‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 163 sur 206 · N EU MANN · texte numérisé non relu

N EU MANN

étudier l'histoire à Heidclberg et a Munich ; il se convertit au protestantisme, et devint en 1822 professeur au gymnase de Spire. Destitué en 1825 pour ses opinions libérales, il entreprit J'élude des langues orientales , notamment du chinois, et séjourna dans ce but à Paris et à Londres. En 1830 il s* rendit en Chine, d'où il rapporta l'année suivante une collection de dix mille volumes écrits en chinois ; il la céda au gouvernement bavarois et devint professeur a l'université de Munich ; il fut mis à la retraite en 1852, en raison de la part active qu'il avait prise aux mouvements politiques de I8i8. On a de lui : Rerum creticarum spécimen; Gœttingue, 1820; — Vebcr die Staatsverfassung der Florenliner von Leonardus Aretinus (Sur l'ouvrage de Léonard Arélin au sujet de U constitution de Florence ) ; Francfort , 1822 ; — Hutorische Yersuche (Essais historiques); Heidelberg, 1825; — Mémoires sur la vie et les ouvrages de David, philosophe arménien ; Paris, 1829; — Ptlger/ahrten buddhistischer Prediger ans China und Indien (Pèlerinages de prédicateurs bouddhistes chinois et indous); Leip7ig, 183:*; — Ver suc h einer Geschichte der armenischen Lileratur (Essai d'une histoire de la littérature arménienne ) ; Leipzig, 1 833 ; — Geschichte der Vebersïedelung von vierzigtausend Armeniern ( Histoire de l'émigration de quarante mille Arméniens); Leipzig, 1834; — Asialische Studien (Études asiatiques); Leipzig, 1837 ; — Geschichte des englue hchinesischen Kriegs ( Histoire de la guerre anglo-chinoise ) ; Leipzig, 1S46 et 1855; — Die Volker des sudlichen liusslands (Les Peuples de la Russie méridionale); Leipzig, 1847; — Bcitrage zur armenischen Lileratur (Documents relatifs à la littérature arménienne ) ; Leipzig, 1849; — Geschichte des englischen Heichs in Asien ( Histoire de l'empire anglais aux Indes); Leipzig, 1857, 2 vol. Neumann a traduit de l'arménien en anglais V Histoire de Vartan par Elisée et la Chronique du royaume arménien en Cilicie, de Vartan ; il a traduit du chinois en anglais le Cathéchisme des Schamnns , Londres, 1831, et ['Histoire des pirates chinois, Londres, 183t. O.

Conversatintu Uxikon.

IXEVHkS* (Jeanne), romancière allemande contemporaine, épouse du bourgmestre d'Elbing Neumann, a écrit : Valérie; Dantzig, 1825; — Erzdhlungen (Récits); Leipzig, 1826; — La comtesse de Horfeld ;ib., 1826; — Pulatesky et Kojinsky; ibid.; -Le Crime dévoilé ; ibid., 1827; — Ruse contre ruse; ibid., 1827; — Francesco et Roderigo; ibid., 1828; — Le double Serment ; ibid., 1830; — Séraphine ; ibid., 1830; — La Croix de la forêt; ibid., 1830, 5 vol.; — Conradin deSouabc; ibid., 1831 ; — Blanche de Castille ; ibid., 1831 ; — La Charade; Rerlin, 1831; — Erick , roi de Suède; Dantzig, is>33, 2 vol.; - Jeanne de

- NEUSKK 808

Copies ; Leipzig , 1 835 ; — Diane de Cinq- Mars; ibid., 1836; — Jean-Casimir de Pologne; Dantzig, 1839, 3 vol. ; — Jean IY de Russie; Leipzig, 1840;— Camille, prinetste de Dissignano ; Dantzig, 1844, 3 vol. ; etc. 0. Plerer, Uxiknn.

xkuré {Michel). Voy. Mesme.

