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sociétaire, et eut pour emploi les rots et les pères nobles, lorsque J.-B. Brizird se retira ( 1786). Pendant les troubles qui précédèrent l'année 1793, il prit deux foi» la plume pour défendre ses camarades avec lui des imputations injustes répandues contre eux dans le public, et il paya de sa personne , en sa qualité de semainier, pour résister à l'invasion d'une troupe de Marseillais lancés par quelques meneurs dans le tumulte que causaient les représentations du Charles IX de Chénier Après la représentation de famé la, comédie de François «le Neufchâteau ( 1er août 1793), quand les comédiens du Théâtre- Fonçais furent décrétés d'arrestation, Naudet obtint, par la protection d'un ancien camarade de classes, le moyen de chercher un refuge en Suisse, où il put attendre des jours plus calmes, li rentra après le 9 thermidor 'an u, reprit ses droits et ses rôles, et fut très-regretté du public lorsqu'en (806 il se retira de la scène. E. D— s.
C.-G. titlrmte et Alphonae Martainvillo, Histoire du Théâtre-François, depuis te commencement de la Révolution, jusqu'à ta réunion générale | Pari», an x itsuïi. k vol. tn-lt ).
I naoobt ( Joseph), érudit français, fils du précédent, né à Paris, le 8 décembre 1786. Après avoir remporté les prix d'honneur aux concours de 1803 et 1804, il étudia plus spécialement la politique et la législation dans leur (apport avec l'histoire. Le résultat de ces études fut la publication de V Histoire de l'établissement, des progrès et de la décadence de la monarchie des Goths en Italie ( Paris , 1811, in-8")et Des Changements opérés dans toutes les parties de V administration de r empire romain sous Dioctétien et Constantin jusqu'à Julien (Paris, 1817, 2 vol. in-8°) Ces deux ouvrages ont été couronnés, en 1810 et 1815, par l'Académie des inscriptions. A cet ordre de compositions se rattachent encore La Conjuration de Marcel contre V autorité royale (1815, in-8°) ; — Delà Responsabilité graduelle des agents du pouvoir exécutif (1819, in-8") ; et quatre mémoires imprimés dans le Recueil de V Académie des inscriptions et belles- lettres : l* De CBtat des personnes en France sous les rois de la première racé (t. VIII, 1827); 2° Sur l'Instruction publique chez les anciens, et particulièrement chez les Romains (t. IX, 1831); 3° Sur les secours publics chez les Romains <;t. XIII, 1838) ; 4° Histoire de Vadministration des postes chez les Romains (t. XXIII, 1843). En 1809, M. Naudet avait été pourvu de la chaire •le troisième au lycée Napoléon ; un an après, il y professa la rhétorique. C'est pendant son professorat qu'il publia un Essai de rhétorique, ou observations sur la partie oratoire des quatre principaux historiens latins ( 1813, io-12), et une édition de La Henriade (in-16 ) avec les passages des auteurs anciens et modernes qui présentent des points de comparaison. Les triomphes universitaires de son enseignement,
son excellente méthode, où l'enthousiasme s'alliait au bon goût, le tirent appeler, en 1816, à l'École normale comme maître de conférences. L'anuée suivante , il fut élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Il suppléa quatre ans M. de Pastoret dans la chaire de droit naturel et de droit des gens au Collège de France, où il fut ensuite nommé, sur la présentation de P Académie des inscriptions et du Collège, professeur de poésie latine (1821-1830). En 1X32, l'Académie des sciences morales et politiques ayant été reconstituée , M. Naudet y entra aussi par élection. Ce ne fut pas seulement le publiciste et l'historien que l'Académie honora de son choix , ce fut probablement aussi l'homme délicat et généreux qui, présenté pour la chaire de poésie latine, dont M. Tissot avait été illégalement dépossédé ( 1822 ), avait fait pour lui les plus actives démarches, et qui, loisque les événements le permirent, lui avait rendu avec tant d'empressement son titre et ea chaire. Il a inséré dans le recueil de cette Académie un Mémoire sur les récompenses d'honneur chez les Romains (t. V, 1844) et deux autres Sur la police chez les Romains (t. IV, 1843, et t. VI, 1849), extraits d'un ouvrage qui va être livré à l'impression. M. Naudet fut nommé, en 1830, inspecteur général des éludes. Pendant toute la durée de ces fonctions (du 21 septembre 1830 au 29 août 1840) il a puissamment concouru à l'amélioration matérielle et morale des collèges et aux progrès des lortes études. Les loisirs que lui laissaient ses fonctions, il les a consacrés à des ouvrages de philologie classique, tels qu'un Lucaln à l'usage des étudiants (1832, in- 12), avec un commentaire ; des éditions de Catulle, de Plaute et de Tacite pour la Bibliothèque latine de Lemaire; et la traduction de Piaule pour la Bibliothèque latine-française de Panckoucke ( 1833, 9 vol. in-8°). C'est, au jugement de tous, le meilleur ouvrage de la collection, un véritable chef-d'œuvre qui atteste une profonde intelligence de l'antiquité, une connaissance consommée du théâtre et autant d'esprit que de goût. Le Journal des Savants a compté longtemps M. Naudet au nombre de ses rédacteurs. On trouve notamment de lui dans ce recueil : des articles Sur Vhistoire de l'esclavage en Occident par M. de Saint-Paul; sur V Histoire des journaux chez les Romains par M. Le Clerc; sur l'ouvrage de Zurita : Les différentes classesde chefs de la nouvelle Espagne, et divers sujets d'histoire et de philologie ; — Sur les Serres chaudes chez les Romains (Revue archéol., vm" année, 1851, p. 209).
