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Il y a de la vigueur dans quelques passages, et de l'intérêt dans certains tableaux historiques. Ce qui donne surtout quelque intérêt à cette tragédie-, c'est qu'il n'est pas douteux qu'elle n'ait passé sous les yeux de Racine ; l'auteur à'Athali* a, selon l'observation de Chartes Nodier, dérobé Néi-ee avec une singulière hardiesse , mais en donnant aux idées du vieux poète une élégance nouvelle et inimitable. Transcrivons quelques vers de Bérée :
Je ne crains que mon Dieu ; lui tout seol Je redoute. Cetuy n'est cletatM* qui a Uiea pour son pères 11 ouvre a tau* lo nul» ; 11 nourrit Im corbeaux; Il donne la viande aux, Jeunes p.i*»erc>u*. Aux l»'sle« «les forêt*, des près et des montagnes. Toot vit de sa bontés..
La similitude est frappante entre ces vers et ceux de Racine, trop connus pour qu'il soit nécessaire de les transcrire. Le songe de Jézabel offre aussi une imitation marquée (admirable d'ailleurs ) du songe du tyran dans Nérée. Voltaire, copié à cet égard par son critique, Sabatier de Castres, a dit que Racine avait imité des passages de la tragédie de la Ligue de Pierre Mathieu; il n'y a absolument rien dans celte tragédie qui justifie cette assertion; mais quelques bibliographes se sont égarés en reproduisant, sans vérification, ce renseignement inexact. G, R.
Bibliothèque du Tbédlre français, t. I. p. m-uy%. — NoiiU-r, (jitrstloiu de littcrntunr légale, p. S et 16t. — Paul L-icrorx, Catalogue de la bibliothèque dramatique de M ds Soicinne* t. K p. 198, n« MO.
.vEEi ( Giœanni di ) , peintre de l'école de Sienne, (Unissait de 1423 à t4jj. Il brilla surtout par une connaissance du nu peu commune au commencement du quèniiènie siècle. Il fut un des artistes qui ero 1440 aidèrent Domenico Rartoli dans l'exécution des fresques dont il décora la salle des Pèlerins à l'hôpital de la Scala, de Sienne. K. 11 — r*.
M ii ecl, SUna. — noiuugnolt , Cenak Starieo-JrtUtici
dl Siena — Orlaodi. -ibhrcrdurlo. — Lan*i, StoriapUtoriea. — TIC07./I. Diiionarto.
WKttt ( Anlonto , chimiste italien, né k Florence, vers le milieu du seizième siècle. Il embrassa l'état eedésrasrîque, et n'accepta aucun de* emplois oh bénéfices qu'on lui offrit, «fin de pouvoir suivre librement le goût qui le portait vers l'étude des sciences occultes. Dans le désir de s'instruire, il parcourut nne grande partie de l'Europe, et résida longtemps à Anvers ; il était lié avec le plupart des savnnts de son époque et fut témoin rPune foule d'expérience* dans les laboratoires , où il consentait à travailler comme simple manipulateur. Le seul ouvrage que l'on dit de lui est un traite de la verrerie, intitulé VArie vetraria distinta in libri VII, ne' quali si scoprono maravigliosi effetti e s'insegnano segrett bellissrmi del vetro nei fuoeo ed altre cose euriose (Florence, 1592, 1612, in-4°); rétmpr. à Venise ( 1663, in- 12, et 1678, in-8*); trad. en latin ( 1668), en anglais par Merret , en allemand par Kunckel, et en fran-
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çais, avec des additions nouvelles, par le baron d'Holbach ( L'Art de la verrerie; Paris, 1754, in-4°). L'auteur traite dans cet ouvrage de l'extraction des sels qui entrent dans la composition du cristal et du verre commun, de l'art de donner au verre toute sorte de couleur, de l'imitation des pierres précieuses, et de la préparation des émaux.
A la même famille, une des plus anciennes de Florence, se rattachent les deux personnages suivants. L'un , Tommaso Neri, mort le 5 août 1598, à Pérouse, lut souvent prieur dans les maisons de l'ordre de Saint-Dominique et brilla par son éloquence autant que par la pureté de sa vie. Il a laissé : Apo/ogia delta doit riva di Girolamo Savonarola; Florence , 1564, in-8°; — Vïta delta B. Catarina Jiicci. L'autre, Pompeo Neri, né en 1707, à Florence, où il est mort, le 14 septembre 1776, professa le droit public à Pise, présida le conseil des impôts de la Lombatdie ( 1749), et fut rappelé en 1758 dans sa patrie, où il fonda l'Académie de Botanique. Sa bibliothèque était regardée comme une des plus riches de l'Europe pour la jurisprudence. On a de lui quelques écrits sur les impôts et sur les monnaies. P.
Hocf< r. Hiit. de la Chimie. - Cbaudoo et DclaDdine, Met. univ.
nbri ( Giambattista), poète italien, né vers 1660, à Bologne, mort le 11 août 1726. Après avoir obtenu le doctorat en philosophie et en médecine, il s'adonna à la poésie, et composa plusieurs drames estimés en Italie et qui ont été mis en musique, entre autres : Ciçe in Lidta ( 1683 ) ; // Cleoboto ( 1685) ; Catone il çtovine ( 1688 ); Basdio, re d'Orienté ( 1690 î ; Clolilda ( 1694) ; Er\file (1696) ; L'Enigma disciolta ( 1705 ) ; etc. Ce poète mourut de misère.
Un autre Neri ( Antonio- Maria), mort en 1770, acquit à Rome beaucoup de réputation par son savoir en droit canon. Parmi ses ouvrages on remarque : Thésaurus resolutionumconcilii Tridentini ; Rome, 1753, in-fol.; — Traclatus de nominatione ad hxreditates,fideicommissat legata,etc. ; ibid., 1750, 2 vol. in-fol. p.
Diiionario istorlco Batumete.
NERI. Voy. NEGRI.
KERI DI BICCI Voy. BiCCI.
neri ( Saint Philippe ). Voy. Philippe.
NBRICACLT-DBSTOUCHBS. Voy DESTOi;-
KERIK! (Felice- Maria), antiquaire italien, né en 1705, i Milan, mort le 17 janvier 1787, à Rome. Il entra dans l'ordre de Saint-Jérôme, en fut successivement abbé et procureur général, et devint, sous le pontificat de Benoit XIV, consul leur de la congrégation du saint-office. Sur la lin de ses jours il se retira au monastère de Saint - Alexis, où il avait rassemblé une bibliothèque nombreuse e*. de riches collections d'instruments