‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 154 sur 206 · NESSELRODE · texte numérisé non relu

NESSELRODE

cratiques d'Allemagne. A l'époque de sa naissance, ' quées. Bien qu'il n'eût pas le titre officiel de son père occupait les fonctions de ministre pléni- ; secrétaire d'État, il eut la plus grande part au

potentiaire de Russie à la cour de Lisbonne. Il fut élevé au collège militaire de Saint-Pétersbourg,

mouvement diplomatique qui suivit 1812. Il conclut et signa le traité des subsides avec l'An-

et, malgré son extrême jeunesse, il obtint de ; gleterre et l'alliance intime des deux grandes Catherine II son admission dans les gardes. A | puissances contre Napoléon. Au congrès de l'avènement de Paul I", il fut nommé un des Prague, il n'était pas le plénipotentiaire en titre; aides de camp de l'empereur. Mais la carrière , mais il donna une impulsion énergique et habile de la diplomatie avait pour lui plus d'attraits, et la position de son père semblait l'y inviter. 11 fut d'abord attaché à l'ambassade russe à Berlin {1802) , passa ensuite à Stuttgard, et de là à La Haye, où il eut le titre de chargé d'affaires (1804-1806). Son tact et ses qualités avaient commencé à ûxer sur lui l'attention de l'empereur Alexandre. Il fut appelé au poste éminent de conseiller d'ambassade à Paria. Ses services augmentèrent son crédit auprès de l'empereur, qui Pattacha à la chancellerie diplomatique de campagne. Cette chancellerie célèbre, particulière à la Russie, a pour mission de choisir et de surveiller les agent» qui, sons le titre d'ambassadeur ou de ministre, représentent officiellernenl le souverain À l'extérieur. Outre ces ageuls, le czar envoie encore des aides de camp , sans autre mission patente que celle d'un voyage ou d'un compliment; mais en secret ils sont aussi chargés d'examiner et de faire des rapport*, tant sur les gouvernements et les peuples étrangers que sur les agents même de (a Kussie. Le ministère des alïairesétrangères a donc tous les moyens d'être bien et promptement informé, et d'employer pour les différents postes les hommes qui y conviennent le mieux par leur caractère et leurs talents. Alexandre reconnut et apprécia dans M. de Nesselrode une intelligence sérieuse, une érudition étendue, un esprit d'obéissance facile et disposé à seconder sa volonté suprême. De son côté, le comte s'appliqua à plaire au souverain, dont l'esprit était mobile et impressionnable, mais qui attachait beaucoup d'importance aux idées qu'il avait d'abord conçues. Il se conformait à ses volontés, mais il mettait ses soins a modérer les sentiments trop vifs, de nature à compromettre sa politique. Les témoignages éclatants d'amitié qu'avaient échanges à TTilsitt Napoléon et Alexandre semblaient devoir assurer pour longtemps entre eo\ une cordiale intelligence. Peu à peu cependant les rapports intimes se refroidirent, lie chaque côte vinrent des récriminations , et le cabinet anglais se prépara à en profiter et promit des subsides en cas de lutte. Placé entre la nécessité de subir les restrictions commerciales qu'imposait le traité de TilMlt ou d'en appeler au\ armes, Alexandre pencha vers ce dernier parti. M. de Ncsselrode, qui représentait à Paris une pensée de conciliation, fut rappelé, et le prince kourakin resta seul charge de traîner les négociations en longueur. La guerre éclata eu lin. Ou en sail les événements. C'est à celte époque que la faveur et l'influence de M. de Nesselrodc devinrent inar-

