‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 12 sur 206 · MUSET · texte numérisé non relu

MUSET

Musique, de La Borde, que l'esprit de Colin Mu»et l'eleva au grade d'académicien de Troycs et de Provins. A cette époque il n'y avait pas d'académies en France, et il est probable que La Borde a voulu parler des concours que le roi de Navarre avait établis à Troyes et à Provins pour les chansons. On a dit aussi que Colin Muset contribua pour une grande part à l'érection du portail de l'église Saint-Julien-des- Ménétriers, située dans la rue Saint-Martin, à Paris. Cette assertion estévidemment erronée. En effet, la confrérie aux frais de laquelle celle église fut bâtie ne fut instituée qu'en 1328 et ne fut constituée que trois ans plus tard, comme le rapporte le P. Du Breul, bénédictin, dans son Théâtre des Antiquités de Paris. «En 1331, dit cet écrivain, il se ût une assemblée à l'hôpital des jongleurs et ménestriers, lesquels, d'un commun accord, consentirent à l'érection d'une confrérie, sous les noms de saint Julien et de saint Genest , et en passèrent lettres qui furent scellées auChàtelet, le 23 novembre du dit an. » Colin Muset ne put donc faire partie de cette confrérie puisque en 1328 il avait cessé de vivre depuis longtemps. Plusieurs auteurs ont également commis une antre erreur en prenant pour l'effigie de ce. ménestrel l'une des deux , . figures placées debout au portail de l'église 1 Saint-Julien. Cette figure, qui tenait à la main un rebcc, espèce de violon à trois cordes, est incontestablement celle de saint Genest , ainsi que le prouve le sceau de la confrérie, dont le P. Du Breul donne la description, et où l'on voyait, comme au portail, saint Julien et saint Genest, avec cette légende : « C'est le sceau de la confrérie de Saint Julien et Saint-Genest, lequel a été vérifié au Chàtetet et à la cour de l'Official. » D. Dej^e-Barox.

Du Breul, Tkidtrt des Antiquités de Parti. — Mtllin, Antiquité* nationale t. — De La Borde, Euai sur la Musique. — rtoqui'fort. De la l'oesù) françatte dans les douzième et treizième siècles. -- Dulaure, Hut. de Paris.

— Kctl*. Bioqr. univ. des Musiciens. — B. Bernhartl, Recherches sur l'histoire de ta corporation des ménétriers r-t joueurs d'instrumenté de la ville de Paris.

MCSGRAVE ( W illiam ), antiquaire anglais, né en 1657, à Carllon (Somerset), mort le 23 décembre 1721, à Exeter. Il étudia d'abord le droit à Oxford, et l'abandonna pour suivre l'école de médecine de la même université, et il s'y fit recevoir docteur en tG89. A cette époque il était déjà membre de la Société royale de Londres, qui en 1684 l'avait choisi pour secrétaire. En 1691 il alla s'établir a Exeter. On a de lui : De arthri~ tide symptomatica ; 1703,in-8o; — Dearthriiide anomala sive interna ; t707,in-8°;— Julii Vitalis epttaphiumtcum commenfario ; 1711, in-8° : épithaphe romaine trouvée près de Bal h ;

— De Legionibus ; de aquilis romanis ; Exeter, 1 7 1 3, in-8° ; la première des deux lettres est ad ressée à sir Hans Sloane ; — Geta Britanntcus; Exeter, 1715, in-8* fig.; c'est la vie de Géfa, d'après le texfe de Jules Capitoliu scion l'auteur,

MUS1TANO 24

| et accompagnée de notes variorum, d'inscriptions'latines, de monnaies et de médailles en l'honneur de ce prince; — Belgtum Brttannicum, or an account of that part of South Britain whichwas anciently inhabited by a peopte called Belgx, and note camprehends ftampshtre, WUtshirc and Somersetshire ; Exeter, 17 19, in-8° fig.; on y trouve une dissertation tendant à prouver que l'Angleterre était primitivement une péninsule, unie à la France par une partie de territoire solide qui se rattachait aux environs de Calais; — De arthritide prtmogenia et regulari; Londres, 1776, in-8». Tous les ouvrages relatifs aux antiquités ont été réunis en 4 vol. in-8° (Exeter, 1720). P. L-y.