jikusbr (Adam), théologien socinien allemand,nédans la Souabe, au seizième siede.el mort à ConsUnlinople, le 12 octobre 1576. Élevé dans | le luthéranisme par ses parents, qui ap|<ai tenaient à cette communion , il entra dans l'Eglise réformée, après avoir terminé ses éludes, probablement |>arce qu'il croyait y trouver une plus grande liberté de penser que dans l'Église luthérienne. Il s'établit alors dans le Falatinat, et il ne tarda pas à gagner la bienveillance de lélecteur, qui le nomma pasteur de l'église Saint- Pierre de Heidelberg, et qui avait même le projet de lui donner une chaire de professeur a l'université de cette ville. Mais ce prince auot voulu en 1569 introduire dans ses États U discipline ecclésiastique de l'église de Genève, Neuser résista fortement à cette entrepris, non pas tant peut-être parce qu'elle partait tfu pouvoir civil que parce que cette disciplina, d'une excessive rigueur, aurait fait peser un de>[K)tisnie ecclésiastique intolérable sur les réformés du Palatinat. Cette hardie opposition lui lit perdre à la fois les bonnes grâces de l'électeur et sa charge de pasteur. Il se tourna alors vers le socinianisme, qui d'ailleurs devait attirer un esprit aussi indépendant , et vers lequel il penchait, à ce qu'on assure, depuis longtemps. Il forma naturellement le projet «le répandre les principes sociniens autour de lui. Sylvanus, pasteur à Ludembourg, s'associa à ce dessein, qui fut communiqué à Georges Blandrata, médecin du vaivode de Transylvanie, et a awl<\oti autres ministres qui professaient les opinions sociniennes. On raconte que Neuser et Sylvanus cherchèrent à s'assurer la protection du sultan Sélim.dans le cas où ils échoueraient, mais qu'il* turent trahis par l'ambassadeur du vaivode de Transylvanie, qu'ils avaient chargé de cette négociation, et qui livra leurs lettres à l'électeur palatin. Quoi qu'il en soit de cette histoire, plerne d'invraisemblance, ils furent arrêtés et conduit.* à Amberg. Sylvanus fut décapité en 1372 ; fraser réussit à s'échapper de sa prison, et après avoir erré quelque temps arriva à Conslantioople, où il se fit musulman.

Comme on pouvait s'y attendre, la mémoire de cet homme inquiet et aventureux n'a pas et.' épargnée. On l'a accusé de tous les vices et entre autres «l'ivrognerie. Il est juste d'ajouter que ceux qui l'ont peint sous ces noires couleur* I reconnaissent cependant, par une singulière con- | tradiction, qu'il n'y eut jamais rivn à reprwirf dans sa conduite. Quelque.* biographes ont attribué sa mort à une maladie honteuse, <uitc « ses débauches; d'autres, au conlrairé, ont rc

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poussé celle imputation. Ou peut croire que son , plus grand défaut Tut de ne pas savoir imposer un frein à son imagination déréglée et à la fougue de son caractère. On assure qu il avait pris un grand ascendant sur la population du Palatinat, et qu'il devait cette considération extraornaire aussi bien à son zèle religieux qu'à son éloquence.

Le Lexique biographique de Jôcber assure qu'd n'a laissé aucun ouvrage imprimé; la Biographieuniverselle prétend au contraire que ses écrits sont nombreux et qu'ils ont été recueillis par les sociniens. La Bibliothèque des antitrin Maires, qui le nomme fteusner, n'en cite qu'un seul : Scopus Septtmi Capitis ad Romanos ( Ingolsladt ) , 1583, in-8°. Sa lettre à Sélim, si toutefois elle est authentique, se trouve dans le recueil de Mieg : Monumenta pietalis et Ittteraturx; Francfort, 1702, in-4°, l,c part, p. 318; — le tome III des Mélanges tirés de la Bibliothèque de Wolfenbiittel renferme une autre lettre de Neuser, contenant l'apologie de sa conduite et ilatée de Constanlinople, le mercredi avant Pâques de l'an 1574. M. Nicolas.

