CHRESTIEN — CHRÉTIEN
sion des commentaires fort estimés. 11 fut moins heureux dans ses traductions françaises : le poëme de la Vénerie d'Oppien et le Jephté de Buchanau ne manquent pas de fidélité, mais dei style. Sa verve satirique s'exerça contre Roa sard, dans plusieurs pamphlets en vers, enl^ autres le Temple de Ronsard, où la légende de. sa vie est brie/vement descrite. L'ardeur de ses opinions rehgieuses lui fit aussi saisir plume contre Pibrac, qui avait fait l'apologie de la Saint-Barthélemi. Malgré son irrésistible ia clination vers la satire, « Chrestien était un ex- « cellent homme, dit De Thou ; il avait l'âme si (c noble et si éclairée qu'il était incapable de rlep « écrire par une complaisance basse et servile (( mais il n'était pas prudent d'échauffer sa bili « calviniste ; alors il frappait fort et juste, quitte « à se réconcilier après. » Cn. Br.
Nicëron, Mém.— La Croix du Maine, Bibl.— De Thou, Hist. — ID. Gérou, Bibl. du diocèse d'Orléans. — Biog^ des flammes illustres dé l'Orléanais. ~ Éloy, Dict. dt la médecine. '
CHRÉTIEN ( Gilles-Louis ), musicien français, nérVeEsailles, en 1754, mort le 4 mai 1811. A l'âge de vingt-deux ans il entra à la chapellfl du roi, en qualité de violoncelliste. La révolution lui fit perdre sa place; mais en 1807 il rentrai à la chapelle de l'empereur Napoléon. Le principal ouvrage de Chrétien parut après sa mort^ sous ce titre : la Musique étudiée comme science naturelle certaine et comme art, ou grammaire et dictionnaire musical; Paris, 1811, in-8°. <c Ce traité, purement élémentaire, dit Fétis, a pour objet l'analyse des formes del'har-i monie, mais d'après un système particulier è son auteur, et qui ne peut être d'aucune utilité dans la pratique. » Chrétien a aussi pubUé: Let^ tre sur la musique, en réponse à M. Amar, auteur de Vanalyse de l'ouvrage de M. Villoteau insérée dans le Moniteur du 27 oC' totobre 1807; Paris, 1807, in-8°.
Fétis , Biographie universelle des musiciens.
* CHRÉTIEN (Nicolas), sieur des Croix, poëtei dramatique français, vivait sous le règne deHea ri IV. Il fit imprimer, de 1608 à 1613, quatre? tragédies , les Portugais infortunés , Rosemonde, Amnon et Thamar, Alborien, ou la vengeance, et une pastorale ; il traduisit de l'italien de Chiabrera le Ravissement de Céphale, pièce à machines, représentée à Florence àl'occasionde noces princières. On trouve, enfin, quelques versi bien frappés dans ces tragédies :
Oh! combien des humains la.fortune est diverse ! Oh! combien le destin grands et petils renverse 1
mais on y rencontre aussi des licences intolérables (surtout dans le sujet scabreux emprunté à l'histoire de la famille du roi David) et des fautes contre le goût. Le soleil est désigné comme le souverain roi des célestes chandelles! Devenues plus rares, les pièces de Chrétien des. Croix sont recherchées des amateurs qui tiennent à consulter la morale du vieux ttiéàtre Crançais.