‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 159 sur 206 · NEUFCHATEL · texte numérisé non relu

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lats du royaume. Mais cela eut un terme. L'empereur Frédéric III, le 30 août 14 80, écrivit aux chanoines de Besançon qu'il ne convenait pas d'envoyer plus longtemps à un archevêque rebelle, et persévérant dans sa rébellion, les fruits d'une église qu'il ne régissait pas. Charles se réconcilia plus tard avec Frédéric, puis se brouilla avec son successeur, Maximilien. Quand la mort vint le surprendre, il se rendait à Bayeux, après avoir assisté au couronnement de Louis XII. Son corps fut transporté a Bayeux, son cœur à Besançon. B. H.

Cailla Christ, vetut, t. I. — Dunod, Histoire de l'ÉçtiM de Betançon, t. 1. -I.'abbé Rteliard, Hitt. drs dioc. de fiesançon et de S.-Ctaude.

KELPCHÀtbl ( Prince de). Voy. Berthier.

SBtTFPORGB (Jean-François de), architecte français, né le 1" avril 1714, à Comblain, près de Liège, mort le 19 décembre 1791, à Paris. Issu d'une famille brabançonne connueSIès le quinzième siècle, il vint vers 1738, à Paris, où l'appelait le désir de perfectionner ses études d'architecture. En 1755, il se consacra exclusivement à la partie théorique de son art, et s'occupa dès lors de composer, de publier ou de compléter le grand ouvrage intitulé : Recueil élémentaire d'architecture (Paris, 1750-1776, 8 vol).in-fol. •• Ce qu'on y remarque de plus intéressant, selon le Journal de Trévoux, c'est le bon style, la composition sage, l'invention subordonna aux règles, l'éloignemenldu frivole, du bizarre et du singulier. » Cependant, malgré les approbations de l'Académie d'Architecture et du marquis de Marigny, malgré un débit assez étendu , cette cojleution est loin d'avoir conservé quelque valeur; on la trouve difficilement complète, parcequ'elle paraissait par cahiers et d'une façon peu régulière. La plupart des planches sont dues au burin de l'auteur. — In des petitsfils de IN'eufforge a été professeur d'humanités ! aux collèges de Saint-Louis et de Charlemagne; il a lourni quelques articles à la Biographie universelle ( suppléai. ). P.

Mémoires <ié Trévoux. — /innée littéraire. — Nagler, Xeues alloem. Kùnstler-Leiikon.

XECFCERM4IM ( îmiis DE ), poète français, vivait dans la première moilié. du dix-septième siècle. On ne connaît presque rien des particularités de ta vie de cet écrivain ; on ignore même le lieu de sa naissance et à quelle famille ii appartenait. Il vivait encore en 1655, et devait être arrivé à un assez grand Age , puisqu'a cetle époque Ménage lui donne le sobriquet de vieux badin. Il était gentilhomme, et servait en quelque sorte de jouet au duc d'Orléans, au cardinal de R dielieu et aux beaux esprits de ce temps. Il se qualifiait lui môme de « poêle hétéroclite de monseigneur le frère unique de Sa Majesté, » et tirait sérieusement vanité de ce titre bizarre. « Sa méthode favorite, dit Bayle, était de faire des vers qui finissaient par les syllabes du nom de ceux qu'il louait. C'était une gène qui lui faisait débiter mille impertinences et un galimatias

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si ridicule qu'il ne faut pas s'étonner qu'on se divertit à lui proposer des noms qui lui donnassent un peu d'exercice. «D'après le même auleur, on se servait quelquefois de Neufgerraain pour entremêler des traits satiriques parmi des louanges; mais cette conjecture parait mal fondée. Pour donner une idée des extravagances de ce poète, nous citerons quelques passages de la pièce adressée à Godeau, et dans laquelle, suivant son habitude, les syllabes du nom finissent les vers :

La bette et gentille Marpo, TrotiTce naguère an bord d'eau l'ultant, puisant an escarço, Dont elle fit M bon chaudeau Qu'il n'en resta point a Godeau,

Dedans «on llet en son gogo, EncourUnee d'un rideau.