Wood. jilhtnm Oron.. 11. - Renauldln, lis Medeclni numismatistes.

mcsgrave ( Samuel ), médecin et pbilolo- I gue anglais, petit fils du précédent, né vers 1730, mort le 3 juillet 1782. 11 pratiqua la médecine à Exeler, et attira quelque attention comme homme politique, en lançant contre le ministère anglais la vague accusation d'avoir accepté de l'argent de la cour de France pour conclure la paix de 1763; mais il acquit une distinction plus durable par ses travaux philologiques. On a de lui : Exercitationumin Euripidemlibriduo ; 1762, in-8"; — Apologia p>o medicina empirtca: 1763, in-4°; — des variantes et des notes |K>ur l'édition d'Euripide d'Oxford : Euripidis qux exstant omnio, Tragcedias superstites ad /idem veterumeditionumeodteumque Mis. cuinaliorum, tum prxcipue Bibliolliecx régi e Parisiensis recensutt : fragmenta tragœdiarum de perdit arum colleg'U ; varias lectiones insigniores, nolasque perpétuas adjciit : tnferpretationem latinam secundum probatissi- J mas lectiones reformavit Sam. 3fu*grave; Oxford, 1778, 4 vol. in-4°. Cette édition, remarquable par la beauté de l'impression, a peu de valeur critique; cependant, elle a été utile aux autres éditeurs d'Euripide. Musgrave mourut dans la gêne. On publia au profit de sa famille | ses deux dissertations, .Sur la mythologie des î Grecs et un Examen des objections de Newton sur la chronologie des olympiades. Z. Biographia Britannica. — Àlhente Oxon., t. H.

.vusi (Âgostino di ). Voy. Aiclstin.

NCSIN. Voy. FURLANETTO.

Mi sitaxo ( Carlo ), savant médecin italien, né le j janvier 1635, à Castrovillari, en Calabre, mort on 1714, à Naples. Ordonné prêtre à vingtquatre ans , il vint s'établir à Napiet», où il étudia la philosophie puis la médecine. L'incli- I nation particulière qu'il ressentait pour cette [ dernière science l'y rendit bientôt habile, et il I commença de la pratiquer après en avoir la | permission du pape Clément IX. Il parait qu'il ne négligeait pas les devoirs de la prêtrise, puisque le cardinal Pignatelli, archevêque de Na- I pies, lui donna dans ht suite les pouvoirs néces- | saircs pour confesser. Ce» doubles fonctions et

MUSITANO — MUSONllfS RUFUS 2*

la composition d'ouvrages scientifiques l'occu- Constance, Muskatblut s'écrie : « L'année quapèrent jusqu'à la fin de sa vie. Musitano n'ac- torze-cent-quinze a été une année de bénédiccepta jamais ui présents ni honoraires. On a de tion ; la chrétienté a fait preuve de concorde et lui •• Meditattones in linguam latinam; Na- de sagesse : l'oie a été rôtie en un grand feu; pies, 1682, in-8° ; — Pyrotechnia sophica re- mais elle a laissé beaucoup de petite; ô Dieu, rum naturalium ; ibid., 1683, in-4°; c'est un aide-nous à plumer les jeunes oies qui n'ont pascatalogue de préparations chimiques ; — Trutina encore été rôties 1» Mais les vœux de notre

medtca an ti quorum et recentiorwn disquisitionum; Venise, 1688, in-4°; Genève, 1701, in-4°. Cet ouvrage, où il établit la doctrine de la circulation du sang et d'autres découvertes nouvelles, lui attira une attaque violente de la part d'un médecin de Salerne, galéniste outré ; ce fut au sujet de cette querelle que parut une espèce d'apologie ( Celeberrimorum virorum Apologiapro C. Musitano adversus P.-A. de Martino; Kruswyck , 1700 , in-4° ) , où l'on trouve trois lettres de Musitano; — De Lue rmerea lib. /F. Naples, 1689, in-B°; trad. en italien ( Del Mal francese, Naples, 1697,in-8°), par le neveu de l'auteur, et en français ( Trait? de la Maladie vénérienne , avec des remarques; Trévoux, 1711, 2 vol. in-12) par Devaux; — Mantissa ad Armamentarium Adriani a Mynsicht ; accessit de lapide philoiophorum ; Naples. 1697 , in-8-; — Chirurtheoretico-praclica; Cologne, 1698, 4 vol. in- 4° ; le traité De Lue venerea est contenu dans le t. IV ; — De ' Morbis mulierum ; Cologne , 1709, in-4*. Tous ces écrits ont été réunis à G«oève;t716, 2 vol. in-fol. P.

EhMfi academici d*lta Società dtçli Spetuierati (Naplrs. 1703. in-l* ), L t»», p. n. — rte de CH. Mutilano, a la tetede **% Opéra omnia.— Nteéron, Mém. XXXVI.

mcskatbltjt, poète allemand du quinzième siècle. Comme la plupart des maistersœngers ( parmi lesquels on doit le ranger ), Muskatblut a abordé dans ses nombreuses compositions les sujets les plus variés : Dieu et la Vierge , l'amour profane et les grands événements contemporains l'ont tour à tour inspiré. Mais ses poésies, érotiques ou dévotes, manquent d'élévation , et surtout de naturel et de grâce; les seules de ses pièces qui méritent d'être étudiées sont celles qui offrent quelque intérêt historique. 11 a assisté au concile de Constance et connu la plupart des personnages qui ont joué un rôle dans ce drame fameux : les noms de Jean Huss, de l'empereur Sigismond, du pape Jean, de Frédéric,duc d'Autriche, reviennent fréquemment dans ses vers. Le malheureux hérésiarque lui inspire une. profonde horreur; il excite l'empereur à sévir contre lui: « Cette peste nous est venue de l'Angleterre : Jean Huss l'a transportée parmi nous et a infecté toute la Bohême. Je crois que ce Jean Huss est l'Antéchrist ! . O Marie, mère et pure Vierge, aie pitié de la chrétienneté, aide-nous à tuer cette oie ( hilfj uns die Genslin doten ). Les plumes lui sont devenues longues cette année ! Et toi, roi Sigismond, ne t'endors point, lance