aux passions du temps, et parvint à assurer l'alliance de l'Autriche pour la coalition. Au nom de son souverain, il rédigea tous les articles de cette convention, tl signa le traité de Chaumont, comme les ministres de toutes les puissances, et régla avec lord Castlereagh la forme du payement pour la solde des troupes et le résultat diplomatique de la campagne. Après l'entrée des allies à Paris, M. de Nesselrode, en sa qualité de ministre (avori d'Alexandre, fut entouré d'intrigues et de sollicitations par les partisans des Bourbons. Le czar paraissait hésiter à se prononcer. Il fut enfin entraîné par les raisons de son ministre et l'éloquence passionnée du comte Pozzo di Borgo. Une déclaration du czar annonça à la France qu'on ne traiterait plus avec Napoléon. C'était relever le trône des Bourbons. On dit que pour reconnaître ce service , d'immenses présents, bien au-dessus de ceux qui sont en usage dans la diplomatie, furent faits au ministre dont les conseils avaient décidé son maître : il est rare que les on dit rencontrent juste la vérité. Quoi qu'il en soit, ce fut une époque brillante dans la vie du comte de Nesselrode. Alexandre était entouré de tout le prestige de la victoire et de la modération, et lui même, quoique jeune encore, jouissait de l'éclat et de l'influence qu'assurent seulement les années et de longs et glorieux services. Lorsqu'il fut question de reconstituer l'Europe au congrès de Vienne, M. de Nesselrode, toujours, sous la direction d'Alexandre, débattit avec habileté les intérêts russes, et après le débarquement de Cannes fut un des signataires de la fameuse déclaration qui mettait Napoléon au ban de l'Europe (13 mars). Après le desastre de Waterloo , son influence sur l'esprit d'Alexandre contribua à sauver la France d'un morcellement de territoire et d'une indemnité si énorme d'argent que le pa\ s en eût été épuisé. On sait que pourtant les sacrifices alors furent bien lourds et bien douloureux. En 1816, M de Nesseliode fut récompensé de ses services par ta direction des affaires étrangères, qu'il partagea d'abord avec le comte Capo-d'Istrias. Ce dernier penchait vers l'école libérale, dans l'espoir de s'en servir pour relever les Grecs. M. de Nesselrode lutta contre son influence, en s'appuyant sur la politique de Melternich. et en poussant l'empereur à des mesures répressives contre les passions révolutionnaires qui I ouillonn;iienl chez plusieurs peuples. Il l'accompagna a Tmppau, a hayhach, a Vérone. Le comte Capod'Istrias quitta les affaires M. de .V^s-h ode devint dès lors ministre unique et chef de la chan-

JVESSKLRODE — NKSSI

cellerie russe. A l'égard de l'Espagne et de l'Italie, tout lut arrangé de concert entre l'Autriche et la Russie , et la France fut chargée de l'expédition qui devait étouffer la révolution en Espagne.

A la mort d'Alexandre, il y eut dans l'empire une commotion politique et militaire; ce fut un ouragan passager. M. de Nesselrode conserva son crédit sous l'empereur Nicolas. Il sut s'accommoder avec souplesse a ce caractère lier, ambitieux, absolu. Son obéissance devant la volonté suprême était éclairée, quoique passive ; mais la haute sagacité dont il est doué pour démêler les événements et le jugement supérieur qui le distingue pour les apprécier lui ont servi plus d'une fois pour modifier la pensée impériale sans heurter son orgueil. Deux objets ont fortement préoccupé depuis un siècle le cabinet de Saint-Pétersbourg, l'incorporation de la Pologne, l'expulsion des Turcs. La Pologne a succombé , le Turc se débat encore dans sa longue agonie. Pressé de donner un aliment à ces passions militaires et politiques qui avaient fait explosion au début de son règne , Nicolas tourna ses regards vers l'Orient, eî demanda à son ministre des raisons d'État pour morceler la Perse, des raisons pour appuyer les Grecs, des raisons pour attaquer les Turcs. L'habileté diplomatique de M. de Nesselrode fut au niveau de cette tâche délicate, et quoique ses papiers d'État eusseot soulevé une assez forte opposition dans les cabinets d'Autriche et d'Angleterre, les armes russes en accomplirent la pensée : à Navarin, de concert avec la France et l'Angleterre , qui l'a regretté depuis; dans le Balkan, sans auxiliaires; et le traité impose aux Turcs à Andrinople (septembre 1829) fut un nouvel anneau à cette chaîne dont la Russie veut enlacer et étreindre l'empire Ottoman. A la nouvelle inattendue de la révolution de Juillet, Nicolas eut la pensée de marcher sur Paris à la tète de gros bataillons. M. de Nesselrode, usant de son influence, calma, de concert avec le sage comte Cancrine, ministre des finances, cette ardeur belliqueuse ; mais l'empereur n'en garda pas moins rancune à la monarchie et au monarque sortis des barricades. Les talents de son ministre furent employés dans des œuvres diplomatiques qui avaient un intérêt positif et de la portée pour l'avenir. Le traité d'Cnkiar-Skélessi, imposé sous les murs mêmes de Constantinople (juillet 1833), le progrès de l'influence russe sur la jeune Grèce, le traité du 15 juillet 1840, qui brisait l'alliance anglo-française et excluait la France du concert européen , sont en grande partie l'ouvrage de M. de Nesselrode. Après la révolution de février 1848, qui réagit avec force en Europe, la politique russe se montra réservée, soit crainte d'un plus vaste développement de démocratie et d'anarchie, soit espoir d'accomplir plus facilement ses projets en Orient. Un coup décisif fut porté à la révolution par l'inter-

