‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 108 sur 206 · NAVARRO · texte numérisé non relu

NAVARRO

Rite, «le Sant- Antonio, de Notre- Dame-du-Secours, de San Juan-du-Marché, etc. A. de !..

Fiage artistico a variai putblos tie Espatia [ Madrid, 190»). - Raphaël Mrngs, Obras (Madrid, 1780). — Qullllet, Dict. des prinlres espagnols.

navarro ( Aguslin ), peintre espagnol, né à Murcie, en 1764, mort à Madrid, en juillet 1787. Il eut pour maîtres les deux frères Alexandre et Antonio Gonzales Velasquez. En 1778 il obtint le premier prix de peinture, et Ut le voyage de Rome. Il ne revint d'Italie qu'en 1784, et dès l'année suivante fut reçu membre de l'Académie de San-Fernaodo, où il professa la perspective jusqu'à sa mort, arrivée dans la force de son âge et de son talent. Don Navarro se distingua particulièrement par son excellente couleur. Ses principaux ouvrages se trouvent à Almazarron et à Tolède. Son chef-d'œuvre est La Samaritaine qui se voit à Madrid. Ses paysages, trè$recherchés, ornent les plus riches galeries rte l'Espagne. A. de L.

La* Aclas de ta Academia de San- Fernando. — Cean Brrinudr« , Diccionario historico de los mas U lustres professons de tas bellus-urtes en Etpunu. — Qullliet, Ulct des peintres espagnols.

rave (Mathias de), en latjn Xavants t théologien belge , né à VVarnant en Hesbaye, vers 1590, mort à Tourna y, en 1660. Reçu docteur en théologie dans l'université de Douai, il devint en 1620 curé de la collégiale de Saint-Pierre de cette ville, quelques années après chanoine de l'église de Seclin, et enfin, le 13 juillet 1633 , chanoine de la cathédrale de Tournai, où il fut chargé de la censure des livres. Ses principaux ouvrages sont : Annotationes in summx theologix et sacrx Scriplurx prxcipuas dtfficultales , item duo sermones de sanctis Piato et Eieutherio, patronh Tornacetisium ; Tournai, 1640, in-4°;

— Prxlibatio theologica in testa sanctorum ; Tournai, 1635, in 4°, et Douai, in-12;

— Encomtum sancti Josephi, Yirginis Deiparx sponsi ; Douai, 1627 , in-12, nouvelle édition sous ce titre : Sponsus Yirginis décora tus corona XXXI gemmarum splendoribus coruscante; Douai, 1636, in-12 ; — Catechesis, sive de sacramentorum instituttone, etc., conaones XVI; Douai, 1633 , in-12; — Orationes très de signi cruas et orationis efficacia et D Thomœ Aquinatis laudibus; Douai, 1630, in 4°. Il fut l'éditeur d'un ouvrage de Michel de Nyve, son oncle, intitulé : Chronicon apparitwnum et gestorum sancti Michaelis archangeti (Douai, 1632, in-H" ). Ce dernier, né à Warnant en Hesbaye, en 1539, mort à Tournai, le 20 novembre 1620, fut successivement chanoine et officiai d'Arras, archidiacre et vicaire général de Tournai. Son ouvrage, extrait en grande partie de Colvenerius et de Pantaléon, est rempli de sentiments et de détails d'érudition ; mais il est écrit sans critique. H. F.

Paquot, Mémoires, t. XIII. — Bccdclièvre-Hamal, Biogr. Ucoemm. - Feller, Dkt. hisL

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ravb (Joseph de), en latin Navxus, théologien belge, né à Viesme, près de Liège, eu 1061, mort le 10 avril 1705, à Liège. Il fut prole^eur de philosophie à Louvain et au séminaire de Liège. Pourvu d'un canonicat dans la cathédrale de Saint- Paul, il se démit d'un bénéfice dont sa faible santé ne lui permettait pas de remplir les fonctions avec exactitude. Ses liaisons avec Opstraët, Arnauld, du Vaucel et Quesnel moolreal assez qu'il partageait leurs sentiments, et ce dernier lui ayant adressé une lettre quelques jour» avant sa mon, il ordonna qu'on la mit dans son cercueil avec un Nouveau-Testament. On a de lui: Mémoire contenant tes raisons pour lesquelles il est très-important de ne pas retirer le séminaire de Liège des mains des théologiens séculiers , et de n'en pas donner la conduite aux Pères jésuites. Ce mémoire, écrit en latin, offre des détails aussi curieux que piquants; il futtraduiten français par Ici'. Quesnel , mais il n'eut point l'effet que de Nave en attendait : les jésuites prirent possession du séminaire, ce qui donna lieu à un autre écrit : Deus lettres d'un ecclésiastique de Liège (1699, in-4" et in-12); — Lu jondement de la conduite à la vie et à la piété chrétiennes;

Liège, 1705, in-12. IL

Supplément an nëcrologede fort Royal. - AVrofos* des plus tetébres de/tnseurs de la vente. I" partie. - Frller, Dictionnaire historique. - Becdeliém-Uanul. Biographie liégeoise.