poète ne furent pas exaucés ; les hussites se défendirent vaillamment, et les oies de Prague mirent plus d'une fois en fuite l'aigle impériale. Les poésies de Muskatblut ont été publiées pour la première fois d'après le manuscrit de Trêve» par E. de Groote. A. P.

Karl Cordcke, Deutuke Dichtung im Mittelatter; Ba- Dovre, tuv. - e. V. Groote, Lieder MuskatbluU, éviter Drwk; CAIn, iUt.

M CS3 1ER DE LA COICYRRSERIB ( LûUis-

François- Félix, comte), général français, né le 18 janvier 1766, à Longueville ( Picardie ), mort le 16 novembre 1837, à Paris. De famille noble, il entra à l'Ecole militaire de Paris (1780)/ et servit dans le régiment de Piémont, où il était capitaine lorsque la guerre de la révolution éclata. Employé aux armées du Rhin (1792) et des côtes de Cherbourg (1793), il devint chef de demi-brigade en 1795, et remplit pendant deux ans les fonctions de chef d'etat-major à l'armée du nord. La prise de Novarre en Italie lui valut le grade de général de brigade (1798). Après avoir apaisé à Bordeaux les troubles qui s'y étaient élevés, il repassa les Alpes avec la réserve (1800), s'empara de Plaisance et combattit avec la plus grande valeur à Marengo et à Pozxolo. Nommé général de division ( 1" février 1805), il fut spécialement chargé de la surveillance des côtes de l'Océan. Envoyé en Espagne (1808), il prit part aux premières opérations du siège de Saragosse, fit six mille prisonniers à O' Donnell sous les murs d« Lerida (1810), prit le fort de Mequinenza, et pendant qu'il couvrait le siège de Tortose battit à Uldecona un corps d'Espagnols fort de douze mille hommes. Après la prise de Valence, il rentra en France à la fin de 181 3, et reçut bientôt l'ordre de mettre en état de défense les places de la frontière orientale ; lors de la pYemière invasion, il reprit Mâcon sur le comte de Bubna, et tint à Lyon ce général en échec jusqu'à l'arrivée du maréchal Augereau. Il adhéra au gouvernement des Bourbons, et fut mis à la retraite après les Cent- Jours. Musnier avait reçu en 1810 le titre de comte de l'empire. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile. P. L.

Biograph. nouv. des Contemp.

Mcsoaics bcfcs ( Caius ), philosophe romain, vivait dans le premier siècle de l'èré chrétienne. Il était fils d'un chevalier nommé Capton. Il naquit à Volsinii dans t'Étrurie, soit à la lin du règne d'Auguste, soit au commencement de celui de Tibère. L'ardeur avec laquelle il enseignait et pratiquait les principes de l'école

elle Ion aigle !.. » Après l'autodafé de l stoïcienne le rendit suspect à Néron, qui l'exila

*J7 MUSONIUS RUFUS — MUSSATO 28

<\sn& l'Ile de Gyaros, comme complice de la i voulut plus permettre aux églises protestantes

conspiration de Pison. Suidas prétend que l'em- de la France d'être desservies par des ministres

pereur lit mettre à mort le philosophe ; c'est étrangers. 11 se retira alors à Genève. Le conseil

certainement une erreur. Musonius revint à aurait voulu le voir exercer le ministère dans

Rome après I* mort de Néron, et essaya de jouer sa patrie ; mais la compagnie des pasteurs re-

le rôle de conciliateur au milieu des troubles civils fusa de se rendre à ce vœu, d'abord pour ne

qui déchiraient l'empire; mais son éloquence et sa sagesse furent inutiles. Il se joignit aux ambassadeurs de Vitellius, qui tentaient d'arrêter par des négociations la marche victorieuse d'Antonins Primus sur Rome. Le philosophe représenta inutilement aux soldats les bienfaits de la paix et les dangers de la guerre; on le força de laisser là ses paroles pacifiques et hors

pas établir un fâcheux précédent, eu laissant le conseil se mêler de l'administration intérieure des affaires ecclésiastiques, ensuite parce que Mussard refusa de signer la confession de foi connue sous le nom de Formula Consensus. Après de longs débats, il passa à Londres, où en 1678 il fut nommé pasteur de l'église française. On a de lui : Les Conformités des cè-

de saison. Sous le règne de Vespasien, il 6'ho- remontes modernes avec les anciennes, où il

nora en poursuivant et en faisant condamner au dernier supplice Publius Egnatius Celer, indigne philosophe stoïcien , dont les délations avaient causé la mort de Barra Soranus. Il était si estimé que Vespasien l'excepta de la mesure qui bannit de Rome tous les philosophes. On ignore la date de sa mort; mais un sait qu'il ne vivait plus sous le règne de Trajan.