vention en Hongrie; l'influence du czarfut augmentée en Orient par la diplomatie qui imposa la convention de Balta-Liman et s'efforça de resserrer l'alliance des pouvoirs monarchique» Iwttus en brèche par les mouvements révolutionnaires Avant la guerre de Crimée, il parut soutenir une politique pacifique et modère*. Venait-elle de sa propre opinion? Essayait-il de modérer ainsi les pensées ambitieuses de son souverain, qui croyait le moment venu de ono- I solider son influence à Constantinople' Bien des documents n'ont pas encore vu le jour, c'e»t probable; mais il est difficile d'affirmer. Quud il put voir clairement et apprécier les événements accomplis en Crimée, il usa de toute son influence |K)ur amener le congrès et la paiv de Paris.

Lié à l'Allemagne par son origine et ses relations, M. de Nesselrode a constamment représenté le parti allemand ennemi des idée» libérales, et sous ce point de vue on l'oppose au prince Mentchikoff , représentant le parti russe. Depuis l'avènement d'Alexandre II il a demandr et obtenu un successeur dans la direction des affaires étrangères. 11 est revêtu des plu» haute: dignités honorifiques de son pays et à l'étranger. Dans sa longue carrière, il a servi, sous trots empereurs successifs de Russie, en qualité de ministre des affaires étrangères, chose rare « Russie, oii la volonté absolue du souverain peut briser du jour au lendemain un ministre qu'ailleurs protégerait l'opinion publique. Apres la signature du traité de Paris, en 1866, il fut remplacé au ministère des affaires étrangère* par le prince Alexandre Gortchakow; il a conservé le titre honorifique de chancelier de l'empire et un siège au conseil de l'empire; mai* il ne fait plus partie du conseil des ministres, et n'est plus consulté dans les affaires. Le système de gouvernement en Russie ne favorise ni une grande originalité de vues ni une puissante initiative. L'influence d'un ministre vient surtout d'une grande finesse unie à une souplesse extrême, et sous ce rapport la supériorité de M. de Nesselrode est incontestable

J. CaaRtT.

De Lontcnir, Galeri' des contemporains illHttm.- Capeûfiuc, Diplomates Européens, S «o!. in *-. édition, ISS». - Ballcrdler. Histoire A* r»mp*rc*r colas. — Chateaubriand, Congrès de feront, t tot-H-** — B'gnoii, Histoire de France sons Napoléon. -TMcn. Consulat el Empire. - Armand Lrfevre, flif< sous le régne de Napoléon.

NES8I ( Giuseppe), chirurgien italien, néJr M mai 174», à Corne, où il est mort, en 1 1*21 Reçu docteur à Pavie, il servit dans l'ann* autrichienne, et fut nommé, en 1768, médecai en chef de l'hôpital de Côme. De 17*2 il» il occupa la chaire de chirurgie a l'université « Pavie. Ses principaux écrits sont : ittiluuom dt chirurgia; Pavie, 1780;- Arteostetr*"! ibid., 1790, trad. en plusieurs langues; - W" corsi sopra i pericoli délia precepilala *•

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poil tir a; ibid., 1801; — Discors i sul le forze délia natura per sanare moite matattie interne; Corne, 1812. P.

Blogr. deçll Italiani illustri, I.

NKSSiMi ( Emad ed Din ) , poète turc et chef de secte mystique, né à Nessim, dans le terri, toire de Bagdad, au commencement du quinzième siècle de notre ère, mis à mort à Alep, vers 14 *»0. Il prétendait descendre directement du prophète Mahomet. Ses opinions sur la nature de l'Être inGni , qui s'identifie avec l'âme humaine dans les contemplations mystiques . le firent accuser d'athéisme : Nessimi fut cité devant les docteurs d'Alep, et' condamné à ôtreécorebé vif. On a de lui un Divan ou Recueil de poésies arabes; — un Divan de poésies persanes, qui sont tous deux, restés manuscrits. Son Divan turc a été imprimé; Boulait, 1844. Cu. R.

