NAVARRE
départ ne laissa aux Vénitiens d'antre parti à prendre que celui de capituler; ce qu'ils firent le 6 septembre. En 1674 il prit part à l'invasion de la Franche-Comté, enleva Gray. facilita la prise de Dole, et le 25 avril commença, conjointement avec le duc d'Enghien, le siège de Besançon, qui capitula le 15 mai et la citadelle le 22. Navailles suivit ensuite Condé en Flandre, et assista, le 1 1 août 1674, à la bataille de Srnef, où il commanda l'aile gauche. Crée maréchal de France, le 30 juillet 1675, il eut le commodément de l'armée du Roussillon en 1676. Entre autres avantages qu'il remporta, il battît à Espouilles le marquis de Monterrey, qui perdit cinq mille hommes tués ou blesses et sept cents prisonniers (4 juillet 1677). Après lapait de Niinègue, Navailles fut nommé gouverneur, premier gentilhomme de la chambre et surintendant des finances du duc de Chartres (depuis le régent ), charge* qu'il conserva jusqu'à «a mort. On a de lui des Mémoires relatifs aux principaux événements depuis 1638 jusqu'en I683 (»ris, 1701, in-12); le 4e livre est consacré à justifier son départ de Candie. A. Jim*
Mémoires militaires de I jouit Iir, 1. III, p. W. - Briisotlr, Historia di Candia. — M"* de MoiteriDe, Mémoires. — SUmondt . Uist. des Fronçait, XXIV et X XV. — De Courcellcs, Dict. hUt. des Centraux fraeals.
navarre (Pedro, comte de Navamo), capitaine espagnol, né dans la Biscaye, mort très âgé, en 1528, à Naples. Sa famille éi«t obscure. D'abord matelot, il vint en Italie à la suite du cardinal d'Aragon, et s'enrôla dans 1rs bandes génoises ; en 1487 il assista au ùep te Seranessa, où fut tentée la première épreuve de la mine, épreuve qui ne réussit point et qw, perfectionnée par lui dans la suite, devint d'un usage si redoutable. Il servit contre les Maure;, et déploya dans cette campagne tant de ressources et de présence d'esprit, qu'il fut nomme gouverneur de Velcz-Malaga , après la prise <je cette ville. Sa réputation comme ingénieur le fit remarquer de Gonxalve de Cordoue, qui le désigna pour coopérer à la conquête du royaume de Naples. Navarre conduisit le siège du château de l'Œuf, regardé jusqu'alors comme imprenable, renversa les murailles au moyen des mines qu'il lit jouer à propos, et entra par ta brèche ( 1503 ). Le roi Ferdinand le récompensa de ce beau Tait d'armes en lui donnant l'investiture du comté d'Alvcto, situé dans l'Italie méridionale. Après avoir commandé une flottille destinée à proléger les cotes contre le* pirates Iwrbaresquea, il tut de nouveau employé « Afrique ( 1509 ); ses premières opération* ^ de l'éclat : il enleva Oran, Bougie, TnpoM « d'autres places; mais il échoua devant llie 'e Djerbi, où les grandes chaleurs et la cavale maure détruisirent une partie de son ann«. Ce capitaine ne fut guère plus heureux en I»'ie« Non-seulement il fut obligé d'abandonner je siège de Bologne ( 1511 ), où l'humidité dater-
537 NAVARRÇ -
rain avait empêché l'effet de la mine, mais il fut fait prisonnier à la bataille de Raveone ( 1512 ) et emmené en France. Soit par avarice, soit par ressentiment contre lui, le roi Ferdinand refusa de le tirer de captivité en payant sa rançon. Indigné de tant d'ingralitule, Navarre lui renvoya les brevets qu'il tenait de lui et passa au service de François l" ( 1514 ). Il leva pour ce prince vingt enseignes de pied, composant une petite armée de six mille Basques et Gascons, entra dans le Milanais, participa à la prise de Novare, de Vigevano et de Pavie, combattit à Marignan et s'empara du château de Milan. En 1522 il amena des secours à Laulrec, et se distingua dans la malheureuse journée de la Bicoque. Il tenta de jeter un faible renfort dans Gènes ; au moment où il débarqua, la ville fut prise d'assaut ; enveloppé de toutes parts, il se rendit, et subit une captivité de trois ans au château de l'Œuf. Il en sortit par suite du traité de Madrid. Ayant levé de nouvelles troupes, il suivit Lautrec en Italie, fut pris pendant la désastreuse retraite d'A versa, et fut conduit une seconde fois dans le château de l'Œuf. Le prince d'Orange, qui commandait à Naplcs, épargna à cet homme malheureux la honte du dernier supplice, et le laissa mourir en paix. Selon le récit de Brantôme, « il fust estouffé entre deux coittes ou estranglé de corde par main de bourreau. Ce fust mal faict, ajoute le chroniqueur, non de sa mort, car il estoit tant virux et cassé qu'il n'en pou voit plus .. Mais l'empereur en fut blasmé ; car il devoit luy ordonner une prison perpétuelle en laquelle eust peu escrire et laisser quelques beaux mémoires de son art et science par mode de passe temps... ainsy que j'ay ouy dire qu'il avoit la volonté et quelque commencement de le faire ». Un neveu de Gon- /alve de Cordoue, le duc de Sessa, fit élever à Navarre un toml>eau en marbre à côté de celui de Lajitrec , dans l'église de Sainte-Marie-la- Neuve. p. L.
