitement des plaies, traduites en français par Fizes ; 1 vol, in-12, 1742. L'auteur s'y montre partisan d'un traitement simple et de la réunion par première intention; — une lettre Sur la structure des cheveux; Montpellier, 1668, in-12. Chirac y démontre l'analogie de la structure- des poils avec celle des plumes. D*". C. Saucerotte.

Notice sur Chirac, par Fontenelle; dans les Mémoires de l'yicad. des sciences, 1732. — Astruc, dans les Mémoires pour servir à l'histoire de la Faculté de Montpellier. — Gautheron , dans les Éloges des acad. de Montpellier, recueillis par Desgenettes.

* CHIRARDECCI ( Chérubin ), liistorien italien , natif de Bologne , vivait au commencement du dix-septième siècle. On a de lui : Storia di ^oZo^no; Bologne, 1ère partie, 1596 et 1605, lu-fol.; ibid., 2'ne partie, 1669, in-fol.

Adelung, suppl. à Jôcher, Mlgem. Gelehrten-Lexicon.

CHIRINOS {Ferdinand de Salazar), théologien espagnol, né à Cuença, vers lafin du seizième siècle, mort en 1640. Il entra dans l'ordre des Jésuites, devint directeur du duc d'Olivarès et prédicateur de Philippe IV ; mais il refusa toujours les dignités ecclésiastiques. On a de lui : Expositionem in Proverbia Salomonis ; Paris, 1619, in-fol.; — Be/ensioneni pro immaculata Deiparse Virginis conceptione; Alcala, 1618; Cologne, 1621 et 1622;Paris, 1625; —Practica de lafrequente comunion ; Madrid, 1622,in-8°.

N. Antonio, Bibliotheca hispana nova .

CHIRINOS ( Jean ), religieux trinitaire espagnol, né à Grenade, vivait au seizième siècle. On a de lui : Sumario de las persecuciones que ha tenido la Iglesia desde su principio ; Grenade,

N. Antonio, Bibliotheca hispana nova.

CHIRINOS (Pierre), jésuite espagnol, né à Ossuna, en 1556, mort à Manille, en 1634. Il passa une grande paitie de sa vie aux îles Philippines. Dans un voyage qu'il fit à Rome en qualité de procurateur de sa province, il publia une relation des travaux des jésuites dans les Philippines, sous le titre suivant : Relacionde Filipinas, y lo qtie en ellas ha hecho la compania de J. H. S. ; Rome , 1604, in-4°.

N. Antonio, Bibliotheca hispana nova.

'cHiscHKOF {Alexandre Séménovitch), homme d'État et littérateur russe, né en 1754, mort vers 1840. Après avoir reçu l'éducation des cadets de la marine, il fit de nombreux voyages comme officier de cette arme, et en même temps il s'appliqua à l'étude de la langue et de la littérature nationales. Bientôt il donna une traduction russe de la Bibliothèque des enfants de Campe, des Idylles de Gessner, et composa un grand nombre de poésies fugitives, un drame intitulé Névolnitchestvo

