‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 136 sur 206 · S3 NÉPOS · texte numérisé non relu

S3 NÉPOS

ment remarquable du règne de Julins ÎNYpos. Ce prince avait rappelé Lcdicius et lui avait donné O teste pour successeur dans la place de maître de la milice des Gaules. O reste, preuaot le commandement des troupes rassemblées à Rome, se dirigea vers son nouveau gouvernement; mais arrivé à Ravennc il leva l'étendard de la révolte et proclama empereur son fils Augustule ( 28 août • 475). Nepos, abandonné par l'armée et parle sénat, se relira en Dalmatie, dans la petite principauté qu'il tenait de Mareellinus. Là il fut lue, en 480, près de Salone par deux de ses ofliciers, Viator et O vida, ou Odiva. Ce meurtre s'accomplit probablement à l'instigation de Glyceriws, alors évéque de Salone. Odoacre, qui avait renversé le faible successeur de Nepos sur le trône d'Occident, envabit la Dalmatie en 481, vainquit et tua Ovida. Les chroniqueurs anciens ont remarqué que Nepos, qui fut réellement le dernier des empereurs d'Occident, car Romuius Augustule n'eut pas même une ombre d'autorité, s'appelait Juliue comme le fondateur de l'empire romain. L. J.

Roncalll, yrtuttior. latinomm chronien); CJuronicon ; Chronici t'rosprriani Auctarium ; Catatoaus tttiprratorum — Jornandés, De Regnor. succès i. ,- De Rebut oettels.— Ammlm Marcelin». Excerpt*, dam rediitoa de Valoto. - F.v.igriot. Hit t. eceles., II. le. — TlUeroont, MitU des empereurs, «ol. VI, p. m-m, Ul-US. -Gibbon, Historv of décline and /ail of roman empire, t. xxxvt. - Eckliet, Boetrtna numorum, VIII, m

xépOTlK* {Piepotianns Flavius Popilius), empereur d'Occident, régna du 3 juin 350 au 30 juin de la même année. Il était fils d'Eutropte,demi-sœur de Constantin. On pense que le Népotien eomml en 301 était «os pèreet qu'il fut lui-même consul en 330. Au milieu des troubles qui suivirent le meurtre de Constant et l'usurpation de Magnpncc, Né^iotien, sans autre titre a l'empire que sa parenté avec Constantin, conçut le projet de prendre la pourpre, tt rassembla une troope de gladiateurs, d'esclaves fugitifs et d'autres hommes déterminés et perdus, qui le proclamèrent empereur. Avec cette- bande H se présenta devant Rome. Anicet, ju-éfet «lu prétoire pour MaRnenee, marcha à sa rencontre, et fut battu. Le vainqueur pénétra dans Rome ; et si l'on en croit la vague assertion d'Aurelius Victor, il fit couler des flots de sang. Victor cependant ne cite qu'une seule victime, Anicet Népotien ne jouit que vingt-huit jours- du pouvoir suprême. M:i£nen«e envoya contre lui Marcelim, maître de* offices. Sépoueo, trahi par un sénateur nommé Héridite, fut vaincu et tué. Les vainqueurs promenèrent sa tête, dans les rues de Rome. La mort de Népotien fut suivie d'une proscription qui coûta m vie à sa mère, Eutropie, et k un grand nombre de persosms <Fun rang illustre. L. J.

Julien, Orat., 1, 11. — Atircllws Vlertr, De Caet., li\ EpU, *î. — Kntrope. X. «. — Zn*trae, II, w. — chronus. Alexandr - CkronJcon tdatii. - Tlllcriiont, Dut. des Empereurs, t IV.

x kptbu ( François ), auteur ascétique frnn-

NERClAT 684 çais, né le ?6 avril 1639, à Saint-Malo, mort en février 1708, à Rennes. Admis en 165i dans la Société de Jésus, il y professa le» humanités, U rhétorique et la philosophie, et occupa ensuite différents emplois ; à l'époque de sa mort, U était recteur du collège de Rennes. Tous ses ouvrages ont pour objet la piété et la morale; ils •nt été fréquemment réimprimés jusqu'à ce jour et traduits en plusieurs langues. Les principaux sont : De C Amour de Jésus-Christ; Nantes, 1684, in-12; 5* édit.r Paris I75«, m-12; — Exercices intérieurs pour honorer les mystères de Jésus- Christ ; Paris, 1791, 2 vol. in-12; Lyon, 1836, in 12;— Retraite selon l'esprit et la méthode de saint Ignace ; Paris, 1687, in-12; — Manière de se préparer à la mort ; Paris, 1693, 1697, in-12 ; — Pensées et fié /lésions chrétiennes pour tous les jours de l'année ; Paris, 1695,4 vol. in-12, et 1850, in-**; trad. deux fois en latin (Ingolstadt, 1727 . et Heidelberg, 1774 , 4 vol. io-8") ; en flamand ( 1837-1839, 4 vol. in-4°); deux fois en allemand ( 1752 et 1829 ); et deux fois en italien ( 1715 et 1842); — L'Esprit du Christianisme, ou la conformité du chrétien avec Jésus-Christ ; Paris, 1700, in-12; — Conduite chrétienne; Paris, 1704, in-12; — Retraite spirituelle; Paris, 1708, in-12. Le P. Nepveu est aussi Fauteur des thèses de philosophie soutenues en 1679 par Louis de La Tour d'Auvergne, prince de Turenne, et remarquables non-seulement par leur étendue et leur solidité, mais encore parce qu'elles sont ornées de symboles, d'inscriptions et de vignettes, dus au bon goût du P. Charles de La Rue. P. L.