llammcr, Hùtotre de la poésie turque. - Latin, Biographie des poiUt turcs.

kessox (Pierre ne), poète français, vivait à la fin du quatorzième siècle et au commencement du quinzième. Nous savons très- peu de chose touchant sa vie. Sa famille occupait, selon toute apparence, divers emplois, dès le quatorzième siècle , à la cour de Charles VI , roi de France (1). Pierre, « dès son enfance », fut attaché à Jean 1er, duc de Bourbon, né en 1380. L'office qu'il remplissait auprès de ce prince «tait de l'ordre civil. Lui-même, dans un de ses ouvrage*, le Lay de guerre, nous apprend que la nature ne l'avait point doué d'une âme belliqueuse. Dans ce poème, la Guerre, personnage liclif et principal, qualifie notre poète, de

« garçon

Qui moult nom hait, qu'on appelle iïesson

U poursuivant de faix...

Ne ce Ne*son, nneque* qu'on l'aperceut;

Ne se trouva au lieu où 11 doui secust

Et maintes fols II a laissé ton malstre (t)

Quand le filllott, au lieu où feusslons, estre. »

Comme le ddc de Bourbon suivait le parti des Armagnacs, Nesson se trouva compromis dans les troubles civils de cette époque. Le 28 avril 1413 eut lieu la fameuse émeute des Cabochiens on Chaperons-Blancs , qui envahirent l'hôtel de Guyenne. Le poète fut au nombre des prisonniers emmenés par les insurgés et détenus au palais, jusqu'au 4 septembre suivant.

D'après les termes cités du Lay de guerre, on s'explique pourquoi Nesson n'accompagna point son maître, le 25 octobre 1415, à la journée d'Azincourt. Jean Ier, duc de Bourbon , y fut pris par les Anglais et conduit en Angleterre, où il mourut, dix-neuf ans plus tard, sans avoir pu recouvrer sa liberté. Nesson demeura auprès de la duchesse de Bourbon, « princesse belle,

(l) Jamet de Nesson était valet de chambre, gance des coffres, ou trésorier de la cassette particulière de Char» les VI. Il figure à ce titre dans le rompt t des chanteurs du trésor de 139« a UOS . <K. K. 1», fol. ««, I6«et passnn ). On conserve également plusieurs titres originaux de ce Jaraet dans le dossirr Ne non du cabinet généalogique.

(») Le duc de Bourbon.

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dévote, noble et bonne » , fille de Jean, duc de Berry, oncle de Charles VI. Nesson figure à titre de secrétaire parmi les officiers qui reçurent une livrée de drap noir, à l'occasion des obsèques de ce duc, mort en 1416. Marie de Berry procura à Nesson un autre office, que le poète indique sans le désigner, dans ces vers adressés au vaincu d'Azincourt :

■ Au bon due de Bourbon,

Chevalereux, «fou qu'en sa prison, La ou ne puis autrement lui aliter.

Je le peusse ung peu désennuyer. •

Puis il ajoute :

• Dont me deaplatst que ne puis déserf Ir L'honneur que fait m'a la noble princesse, Luy estant pris, madame la duchesse.

Ile moy avoir tenu son officier En sa bonne comté de Mootpeosler. »

Après 1416 nous ne trouvons plus aucun l'ait précis qui se rapporte avec une date certaine à la vie de cet écrivain. Nous savons seulement qu'il continua de rimer en l'honneur de son prince. Dans un autre passage, il fait allusion à des négociations diplomatiques inutilement tentées par le duc de Savoie, médiateur entre ia cour de France et le duc de Bourgogne :

« Et jâ piéça en furent en Savoye Ambaxadcurs pour en suivre là vole... »

Ces négociations paraissent être celles qui eurent lieu en 1424 , entre Charles VII et Améilée VIII (1). Le poêle vivait donc encore postérieurement à cette date.

Les poèmes de Nesson sont au nombre de trois; ils ont été désignés sous des dénominations variées et multiples. — Le Lay de guerre nous semble le plus important des trois, au point de vue politique, moral ou historique. Alain Chartier, poète plus célèbre que Nesson, composa le Lay de paix, afin de tenter un accommodement entre Charles VII et la maison de Bourgogne. Le Lay de guerre est donc, selon toute apparence, une imitation du Lay de paix (2). Pierre de Nesson se contenta de suivre de loin son émule ou modèle.