Remuant la glguc ou glpo, Chantolt on air en 90, en d'eau.

En fa.eur de Monsieur Godeau.

Venus In; donna son mapo , Atlas luy offrit ion fardeau, Diane. Talol et Ripo, Bt le beau Phébus, ce blonde ou, Donna ses cl* veux à Godeau.

On connaît de Neufgermain un recueil intitulé : Poésies extraordinaires et irrégulières Conceptions (Paris, 1630-1637, 2 vol. ln-4«), et composé de sonnets, stances , ballades et autres petites pièces. P. L— y.

Bajle, Dit*. erU. - Goojet, BitU. /rançoise, XVI.

keitfvillb (Jean- Florent- Joseph, chevalier de) , littérateur français, né en 1707, à Sangaste, près Calais, mort vers 1770. Il embrassa la carrière des armes, fit quelques campagnes , et devint capitaine d'une compagnie de bas officiers invalides en garnison à Lorient . Il ajoutait à son nom celui de Montador. On a de lui diverses productions légères en vers et en prose: voici les litre* de quelques-unes : La Famille infortunée, ou les mémoires de la marquise de La Feuille- Belu; Londres (Paris),

1737, 1742, in 12; - Une Muse milit atre ;

1738, in-8°; — La Pudeur, histoire morale ; Paris, 1739, in-12; — L'Almanach nocturne, par la marquise de A7. A'.; Paris, 1739-1742, in-12; — L'Astronomie nouvelle du Parnasse, ou l'apothéose des écrivains vivants; Paris, 1740, in-12; il existe une critique de cet écrit (L'Astrologue dans un puits, 1740 ), par La Chesnaye- Desbois ; Les Confessions de la bu ronnede ***, par le C. D ; Amsterdam ( Paris )9 1743, 2 part, in-12; — Lettres amusantes vt critiques sur les romans en général; Pari*, 1743, in-12; — La petite-nièce d'Eschyle, histoire alhéniennne; Paris, 1761, m-8°. 1J.

Lettres de M-« du Chatelet, p. IJa-tM. - Desesiarts,

Les \iictet litter., V.

NEl r-VILLR. Voy. L\ ^EUFVILLE , ÎÎEL VILLE et VlLLFHOI.

x EUGKBAtTKR (Salomon ), historien allemand du commencement du dix-septième siècle. On n'a aucun détail sur sa vie ; mai» ses ouvrages, très- rares, prouvent qu'il a dû résider ea

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Pologne et en Russie ; le premier est spécialement curieux en ce qu'il y affirme, à l'instar de la plupart des voyageurs de celte époque, que le. faux Démétrius n'était pas aussi faux qu'on l'a depuis prétendu. Voici la description bibliographique de ses ouvrages que la Bibliothèque impérialedc Saint-Pétersbourg est peut-être seule à posséder : Moscovia; Gedani, 1612, in-4° ; ibid., 1013; et Danlzig, 1613 ; — Uistorix rerum Polonicantm, tibri quinque; Francfort, 1611, in-4°; — Histoha rerum Polonicarum concinnala, et ad Sigismundum tertium, Polonix Suecixque regem, usque deducta libris decem; Hanovre, 1618, in-4°. P*- A. G— n.

Adelung, Vebersieht dtr Relsenden in Ruuland bu 1700. ,

N EU H Aïs ( fienri ), savant allemand, vivait à Dantzij;, où il était né , au commencement du dix-septième siècle. 11 se fit recevoir maître èsarts et docteur en médecine. On a de lui : Pia et utilissima admonitio de fratribus Rosx- Crucis ; Dantzig, 1618 et 1622, in-8° ; traduit en français, Paris, 1624, in-8% et à la suite de Y Instruction à la France de G. Naudé : dans cet écrit l'auteur dénonçait les Rose-croix comme une association qui, sous l'apparence de chercher la pierre pbilosophale, cherchait à étendre son influence dans un but caché, et selon toute probabilité dangereux pour la société ; il s'attira plusieurs vives réponses de la part des adeptes. O.

Strate et Juglcr, BibliotM. hltt. lUerarue. ch. IX.