P. Giovlo, Eloçia vtrorum btttica virtute itlustrium. — Brantôme, y tes des grands capitaines.
navxkrb ( Martin ). Voy. Aspilcueta.
k a v a h r rtt B ( Juan-Batista) , controversiste espagnol, né à Cordoue, vers 1550, mort en 1612. Il entra en 1572 dans l'ordre des Franciscains el professa les humanités dans sa ville natale. On a de lui plusieurs ouvrages sur les écrits bibliques, parmi lesquels Commentarium ad Lamentai ianes Jeremis ; Cordoue, 1602- A. L.
fcchjnl, Srrtptores or 'Unis l'r/gdlcutorum, t. II. — l>n Pin. Tante des auteurs ecclésiastiques du dlr-sep- Utme siècle, col. 1S80 — Richard el Glraurt, Bibl. sacrée.
xavarrkte ( Domingo- Fernande^ ), missionnaire espagnol, né à Penafiel, en 1610, mort à Sanlo-Domingo ( Haut ), en décembre 16M9 11 entra en irt.10 chez les Dominicains, professa la philosophie e» la théologie avec succè* : il élait aussi bon prédicateur. En 16i6, il parlit pour les missions de la Chine ; il s'arrêta quelque temps en Amérique, où il répandit
- NAVARRETE 538
la foi dans la Nouvelle-Espagne. En 1648 il passa aux Philippines, et durant neuf années résida à Manille, travaillant constamment à la conversion des indigènes. En 1657, il continua son apostolat à Macassar, d'où il se rendit en Chine (1659), avec la charge de préfet apostolique pour la province de Tché-Kiang. La grande querelle des Dominicains et des Jésuites ayant amené une certaine perturbation dans l'empire du Centre, l'exercice de la religion catholique y fut défendu. Le gouvernement chinois, indulgent pour toutes les sectes religieuses, se crut menacé par la doctrine que prêchaient les missionnaires européens. Leurs dissentiments lui donnèrent une apparence de raison. « Comment voulez-vous, disait le tribunal des rites, établir la paix dans notre vaste empire, lorsque vous êtes en querelle parmi si peu qne vous êtes? » Navarrete, emprisonné à Canton, s'échappa, gagna Macao, et vint à Borne se plaindre de la tolérance des Jésuites, qui, plus curieux du nombre que de la sincérité de leurs prosélites, appropriaient les cérémonies païennes au culte catholique ( janvier 1673). La congrégation de la Bote lui donna raison. Antonio de Gouvea, jésuite portugais, attaqua sans succès cette décision dans son écrit intitulé Responsum ad Scripta duo R. P. Navarrelx ( circa res Sinenses). Mais lorsque le saint-siége voulut envoyer des vicaires pour faire cesser les abus et rétablir ta concorde, il était trop tard ; déjà les missionnairi s de tous ordres étaient expulsés du territoire chinois. Après un voyage à Paris , Navarette revint en Espagne. Charles II le nomma à l'archevêché deSanto-Domingo(1678). Dans son diocèse , il se réconcilia avec les Jésuites, pour lesquels il Ht bâtir plusieurs établissements. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, presque tous écrits en espagnol ; entre autres : Tratados historicos, politicos, elhicos y religiosos de la mon arc Zita de China ; Madrid, 1676, in-fol. Cet ouvrage, dédié par l'auteur à don Juan d'Autriche , est devenu fort rare. Il devait être en trois vol.,mais il parait que l'inquisition supprima complètement les deux der* niers. Le volume que nous connaissons est divisé en sept parties ; la sixième partie a été traduite en anglais par Churchill et en français par l'abbé- Prévost ; — Explication des vérités de la religion en chinois) ; l'auteur s'y montre tolérant pour tes cérémonies funèbres usitées chez les Chinois, mais ferme pour refuser le baptême à ceux qui j n'abandonneraient pas entièrement le culte de < leurs ancêtres ; — un Catéchisme chinois ; — I Traite des noms admirables de Dieu (en chi- 1 nois) ; — Apologie des missionnaires ( en chii nois), etc. A. de L.
