‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 128 sur 206 · NEIPPERG · texte numérisé non relu

NEIPPERG

rigé l'éducation du duc de Lorraine , qui devint plus tard l'empereur François 1", il fut envoyé en 1733 comme feld maréchal- lieutenant en Italie. Dans les années suivantes il eut un commandement supérieur dans la guerre contre les Turcs, avec lesquels il conclut en 1739 une paix si désavantageuse, qu'il fut traduit devant un conseil de guerre. Acquitté en 1741, «I fut en cette année chargé d'arrêter les progrès de l'armée prussienne en Silésie ; mais il perdit contre Frédéric le Grand la bataille de Mollwilz, qui décida du sort de la campagne. Ses revers ne lui firent pas perdre la faveur de François Ie' et de Marie-Thérèse ; en 1755 il devint président du conseil stipérieurde la guerre. O.

HlrscMng, Handbuch.

{(BIFFER*» (Léopold), diplomate autrichien, fils du précédent, né en 1728, mort en 1790. Il fut pendant de longues années ambassadeur autrichien à la cour deNaples. Il inventa en 1762 une machine à copier les lettres, et en publia une description à Vienne, 1764, in-4°. Il fit aussi paraître pour justifier la conduite de son père, lors de la paix de Belgrade, une Histoire /ondée sur les documents originaux de toutes les transactions relatives à ta pake conclue en 1738 entre l'empereur Charles 17, la Russie et la Porte; Francfort, 1790, in-8°. O.

Ot ttrtichUche National- Encfklopâdic.

kbipperg ( Albcrt-Adamf comte de ), général allemand, petit-fils de Guillaume Reinhard, né le 8 avril 1774, mort le 22 avril 1829. Il entra de bonne heure dans l'armée autrichienne ; mais il eut le malheur d'être fait prisonnier sur les bords du Rhin par les Français , qui, le prenant pour un émigré, le maltraitèrent C'est à cette occasion qu'il eut un œil crevé. Remis en liberté, il continua de servir, et se distingua dans la campagne d'Italie. Les préliminaires de paix qu'il conclut à Paris, avec Talleyrand, de concert avec le comte de Saint-Julien, déplurent au cabinet autrichien , qui refusa de les sanctionner et lui ordonna de se rendre à Mantoue, on il épousa la femme divorcée d'un sieur Remondini de Bassano. Dans la campagne de 1809, il fit partie du corps d'armée de l'archiduc Ferdinand. Envoyé d'Autriche a Stockholm en 18tl, il prit une grande part à la bataille de Leipzig en (813; ce qui lui valut d'être chargé de porter à Vienne la nouvelle de cette victoire des alliés. Dans l'automne de 1814, il obtint le grade de feldmaréchal-lieutenant et fut choisi pour cavalier d'honneur de l'impératrice Marie-Louise (voy. ce nom ), femme de Napoléon, et que les événements de France avaient rendue à l'Autriche. Il suivit à Parme cette princesse, à qui, dit-on, il avait bien vite su plaire , et plus tard il l'épousa, dit-on , secrètement .

Son fils aîné, le comte Alfred de Neipperg, né en 1807, a épousé en 1840 la princesse Marie de Wurtemberg. L. L.