Joeher, (.elehrten-ljeiiknn.

NEUVILLE de Plkssis-Bakdoul ( Roland de), prélat français, né en 1530, mort à Kennes, le 5 février 1613. Il était abbé de Saint-Jacques do Montfort lorsque, en 1562, il fut nommé évôque de Saint- Pol de-Léon par la protection du duc d'Étampes, en remplacement de Roland de Çhauvigné. Quoiqu'il ait assisté au concile de Tours ( 1583 ) et qu'il ait souscrit les édits de tolérance publiés en 1588, Neuville ne s'en montra pas moins persécuteur violent des protestants ; il se vantait lui-même de n'avoir pas laissé un seul hérétique dans son diocèse. Il mourut après cinquante ansd'épiscopat : René de Rieux dè Sourdéac, abbé du Relec, lui succéda. La Bibliothèque de Lyon possède, sous le n° 441, un fort beau Missale ecclesiae gallicx in-fo!., écrit en magnifiques caractères gothiques et rehaussé de précieuses vignettes, qui parait avoir été la propriété de Roland de Neuville. A. L.

Og*e. Dict. hiit. et géographique de Bretagne, II. «j.

HEtJTiLLB ( Pierre-Claude Frey de), théologien français, né à Grandville (I), le 5 septembre 1 692, mort à Rennes, en août 1 775. Sa famille semble originaire du canton de Baie, et vint, on ne sait pour quelle cause, habiter la Bretagne. Neuville entra, le 12 septembre 1710, dans la Compagnie de Jésus, où il occupa des emplois honorables, surtout dans la comptabilité. Deux fuis il fut provincial. Il était bon prédicateur. Lorsque son ordre fut menacé de dissolution ( 1763 ), il n'attendit pas la persécution, et se reretira à Rennes, où il mourut. On a de lui : Sermons; Rouen, 1778, 2 vol. in-12; — Observa-

(i) La Biographie universelle (Mtchaud) lui donne pour tirenomi Pierre-Charles , le (ait naître a Vitre et mourir en nu. Nou* aT<in« *ul»l la version des hUtoriograptica de la Compagnie de Jeans.

KEUVILLÉ 810

fions sur l'institut de la Société de Jésus; Avignon, 1761, 1762, 1771, in-12; — Lettre d'un ami de la vérité à ceux qui ne haïssent pas la lumière,ou réflexions critiques sur les reproches Jails à la Société de Jésus relativement à la doctrine; in-12, s. 1. ni d. A. L.

Raymond Dloaada Caballcro. Biàliotheesr scriptorum societatu Jesu ( tMt-1816. In-V). — KclU-r. Supplément de La fronce littéraire. — Nouvel Appel a la raiion. des eeriti et libelles publies par la passion contre Us Jésuites de France: Bruielies, iKI. in-u. — A loi» et Alp. de Backcr, Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus. — Barbier, Uict. des anonymes, n" HM. — C'atalogus personarum et offlclorum provincisc Francité Societatts Jesu, ei.n. p. S.