I Antonio, Bibliotheea script. HitpanLs ( nova], t 111, I p. »»». - Curcbill, Collection of toyaars and travels i l.m.urM. no>, In fol. ). - t/abbr Prévost. Hutoirc gênerai.' des voeayes. — Êerurd. Hlblioth scrip. ordinis Pnedicatorum, t. It, "JOOtS — Touron. Hommes illustres de C ordre de Saint- Dominique, t. V, p. 6r. - Al-
Digitize
chard et Glraud, Bibliotk Ma crée. — Diet. hist.drt au- Uurt ecclésiastiques, etc. ( t.yon, t~6", * roi ift-ll).
N A varkete (Alonzo), missionnaire espagnol, décapité au Japon, le tcr juin 1617. Il fit profession chez les dominicains «le Valladolid, et fut destiné aux missions du Japon. Il partit avec plusieurs de ses collègues en 1 5 1 4 » et lit de nombreux prosHites. Ses succès inquiétèrent les prêtres japonais, qui le dénoncèrent au col» chef de la religion ). Le procès de Navarrete fut instruit; il fut prouvé que les missionnaires cherchaient à exciter un changement dans l'État, et le premier de son ordre, Navarrete, fut condamné à avoir la tète tranchée. On a de lui : Epis/ola ad fi aires ordints in Jnponis, et quelques autres lettres aux missionnaires dominicains dans le Japon. A. de L.
Inf irmutiongs prn canonisât iônê %ev d'ClaratiOM martyrti tervarum Dei F ,4lphonsi Nararrrte>, etc. ( Konie. 1CT», in-fot. ). — Échard , Script, ont. Prttdi* eut., t H, p. *o».
jvatahbetb ( Baltnzar), théologien espagnol du dix-septième siècle, fit profession chez les dominicains de Saragosse. Il enseigna les lettres et la théologie dans divers collèges de son ordre. Il est surtout connu par ses fontroversUe in D. Thomx ejusque seholx defensionem; Valladolid , 1605- 1609-1634 , 3 vol. in-fol. : ouvrage resté célèbre en Espagne. Le P. Navarrele a laissé d'autres ouviages de théologie, mentionnés par Érhard. A. de L.
Kch.ird, Script, ord. Prtedieatnrnm, t. 1 1, p. 436. — Dict. hist. a>s auteun rcclésia%tiqué< ( Lyon, 1787, « ?oL in-it>. - Richard cl Otraud. HlbfotMq*» *>cr«m.
5ATARKETB (D. Martin Fernandez de), historien, géographe célèbre, né à Abalos, dans la province de Rioja, le 9 novembre 1765, mort à Madrid, le 8 octobre 1844 II appartenait à Tune des familles les plus anciennes de la Navarre, et dès l'âge de trois ans son oncle maternel le fit entrer dans l'ordre de Malle; mais ce fut son père qni dirigea sa première éducation. En 1774 on l'emmena a Catahorra, et quatre ans plus tard il entra au collège de Bergara, où il suivit régulièrement se* études. En se livrant avec ardeur aux mathématiques, il ne négligea pas la littérature, et à Page de quatorze ans il remporta un prix de poésie; le 13 août 1780 il reçut le brevet de garde du pavillon de la marine royale, et il dut se rendre an port de Ferrol, en Galice : Il y fut bien accueilli par D. Ctpriano Vlmercatt. qui dirigeait alors l'école des gardes marines. Ifavarrete fit sa première campagne à bord du vaisseau de ligne le San-Pabln, et en janvier 1782 il escorta un con-
N A V ARRETE 540 r fut nommé lieutenant de frégate, le 20 janvier
1783. La paix conclue, il se rendit a Madrid, où il se lia d'une étroite amitié avec Joveilaaos Iriarte et Moratin. En 1785 il partit pour Alger, à bord de l'escadre commandée par l'amiral Macarre<lo, qui sut conclure une paix avantageuse avec les puissances barbaresqnes. et qui recueillit d'utiles observations nautiques le long des cotes de l'Afrique. Navarrele, riche de ces aooveaux documents, fit avec succès m cours te mathématiques à la compagnie des gardes marines, puis, nommé lieutenant de vaisseau, il commença ses publications sur l'astronomie rt la physique. Rien n'arrêtait son tèle ; mais bientôt les soins qu'exigeait sa santé l'obligèrent de « retirer dans sa famille. Ce repos fut empiré dès 1789 à explorer le* archives de Simane», de l'Escurial, de Séville, et de plusieurs *raad» monastères; il commença par les vaste» dépois de Madrid. A la suite de ces perquisitions littéraires, il fut admis dans le sein de l'Académie d'histoire. Ce fut dès cette époque qu'il découvrit dans les archives du duc de IV fantado, ces journaux manuscrits de ChrisW»* Colomb qui ont jeté tant de lumière sur l'histoire nautique des quinzième et dix-septième siècles. Après de laborieuses reclierches dans le» archives de la Castille et de l'Andalousie, Navarrele reprit la vie de soldat ; il se trosrail devant Toulon, à l'é(>oque du bombardement de h vttle par les Anglais. Bieniàt après il foteoro^ en mission à Saint -lldeionse, pour