CHISHULL

( l'Esclavage ), etc. Mais il ne perdit pas de vue sa carrière spéciale : en 1795 il publia en russe VArt nautique de Romme, Saint-Pétersbourg, 2 vol. et un Dictionnaire maritime trilingue, en anglais, français et russe, ibid., 2 vol. ; en 1800 une Collection de journaux de marine, 2 vol,, et une Notice historique sur les vaisseaux. En 1802 Chischkof fit paraître, toujours dans la langue de son pays , le Traité sur l'ancien et le nouveau style russe, ouvrage classique, destiné à défendre l'idiome national contre l'invasion étrangère, à le rappeler à ses origines, à le développer suivant son esprit et sa base naturelle, et qui, après avoir eu trois éditions en russe , a été traduit en allemand ; Saint-Pétersbourg, 1826 et 1827, 2 vol. in-8». Quelques additions à cet ouvrage furent pubUées en 1834. M. Chischkof fit imprimer de plus la traduction de quelques chapitres du Lycée de La Harpe, des Dialogues sur la littérature et une traduction en prose de la Jérusalem délivrée; Saint-Pétersbourg, 1818, 2 vol. in-8°. Nommé président de l'Académie russe en 1806, il rédigea depuis les Nouvelles de cette compagnie , et les enrichit d'excellents mémoires philologiques. M. Chischkof s'éleva dans la marine de grade en grade jusqu'à celui d'amiral ; il occupa aussi des positions élevées dans l'administration. Nommé en 1812 secrétaire d'État, c'est-à-dire secrétaire du conseil de l'empire, il fut admis dans ce conseil en 1820, et en 1824 il succéda au prince Alexandre Galitsine dans la direction de l'instruction publique et des cultes étrangers; car les affaires du culte orthodoxe et national furent alors rendues au saint-synode. On a reproché au nouveau ministre ime tendance rétrograde; mais cela ne doit pas s'entendre dans xm sens absolu : M. Chischkof contestait seulement l'utilité d'une instruction trop avancée donnée aux classes inférieures. Cependant le discours qu'il prononça sur cette matière le 23 septembre 1824 fit une sensation pénible en France et dans d'autres pays. H quitta le ministère en 1828, sans douté à raison de son grand âge, et honoré des marques de leconnaissance de son souverain. [Enc. des g. du m. ]

Conversations-Lexicon.

* CHiSENHALE ( Édo%iard ) , historien anglais, vivait dans le milieu du dix-septième siècle. On a de lui a Çatholic history, collected out of Scriptures, councils, etc.; Londres, 1653, in-8°.

Oranger, Biogr. hist.

CHISHULL ( Edmond ), théologien et antiquaire anglais, né à Eyworth, dans le comté de Bedford, en 1670, mort le 18 mai 1733. Il fit ses études à Oxford, au collège du Corps du Christ, et obtint en 1698 la place de voyageur instituée par ce collège. Il passa quatre années en Orient, avec le titre de chapelain de la factorerie anglaise de Smyrne. De retour en Angleterre, il fut nompiéj en 1708, vicaire de Walthamstow, dans

CHISHULL — CHI-TSOU

le comté d'Essex , et en 1711 un des chapelains ordinaires de la reine. On a de lui : Gulielmo Tertio, terra marique principi, invictissima in Gallos pugna navali nuperrime devictos, Carmen heroicwm; Oxford, 1692 : c'est un poème sur la bataille navaîe de La Hogiie ; — a Chargeof heresy maintained against M. DodwelVs late epistolary, discourse concerning the mortality ofthe soûl ; Londres, 1706, in-8° ; — Inscriptio Sigœa antiquissima pouatpocpv)S6v exarata, commentario historïco-grammatico-critico illustrata; notarum ad Inscriptionem Sigseam appendicula, addita a Sigxo altéra Antiocheni Soteris inscriptione ; Londres, 1721, in-fol. : ces deux inscriptions se j-etrouvent dans les Antiquités asiatiques du même auteur;— 'Disser^a^io de nummis quibîisdam a Smyrnœis in medicorum honorem percussis, à la suite de YOratio Harvœiana du docteur Mead; 1724; — Antiquitates asïaticcc christianam seram antécédentes, ex primariis monumentis grascis descriptee, latine verscC, notisque et commentariis illustratœ. Accedit monumentum latinum Ancyramim ; Londres, 1728, in-fol.

Biographia britannica, — Bosc, JYe-ic bioijraphical dictionartj.

CHisi (Martin), médecin italien, vivait à Crémone au milieu du dix-huitième siècle. On a de lui : Lettere mediche; Crémone, 1749, in-4°.

Carrère, Bibl. de la médecine.

