‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 102 sur 206 · NAUMANN · texte numérisé non relu

NAUMANN

cho'x de sa société et sa toilette; quatre vers et demi contre l'usage de lor, d»-s pierres précieuses el des vêlements de pourpre. Le slyle de ces Irois fragments est pur, animé ri brillant. Un passage du poêle sur la supériorité du célibat qui prépare les vierges à un mariage mystique et les rend souveraine* parmi les femmes a fait penser que Naumachius était chrétien. Cette hypothèse est hasardée; mais ce passage prouve du moins qu'il avait subi l'influence des idées chrétiennes. Outre les vers qui portent son nom, on attribue à Naumachius un poëine inoral que Gesner assigne à Phocylide el qui parait indigne des deux poètes. Les Fragments de Nauiiiacliiut ont été traduits en latin par Hugo Grotiu* ; cette traduction et le texte se trouvent dans l'édition de Slohée.dc Gaisford, vol. III, pp. 22,68,231; vol. IV, p. 164, etc.,,p. I87,etc., 22i. Y. Fabrlctws. Htàhothera gr.vca, trol I, p. -Ji, 7M. NACTviaxx (Jean-Gattltrb ), célèbre composileur allemand, né le 17 avril 174 1, à Blasewitz, près Dresde, mort le St octobre isul,dan*le même lieu. Il manifesta de si rares di^po-itions pour la musique que son f>ère, si i opte laboureur, l'envoya a la ville prendre des leçons journatères de clavecin. Ses progrès furent des plus rapides Un musicien suédois, Weestrœm, l'ayant entendu par hasard, lui proposa de l'emmener en Italie ( 1757 ) ; il se repentit bi.-n vite d'avoir consenti à suivre un maître dont l'avarice égalait la brutalité. A Padoue il le quitta pour devenir l'élève de Tarlini , qui l'avait accueilli avec bonté t-tqai dans la suite le recommanda aux soins «luP Martini Après avoir parcouru l'Italie méridionale en compagnie du violoniste Pitscher, il passa quelque temps à Venise, y donna de» leçon* et y M jouer un opéra bouffe, dont on ignore le titre, sur le tlwsUrc de Saint-Samuel. Le rétablissement de la |*aix lui permit enfin de retourner dans m patrie ( 1763). Grâce à l'électrice douairière Marie Antoinette de Saxe , qui se déclara s* protectrice, il obtint le double emploi de. compositeur de la chambre, et de maître de chapelle. En 1765 il repassa les Alpes, visita la Sicile et revit Naples, Rome et Venise. En 1772 il fit en Italie un troisième voyage, et y composa plu.sieur» opéras. Le brillant succès de cm productions lui attira de la part des souverains étrangers de* offres brillantes, que, fidèle à son p*y»» ta>i prince qui l'avait tiré de la misère, il ne voulut pas accepter. On se disputait Naumann <'an> le» fêtes des cours du Nord. A Stockholm, il composa Ampfuon , Cora et Gustave JFûifl, gravés en partition aux frais du roi de Suède, à Copenhague, il écrivit Orphée, dont le* doue* mélodies causèrent une vive impression A «liflerentes reprises il fut appelé à Berlin par le roi Frédéric-Guillaume II, qui était un amateur passionné «le musique ; ce prince lui confia même l'éducation musicale du pianUte llimmel et «*f» la cantatrice M" Schmalz, et lui donna, entre autres témoignages de sa satisfaction, une tabatière

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