résider de la cour avec le grade de capitaine de frégate, et cette période de sa vie pent être regard» comme la plus active, car il lui fallut remplir à la fois les fonctions d'aide de camp sécrétant général de l'escadre et celles de diplomate Après avoir repris la mer pour aller chercher l'infante de Parme, il rentra à Madrid vente milieu de. 1795, et devint en 1807 raporolenr du tribunal suprême de l'amirauté. Lors de fisvasion française, Navarrete cessa volontairement d'appartenir a l'administration ; mats il contins» de professer les mathématiques an coriêjse royal de Santo-tsidro. Bientôt, accusé d'opposition «« nouvel ordre de clwses, il dut se réfugier i Se* vitte, puis à Cadix, et il y resta jusqu'en l*|<- Le retour de Ferdinand VII le ramena à Madrii Pour ne plus être distrait de ses travaux littéraires, il avait été jusqu'à demander sa retraite comme conseiller de l'amirauté. L'académie espagnole fut la première à profiter de ses studieux loisirs. Ce fut alors qu'il composa, sur ta
voi considérable en destination pour l'Amérique. ! demande de ce corps savant , on traité comfW
Ses biographes ne dirent pas s'il débarqua sur les rives de ce non t eau monde, tlont il devait devenir un jour l'historien ; mais il est certain que durant deux mois il multiplia le* observations de toniiitude, qui lui ont acquis une réputation si méritée. Daus l'expédition franco espagnole, il se distingua a l'attaque infructueuse de Gibraltar , et à la suite de celte campagne il
d'orthologic et d ortltographe II donna au*>> une vie de Cervantes, quo nul biographe peutêtre n'a au égaler. Après cette excursioB dans le domaine de la littérature, où il montra ee r » y avait de grâce llexihle et de fermeté dans style (l), il se livra presque exclusivement aux
(U f 'ida de Miguel
541 ÏSAVARRETE
recherches d'érudition. Dès lors commença celte série de pifohcatioos sur les anciens voyages entrepris par la péninsule , dont le premier volume parut en 1 825.
Navarrete continuait d'être attaché à la pinpart des commission* de la marine , de l'instruction publique et de l'Académie. Il entretenait en même temps avec le baron «le Za< h une correspondance si active et si intime que les observations du savant espagnol sont fréquemment unies à celles de l'astronome allemand. Directeur du dépôt hydrographique de Madrid, et membre du conseil de l'amirauté, il reçut en tMO la croix de commandeur de la Légion d'Honneur, et fut nommé. en IH4 2, associé étranger de l'Institut de France. Attaqué d un catarrhe chronique, il mourut à Madrid, à l'âge de quatre- ringts ans, dans toute la plénitude de tes feoultés.
Navarrete a laissé de nombreux manuscrits inédits, parmi lesquels on distingue surtout une Histoire de la Navigation et des Sciences mathématiques qui s'y rattachent. M Eustaquio de Navarrete, le propre neveu de D. Martin, mort -récemment et l'un .les collaborateurs les plus assidus de la vaste collection des documents inédits de l'histoire d'Espagne, pensait que ce travail, vraiment gigantesque, pourrait être publié. La bibliographie complète des œuvres de Navarrete n'occuperait pas moins nV plusieurs colonnes; eSIe a été donnée avec beaucoup d'exactitude daus le tome VI des Documentes tn*ditos , para ta kistona ; nous y remarquons le seul ouvrage par lequel ce savant géographe soit connu en France porta le titre suivant : Colercton de viajcs y descubrimientos que hicieron por mar las espanotes desde fines det siglo XV, con varios documentos concer mentes a ta historia de la manna castellana y de los estabtecintirntos espanotes en Initias , ordenada e itlustrada, por, etc. : Madrid, 1825, 1829-1837, 5 vol. petit in-4°. Les t. VI et VII sont restés entre les mains de la famille de l'auteur, et sont prêts pour la publication. * Cet admirable livre, comme a dit fort bien M. D. de Mofras, comprend non -seulement les quatre expéditions de Christopiie Colomb, les voyages de Magellan et del Caho, qui le premier fil le lotir du monde, <««* de Loaysa , d'Amerigo Vespuci,de Grijaiva, etc.; mais, il renferme, enout e, une série de pièce* diplomatiques dé la pins haute valeur. » Le premier volume seulement a été traduit en français, sous ce titre : Relation* des quatre voyages entrepris par Christophe Colomb pour la découverte dit Nouveau Monde, de 1492 à 1504, suivies de diverses lettres et pièces inédites, ouvrage traduit de l'espagnol, par MM. F-T.A. Chalumeau de Ver.