* navez (François-Joseph), peintre belge, né à Charleroi , le 15 novembre 1787. U «>t pour maître François, peintre de Bruxelles, el remporta en 1812 le grand prix de peinture historique au concours de Gand sur ce sujet : Fitgiie lisant l'Enéide à Auguste. La pension qu'il reçut en même temps lui permit de venir» Paris, où il entra dans l'atelier de David. H s'attacha à ce maître, le suivit en Belgique dan* son exil, et partagea ses travaux jusqu'en l8t'. époque où il le quitta pour aller en Italie retour en Belgique , sa réputation s'accrut des ouvrages d'une étude sévère,dont une partie a figuré aux expositions du Louvre. En 1W» il devint membre de I* Académie royale de Belgique, directeur et premier professeur de pfuj' ture à à l'Académie royale des be.»ux-arti de Bruxelles, professeur à l'École normale, etc. Ses principaux tableaux, dont plusieurs » trouvent dans les musées et dans les égla* de la Belgique et de la Hollande, sont : AgV dans le désert (musée de Bruxelles); — contre d' tsaac et de Rebecca (musée de U Haye); - Résurrection du fils de laSulawii/e(mèinc musée); — Xol re- Dame des or fiigés; — Résurrection de lœzare; — »*' somption de la Vierge (église de Saintc-Gudule,à Bruxelles ; — Jesus-Chrisl découvrant ses plains à saint Thamat; — Famille; — Mariage de la Vieme ( enlise dc^ Jésuites, à Amsterdam);- Le Propre Samuel (musée de Harlem). Les tableaux suit*»*

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ont été envoyés anx expositions du Louvre : Alhalie interrogeant Joas, 1834; — Le Sommeil de Jésus, 1835 (chapelle de la reine des Kelgesàson palais de Lacken); — La Vierge et Ven&nt Jésus, idem (hospice dn grand Béguinage, à Bruxelles); .— Les Oies du frère Philippe, id.; — L'Arrivée de Vert-Vert à Xnntes, id.; — La Vierge récitant sa prière devant sainte Anne et saint Joachim, 1836; — Prière à la Madone, id.; — Jeune fille faisant V aumône à un ermite, id. ; — La Femme adultère, 1837. G. de F.

Documents particuliers.

xatikr {Pierre-Toussaint), médecin français, ne le 1er novembre 171?, à Saint-Di/icr, mort le 16 juillet 1779, à Cbalons-sur-Marne. Reçu docteur en 1741, à l'université de Reims, il alla exercer la médecine à ChAlons sur-Marne, et y fonda peu de temps après, avec Dupre d'Ornay et d'autres amis des lettres, une société savante ( 1 753), qui fut érigée en Académie royale au mois d'août 1775. Il s'est 'fait connaître par la découverte de l'éther nitreux et des combinaisons du mercure avec le fer, regardées jusqu'alors comme impossibles. Ces travaux lui valurent le litre de correspondant de l'Académie des sciences de Paris, et en 1779 Louis XVI lui accorda une pension. « Unissant , dit Chaudon, à une humanité à la fois éclairée et active le désintéressement le plus noble, Navier fut utile à sa province par le zèle avec lequel il soulagea les malades dans les campagnes , surtout dans les maladies épidémiques. » On a de lui : Lettre sur quelques observations de pratique et dVanalomie; Cbàlons, 1751, in-4o; — Lettre sur le péritoine; ibid., 1751, in-4«, suivie en 1752 d'une Réplique au médecin Aubert sur le même sujet; — Dissertation sur plusieurs maladies populaires qui ont régné à Chdlons et dans une partie du royaume; Paris, 1753, io-12; — Observations sur le ramollissement des os; Paris, 1755, in- 12; — Sur le cacao et le c/iocolat comme substances nourricières ; Paris, 1772, in- 12 ; — De thermis Borboniensibus.apud Campanos; 1774, in-4°; — Réflexions sur les dangers des inhumations précipitées et sur Us abus des inhumations dans tes églises, suivies d'Observations sur les plantations des arbres dans les cimetières; Paris, 1775, in- 12; — Contrepoisons de l'arsenic, du sublimé corrosif, du vert de gris et du plomb, suivis de trois dissertations sur le mercure, le fer et Véther ; Paris, 1777, 2 vol. in-12 : cet ouvrage, fruit de trente années d 'études, est encore estimé et a été traduit en allemand par Weigel (Greifswald, 1782, 2 vol în-8° ) ; — Sur P Usage du vin de Champagne mousseux contre les fièvres putrides ; Paris, 1778, in-8". Ce n'est là que la plus petite partie des travaux scientifiques de Navier; la plus considérable embrasse des observations d'utilité imprimées dans divers rc-