KEUHAUSS ( Edon vos ), en latin Xeuhusius, humaniste hollandais, né le 21 octobre 1581, à Steinfurt, en Westphalie, mort le 7 mars 1638, à Leeuwarden. Orphelin de bonne heure, il fut élevé par les soins de son oncle Othon Casmann, et accepta en 1607 le rectorat du collège de Leeuwarden. li refusa en 1619 de quitter cette ville pour un emploi semblable que lui offraient les États de Groningue. On a de lui : Princeps Agapetianus, in méd ias numeris; Francfort , 1603, in- 12; — In/àntia Imperii Bornant sub regibus; Amsterdam, 1620, in-lc ; — Mânes JSassoviï ; ibid., 1620, poème héroïque en l'honneur de Guillaume-Louis de Nassau; — Thealrum ingenii humani, sive De cognoscendis hominis indole et secretis ar.imi tnottbus; ibid., 1633-1664» 2 part, in-16 ; — Fatidica sacra; ibid., 1635 1648, 3 part. in-16; — Triga scolasticarum artium; Leeuwarden, 1630, in-8°; — Gymnasium eloquentix; Amsterdam, 1641, in-16; réimprimé avec des additions en 1664; — Nova grammatica, rédigée pour les écoles de la Frise avec W. Revius et Pierre Moll.

Son fils, Régnier von Neoiiaiss, né en 1618, à Leeuwarden, mort vers 1680, voyagea en France, et tut recteur des collèges de Harlingue etd'Alkmaer. lia publié: Poematum juveniliitm libri II; Amsterdam , 1044-1669, 2 vol. in-16 : on y trouve de l'aisance et de la clarté ;

— KEUKOMM 8fi0

— M anuale phïlologicum ; ibid., Ifi36,in-I8;

— Orationes, cum /asciculo poematum et epistolarum; Franeker, 1642, in-ifi; — synopsis etymologica, swe de origimbus Imçuz latinx; Amsterdam, 1652, in-16; — Eputolarumfamiliarium centurix IV «or* ; ibid, 1653, 1678, -in-16; — Examen phïlologicum, ibid., 1654, in 16; — Thalia Alcmnrwna, ut Poematum posteriorum liber; ibid., 1678,

2 vol. in-16. k.

Paquot. Mem„ VU.

NRVHOF (Théodore oe). Voy. Tiikodoue.

neukibch ( Benjamin ) , littérateur aile mand, né en 1665, au village de Reiscke en Silésie, mort en 1729. Il exerça pendant quelque années la profession d'avocat à lîreslau , «ientil ensuite précepteur auprès de plusieurs jeun* gentilhommes, fut nommé en 1703 professeur * l'Académie des Nobles à Berlin et plus lard sous-gouverneur du prince d'Anspacb. Onade lui : Galante Briefe und Gedichle (Lettres et Poésies galantes) ; Cobourg, 1695, - Satyren und poetische Briefe (Satires et Entres poétiques), à la suite des Weltlkkt Gtdiehte de Hanken ( Dresde, 1 727); et a part, Francfort, 1757, in 8°; — Auserlesene Gtdichtt ( Poésies choisies) ; Ratisbonne, 1 744, io-8\ avec une vie de l'auteur par Gottsrhed. Neakirch a aussi traduit en vers allemands le Ttlémaque de Fénelon ; Onolzbach , 1727-1739.

3 parties, in-fol., avec gravures. 0.

Jftrden», Ltztkon. — V'odsc, Mmanack JwfteH-

tcher GeUhrttn.