de notât y documenta* i»êditos, rte ; Madrid et Bmtrlone, IMS, 1 \©i tti-s». Ottc biographie offre un tableau de la Llttralurc espagnole iu\ nxteme et dli-wpitffiie
— KAVARRO ,'4Î
neuil et de la Roquette, et accompagné de, notes de* traducteurs et de cilles de M M : Abel Remusa t. Adrien Ralbi.ct dit Baron Cuvier; Paris, 1858.3 vol. in-8°, avec portraits, cartes et fac-similé. Le second ouvrage Je Navarrete, dan'; son ordre d'importance, a été utilisé par M. Michaud pour son histoire des croisades; il est modestement intitulé : Uiseilacmn hlstonca sobre la parte que tuvieroa los Espanotes en las guettas de ulfrainar o' de las cruzadas y como ïufluiferon estas exp< diaones desde tl siglo XI hast a cl XV en la extension de comercio marifimo y en los progressas dcl arte de navegar; Madrid, Sancha, 1816, in-4 . Ce beau travail a été publié priuuliveineut daa> le t. V des Meinui ias de ta real Acudeunu de la ln>lorus Ou a fait imprimer deux ans après la mort de Navarrete uu livre substantiel et pleiu de recherches» tout a fait neuves, que l'on con na il madieureusement trop peu eu France ; il est intitulé : Discrluc*on sttbre la htstorta de la Xauttca y de las Ciencias mattnsaticas que han contt tbxudo a sus progressos entre los Hspahules obra postuma , la publica la real Acu<ieh\ia de la his'orïa; Madrid, 1846, petit in 4°. Ce livre, qui prend la science a son origine, conduit le lecteur jusqu'à l'époque qui fut illustrée par les Jorge Juan, les llioa et les Meudoia. Ferdinand Dkms.
M<.inlount îVaramti; Notices biographique» par D de M»lnis, l'iiri», — O'jcmuenios titr/lilns paru lu hl$toria. rte., I VI. — Huinjnl.if, Histoire de tes geupraphU) du »ou«-««w eontinemt ; S v»l. m-*». — Buiietiu d* tm SocUU de (.eoarapiue. /'o*. la UUle des ualtcras. - Hecue britannique,
kavarho { Juan-Simon ), peintre espagnol du dix-septième siècle, né et mort à Madrid. Ce peintre, peu correct comme compositeur et comme dessinateur, est remarquable cou. me coloriste. Il avait aussi un talent louable pour peindre les fleurs Ses meilleurs ouvrages sont à Madrid, dans le couvent des Carmes chaussés, une Nativité et une Epiphanie; et dans la galerie Soto, une Sainte Famille. A. de L.
Qiitllict. Dictionnaire des peintres espagnols.
KAVARRO ( Luis- Antonio), peintre csjwignol de l'école Sévillane , né vers 1635, mort en 1693. Il fut l'un des fondateurs de l'académie de Séville, où il professa avec talent et succès. II débuta (comme Mtirillo ) par peindre des pavillons pour la marine et des bannières pour les communautés. Il fit vogue en ce genre. Heureusement , pour sa réputation , il a laissé de belles fresques dans les principaux monuments de sa ville natale. A. de L.
IjO* Aetus de la Constitution -ie ta Jeademia àe StvUtt. — QuiUiet, DicUosmmre de» peintres «spaçuals.
NAVARRO (Felipe), peintre espagnol, né à Valence, vers 1680. Il était pur et sévère dans son dessin; son piuceau, quoique réservé, ne manquait pas d'énergie; sa manière tient des écolesromatue et vénitienne. On voit des tableaux de ce maître a Valence, dans les églises de Saitta-