KOUV. BJOCR. GÉlréft. — T. XXXYI1.

NAViliR 546 cucils périodiques ; nous citerons celles qui ont trait au baume de copahu ( Gazette de médecine, avril 1762); aux bons et aux mauvais effets du tabac (ibid., juill. 1762); aux accidents occasionnés par l'usage de la jusquiarne noire (Journ. de méd., févr. 1756) ; et des mémoires présentés à l'Académie des sciences de Paris Sur VÉther nitreux (175... et 1771); Sur VRJfet singulier de la teinture de pavots rouges sur le corps humain (1757); Sur les Moyens de dissoudre le mercure par Vacide végétal (1760); Sur V Union du mercure à Vacide de vinaigre (1771); Sur les Moyens d'unir le mercure au fer et de le rendre soluble dans Veau sans le secours d'aucune espèce d'acide (1774). P. L.

Er*ch , France Utt/r. - V|cq d'Aiyr. Éloge de P. T. \avler. dans le Recueil de la Soc. roy. de med., 1T9. — Cliaudon , JVouv. Dict. unir.

navier (Claude- Louis- Marie- Henri), ingénieur français, né le 15 février 1785, à Dijon, mort le 23 août 1836. à Paris. Il était (ils de Claude-Bernard Navirb, élu président du département de la Côte-d'Or en 1790, puis député à l'Assemblée législative, et qui mourut en 1794, à Dijon. Orphelin à l'âge de neuf ans, il lut adopté par le célèbre ingénieur Gauthey, son grand-oncle, qui se chargea du soin de son éducation. Admiâ en 1S02 à l'École polytechnique, il justifia, à celle des ponts et chaussées ( (804), les espérances qu'on avait conçues de son assiduité et de ses talents. A peine fut-il nommé ingénieur ( 1 808 ), qu'il s'occupa de rassembler pour être livrés à l'impression les nombreux écrits que Gauthey avait légués à ses héritiers naturels. Il fit marcher de front ses études scientifiques et la pratique de l'art qu'il exerçait : sous l'empire il dirigea la congrue: ion des ponts de Choisy, d'Asnières, d'Argenteuil et de la Cité sur la Seine, et sous la restauration il rendit d'importants services par ses missions en Angleterre, où il étudia l'état des routes, les chemins de fer et la législation qui les concerne. Un savant Mémoire sur les ponts suspendus, qu'il rédigea à son retour, lui ouvrit les portes de l'Académie des sciences, qui l'élut en janvier 1824 en remplacement de Bréguet. Peu de temps aprè< Hurvint un fâcheux accident, qui causa beaucoup de chagrin à Navier. Il avait jeté sur la Seine, en face de l'esplanade des Invalides, un pont formé d'une seule arche de 155 m. d'ouverture, dont l'effet monumental rehaussait encore l'ingénieux système de suspension; par suite de la rupture d'une conduite-malt resse des eaux de la ville, les fouilles non comblées et les remblais déjà effectués furent inondés à un tel point que l'on conçut des craintes sérieuses pour la solidité de l'édifice; on ajourna les travaux de réparation, puis on y renonça, et le pont fut démoli en 1827. Suivant Prony, le remède était facile puisqu'il s'agissait seulement d'augmenter la résistance des contreforts; mais on « leva des

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difficultés, et Navier vit ainsi «évanouir l'espoir qu'il avait conçu «l'achever une si hardie entreprise. Attache à l'École des ponts et chaussées comme professeur suppléant depuis 1819 et comme titulaire depuis 1831, il fut chargé à cette dernière date d'enseigner l'analyse et la mécanique à l'École polytechnique. On a de lui : Proiet pour l'établissement d'une gare à Choisy contenant l'exposé des travaux proposés ou entrepris jusqu'à présent à Paris pour mettre les bateaux à l'abri des débâcles ; Paris, 1811, in-4°, pl.; — Examen de la tontine perpétuelle d'amortissement /ondée par MM. Janson de Sailly, Gueroult de Fougère et Denuelle-Saint-Leu ; Paris, 1819, in-8°; — Mémoire sur les ponts suspendus; Paris, Impr. roy., 1823, in-4* et atlas in-fol.;