CHi-TSO!J ou HOtr-PE-LiE, empereur de la Chine , fondateur de la vingtième dynastie , appelée la dynastie des Youan ou Mongols, régnait dans le treizième siècle de J.-C. Il s'appelait de son nom\âvi2i):&Khoubilai-Khan,&\. était petitfils de Tchinghis-Khan, qui avait commencé la conquête de la Chine. Il fut le premier des conquérants étrangers auquel les historiens chinois donnent le titre d'empereur. Ils placent la première année du règne de ce prince, qu'ils appellent Youan-Chi-Tsou ( premier ancêtre impérial des Youan), à l'année 1260 de notre ère; mais ils font régner simultanément les derniers empereurs de la dynastie des Soung. Un de ceuxci, Li-Tsoung, pour repousser les Tartares orientaux, appela à son secours les Tartares occidentaux; ceux-ci furent vainqueurs, et mirent fia à l'empire des Kin ou Tartares orientaux, qui avait eu neuf rois dans l'espace de cent dix-sept ans. Ce que Li-Tsoung aurait dû prévoir en appelant les Tartares mongols au secours de l'armée chinoise arriva. Ces barbares inti'oduits dans l'intérieur de l'empire prirent goût à la civilisation chinoise, et après avoir repoussé et détruit d'auti-es barbares , ils firent comme eux, et établirent un nouvel empire dans les provinces du nord de la Chine. Ciii-Tsou, qui était leur chef et qui s'était rendu habile dans les sciences et dans la littérature chinoise , s'attacha ses nouveaux sujets par l'estime dans laquelle il tint les gens de lettres et par les honneurs qu'il rendit à la

mémoire de Khoung-Tseu. Pendant que l'empereur tartare assurait ses anciennes conquêtes par cette habile politique et en préparait de nouvelles, Tou-Tsoung , neveu et successeur de Li-Tsoung , songeait plus aux plaisirs qu'au salut de l'empire, et s'abandonnait à toutes sortes de débauches. Ses ministres lui firent inutilement des représentations , et plusieurs d'entre eux, voyant que les Soung marchaient à une ruine inévitable et prochaine , se retirèrent dans l'empire du Nord. Les armées de Chi-Tsou réalisaient successivement tous ses projets de conquête : elles s'étaient répandues dans les provinces du Yun-Nan, du Chen-Si et du Sse-Tchouan. On dit que quatre cent mille personnes furent mises à mort dans la capitale de cette dernière province. Le Hou-Kouang fut ensuite envahi, et presque toutes les villes ouvrirent leurs portes au vainqueur. Ce fut vers ce temps que Marco- Polo, le célèbre marchand vénitien, entra en Chine et parcourut les plus belles provinces de cet empire. Dans la relation de son voyage , il décrit des choses si extraordinaires pour l'Europe , qu'on regarda longtemps ses récits comme fabuleux. Ti-Hien ou Koung-Tsoung, qui succéda en 1275 à Tou-Tsoung, n'était guère propre à empêcher la ruine des Soung. C'était un enfant, qui ne régna qu'un an. Sa mère , qui était régente, envoya des ambassadeurs à l'empereur tartai-e pour demander la paix , même aux conditions les plus humiliantes. Chi-Tsou répondit : « Votre famille ne doit son élévation au trône de la Chine qu'à l'enfance du dernier prince de la dynastie précédente. Il est juste tpie les princes de la dynastie des Soung, qui ne sont aussi que des enfants, cèdent la place à une autre dynastie » ; et en même temps il envoya une armée de sept cent mille hommes conquérir les provinces méridionales de la Chine qui n'étaient pas encore en son pouvoir. Pe-Yeu , un de ses généraux, s'empara de l'empereur enfant, qui alla mourir prisonnier dans un désert de la Tartarie. Deux de ses frères, Touan-Tsoung et Ti-Ping, qui lui succédèrent de 1276 à 1278, n'eurent plus qu'un fantôme d'empire et de puissance. Le premier, fuyant la marche victorieuse de l'armée tartare, s'embarqua sur ses vaisseaux avec les grands de la cour et cent trente mille soldats c(ui lui l'estaient. Il se rendit par mer d'ahord dans la province de Fo-Kien , puis sur les côtes de la province de Kouang-Toung (Canton), où il mourut, âgé de onze ans. La flotte chinoise ayant été jointe par la flotte tartare , un combat sanglant eut lieu ; la flotte chinoise fut vaincue et mise dans une déroute complète. Le premier ministre Lo-Sieou-Sse , à qui le jeune empereur avait été confié , voyant qu'il n'y avait plus d'espoir de salut, prit le jeune prince , âgé de dix-huit ans , entre ses bras , et se précipita avec lui dans la mer, en disant : « Il vadt mieux mourir libre que de déshonorer les ancêtres de l'un de nous par une honteuse captivité. « L'impé-

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