Morérl, Grand Dicttonn. hittor. — Frt. JV*prm, Jésus Maria und Joseph. Neut{ AuRutoonrg, ISW. \n-e: — Mtorccc de KenlaneC. Les Ecrivains de la /irrtagne.

.\ BBATIUN phi sers, jurisconsulte romain,

vivait dans la seconde moitié du premier siècle

de noire ère et dans la première du second. Il

occupa l'office dt consul ; lYmpereur Trajan

l'esthuait au point d'en vouloir faire son suc»

cesseur. Ncratius fut aussi en grande faveur

auprès d'Adrien, et il fut un des conseillers «le

ce prince. 11 a écrit plusieurs ouvrages de droit,

dont Poixante-qu;ttre fragments ont été insérés

au Digeste; ce sont : RcçttUorum libri XV;

Hcupanaa, fibri l '•/ 1 ; Hemèra** v libri Vil;

Epistokt Libri ex Plauthr; ces écrits ont été

l'objet d'un commentaire, delà part de Paul ; ils

sont Rédigés avec clarté ei logique. O.

AcoKrth. De NeratUPruwo, lena. «m, te-*». — Nickel. De tfrratin l'rttco ; t.eipv», itm. In-*". - Smith, Dictimury of gretk and roman biograpMf.

merci at ( André- Robert Axorea ob ), littérateur français, né en 1739, à Dijon, mort en 1800, à Naples. Fils d'un trésorier au parlement de Bourgogne, iï embrassa le métier des armes, et parvint an grade «le lieuienant-colouel. La compagnie des gendarmes dont il faisait partie ayant été supprimée sous te ministère du comte

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de Saint-Germain, il se mit à voyager, et remplit différente» charges dans les cours de PAllenuigne, entre autres celles de soas-broliotlté- ■eaire à Casse! ( 1780) et de directeur des bâtiments au service du prince de Hesse-Rolhembourg ( 1782 ). Peu de temps après il fut chargé, conjointement avec d'autres officiers français, de, soutenir les insurgés de la Hollande contre le stathouder. A l'éfioque- de la révolution il émigraà IHaples, d'où sa famille était originaire, et gagna les bonnes grâces de la reine Caroline. H se trouvait à Rome avec une mission secrète lorsque les Français y entrèrent; an-été et jeté dans les prisons du château Saint-Ange, il ne fut rendu à la liberté qu'en 1800. Plusieurs des ouvrages qu'il a publiés sont écrits d'une façon très-libre; on on peut juger par l'aveu suivant qui se trouve dans une de ses préfaces : « L'intention de Tailleur, dit-if, est d'engager les femmes à mètre pas si timides et à trancher les difficultés ; les maris à ne pas se scandaliser aisément et à savoir prendre !enr parti ; les jeunes gens à ne point faire ridiculement les céladons, et les ecclésiastiques à aimer les femmes , malgré leur hahit, et à s'arranger avec eHes sans se compromettre dans l'esprit des honnêtes gens. <• On a d'Andréa de Nereiat : Contes nouveaux; Liège, 1777, in«8°; — PeHcitL, ou mes fredaines; Amsterdam, 1778, 2 vol. in-8° ; 1784, 'i part, in- 1:2; — Dorimont,ou la marquise de CbsirviUe ; Strasbourg, 1778, in-8% comédie en prose ; — Constante, on V heureuse témérité; Casse! , 1780, in-8°; — f*s Galanteries du jeune chevalier de Fateblas, ouïes folies parisiennes; Paris, 1788, 4 vol. in- 12 : c'est une sorte de plagiat des Amours de Faubtas, que Louve t venait de faire paraître; — VUrne de Zorpmstre, ou la clef de la science des mage», in-8"; — Les Aphrodite*, ou fragments thali-priapiques pour serrtr à l'histoire du plaisir; Lcmpsaque, 1703, 4 vol. m- 12; réitnpr. en Allemagne, en 8 part. in-S°; — Mourus*, ou suite de Felicia ; 1705,, 4 vol. in-18. On lui attribue Le Diable au corps, roman obscène, réimpr. en 1803. Tous ces livres ont paru «ous le voile de l'anonyme. K. Querard, La Franc» lUUrmtre.

■krdehv». V09. Lronci» ( Van dery nkkkk( H. J. littérateur français, contemporain du roi Henri I V , dont nul écrivain n'a parlé et» qu'il est permis de regarder comme un pseudonyme, quoique des vers latins de Pérudit Heiosius disent adresses : Doetissimo viro R. J. A'ereo. Quoi qu'il ensuit, c'est du nom de Nérée qu'est signée une tragédb pu- , bliée à Leyde, en 1607, et intitulée : Le Triomphe de la Ligue ; cette pièce, toute royaliste, 1 a pour but do servir la «anse d'Henri IV ; les noms des personnages sont des anagrammes <|ui jettent sur des noms histariqnes un voile liien transparent Giesu uour Guise; Jeusoye ■pour Joyeuse; Yalardm pour Lavardin, etc.). [

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