— De l'Établissement d'un chemin de fer entre Parts et le Havre; Paris, 1826, in-8°;

— De l'Entreprise du pont des Invalides; Paris, 1827, in-8°; — Résumé des leçons données à l'École des ponts et chaussées sur Vapplu ation de la mécanique à l'établissement des constructions et des machines; Paris, i. Ier, 1820, 1833; t. H. 1838, in-8°, pl. : cet ou vrage estimé contient des leçons sur la résistance des matériaux, sur l'établissement des constructions en terre, en maçonnerie et en charpente, sur le mouvement et la résistance des fluides, sur la conduite et la distribution des eaux, enfin sur l'établissement des machines; — De. l'Exécution des travaux publics et particulièrement desconcessions ; Paris, 1832, in-8°; — Notice sur M. Bruyère , inspecteur yen. des ponts et chaussées; Paris, 1834, in-8°; — yote sur la comparaison des avantages respectifs de diverses lignes de chemins de fer et sur remploi des machines locomotives ; Paris, 1835, in-18; — Considérations sur les prin cApes de la police du roulage et sur les travaux d'entretien des routes; Paris, 1835, în-8°, pl. . — Résumé des leçons d'analyse données à V École polytechnique , avec des notes de J.-C. Liouville; Paris, 1840, 2 vol in-8°.

— Résumé des leçons de mécanique données û l'École potytechniq ue; Paris, 1841, in 8°, pl.

Outre les ouvrages que nous venons de citer, Navier a inséré un grand nombre de mémoires dans différents recueils; ceux qu'il a communiqués à l'Académie «les sciences méritent une mention particulière, eutre autres les suivants : Sur les Roues à élever l'eau (1818) ; Sur la Flexion des lames élastiques (IK19), Sur (es Lois du mouvement des fluides (1826); .sur les Lois de l'équilibre et du mouvement descorps solides élastiques (1827) ; Sur l'Ecoulement des Jl unies élastiques dans les vases et les tuyaux de conduite ( 1 830). Comme éditeur, Navier a publié : Traite de la construction des ponts, par Gaulhey ; Paris, 1809- 1813,2 vol. in 4°, avec des notes, une notice biographique et des additions considérables; —

NAVIÈRES 448 La Science des ingénieurs, par Bélidor; Paris, I8J3, in-4a; - Mémoires sur Us canaux de navigation, par Ganthey; Paris, 1816, inV; — L'Architecture hydraulique , par BVUdor; Paris, 1819, t. rr,in-4°; l'ouvrage devait former 4 vol.; la moitié de celui qui a paru esfpresqoe entièrement l'œuvre de l'éditeur; — Analyse dts équations déterminées , par Fourier; Paris, 1831, in-4°. P L.

Prony, Notice btoçr. sur Navier; Pari», IWT, ln-*«.- (Jnerard , la France HtUrairr.

ratières (Charles ne), poète français, né le 3 mai 1544, à Sedan, mort le 15 novembre 1616, à Paris (1). D'une famille noble, mais peu aisée, il termina à Paris son éducation, embrassa le métier des armes et devint gentilhomme servant do prince et de la princesse d'Orange; il passa ensuite an service de Robert de La Marck, duc de Bouillon, qui le choisit pour écuyer. A la mort de ce seigneur (1574), il continua de vivre à S«dan, arec la qualité de rripi» faine de la jeunesse. Ses loyaux service* n'avaient point amélioré son sort ; la poésie ne lui fut pas plus fructueuse. Comme il était d'hnmeurtiere et un peu sauvage, il traîna dans la solitude une existence précaire et misérable. En 1606 il se rendit à la cour, et y fit nommas* an roi d'un poème, intitulé La Henriade;i\tà& lut môme quelques fragments , et le roi , plus sensible à la louange qu'au charme des vers, l'exhorta vivement a parfaire une si hetleceuvre Après un court voyage à Sedan, Navières sVtablit dans la même année à Paris, et à l'exemple^ héros qu'il avait choisi, il abjura le calvinisme Quelques amis des lettres pourvurent d'abord à ses premiers besoins; un de ses compatriotes, Jean Morel, fit davantage, et le logea an eoll^je de Reims, dont il était principal. Ce rot la qu'il expira, dans les bras de cet ami dévoue. Dan* le» derniers temps de sa vie il était devenu asthmatique et presque aveugle. Il avait pour «levweees trois lettres repétées p.n t. p. a l.,oe qui voulait dire: « Prompt à l'un, prêt à l'autre. «Oublie aujourd'hui, Navières a eu pour panégyristes Je* grands poètes du temps, Ronsard en tète- lle,,,t doué de beaucoup d'imagination ; pour un auteur de musique, il avait l'oreille peu <W'",,, et sa poésie est dure et pleine d'images violenta et bizarres. Quelques traits ça et là mentit «rpend indulgence, ce quatrain par exemple :