OEsterreichUche National Enqfklovxdie, - Conwrsatwns-Urtkoru

— KÉLÉE 6*4

'nélaton ( Auguste ), chirurgien français, né à Paris, le 17 juin 1807» Elève de Dupuytren, dont il a toutefois rectifié les doctrines, grâce à l'idée philosophique qui l'a toujours guidé et qui manquait à son maître, il fut reçu docteur à Paris le 28 décembre 1836, et devint en juin 1839 chirurgien au bureau central des hôpitaux de Paris. Après un concours, il obtint cette même année une place d'agrégé à la faculté de médecine, et fut nommé professeur de clinique chirurgicale, le 1er mai 1851. Ses leçons, où il brille par une exposition claire et précise, par un choix d'expressions élégantes, et par une logique entraînante, attirent toujours un trèsgrand nombre d'auditeurs. Estimé comme professeur et comme praticien , M. Nélaton s'est aussi fait connaître récemment par une remarquable opération chirurgicale pour l'extraction immédiate de la pierre , en dehors de tous les procédés de lithotritie. Il a été admis en 1856 a l'Académie de médecine (section de pathologie chirurgicale). Chevalier de la Légion d'honneur, le 26 septembre 184 s, il a été promu officier de l'ordre, le 16 juin 1856. On a de lui : Recherches sur l'affection tuberculeuse des os; Paris, 1837, in-8°; — Traité des tumeurs de la mamelle; 1839, in-4°: thèse pour raggrégation; — Parallèle des divers modes opéra' toires employés dans le traitement de la cataracte; 1850, in-8°; — De l'Influence de la position dans les affections chirurgicales ; Paris, 1851, in-4° ; — Éléments de pathologie chirurgicale; 1844-1861, 5 vol. in-8°: œuvre capitale, où sont consignes les points principaux de sa pratique et de son enseignement. M. Nélaton a donné de nombreux articles dans les journaux de médecine ; nous citerons notamment : Recherches sur une cause peu connue de l'allongement du membre abdominal dans la coxalgye (Archives génér. de médec, 1834) ; — Note sur Cenchondrôme (Gazette des hôpitaux, 1855); — De VBématocèle rétro-utérine (Annuaire médical, 1852). H. F.

Documents particuliers.

nkledikski-melbtzki, littérateur russe, né à Moscou, en 1752, mort à Kalouga, le 13 février 1829. Il acheva ses études à l'université de Strasbourg, prit part aux guerres contre les Turcs et assista au siège de Bender. Il a traduit Zaïre en vers russes et composé un grand nombre de chansons et de pièces légères, qui , dispersées dans divers recueils, mériteraient d'être réunies en un volume. Pee A. G — h.

Greteh, Essai Mtt. sur la (Utérature russe. — Bantleh- Kamriukl, Diet. htst. - l.'AbtiUt du Nord, tStt.

nblbe, philosophe grec, né à Scepsis, vivait vers 300 avant J.-C. 11 fut le disciple d'Aristote et de Théophraste. Son histoire personnelle est inconnue ctsonf nom même serait ignoré s'il n'était resté attaché à l'histoire des manuscrits d'Aristote. Suivant le récit de Strabon, confirmé sur presque tous les points par Athénée, Plutarque

625 KÉLÉE -

et Suidas, Aristole légua sa librairie et ses manuscrits originaux à Théophraste, son successeur. Après la mort de Théophraste, ses propres papiers et ceux d'Aristotc passèrent aux mains de Nélée, qui les vendit à Ptolémée II, roi d'Égjpte, pour la bibliothèque d'Alexandrie. Nélée, garda les manuscrite originaux des deux philosophes. (Sur le sort de ces précieux papiers, cons. l'article Abistotb). Y.

Strabon, XIII, p. «OS. s. — Mojrene LaCrce , V, sî, 13, us, 66. - Athénée, I, p. S. — Plutarqoe, Svila. — Fabridas, Btbl. GrKC*. vol. III. p. *M.

5 élis (Corneille- François de), prélat et érudit beige, né à Malines, le 5 juin 1736, mort près de Florence, le 21 août 1798. Il fit ses études à l'université de Lonvain, et y prit le grade de licencié, le 6 mai 1760. Presque aussitôt il devint principal du collège de Malines, et l'administration de la bibliothèque de l'Académie lui fut confiée. Ce fut alors qu'il se fit avantageusement connaître du monde savant par quelques Dissertation* sur divers points d'histoire et de philosophie. Nommé chanoine de Tournai en 1765, puis vicaire général de cette ville en 1767, H présida plusieurs fois en cette qualité les états du Toumaisis. Lors de la destruction de la compagnie de Jésus en 1773, il fut désigné pour faire partie de la commission royale des études instituée 4 Bruxelles. L'archiduc Maximilien , depuis électeur de Cologne . ayant apprécié son mérite dans une visite qu'il fit des provinces bclgiques, le signala à l'empereur Joseph II, qui, le 25 octobre 1764, le nomma à l'évêché d'Anvers. Quoiqu'il dût son élévation à la maison d'Autriche, sa conscience ne tarda pas à être alarmée des innovations religieuses que voulait introduire l'empereur Joseph II, et dès le 22 mai 1786 il adressait des remontrances anx princes gouverneurs généraux, touchant l'ordre de publier au prooe les édits de police et autres, et, quelques fours après, des représentations sur la suppression des confréries, des. processions et sur les empêchements dirimants du mariage. Il s'éleva la même année contre l'édit impérial qui instituait une nouvelle forme de concours pour la collation des bénéfices , puis sur la suppression des séminaires épiscopaux. La mort de Joseph II rassura on peu les esprits timorés. Le 19 juillet 1793, Nélis, qui s'était montré un des plus ardents ennemis de la France, écrivit à l'empereur François II pour justifier et excuser la conduite qu'il avait tenue pendant la révolution brabançonne. Le 21 avril suivant, il se rendit à Bruxelles, où les états avaient été convoques et y fut parfaitement accueilli par l'empereur. Mais la révolution marchait à grands pas, et à l'ap* proche de l'armée française, de Nélis, qui avait tout à craindre, dut le 28 juin 1794 s'éloigner en toute hâte d'Anvers. Il chercha d'abord un asile à Bréda , mais ne put demeurer longtemps dans cette ville ; il gagna de là Rotterdam, et en 1795 il se rendit* en Allemagne. Après avoir sé-