Neuville (Charles Frey de), orateur religieux français (1), frère du précédent, né le 23 décembre 1693, dans le diocèse de Coutances , mort à Saint - Germain - en- Laye, le 13 juillet 1774. Il fit ses études au collège des Jésuites de Rennes, qui, reconnaissant ses capacités, l'initièrent a leur ordre, en 1710. Il professait depuis dix-huit ans les belles-lettres et la philosophie, lorsqu'il débuta en chaire, où il eut un grand succès (1736). Après la dissolution de sa société, sa présence, toute inoffensive, fut lolérée en France et avec les secours que lui accordèrent le rot et la reine de France, il mourut sans être inquiété. On a de lui : Oraison funèbre de M. le cardinal de Pleury, etc.; Paris, 1743, in-4° et in-12; Amsterdam, 1743, in-4°. Cette oraison donna lieu à de nombreuses critiques, auxquelles l'auteur répondit plusieurs fois (voy. Alois et Alp. de Backer); — Oraison de très-haut , très-puissant seigneur Charles-Auguste Foucquel de Belletsle, duc de Gisors , pair et maréchal de France, etc ; Paris, 1761, in-4*; — Sermons; Paris, 1777, 8 vol. in-12 ; Lyon, 1778. 8 vol. in-12. Ces sermons ont été trad. en allemand par J.-B. Dily, Vienne, 1777-1780, 8 vol. in-8°; et par Priester Joh. Buchmann, Augsbourg,l8i l, in-12; en espagnol par Juan-Antonio Pellicrr, JuanCeron et Pontela, Madrid, 1784 ; en italien , Venise, 1774, 1780, 1793. Le P. Neuville avait rassemblé trois vol. d'Observations hist. et a it. h Mais , disent MM. Backer, la crainte des interprétations fâcheuses et celle de compromettre ses éditeurs le déterminèrent, quelques jours avant sa mort, à jeter son manuscrit au feu. » Les biographes ont souvent confondu cet écrivain ecclésiastique avec sou frère et le P. Anne Joseph de La Neuville. A. L.

Caballero , Bibliothce* scriptorum Socletatis Jesu (tlorne, 18U-ISI6 ), Inf ; - A loi» et Alphonse de Rarkor, tilbl. des écrivains de la Compagnie de Jésus, »eric, p. il», MO.

NEUVILLE. Voy. HVDE DE NEUVILLE, Lt

Qui en et Neifville. neovillé ( Didier-Pierre Ciiicanao de),

|i) Feller et d'apre» lui la Biographie universelle ( Mlctiiiidj lui donnent le» prénom» A' Anne- Joseph, qui appartiennent & un nuire «lcrl»am, Anne-Joseph de Im Neuville, dont le» n nvrr» «nt été Mutent confondues arec telles de Charles Fret de Ncu»ille.

JSEUVILLfc — NÊVE

littérateur français, né en 1720, a Nanti, mort , en octobre 1781, à Toulouse. D'une famille noble de Lorraine , il eut une jeunesse dissipée, voyagea dans le Nord , et entra dans les gardes du roi ; Stanislas, où il acheva de se ruiner. Afin de ré- I tablir sa fortune, il vint à Paria, se fit recevoir j avocat, et passa du barreau dans les lettres ; il se chargea ensuite de l'éducation d'un jeune seigneur polonais, et donna des leçons d'histoire j aux filles de la princesse Lubomiraka. De retour j en France, il eut une place d'inspecteur de la librairie à Nîmes, et s'en démit bientôt pour embrasser l'état ecclésiastique. En 1771 il ob- { tint de M. de Rrienne , archevêque de Toulouse, | la chaire d'histoire vacante au collège de cette | ville. On a de lui : Les Aventures de Chansi et de Ranné, ou rien de trop ; impr. à la suite du Moyen d'être heureux de Rivière ( Amsterdam, 1730, vol. in 12); — La Feinte supposée, corn Mie en prose, jouée en 1750, aux Italiens; — Dictionnaire philosophique, ou introduction à la connaissance de l'homme; Londres ( Paris), 1751, 1756, 1762, in-8°; la 3e édit. est fort augmentée; Vauvenargues, Ducios, Trublet, d'Alemhert ont été surtout mis à contribution pour cet ouvrage; — Oracle de Cgthère; 1752, in-8'; — L'Abeille du Parnasse, ou recueil de maximes tirées des poêles français; Londres (Paris), 1757, 2 vol. in-12; — Considéra- f tions sur les ouvrages d'esprit ; Amsterdam [ (Paris), 1758, in- 12; — Esprit de l'abbé de \ Saint. Real; Paris, 1768, in- 12. Ces divers écrits sont anonymes. P. L.

j\tcruloçr des Hommes et l être t. 17H.