xeukomm ( Sigismond ) , compositeur allemand, né à Salzbourg, le 10 juillet 1778, mort à Paris, le 3 avril 1858. Fils d'un profe<s«irde l'École normale de Salzbourg, il était l'alné d'une nombreuse famille. Avant l'âge de sept «u-S commença l'étude de la musique , sous la direction de Weissaner, organiste distingué, et M des progrès tellement rapides que son mai'rr le chargea bientôt de le remplacer dans quelque*; unes de ses fonctions. Son talent précoce lui valut d'être nommé, à peine âge* de scire ao-S organiste titulaire à l'université, où il faisait ea même temps ses études classiques. A la m*0* époque, Michel Haydn lui donna des leco*» d'harmonie et de contrepoint el lui confia souvent le soin de le seconder comme orgam^ de la cour. Lorsqu'il eut atteint sa divhuiueo* année, il fut attaché A l'Opéra en qualité * répétiteur des chœurs. Il prit alors la resolotion de se livrer entièrement à la culture de l'art qu'il affectionnait , et après avoir tenu* ses cours de philosophie et de mathématique à l'université , il partit au mois de mars 1-v. pour Vienne, où Joseph Haydn, sur la refo»roandation de son frère, l'admit au nombre * ses élèves. Neukomm gagna bientôt l'affect"* de l'illustre maître, qui le traitait coron* un W». et sous la direction duquel il travailla F" j D sept années, recueillant chaque jour le fruit*

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ses précieux conseils et employant le temps qui lui restait à donner des leçons de piano et de chant. Au mois de mai 1804, il s'éloigna de Vienne pour se rendre à Saint Pétersbourg, où il fut nommé directeur de la musique du théâtre impérial. Cette position lui fournit l'occasion d'écrire pour le couronnement de l'empereur un opéra intitulé Alexander am Indus ; mais an bout d'un an d'exercice, il fut obligé de renoncer à son emploi, par suite d'une grave maladie que lui avait occasionnée la nouvelle imprévue de (a mort de .*on père. Peu à peu cependant sa santé se rétablit; il put reprendre le cours de ses travaux, et se fil remarquer par des compositions de divers genres, qui furent exécutées soit à Saint-Pétersbourg, soit à Moscou, où il faisait de fréquentes excursions. L'académie de musique de Stockholm et la Société Philharmonique de Saint-Pétersbourg le reçurent au nombre de leurs membres. En 1808, Neukomm quitta la Russie, alla faire un court séjour à Sal/.bourg, visita ensuite la Prusse, et se rendit à Vienne, où il arriva au commencement de Pannée suivante, peu de temps avant la mort de Haydn. Après la campagne de 1809 et la conclusion de la paix, il vint à Paris. Son talent d'artiste, son esprit cultivé lui créèrent bientôt des relations aussi agréables qu'utiles. La l princesse de Vaudemont le prit sous sa protection, et le présenta au prince de Talleyrand, auquel elle le recommanda chaleureusement. Dussek était alors attaché comme pianiste à la maison du prince ; mais sa santé s'altérait chaque jour davantage. A sa mort, arrivée au mois de mars 1815, Neukomm, qui l'avait remplacé dans ses fonctions lui succéda définitivement, et fut installé dans l'hôtel Talleyrand. Vivant an milieu de Wlite de la société, exempt de toute préoccupation sur son sort, sa place lui laissait des loisirs, <|u'il consacrait à composer. Parmi les nombreux morceaux de musique qu'il écrivit à cette vpoque, nous citerons un Te Deum qui fut ensuite exécuté è l'église de Notre-Dame, à l'occasion de l'entrée solennelle de Louis XVI 11 à Paris. En 1814, il accompagna le prince de I Talleyrand au congrès de Vienne , et le 21 janvier 1815 il fit exécuter par trois cents chanteurs à l'église Saint-Étienne de cette ville, et en présence des rois et princes réunis au congrès, tin Requiem qu'il avait composé pour l'anniver- I saire de la mort de Louis XVI. Neukomm reçut de Louis XVIII la croix de chevalier de la Légion d'Honneur.

Après les Cent Jours, Neukomm revint à Paris avec le prince de Talleyrand; mais en 1816 il accompagna le duc de Luxembourg, qui se ren- | dait à Rio- Janeiro, en qualité d'ambassadeur J extraordinaire. Admis à la cour de Joao VI, ] comblé de faveurs par la famille royale, il passa j quatre années dans cette situation. La révolu- J tion du Brésil, en obligeant le roi à retour- j ner en Portugal, ramena aussi Neukomm à i

WOCV. BIOCR. CKNÉR. — T. XXXVII.

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