Nommé le 8 août 1840 directeur de la Bibliothèque royale et le 25 juin 1852 secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions, M. Naudet s'est successivement démis de ces fonctions en 1857 et 1860. Enfin, M. Naudet a collaboré à un grand nombre de recueils, tels que la Revue encyclopédique, l'Encyclopédie des gens du
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monde, etc. Oufre les ouvrages cités , on a eu- ' core de lui : Rapport sur lu situation du Catalogue drs imprimés (1H47, in-8°); — Lettre à M. Libri au sujet de quelques passades de sa lettre à M. de Falloux, relatifs à I < Hihliothèque nationale (1849, in 8°); — Réponse de la Bibliothèque nationale à M. Feuillet de Conches (1851, in-8*); — Notices sur le baron Walchenaër (1852), Burnouf père et fils (1854), Pardessus (1855), Guërard (1857), lloissonade (18fi0). M. Naudet est commandeur de In Légion d'Honneur depuis le 25 avril 1847. ». Orhéque, dans VEne. des C. du J/., avec a<!dit.
kaitemdorf (Baron de), général autrichien, né à Vienne, vers le milieu du dixhuitième siècle , mort au commencement du dix-neuvième. Colonel en 1789. il se distingua en cette anin'e dans la guerre contre les Turcs. Eu 1794 il commanda Pavant-garde du prince de Cobourg; Tannée suivante il battit les Français k Selten et à Alsens. En 1796 il aida l'archiduc Charles à repousser Jourdan à Teininget à Arnberg; il fut peu de temps après opposé à Moreau sur le Danube, et le força à la retraite. Il alla ensuite rejoindre l'archiduc, et se signala à l'attaque des défilés de Caudern. Nommé en 1797 feld-maréchal -lieutenant, il commanda en IROO l'avant-garde de l'armée autrichienne en Suisse; il prit sa retraite en cette même année O.
OEt'rrichische Nattonal-Encyklopâdie. — Biographie étrangère | ParW, 1819 ).
XkVi.r < Denis), littérateur français, mort en 1707. Il fut juge à Lu/y, près de Nevers, et à Toulon- sur-Arroux. dans le bailliage de Montrent. On lui doit : Le Trophée de In jus~ tice élevé sur le polyandre des nobles ; Lyon, IfirV?. in- 12 : recueil de plaidoyers où Ton fait mention de Justinien et de saint Augustin dès le temps de Divittacus et de César ; — Histoire de. l'ancienne Bibracte, appelée Autun ; Autun, f fî88, in-1 2 ; un second volume annoncé, qui devait continuer l'histoire de cette ville depuis sa ruine par Cé«ar, n'a point paru : — La Mort d'Ambiorixène vengée par celle de Jules César, assassiné par Brut m; Lyon, 1688, in-» 2; c'est un véritable roman, qui n'a que le mérite d'être court. Ces trois ouvrages sont anonymes. P. L.
Mlrhanlt, Mélange*, 1T, m.
NAFMACincs (Naypixio;), poète gnomique grec . d'une époque incertaine. On ne sait rien de sa vie; mais on croit, d'après quelques-uns de ses vers, qu'il vivait après J.:C. On trouve dans Stobée trois fragments de cet auteur en vers hexamètres, savoir : onze vers qui semblent l'introduction d'un poème sur les devoirs de la femme dans le mariage, et qui cependant recommandent le célibat; cinquante huit vers qui appartiennent au poème même et qui contiennent d'excellents conseils à une femme sur sa conduite à l'égard de «on mari , sage ou dissipe, sur l'administration de son ménage, le