Comme la plupart des stoïciens romains, Musonius Rufus n'adopta parmi les doctrines du Portique que les maximes pratiques, celles qui pouvaient servir à la conduite de la vie, dans une triste époque de décadence. On cite de lui des préceptes pleins de noblesse, mais qui n'ont rien d'original et se retrouvent dans Sénèque. Cependant Musonius parait très-supérieur à ce philosophe, soit pour la dignité de sa vie, soit pour la mâle simplicité de ses préceptes. Suidas cite de Musonius Rufus, sans les spécifier, divers ouvrages traitant de philosophie ( >ôyoi ctdiçopoi çi>ooo?îac è/ôu-evot ) et des

est prouvé par des auiorilez incontestables que les cérémonies de Vfiçlise romaine sont empruntées des payent; (La Haye), 1667, in- 12. Ce volume fut publié sans nom d'auteur; il fut bientôt traduit en anglais. Ou en aaussi une trad. allemande avec notes, parSig. Ifosmann. 2r édit., 1695 et t703, in-8". L'original français est devenu fort rare, même parmi les protestants, qui n'ont pu le sauver des recherches actives qu'on fit pour le détruire. C'est un livre curieux, ne manquant ni d'esprit ni d'érudition ; — Historia Deorum fatidicorum ; Cologne ( Genève), 1675, in-4° ; Francfort, ICttO, in-4°; — Sermons sur divers testes; Genève, 1674, in-8°; — Jugement de messieurs de la Propagation de la Foy sur le Traité du Purgatoire de M. A. bye; Genève, 1662, in-8«. M. N.

Bayle, OEurret dirertet, tom. IV, pag. 165. — : Wr r, IHst . UUer. de Genève.

MI'ssabd (François), naturaliste suisse, né à Genève, en 1693, mort à Paris, en 1753. H

lettres apocryphes à Apollonius de Tyane. Les s'occupa principalement de l'étude des fossiles,

opinions de ce philosophe étaient aussi consignées dans un ouvrage de Pollion intitulé Mémoires du philosophe Musonius, et composé à la manière des Mémoires de Soc rate par Xénopbon. Tous les fragments de Musonius ont été recueillis par Moser et publiés, avec une notice biographique, dans les Sludien de Creuzer, t. VI , et d'une manière plus complète par Peerlkamp, dans son édit. des C. Musonii Rnfi Reliqui.T et apophthegmata ; Harlem, 1832. Y.

Tacllf, Jnnatet, XIV, 59; XV, 71 . «tir.. III. SI; IV, to, ;o. — mon r.*««iu*, i.xil. r;LW|, n - pHnr, tpitt., III, il. — rtitlnMraie. ntn 4pn/l«nU, IV, M, M ; VII, ifi. — Thi rnWiu', Oral., XIII, p 173. édit dp n«l«k« — Kit>rirm«, Hibhothrra (.rteca, vol III. - Ntewîan.l, ni$. *r,t. ptoloioph. cnt. de Ituionio ftv/o; Afflitrrdam,

mi'ssard (Pierre), rontroversiste protestant, jté à Genève, vers le commencement du dix septième siècle, mort A Londres, vers I«kO. Il avait épousé la petite-fille deThéod. de Bèze, et cette circonstance, jointe a un mérite réel, lui valut une grande considération parmi ses coreligionnaires. Il était ministre à Lyon vers le milieu du dix septième siècle. Il fut obligé de

dont il avait recueilli une belle collection. Les opinions qu'il émit sur leur formation, leurs propriétés, etc. , ne sont guère que des erreurs ; mais elles eurent l'dtihté de fixer l'attention sur cette |Kirtie importante de l'histoire naturelle. On a de lui quelques lettres sur ce sujet dans le Mercure de France, juin 1753 et janvier 1754. M. N.

Seuebier, Histoire Mtér. de (rentre.

MFSSATO (Alberlino), historien et poète italien, né à Padoue, en 1 261, mort à Chiozra, le 31 mai 1330. Sa vie, dont les détails nous sont connus en grande partie par ses propres écrits, fut très-agitée. Les ville» du nord de l'Italie étaient alors perpétuellement en guerre, soit pour se ravir mutuellement leur indépendance, soit pour se soustraire à la suxeraineté de l'empereur. Mussato, qui avait acquis nue fortune considérable et une grande réputation par son talent de jurisconsulte et d'avocat, fut dépoté en 1311 auprès de l'empereur Henri VII pour Ini demander la conservation de* franchise* de ta ville de Padoue 11 obtint seulement quelques concessions, qui parurent insuffisantes aux Pa-

quitter cette ville, quand le gouvernement ne douans. Mussato faillit payer de sa vie l'échec

MUSSATO — MUSSCHENBKOKK.