golon, en s»ln«it rtem cure*, clerc» le* no"",*V(. , - Hmi pa» cl. ro». mat» euro, ce dlnwMl», bon •'««>■ Solon le» salua par d autres termes clair» : « Adieu, curé», dll-tl, qui o ele» d»oc p»« clftCi- *

« Je ne puis me résoudre à donner de grandi éloges à sa poésie, dit Colletet... Ce n'est qu'il n'eût un grand génie de notre art et que *» esprit ue lût m quelque sorte capable de prodoc; lions héroïques; mais sa versification eMt« rustique et si barbare qu'il paroissoit bien qu*»»

(I) TV»! par erreur blogr;iplie« out prétendu qv'«l sacre de la Saun-uartltekinj, en UJ7I.

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se sentait du voisinage de cette obscure forêt des Ardenne* ou il avoit pris naissance. Il etoit tellement superstitieux dans le mystère de la rime, que pour la rendre toujours riehe H appauvrit souvent le sens de ses vers, qui «ont pour cela ordinairement durs, contraints, barbares et sans grâce. » On a de ce poète : Cantique de la poix; Paris, 1570, in-8", avec musique; — La Renommée, poème historial en V chants ; Pans, 1571, in-80 : il s'agit du mariage et dn couronnement de Charles IX ; — Les Cantiques saints, mis en vers françois, partie sur chants nouveaux et partie sur ceux d'aucuns psaumes ; Anvers, 1579, io 80, dédiés au prince d Orange;

— Pour le tombeau de M** Charlotte de La Marck, duchesse de Bouillon; Sedan. 1594, in-4* ; — Les douze Heures du jour artificiel, avec annotations; Sedan, 1595 , in-4o; Langres, 1597, m 4° (même édition avec nu nouveau titre ) ; les six premières Heures renferment 558 quatrains, tirés en grande partie des livres saints, et les six autres fies hymnes èt des poèmes religieux. Selon l'abbé Boulliot. les annotations du poète prouvent sa grande lecture; son but, d'ailleurs très-louable, était de former le creur des jeunes gens en exerçant leur mémoire; — Vers et Musique au baptême du Dauphin et de Mesdames, fils et filles de Henri IV; Paris, 1606, in-12; l'auteur y joint « l'échantillon . de sa ffenriade et de fta traduction de Lu< ain ;

— Vers pour le rappel des étudiants en l'université de Paris; Paris, 1G0G, in-8°; — Mémorial de feu Henri de Bourbon , duc de Btontpensier ; Paris, 1606, in 12 ; — Mémorial de feu Ange, duc de Joyeuse; Paris, 1608, in-8* ; — Poëmefunèbre sur la mort du grandduc de Florence (Ferdinand); Paris, 1609, in-8°; — L heureuse Entrée au ciel du feu roy Henry le Grand; Paris, 1610, in-12; — Suite des yuairains vouez, à Vetfigie royale r'ievée sur le pont Henri (le Pont-Neuf); Paris, 1614, in-12. Quant à l'épopée de La Henriade, qui ne contenait pas moins de 3n,ooo vers, elle est restée manuscrite, mais mutilée; sur seiie chants, il en manque six entièrement.

Boulliot, Btnorapkie ardennaise, II. — Guillaume Col- Irtrt, fin des polies françois. en manuscrit — Maag ferèm, La France protestante. — Oonlet. ftibtloth français* — Vlollrt l.'dnc, fUNioth portiav*

KAYiLLKf François-Marc Isatis ), éducateur suisse, né à Genève, te 11 juillet 1784, mort le 22 mars 1846. Fils d'un professeur de littérature grecque dans l'académie de Genève, et resté de bonne heure orphelin, il se destina à la carrière pastorale, et fut consacré au saint ministère en 1806. Élu en I8U pasteur à Chancy, la position de village frontière, dans un temps deguerrectdVpi. démie, le mit à même de rendre à ses paroissiens, par son dévouement et son zèle, des. serviras dont le souvenir ne s'est point eflacé. En 1818 il (il la connaissance du P. Girard . et s'unit dès lors dans une étroite communauté de vues et de

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