CHOPPIN
en la chambre des comptes, le 23 avi'il de ceb année. 11 était en 1579 aux grands-jours t Poitiers. 11 y prit part, avec Pasquier, BrissoB Loysel, Mangot, Tournebu, Binet, etc., etc., cette joute littéraire qui eut lieu chez les damt ^ Des Roches, et dont on connaît le sujet. C trouve des vers latins de René Choppin dai le recueil mis au jour par A. L'Angelier : la Pw de madame Ses Roches. Quand il eut publi| son livre de Legibus Anditùn municipalibu. la ville d'Angers, pour lui raonti-er sareconnai >i sance , lui conféra le titre d'échevin perpétue dans une assemblée du 24 novembre 1 58 1 . C'étf un homme assez glorieux : tous ces titres enfl rent son cœur. Aussi , au moment où éciatère i les troubles qui suivirent l'assassinat de Henri I] % '■ le vit-on., empressé de jouer un rôle, se jet'r témérairement au plus épais de la mêlée, et î ? faire remarquer par la véhémence de ses di;, cours, par l'emportement de son zèle pour 'h cause des Ligueurs. Il ne s'était pas jusq alors montré favorable à la suprématie politiqi de la cour de Rome; il s'était même énergiqi' ment déclaré, dans plusieurs de ses écrits, cojA les doctrines des canonistes ultramontain mais, possédé par l'envie de paraiti-e, il dé> voua tous ses principes, et devint un des lib listes les plus ardents du parti catholique. J. Hd man, réfutant un de ses hbelles, ne ména^ guère sa personne. U lui reprocha lestemer en style macaronique, d'avoir abandonné grave maintien de Vavocat Choppin pourJ venir Vavocat des chopines. Voici le titre « pamphlet d'Hofman : Anti-Choppinus , s Epistola congratulatoria] M. Nicodemi Tti lupini ad M. Renatum Ghoppiymm, S. Uniori hispanitalo-gallicœ advocatum incompar bilissimum; 1592, in-4°. On y trouve cette I cétie sur le nom de Choppin : « A bibend « sive choppinando , istud nomen habetis , qi « si choppinificentissimus magister Choppin « choppinando non clioppinaret choppinaliter « choppina choppinabili, profecto dictus Chopj' « nus non mereretur choppinificum nomen cht « pinatoris, quod ei inditum est ex choppÎD' « tione, etc., etc. » Le recueil de ces invectit fut condamné aux flammes par un arrêt du pî lement de Paris. Cependant les affaires de Ligue ne furent-pas longtemps brUlantes. He* de Navarre , rendu par la victoire sous les m» de Paris, mit le siège devant cette ville, et s^ fit ouvrir les portes. Le jour où il y entra, sdf de sa brillante escorte, promettant la paix *! l'oubli même aux plus fanatiques ligueurs , u femme, mêlée dans la foule, ne put conta pler un tel spectacle sans perdre la raison. Cet la femme de Choppin. On l'avait vue, dura les troubles , encore plus passionnée que S" mari pour les intérêts de la Sainte-Union; e ne devait pas survivre à la ruine de son par Les tragiques i circonstances de sa mort élira lèrent le courage de Choppin : les considéra