«le sa négociation. Cependant il fallut se soumettre, et le déput--, naguère si maltraité, alla porter à l'empereur l'hommage de la fidélité des Padouans. En son absence «ses compatriotes, apprenant que leur ennemi Cane de la Scala avait été nommé vicaire impérial de la marche Trévisane, coururent aux armes et firent la guerre au vicaire de l'empereur. Mussato n'abandonna point les Padouans, quoiqu'il eût à se plaindre de leur mobilité et de leur violence; il les servit comme soldat dans la guerre contre Cane de la Scala, dont il fut un moment le prisonnier en 131 4, et comme négociateur auprès dn duc d'Autricli€ en 1321. Ses services ne le protégèrent pas contre l'injustice ou la sévérité «le ses compatriotes. Impliqué dans un complot qui conta la vie à un de ses frères et à deux de ses neveux, il fut, en 1325, exilé à Chiozza, où il mourut, cinq ans plus tard. On ad'Albertino Mussato : Historix Augustin de rébus gestis Hennci VII Cxsaris lebri XVI; De gestts Italicomm post Henricum Vil lébri XII. Les seize premiers livres portent le nom A' Histoire Auguste parce qu'ils contiennent la vie de l'empereur Henri VII. La seconde partie en douze livres peut se dhtser en trois sections. Dans hait livres en prose, comme V Histoire Auguste, Mu<sato raconte les événements qui suivirent la mort de Henri VII jusqu'en 13 1 7. Les trois livres suivants sont en vers et ont pour sujet le àié^e que Cane de la Scala mit devant Padoue. Dans le douzième livre, l'auteur revient k la prose et raconte les dissensions intestines qui livrèrent Padoue an seigneur de Vérone. Tirabo-chi et Ginguené regardent cette série historique, qui contient en tout vingt-huit livrcs,commc l'ouvrage le mieux écrit en latin depuis la décadence des lettres jusqu'au quatorzième siècle. Cet éloge s'applique surtont a la prose de Mussato. Ses vers, quoique meilleurs que ceux de ses contemporains, laissent beaucoup à désirer pour la correction et l'élégance. Outre ses trois livres historiques en vers, Mussato a laissé d'autres polies latines , consistant en élégies, épttres et églogoes, et enfin en deux tragédies, les premières qui aient été composées en Italie, et qui sont dans la manière déclamatoire , mais quelquefois énergiqne et brillante de Sénèque. L'une, intitulée Achilleis, a pour sujet la mort d'Achille; l'autre, VEceerinu, est d'autant plus remarquable qu'elle a pour héros un personnage récent, le fameux Ezzclino, tyran de Padoue. • La division en. cinq actes, avec un chœur à la fin de chacun, dit Ginguené, la forme des récifs, la coupe du dialogue , et le si) le même, quoique faible et peu élégant, annoncent que l'auteur cherchait à imiter Sénèque. Au premier acte, la mère d'Ezzeliuo et d'Albéric leur raconte de qui elle les a eus; et cet étrange père, dont elle leur fait un portrait hideux , est le diable. Le deuxième acte est rempli par le récit que fait un messager des malheurs de la patrie et des pros-

/ pérités du tyran. Au troisième acte Ezzelino s'entretient avec son frère des projets qui leur ont réussi, et de ceux qu'ils méditent encore. On vient leur annoncer la prise de Padoue. Ils marchent a latéte de leurs soldats pour la reprendre ; et tout de suite le chœur raconte l'expédition et la victoire d'Ezzelino, son retour à Vérone, où est le lieu de la scène, et l'horrible massacre de ses prisonniers. Les événements s'accumulent , et le cours do temps disparaît ; car dans l'acte suivant un messager raconte toute la guerre que le tyran a faite en Lombardie, la ligue formée contre lui et sa mort. Le récit de la mort de son frère Albéric occupe en entier le cinquième acte. C'est donc, à tous égards, une fort mauvaise tragédie; mais enfin c'est la première où l'on ait essayé d'appliquer l'art des ancieus à la représentation de faits modernes. » Les Œuvres de Mussato furent imprimées avec «les notes d'Osio, Pignoria et Villani ; Venise, I63f>, in-fol. ; elles ont été insérées d'uue manière plus complète dans le Thésaurus Antiquitatum Italïx de Burmann, t. VI ; Muratori a donné les ouvrages historiques et la tragédie d'A'rcerinis dans ses Scriptores lierum Italictn um, vol. X. Z.

TVabnichl. Storia dHla Utteratura Itahana. t V. - Pîapoli-SiKnorclH , sfana rritira dr' Thtalrl nnttchi e moderni, t. III — Gingnrné, Histoire de la Littérature italienne, t. Il, p. 3)H; I. VI. p. 13.