NELLER

journé quelques mois à GœtUngue et k Osnabruck , puis à Zurich auprès de Lavater, auquel l'unissaient les liens d'une étroite amitié, il passa en Bavière , et peu après en Italie, où il habita successivement Florence, Parme, Bologne, Rome et Naples. Il trouva enfin une douce hospitalité dans un couvent de Camaldules auprès de Florence On a de ce prélat : Éloge funèbre de Vempereur François Ier; Louvain,. 1765, in-4°, en latin ; Bruxelles, 1766, in-4°, en latin et en français; — Éloge funèbre de Marie-Thérèse; Bruxelles, 1780, in-4° et in-8*. Cet éloge, écrit en français, est jugé bien supérieur à celui que composa l'abbé de Boismont; — Belgicarum rerum Prodromus, site de historia belgica «jusque scriptoribus prsecipuis commenlatio; Parme, 1795, in-8°. M. de ReifTenberg en a fait le plus grand éloge dans l'édition qu'il a donnée de la Chronique rimée de Philippe Mouskes; — V Aveugle, de la Montagne, ou entretiens philosophiques, 1789, 1793, 2 vol. in- 18; édition augmentée» Parme, 1795, in-8° ; Rome-, 1797, in-4°. Dans les recueils de l'Académie de Bruxelles, 1777 etann. suiv., Mémoire sur l'ancien Brabant ; sur la vigogne et V amélioration de nos laines; sur la pierre Brunehaut dans le Toumaisis; sur la constitution municipale et sur les privilèges accordés aux villes des Pays-Bas ; sur les écoles et sttr les études d'humanités. On doit encore à de Nélis de nombreux Mandements et Lettres pastorales, soit en flamand , soit en français. Parmi les manuscrits qu'il a laissés, deux notamment offrent de l'intérêt : Quxstionum Camaldulensium libri quatuor; — Europx fata, mores, disciplinée, ab ineunte sxculo XV usque ad finem sxculi XVI t T. Ce» deux ouvrages étaient sur le point d'être publiés lorsque la mort enleva leur auteur, qui les légua au couvent des Camaldules, où il avait trouvé un asile. II. Fisqoet.

Synopsis aetonrm eecUtix JntwrpUntls, etc., par de Ram. — Mémoire* de l'^cadéint« des sciences de Bruxelles, pasaln».— Documents particuliers.

ntZLiE* (Georges-Christophe, comte), canoniste allemand , né en 1710 , à Aub ( évêché de Wurtz bourg), mort à Trêves, en 1783. Il entra dans les ordres, fut nommé en 1748 professeur de droit canon à Trêves, où il reçut un caoonicat; il devint conseiller de l'électeur de Trêves et fut élevé à la dignité de comte palatin. On a de lui : Principia juris publici ecclesiastici catholicorumad statttm Germanix accommodât*; Francfort, 1746 et 1768, in-8°; — De Concordatis Germante; Trêves, 1748, — De Jurisprudentia Trevirorum sub Romanis; ibid., 1752 ; — De Jurisprudentia Trevirorum belgica; ibid., 1752; — Jurisprudentia Trevirorum anle-romana, sub Romanis, sub Francis et sub Germants, dans le Prodromus historix trevirensis de Monlheim ; — Kurzer Unterricht von der aWrùmxschen , Jrùnki-

Page 1