Le manuscrit français 1727 de la Bibliothèque impériale de France contient, p. 179 et suivantes, le texte complet du Lay de guerre. Nous y avons puisé les citations qui précèdent. André Duchesne , dans son édition des Œuvres d'Ai lain Chartier, 1617, in-4", p. 820-821, avait déjà fait connaître quelques fragments de ce poème. Théodore Godefroy reproduisit textuellement ces extraits, à la suite de son Charles VI imprimé au Louvre en 1633 (in folio, page 750-1). L'abbé Goujet en a également donné des extraits, puisés à la même fource. Mais le Lay de guerre, dans son ensemble, est demeuré, je crois, inédit jusqu'à ce jour. — Paraphrases

(i) Voyei dom Plancher, Histoire de Bourgogne, t. IV, paire 93.

(?) Ce rapprochement Implique une date plu* précis* pour la composition du Lay de paix. Voy. l'article jélutn Chartier.

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de Job. Cet écrit porte aussi les litres de Leçons de Job, et de Vigiles des morts , à sept psaumes et à neuf leçons. Il parait avoir servi de modèle aux Vigiles de Charles Vif, dont l'auteur est Martial d'Auvergne ( vog. ce nom). Les Paraphrases de Job sont une espèce de commentaire en vers français, placé au-dessous de chacun des principaux versets latins du livre de Job. Le tout est arrangé en forme d'office liturgique. Dans les manuscrits les plus complets , elles se terminent ainsi :

Cy Jlneral ma petite cime.

Qui mon Ignorance dcsqueusre, Eu ceste neuUcsmelcskon; Et tous les titans je requlcr Qu'il leur plaise <Je corriger Leur humble disciple Nesson.

Des quatre manuscrits des Paraphrases, deux sont à Paris et deux à Rome, savoir : t° Bibliothèque de la rue Richelieu, manuscrit français n° 578, sur parchemin, folios 122 à 129. En tête une miniature, très -précieuse, qui paraît attester le temps de Charles VU, nous montre Job sur son fumier, au milieu d'un parc de basse cour ou clayonnage. Une belle dame de la ville, dans lous ses atours, et trois citadins qui raccompagnent viennent railler le riche Job, tombé dans l'infortune. 2° Autre texte, manuscrit français (dans la seconde moitié) 1889, sur papier, non pagine. A ia bibliothèque vaticane : 3" manuscrit 1683 ; 4° manuscrit 1728 de la reine Christine de Suède. On trouvera des fragments de celte muvre dans les Manuscrits français, etc , de M. P. Paris, tome V, p. 64, et dans le Romvart de M. Kelier, p. 631. — L'Hommage à Notre- Dame. C'est le plus connu des trois. On le rencontre aussi intitulé Requeste, Oraison, Testament, Supplication de P. de Nesson à Antre-Dame. M.vsiscKirs : Bibliothèque nationale ; r ms. français n° 1612, fol. 3263 329; Y ms fr. 3,939, fol. 26 v°el s.; V mS.fr. 1 889, à la fin. La Croix du Maine, au seizième siècle, possédait un exemplaire du même genre, peuté,tre l'un des trois qui viennent d'être indiqués.

La premiéme édition des écrits imprimes de Nesson parait être celle de Robin Foucquet et Jehan Cres, imprimeurs à Brchant-Louriéac, en Bretagne, datée du 27 janvier 1484-I48Â, in-4° de 6 feuillets. Nous mentionnerons ensuite : Oruison de P. de Nesson à la Vierge Marie, à la fin dn grand compost ou calendrier des Bergers, édition de Genève, 1497 (tj. petit in-fol. Une autre édition parut sous le titre de Supplication à Rostre-Dame, faite par Maistre Pierre de Nesson ( sans lieu ni date , petit in-4° gothique, de 6 f. ; deux gravures sur bois j. Enfin, le Testament de M. Pierre de Nesson, avec uno courte notice sur l'auteur, se trouve dans le recueil intitulé : La danse aux aveugles et autres

11) Dans le manuscrit français t«9,â côté du tllre de la requête, une num du seizième siècle a ajoute : « Knta que reste oroUon eut a la fin «lu Calendrier des Bercer* Imprime l'an ml) une mis» n xyi. • Goujet dit qu'elle ae trouTe dans la première édition de ce calendrier. (Ooujcl, Bibliothèque francoite. t. X, page 417.)

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