MrsscHESitROBK (Pierre van), célèbre physicien hollandais, né le 14 mars ir>9>, a Leyde, mort le 1 9 septembre 1761, dans la même ville. Après avoir reçu dans la maison paternelle une excellente éducation, il entra en 1708 à l'université de Leyde, pour étudier la médecine, enseignée par Rau et Boerhaave. Il s'appliqua également aux humanités et k la philosophie, sous Pcrizonius, Gronovius, Alhiuus, Le Clerc et Bernard, et S'Gravesaude lui inspira le goût des mathématiques. Reçu docteur en médecine le 12 novembre 1715, il soutint à cette occasion sa thèse inaugurale Deaeris prxsentta in humoribus animalium, thèse remplie de faits entièrement nouveaux et où il montra sou penchant pour la physique expérimentale. Lu 1717, il se rendit à Londres afin de profiter des leçons de Dcsagnliers et aussi d'y voir Newton, dont il était le fervent admirateur. Il venait de recevoir le diplôme de docteur en philosophie (1719) lorsqu'il fut appelé par le roi de Prusse à remplir la chaire de philosophie et de mathématiques à Duishourg, sur le Rhin. Il y acquit une grande réputation, et les curateurs de l'université d'Utrecht lui ayant offert la chaire semblable dans leur ville, il en prit possession, en septembre 1723, par une harangue intitulée : De certa methodo phtlosophix experimenlaitSy qui rappelait par le fond du sujet celle que Boerhaave avait prononcée quelques années auparavant. Mus*chenbroek passa douze années à Utrecht, et ce fut là qu'il composa ses travaux les pins importants ; il y occupa de 1729 à 1730

MUSSC H KNBROKK

la dignité de recteur magnifique. En 1731 le roi de Danemark lui proposa une chaire de philosophie à Copenhague, avec des honoraires de fi.OOO florins de Hollande; de son coté, le roi d'Angleterre chercha en 1737 à l'attacher à l'université de Gwttingue; enfin, le roi d'Espagne, instruit du double refus de ce savant, n'exigea de lui que cinq ans de séjour dans ses États, et aux louanges les plus séduisantes il joignit l'offre d'un traitement de 20,000 florins par an. C'était une véritable fortune; mais notre philosophe, qui n'estimait que les richesses de l'esprit, ferma l'oreille à ce que ces diverses propositions pouvaient avoir de flatteur pour son mérite, et resta fidèle à sa patrie. Bien qu'il eût joint depuis 1732 à son enseignement ordinaire celui de l'astronomie, il se laissa tenter en 1739 par le désir de revenir dans sa ville natale, et le 20 janvier 1740 il succéda à Wittiçh dans la chaire «Je philosophie de Leyde. De nouveaux efforts faits par les souverains étrangers, notamment par le roi de Prusse (1740) et par l'impératrice de Russie (1744), ne purent l'arracher à la Hollande; il y continua paisiblement ses travaux, jusqu'au moment où la mort l'enleva aux sciences, à l'Age de soixante-neuf ans. « Ses mœurs étaient simples, pures et sans tache, dit Savérien. Il était enjoué et très-aimable dans la conversation et possédait toutes les qualités qui forment le véritable philosophe, je veux dire la candeur, le désintéressement, l'amour du bien, la franchise, un attachement inviolable pour ses amis, et one tendresse paternelle pour ses enfants. » Musschenbroek appartenait a la plupart des sociétés savantes de l'Europe; mais il ne se parait jamais de ces titres d'honneur, et il mettait simplement à la tête de ses ouvrages sa qualité de professeur de philosophie et de mathématiques. Il s'était marié deux fois, et laissa de sa première femme une fille et un fils.

Musschenbroek fut, avec son maître S'Gravesande, le rénovateur de la physique expérimentale. « On trouve dans ses ouvrages , dit Condorcct , une longue suite d'expériences bien faites et dont les résultats ont été calculés avec précision ; un grand nombre de faits bien vus et décrits avec exactitude, plusieurs appareils d'expérience ou inventés ou perfectionnés par lui, et surtout une excellente méthode de philosopher, lorsque ses recherches ne conduisent point à des résultats généraux , il se contente d'exposer ses expériences, toutes nues, et il aime mieux risquer de passer pour un physicien sans vues que de donner des systèmes pour des vérités. Il y a cependant un reproche à lui faire, c'est d'avoir adopté quelquefois dans ses explications les principes obscurs et vagues de cette physique qu'avaient créée dans le dernier siècle les partisans de la philosophie corpusculaire. Leyde, où il enseigna longtemps , s'était rempli de physiciens qu'il avait formés. C'est dans cette école d'observateurs de la nature que fut

