‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 99 sur 200 · CHURCH · texte numérisé non relu

CHURCH

cerRCH (Benjamin), colonisateur anglo-améicain, né à Duxbury (Massachusetts), en 1639, Qort à Saconet, le 17 janvier 1718. Il avait pris lu service dans l'armée anglaise , et était arrivé u grade de capitaine, lorsqu'en 1675 les Iniens delà province de Massachusetts, se voyant haque année plus resserrés dans leurs terrains e chasse, par suite des empiétements des blancs, rirent- les armes contre ceux-ci. Le sachem de ■■okanoket, Philipp (1) , fils du grand chef Masisoit, réussit à soulever toutes les tribus par l'esoir de recouvrer les terres qu'avaient possédées •urs ancêtres. Les Anglais, attaqués sur plusieurs oints à la fois, eurent souvent le dessous . Churh ; distingua dans cette guerre : en juillet 1676, rec seize colons et vingt-deux Indiens de Plylouth , il prit, en quatre rencontres , soixante- 'x-neuf Indiens ennemis, sans éprouver la moin- ;-e perte. Le 1*^'' août suivant, avec trente soldats ' vingt Indiens, il partit à la recherche de Phibp ; l'ayant atteint, il lui tua c^nt-trente hommes, ne perdit qu'un soldat. Philipp s'échappa, 'ais sa feihme et son fils tombèrent entre les ains de Church. Le 12 du même mois, un lerrier de Philipp, voulant venger un de ses m mis à mort par ce chef pour avoir promise un arrangement avec les Anglais, vint baver ces derniers, et leur apprit que le sachem "^taitretiré dans un marais près de Mount-Hope. lurch cerna rapidement les issues ; Philipp saya de fuir , mais un Indieu lui déchargea son sil dans la poitrine. Church fit couper son rps en morceaux , et donna une de ses mains ur récompense à l'Indien qui l'avait abbattu. i mort de ce redoutable ennemi mit fin à une erre dans laquelle Philipp avait montré autant courage que d'intelligence. Dans une ane, trois cents colons et un nombre beaucoup ,is considérable de soldats et d'auxihaires in- ;ns avaient été tués. Treize villes anglaises aient été détruites, et plus de six cents fermes établissements isolés réduits en cendres. En 92, Church, alors major, fut envoyé contre les liens de la lisière Tennebock ; il brûla leurs ains, incendia leur fortdeTaconik, et les força, U août 1693, à se soumettre à l'Angleterre. ;mail704, devenu colonel, Church eutlecomindement d'une expédition dirigée contre les iblissements français et indiens de la côte entale de la Nouvelle- Angleterre. Cet arme- ;nt se composait de cinquante bâtiments de flsport , d'un vaisseau de guerre et de deux ëlettes ayant à bord cincf cent cinquante sol- 'ts. Church détruisit les villes de Menis et de ■'.ignecto , et ravagea les districts de Penobscot "de Pàssamaguody. Le 2 juillet il mouilla dent Port-Royal, ettenta vainementde débarquer.

■ poussé avec vigueur par les Français , il se

■ ira honteusement, emmenant une cinquantaine

l) A la demande de son père, il avait reçu ce nom du i'nd conseil de Plymouth. Les Anglais lui donnaient le ' e de roi de Mount-Hope,

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de prisonniers, parmi lesquels se trouvaient des femmes et des enfants. Il les fit égorger « i)our faire un exemple, » écrit-il lui-même dans ses Mémoires (1). Church fonda l'étabhssement de Sakonet (aujourd'hui Little-Compton) : il y mourut, d'uuechute de cheval. "Un de ses cinqfils, Thomas, a publié eu 1716, d'après les notes de son père, l'Histoire du roi Philipp. S. G.Di-ake en a fait paraître une nouvelle édition annotée , en 1772. Cet ouvrage présente des détails curieux et dramatiques sur la guerre d'extermination que les Anglais et les Français se sont faite au Canada. Le célèbre romancier ainéilcain Fenimore Cooper y a puisé plusieurs épisodes. A. de L.

Increase Matlier, a Brief histurij of New England — Church, History of king Philip's war. — Neale, New-England, II, ch. 2. — Hutchinsun, //istory of MassacJmsetts Bay, U, ch. 2.— Charicvoix, Histoire générale de la Nouvelle-France, II, liv. 10. — Marquis de Fortia, Massachusetts, dans VArt de vérifier les dates, 3^ partie, XVII, 378 et suivantes.

* CHURCH (sir Richard), général grec, d'origine anglaise, né en 1780. Il embrassa de bonne heure la carrière des armes, et serait longtemps dans les armées britanniques et dans celles de Naples. Il excita d'abord l'attention , en 1813, comme commandant du régiment grec d'infanterie légère, composé d'armatolis et de klephtes , que le gouvernement français , ainsi que l'avait fait le gouvernement russe , disséminait dans les diverses contrées de l'Archipel.

Les Hellènes combattaient depuis six ans poui leur indépendance , quand Church se rendit en Grèce : la nouvelle de son arrivée (en mars 1827) ranima le courage des patriotes, accablés par la force supérieure de l'armée d'Ibrahim-Pacha. L'assemblée nationale, siégeant à Damala ( Trézène), nomma Church généralissime detoutes les forces de terre, en lui ordonnant de débloque.'? l'Acropolis d'Athènes. Church réussit à s'emparer du couvent de Saint'-Spiridion par une capitulation honorable accordée à la garnison turque; mais l'indignation qu'il manifesta lorsque cette transaction fut violée par les troupes de Karaïskakis et d'autres sujets de rivalité portèrent la désunion dans le camp des Grecs, et empêchèrent le général d'arriver au résultat qu'il espérait obtenir. L'Acropolis tomba au pouvoir de l'ennemi, et ce malheur, qu'on a faussement attiibué à l'incurie de Church, servit merveilleusement l'acharnement et la violence de ses adversaires. Paralysé dans tous ses mouvements et abandonné par l'opinion» du peuple' , il se vit réduit à la nécessité de faire une petite guerre sans objet, et qui acheva d'éparpiller les forces qu'il avait encore à sa disposition. Après avoir vainement essayé d'opérer une fusion des partis à Napoli de

(1) L'assemblée gén(?rale de Massachusetts avait rendu à l'occasion de cette expédition le décret qui accordait comme prime aux troupes réglées dix louis par chevelure , le double aux volontaires en activité de service, aux simples volontaires cinquante livres, par prisonnier trente livres. Le pillage était autorisé ainsi que la mise en captivité des femmes et des enfants au-dessus de douze ans.

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