^ XKV-ViiED(Alej;andr^Philippe Maximi' [ lien, prince de), voyageur et naturaliste aile- j mand , né à Neuwied, le 23 septembre 1782. Entré dans l'armée provienne , il la quitta en 1806 avec le grade de général major. Peodant les années suivantes, il se livra avec ardeur à l'étude des sciences naturelles En 1815 il se rendit à Rio-Janeiro , dans l'intention d'explorer l'intérieur dti Brésil ; en compagnie de Èreireiss et Sellow et d'une dizaine de domestiques, il arriva, après avoir traversé «le vastes déserts, a San-Salvador; il pénétra ensuite dans l'été de 1816 jusqu'à Morro d'Arrara. Là il rencontra la tribu des Botocondes, sur lesquels il a le premier donné des détails exacts. Par suite de la guerre allumée alors entre les diverses |>euplades sauvages de ces contrées, il se vit forcé d'abandonner son plan de route et de se rendre à Villa- Viçosa. De là il visita successivement Caraval'.es , Santa-Cruz, et Villa-Belmonte; il séjourna pendant quelque temps auprès des ruines considérables qu'il avait découvertes à Jouassema. Il se fraya ensuite à coups de hache un chemin a travers les immenses forêts au nord du lleuve Belmonte, et entra enfin , après avoir souffert de grandes privations, dans la province de Minas-Geraès. L'état de sa santé l'engagea à terminer là son

voyage; passant par Sertam et Rallia, il était déjà arrivé à Nazareth , lorsqu'il fut arrêté et détenu pendant tiois jours, parce qu'on le pienait pour un Anglais ; c'est alors qu'on lui vola plusieurs objets de sa précieuse collection d'insectes et de plantes recueillie pendant sa roule. Cet incident fâcheux le dégoûta de son idée première de visiter encore d'autres parties de ce pays; il s'embarqua le 10 mai 1817, et fut quelques semaines plus tard de retour en Allemagne. En 1833. il parcourut l'extrême ouest de l'Amérique du Nord, s'avança jusqu'aux montagnes Rocheuses , et revint avec un grand nombre d'objets d'histoire naturelle ainsi qu'avec beaucoup de vues de ce pays, dessinées par les artistes emmenés par lui dans cette expédition. Ofl a de lui : Reise nach Brasilien in den Jahrtn 1815-1817 ( Voyage au Brésil dans les années 1815 à 1817); Francfort, 1819-1820, 2 vol. in-8", avec un Atlas in-fol. : cet ouvrage, d'une exécution parfaite, abonde en renseignements précieux sur la côte orientale du Brésil do treizième au vingt-troisième degré de latitude; — Abbildungen zur Saturgeschichte Braitliens ( Planches pour l'histoire naturelle <ln Brésil); Weimar, 1823-1831, 15 livraisons; - Beitràge zur Saturgeschichte Brasilient ( Documents relatifs à l'histoire naturelle .lu Brésil); Weimar, 1824-1833, 4 vol. ; — Rfae dure h Nordamerika ( Voyage à travers l'Amérique du Nord ) ; Coblentz, 1838-1843, 1 vol. in-4*; avec un Allas de planches ; ce magnifique ouvrage de luxe est surtout important pour l'ethnographie de ce pays. O.

Commotion*- Uzikon .

3KVALI, savant turc, vivait à Consbntinople à la fin du seizième siècle de notre ère. il fut précepteur du sultan Amurath III. Nevali est auteur d'un ouvrage de politique et de morale , intitulé : Ferah S ami , qui le place au premier rang des philosophes et des moraliste» de sa nation. Il y traite de la religion mabométane et de ses ministres , des vertus et de l'instruction d'un souverain. Cet ouvrage s* trouve dans la bibliothèque spéciale des sultan» ottomans, à Constantinoplc. Ch. R.

Tcricrinl. Littérature des turcs. - Hamrow, Histtirt d$<£mpire Ottoman.