découvert le fait singulier de la commotion électrique, si connu sous le nom d'expérience de Isyde (I), et qui a conduit à la connaissance de la nature du tonnerre et aux moyens d'en détourner ou d'en imiter les effets. Les jeunes gens destinés aux sciences venaient de toute» les parties de l'Europe se former à Leyde, sous Musschenbroek. » Outre les écrits cités , on a de ce savant : Epitome Elementorum physicomathematicorum in usus academicos ; Leyde, 1725, in-8'; plusieurs fois réimprimé et augmenté, ce traité a été traduit en 1747 en allemand et deux fois en français, Pune par Massue! sur une édition hollandaise (Essais de Physique; Leyde, 1739, 2 vbl. in-4°); l'antre par Sigaud de Lafond (Cours de Physique; Leyde et Paris, 1769, 3 vol. in-4°, fig ), sur la dernière édition latine, intitulée Introductio cd Philosophiam naturalem; Leyde, 1762, 2 vol. in-4*. C'est le plus vaste recueil de ce qu'on connaissait alors en physique : il contient beaucoup de recherches particulières à l'auteursur les frottements, la roideur et la force des corde*» l'électricité , la cohésion des corps , la propriété de ceux qui sont phosphorescents après avoir été exposés à la lumière, et une table de* poids spécifiques; — Physicae expérimentales et geometricx de magnete, tuborum capiltarium vitreorumque spectdonnn aitractione, magnitudim Tcrrx, cohxrenlia corporum firmortim; dissertai iones ut et ephemerides meteorologicx Ultra jectinx ; Leyde, 1729, in-4°. On y tr.wve d'excellénts travaux sur l'aimant, sur les tubes capillaires, sur la cohésion et la force des corps, et de bonnes observations météorologiques appliquée» même à la médecine; — De methodo insti-' tuendi expérimenta physices oratio, insérés en tête de l'ouvrage suivant; — Tentamina experimentorum naturalium in Académie del Cimento ex itaheo sermonr in latinum conversa, quitus commentarios. nova expérimenta et orationem addidit P. r. .V.; Leyde, 1731, iu-4°; dans un des commentaires joints a cette traduction, il a décrit un pyro-

(1) Hans se» cipérlenees «or l'électricité , MnaxcheQbroei ne aervall, pour «citer on frottement plu* cniwjdenble , d'un globe de verre qoll faisait tourner surioa aie par le moyen d'une machine. « Cent avec ce globe alnM ajuste ou celle machine électrique, raconte Saverien, que Muaschcobroek (disait de» cipertcnce*- Il cherchait a découvrir al |V.-m était un milieu propre a ra ma»»cr et à préparer la matière électrique. I).m« cette vue ayant autpendu horUontalrment tnr de* corduiw de sole un canon de fer, dont une eiirrmllé était proche du globe électrique, et qui portait a l'autre un fit de Saitun plongé dans une boniellle pleine d'eau. Il aoutena t cette bouteille avec la main droite tandis qu'on étectrt- «alt le canon de fer. Le globe étant fortement éleciéh*. Il en tira une étincelle. A l'Instant il fut frappé d'un coup *l violent qu'il «e crut mort. Revenu de ton accident, Il protesta qu'if ne répéterait point cette et perlence » quand Il «'agirait du royaume de France ». Ce «ont les tmnf*dont il ae nert dan* la lettre qu'il écrivit, en iîm.à fteiumur pour lut faire part de cette découverte. BI'c torma une rerol-illon totale dans la physique. -

33 MUSSCHENBROF.K — MUSSET

mètre de son invention, le premier instrument •le ce genre qui ait paru, et il a indiqué les résultat* de ses expériences multipliées sur la dilatation des corps par la chaleur; — De Mente humanasemet ignorante oratio ; Leyde, 1740, tn-4°; — De Sapientia divin a oratio; Leyde, 1744, in-4°; — Instituliones logiez prxcipue comprehentes artem argumenlandi; Leyde, 1748, in-8°; — quelques observations dans les Mémoires de la Société royale de Londres et <k» Académies des Sciences de Paris et de Pétersbourg.

Sivériea. ries des Philosophes, VI. - Condorctt, Eloges. - Bœrner, Nachr. von Aertten, 1. us-tti, et III. 74t.

mcsscherbroee (Jean var ), frère du précédent, né en 1687, mort le 17 septembre 1748, à Leyde. Après avoir porté les armes, il obtint une chaire de philosophie à Leyde. Excel- Jent mécanicien comme son frère, il fut d'un grand secours à S* Gravesande pour l'exécution des appareils inventés , décrit* et perfectionnés dans les trois éditions de ses éléments de physique. On a de lui un ouvrage imprimé à la suite des Essais de Physique de son frère, et intitulé Description de nouvelles sortes de Machines pneumatiques tant doubles que simples; on *n a fait une édition nouvelle (Augsbourg, 1765, in-8° ).

