‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 160 sur 206 · MM · texte numérisé non relu

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Paris, où il reprit sa place dans l'hôtel Talleyrand. Plus tard, en 1826, réalisant le projet qu'il avait formé depuis longtemps de faire un voyage en Italie, il visita successivement Milan, Florence, Bologne, Rome, Naples et Venise. Un goût passionné pour les voyages s'était emparé, de lui. En 1827 il parcourut la Belgique et la Hollande, et deux ans après l'Angleterre et l'Ecosse. De retour à Paris au commencement de 1830, il suivit bientôt après le prince de Talleyrand dans son ambassade à Londres. Ses compositions, principalement ses oratorios, eurent à cette époque beaucoup de succès en Angleterre, où elles furent exécutées sous sa direction dans plusieurs grandes solennités musicales. Au mois de septembre 1832, il alla diriger à Berlin l'exécution de son oratorio des Dix Commandements de Dieu, connu en Angleterre sous le titre du Mont Sinai, et revint passer l'hiver à Londres. Après avoir écrit pour le festival de Birmingham un nouvel oratorio, intitulé David, il entreprit un second voyage en Italie, et fit ensuite une excursion à Alger et dans les possessions françaises de l'Afrique. Paris et Londres le revirent pendant les années 18.15 et 1836. Il allait s'embarquer pour l'Amérique du Nord , mais une maladie douloureuse le retint en Angleterre. Rendu à la santé, et quoiqu'il eût déjà atteint sa cinquante-huitième année, il reprit le cours de ses voyages, visitant à plusieurs reprises l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, la Belgique et l'Angleterre. Enfin, en 1857, après avoir fait une dernière excursion en Prusse, il revint à Paris, où il mourut, le 3 avril de l'année suivante , à l'âge de près de quatrevingts ans. Neukomm ne s'était pas marié.

Neukomm a joui d'une certaine renommée comme compositeur, surtout en Angleterre. Son style , clair et correct , rappelle la manière de Haydn. Il a été considéré comme un des meilleurs organistes de son temps. Malgré les distractions multipliées que lui occasionnaient ses voyages et ses relations sociales, il a produit une telle quantité de compositions en tons genres, qu'il est difficile de s'expliquer comment il a pu trouver le temps nécessaire pour se livrer h un pareil travail. Depuis l'âge de vingt-cinq ans , Neukomm tenait un catalogue de ses ouvrages ; à l'époque de sa mort, ce catalogue offrait plus de 2,000 numéros. En voici le résumé : Musiqce rei.icif.usr : sept oratorios; — cinquante messes, dont vingt complètes ; — quatre grands chœurs; — une foule de cantates d'église et d'autres morceaux détachés, à une ou plusieurs parties; — un recueil d'antiennes et autres morceaux à plusieurs voix; — une collection d'hymme.s chorales, et The morning and evrning service (Service du matin et du soir); ces deux derniers ouvrages ont été composés en Angleterre ; — un grand nombre de psaumes à un, deux, trois, quatre et cinq voix, et à grand chrpur; — plusieurs Stabat Mater, des litanies, des can-

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tiques nourle mois de Marie, etc., etc. - Musique DR ^matique : Dix opéras allemands; - trois scènes détachées, en italien. — Musique vocale de concert et de chambre : Des chœurs , des trios , des duos, des cantates, et un grand nombre de chansons» allemandes et anglaises , de romance* françaises et de canzonettes italiennes. — Musique instrumentale : Fantaisies et Élégies, à grand orchestre; — cinq ouvertures détachées ; — une symphonie à grand orchestre ; — quintettes, quatuors, etc., pour divers instruments, au nombre de vingt-trois; — vingt-cinq marches militaires et autres pièces d'harmonie; — duos , taises, etc., pour divers instrumente ; — un concerto pour le piano, et des sonates, caprices, variations et fantaisies pour le même instrument; — plus de soixante pièces d'orgue; — des exercices d'tiannonie et des solfèges On a publié en France, en Allemagne et en Angleterre, un grand nombre de compositions de Neukomm ; le reste est en manuscrit dans la collection qu'il a laissée de ces œuvres.

Dieudooné De> ne- Baron.

FéU«, Biographie universelle des Musiciens. - Esquisse bioarapn,que de SO/ismond Neukumm. par luimême, et publire dans le Journal LaAIaUrue; Parti. JSS9.