55BVK ( François df.), peintre belge, né et mort à Anvers, vivait en tG25. Il fut élève de Rubens, et alla se perfectionner en Itabe. De retour dans sa patrie, il mérita la réputation de bon peintre. <* De Nève, dit Descamps, composait avec feu , coloriait bien et dessinait avec beaucoup d'élégance. La ville d'Anvers conserve la plupart de ses tableaux. A. ne L.

J»cnb Campo Weycrman. De Knnst Schilders, fie, t. III. p. m. - D^cauiuv Ijm rte des l'einlrts Umantis. rie, t. II. y. 127 it*.

;xÈVR ( Ft'tix -Jean- Baptiste- Jos<f)h\ orientaliste belge, né à Ath ( Hainaut), le l3juiu 1816. Après «voir reçu la première insIrocM au collège de Lille, il suivit les cours des um-

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versités de Louvain , de Bonn et de Munich , puis vint à Paris étudier les langues orientales sous la direction de Burnouf, de Reinaud et de Quatremère. Reçu en 1838 docteur en philosophie et lettres, il fut attaché, en 1841, comme agrégé de lilteraturc ancienne et de langues orientales, à l'université catholique de Louvain , où il fut nommé professeur extraordinaire en 1844, et. professeur en 1853. H est depuis 1860 correspondant de l'Académie royale de Belgique. Ses principaux ouvrages sont : Introduction à V htstoire générale des littératures orientâtes; leçons faites à Cuniversité catholique de Louvain; Louvain, 1845, in-8°; — Essai sur le mythe des Ribharas, premier vestige | de l'apothéose dans le Véda , avec le texte sanscrit et ta traduction française des hymnes adressés à ers divinités; Paris, 1847, in-8° ; — Revue des sources nouvelles pour t'élude de l'antiquité chrétienne en Orient; Louvain, 1852, in- 8*; — Le Bouddhisme, son fondateur et ses écritures ; Paris, 1854, in-8° ; i — Mémoire historique et littéraire sur le collège des Trois- Langues à l'ancienne université de Louvain; Bruxelles, 1856, in-4°, couronné par l'Académie royale de Belgique ; — Mémoire sur la vie d'Eugène Jacquot de Bruxelles y et sur ses travaux relatifs à l'histoire et aux langues de l'Orient; Bruxelles, 1856, in-4°; — Des Portraits de femme dans la poésie épique de l'Inde : études morales et littéraires sur le Mahâbhârata; Bruxelles, 1858, in-8°. M. Nève est collaborateur du Journal asiatique, des Annales de philosophie chrétienne, du Correspondant, de la Revue catholique de Louvain, et du Messager des sciences historiques de Belgique.

E. Recsaro.

Documents partie.

ivevelbt ( Pierre ), sieur ok Dosches, en | Champagne, né àTroyes, mort vers 1610. Il était avocat au parlement de Paris ; les persé- j rations exercées contre les réformés l'obligèrent j à sortir de France , et il se retira avec sa famille à Bàle , où il se lia d'une intime amitié avec le fameux jurisconsulte François Hotinan. Vers 1597, il revint en France et fut député comme ancien de l'église de Vitry au spizième sjnode national. La date précise de sa mort n'est pas ! connue. On a de lui : Elogium Fr. Ilotomanni ; ! Francfort, lôtiâ, in-8»; réimpr. à la tête des j Opéra de Ilotman ( Genève, 1599-1601, 3 vol. 1 in-fol. ) ; et avec la Consolatio e sacris litteris du même (Hanovre, 1613); — Basile* Helvetiorum Ecphrasis ; Francfort, 1597,in-4°;— Lacrymx Mevelefi Ûoschii in funere avun- '■ culi Pïthai ; Paris, 1603. in-4°; ce petit poème est d'une élégante latinité. Il donna au^i en 1603 une nouvelle édition de Y Anti-Tribonian qu'llotman avait publié en 1567.

Son tils, Isanc Nrvrlet, né en 1590, à Bâle, ; est connu par la pubiicationd'un recueil d'anciens

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