Sartrien , Fies de* Philosophes modernes, vi.

aicrsscHBR (Michel vin), peintre hollandais, né à Rotterdam, en 1645, mort à Amsterdam, le 10 juin 1705. Doué de grandes dispositions, il eût pu faire un artiste de premier ordre ; mais l'inconstance de son goût le porta à étudier successivement l'histoire , le paysage, le genre, enfin le portrait, où il excella. On le vit, en peu d'années, fréquenter les princqiales écoles de peinture de Hollande et suivre les cours de Martin Zaagmoolen, d'Abraham van den Tempel, du célèbre Gabriel Metzu, et de Jean Stéen. Son dessin et sa composition laissèrent toujours à désirer; mais il acquit de ses excellents maîtres un partie de leurs talents ; de celui-ci un coloris harmonieux, de celui-là une touche délicate, de l'autre un fini précieux. Tout en embellissant ses modèles , il savait atteindre un haut degré de ressemblance; aussi fit-il une brillante fortune. Un riche amateur, nommé Witzen, lui avait acheté d'avance tous les tableaux qu'il pourrait peindre, lorsqu'ils ne seraient pas de commande. Van Musscher n'abusa pas de ce marché ; car il n'a produit que quelques tableaux d'histoire ou de cabiuet, restés en Hollande. Son meilleur ouvrage est celui qui le représente lui-même, entouré de sa femme et de ses enfants. A. de L.

Deicamp». Ijs Fie des Peintres hollandais, t. II. p. soo.

mcsset (Joseph-Mathurin), homme politique français, né en Bretagne, en 1749, mort en Belgique, en 1828. Il était curé de Falleron à l'époque de la révolution, et fut l'un des premiers à prêter le serment à la constitution civile

KOITV. BIOCR. CÉSÉH. — T. XXXVII.

du clergé. En 1790 il fut élu député par la Vendée à l'Assemblée législative ; et s'y fit peu remarquer. Réélu par son département à la Convention nationale, il y siégea |>armi les montagnards. II vota la mort de Louis XVI sans appel ni sursis. Apiès le 31 mai 1793, chargé de plusieurs missions dans les département, il sut allier l'énergie à l'humanité et n'outrepassa pas les bornes de l'équité. Néanmoins, dans la séance du 27 avril 1794, avec son collègue Peyssard, il se rendit l'interprète du serrurier Gamain, et débuta ainsi : « Que ceux qui pensent que Louis ne faisait lé mal qu'excilé par ses entours sachent que le crime résidait dans son âme; la pétition que je vais vous présenteren est une preuve, » et aussitôt il exposa « que le citoyen Gamain avait exécuté pour le roi une armoire de fer à secrets dans un des mnrs du château des Tuileries et que ce prince, afin d'ensevelir ce secret, l'avait empoisonné de sa propre main sous prétexte de lui offrir un rafraîchissement. » Cette histoire, toute absurde qu'elle paraisse, fut acceptée comme vraie par l'assemblée, qui accorda une pension à Gamain. Musset, après la session conventionnelle, élu membre du Conseil des Anciens, en sortit le 20 mai 1797, et fut nommé administrateur de la loterie, puis commissaire du directoire en Piémont. En 1800, Bonaparte lui confia la préfecture de la Creuse. En mars 1802, appelé au Corps législatif, Musset y siégea jusqu'en 1807. Retiré dès lors des fonctions publiques, il vivait dans la retraite lorsque la loi du

12 janvier 1816 vint le contraindre à chercher un refuge en Belgique, où il est mort. Il a publié quelques brochures politiques de circonstance, aujourd'hui sans intérêt. H. L-r.

I.e Moniteur universel, an n |I79;}, n° ti«; an tu n»» *5. l6î;aD iv, n°» l, 1U; an v, n« 1*6 j an VI, n» IJ; an vu, n*« 181 et «oc. — Hiooraphte moderne (1806). — Petite Biographie conventionnelle | Paris, 1816 - Calorie des contemporains (Mon», 1M7|.

MUSSET ( Louis- Alexandre- Marie de), marquis de Cockers, littérateur français, né le

13 novembre 1753, à Ma/angé, près Vendôme, mort le 17 septembre 1839, à Cogners(Sarthe). D'une ancienne famille du Vendômois, il entra en 1769 dans le régiment d'Auvergne, devint capitaine en 1779, et obtint en 1785 la charge de lieutenant des maréchaux de France. En 1790, il fut procureur syndic du district de Saint-Calais. Appelé en 1801 à faire partie du conseil général de la Sarthe, il fut élu député de ce département au Corps législatif (18J0>, et y siégea jusqu'en 1815, époque où il se retira dans sa terre de Cogners. Ses écrite sont moins importants que nombreux; nous citerons les suivants : Correspondance d'un jeune militaire, ou mémoires de Luzigny et d'Hortense de Saint-Jusl; Paris, 1778, 1784, 2 vol. in-12; Le Mans, 1789, 2 vol. in-12; ce roman, écrit en société avec J.-F. de Bourgoing, a été réimprimé en partie par Dorât, dans le Journal des Dames (mars 1778), et contrefait sous le tiîro

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