NRCMANN ( Gaspard), orientaliste allemand, né le 14 septembre 1648, à Breslau , mort dans cette ville, le 27 janvier 17 1 5. Après avoir accompagné en qualité de chapelain le duc de Gotha en Suisse, en France et en Italie, il occupa depuis 1678 diverses fonctions ecclésiastiques dans sa ville natale, et il y fut nommé en 1697 professeur de théologie aux deux gymnases; en 1706 il devint membre de l'Académie des Sciences de Berlin. On a de lui : Genesis lingux sanetx Veteris Testumenti docens vulgo sic dictas radiées non esse vera II*brxorum primitiva, sed voces ab alto guodam radicibus fus priore et stmpliciore pnnciptn deductas ; Nuremberg, 1696, in-4°; le système de l'auteur, bien qu'il n'ait pas été confirmé par les recherches philologiques postérieures, est curieux comme un des premiers exemples de la libre investigation dans l'élude de la langue hébraïque; — Exodus lingux sanetx Veteris Teslamenti , tentatus m lexteo etymologico hebrxo-biblico, pro illusttanda hy> pothesi, in Genesi lingux sanetx tradita, quod ila concinnalum . ut simut pateat esse litteraluram hebraicam suo modo lueroglyphicam et vi significandi symbolica prxditam; Nuremberg, 1697, 1698, 1699 et 1700, |n.4« . — Biga dtssertationum physico-sacrarum de gemmis Vrim et Thummim et de eibo Samanx obsessx, una cum responsione ad quxslwnem amici : Awm potus caffee dicti atiqua in sacris dentur vesiigia ; Leipzig, 1709, in-4°; — Clavis domus Heber, reserans januam ad sigmftcalionem hieroglyphicam lilteraturx hebraicx perspiciendam ; Breslau, 1712, 17 li i vol.; — De scientia littera-

JŒUMANN «M rum hicroglyphicarum ; — Kern aller Gebtlr (Essence de toutes les prières); cet ouvrage, ta» primé vingt -deux fois en Allemagne, a été traduit dans presque toutes les langues de l'fcnrofie; — Trutina religionum; Leipzig, 1716, ia-fT; en tète se trouve une biographie de l'aut-ur par Ca*ten. Neumann a aussi publié une graadt partie de ses sermons et oraisons funèbres; Breslau, 1 707, in-8° ; enlin, il a composé une vingtaine de cantiques réunis dans les Lebtiubt schreibungen beruhmler Liederdichler <k Wetzel, t. 11, où se trouvent aussi desdéUb

sur sa vie.

T»kc, Le ben fkumanns (Breslau, 17*1, ln-ï«|. -Km4inann, Stlesii in nvmmis. — Huliische BMiotktl, L XLVI, p 677. - sculletuft, De hymopatts $ilaiu,p- h.

ïieumasx (Jean-Georges), Uiéoiogien au>mand, né en 1661, à Hertz près de Meribwr;. mort en 1709. Il devint en 1690 professeur^ poésie et bibliothécaire à l'université de Wiltoberg, où il obtint en 1692 une chair»» d* tb*>logie; il fut appelé plus tard à la dignité de prtvôt de l'église du château. Il était un des prioopaux adversaires de Spener. Il a écrit l»'"^* cent vingt dissertations sur des sujets ibéotogiques, historiques et littéraires, réunie» « grande partie dans ses Primttix anserlahonum; Witlemberg, 1700, 1707 et 1716, an: et dans ses programmait* academi a; W itttwberg, 1707 et 1722, iu-4° ; il a aussi publie I* biographies de plusieurs théologiens, tels qu< hunnins, Huiler, Hunge , etc. 0.

SchOnbach. f 'tta Xeumanni U"l«. ,n"3'*1. ~ R/!i Leben der ehnr-sàrhsitfken Throloom. t. ; Nochrtehten von A -r Schlots Klreh, * Erdraann, fHographien ,1er frùbste zu U

neumakn (Gaspard), chimiste alkmiad.

né en I683,à Ziillithau, mort en 1737. HUdm pharmacien, il fut placé à la tête de la pliaruuo de voyage du roi de Prusse , qui lui douai eusuite les moyens d'augmenter ses coniwi -ano> par des voyages en Allemagne, en Holla*k« en Angleterre. De retour a Berlin, il * Slahl, qui le lit nommer pharmacien de Ji i «J'en 1723 il devint professeur de chimie au C«m*f médico-chirurgical, et l'année suivante «Jeteur des pharmacies du royaume. Il était de l'Académie des Sciences de Berlin et de i. • cadémie impériale des Naturaliste*. On a de* un grand nombre de monographies sur di«*<* substances organiques, reunies en \*r[* ^ sa Vollstàndige medMnisehe ch9m,<^..

mie médicale complète); Berlin, DW^'

4 vol. in-4". g,

Hirschlnit. Handbveh. - Blui»«,baeh, Intr* r.-^ fer, UUL de la Chimie.- Zcdkr, I mcevta:

reumakn (Uulthasar), architecte aligné à fcgcr, en 1687, mort en l743/^ été pendant quelque temps fondeur de ci enlra au service militaire. Ses coiuwi mathématiques le firent avancer au ara { l«nel de l'artillerie du cercle de F""^. s'occupa eusuite d'architecture, et alla \w

sain*** de tu-

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