NE VERS
faire un troisième sonnet sur les rimes des précédents, et devint même affectueux pour Kacinc. Boiieau lui garda rancune, et dan* sa* satires et ses épUres Ht contre lui plusieurs allusions mordantes. Le duc eut le bon sens «le ne pas se les appliquer. On croit aussi que Molière a voulu représenter Philippe Mancini dans son Orontc du Misanthrope. Le duc de Nevers a laissé plusieurs écrits, tant en vers qu'en prose, parmi lesquels on remarque : Défense d'un poème héroïque, suivi de Remarques sur les œuvres satiriques du sieur D*** ( Hoileau - Despréaux ) ( avec les abbés Regnicr-Desmarcts et Testu ) ; Paris, 1674, in-12; — Abrégé de l'histoire de France depuis la troisième race, mis en chansons sur l'air : Que ce jardin se change en un désert affreux ; dans le recueil de poésies édité par Adrien Moéljens; La Haye, 16t)4 ; — Epitre à M. Bourdelot , médecin de la reine Christine de Suède; même recueil , et dans le Ie' vol. des Œuvres posthumes du duc de Nivernais, publiées par François de Neufchâteau ; — EpUre à M. du Charmel, dans le. recueil déjà cité de Moétjens ; — Epitre à un de ses amis, dans lequel le duc «le Nevers fait l'éloge du roi Louis XIV et celui de Marie-Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne: imprimé dans un recueil de poésies; La Haye 1715; - plusieurs pièces en vers de deux et (rois syllabes dans Les Divertissements de Sceaux,- Trévoux, 1722 et 1755, 2 vol. in-12; — Le parfait Cocher, publié par La Chesnaye des Bois; Paris, 1744, in-8°, et attribué aussi à Louts-JulesMancini-Mazarini , duc de Nivernais ( voy. ce nom ), petit -fils de l'auteur.
Philippe de Nevers avait épousé, le 15 décembre 1670, Diane-Gabrielle de Damas ( morte le 1 2 janvier 1715), dont il eut I ° Éloi, mort jeune ; 2° Gabriel, duc de Donzi, mort en mal 1683; 3° Philippe- Jules -François, d'abord appelé prince de Vergogne, puis duc de IVcvers, né en 1676 et mort en 1 768 ; 4° Jacques Hippalyte, dit I« marquis Mancini, auquel son père laissa ses biens situés en Italie, né le 2 mars 1690; 5° Diane-Gabrielle- Victoire , mariée, le 6 mai 700, à Charles-Louis-Anloine-Galéas de Hénin, prince de Chimay et de Bossut ; et 6° Diane- Adclaïde- Philippe, mariée, en 1707, à Louis- Armand , duc d Estrées. A. d'E— m.
Saint-Simon, Mémoires, t. XII. p. 107. nton du Tllkt, U Parnasse (r an fois |éM. ln-fol. de 1T«), p. H0S-S09. - Mémoires anecdotes de Ijtuis Xir, p. im- 1M. — Morerl, /r urand Dictionnaire historique, trt Mnnctni, Mazarin el Nevers. — Le P. An ne line. Hitt des grands officiers de U couronne, I. III, p. - M"1» de* lloulleres. OEarrcs.
NEVBits. Voy. Co.-uaci'E et Louis;
5BVEU ( Afatthys ), peintre hollandais, né à Leyden, en 1647. mort à Amsterdam, en I72t. Sa famille était d'origine française et avait émigré, comme protestante, à la suite des persécutions religieuses. Il commença son art sous les leçons de Abraliam Torenvliel , et devint un des
— NEV1LE iU
élèves bien aimés de Gérard Dow, dont il ;arvint à imiter le fini précieux, il se fixa à Aiwterdam, où il occupait un emploi dans lei contributions. Les tableaux de cet artiste représentent des assemblées de gens du monde, do concerts , des collations , des bals parés ou toqués, des joueurs, etc. Houbraken cite «lr lui un tableau d'histoire, qu'il appelle les Œuim de Miséricorde. Il y admire avec quel esprit. , quel bel accord, quelle vérité de couleur l'artiste a disposé et placé un nombre prodigiruv de figures. « Les tableaux de Neveu, dil De>camps, sans être tout à fait aussi finis q-io tw de Gérard Dow. sont toujours bien peint-, k<t : coloriés, d'un bon goût de dessin ; les fipaps y l sont agréables et pleines de finesse. » 1k sùk I fort rares, surtout en France. A. Dt L. Houbraken, Konst Schilders des .\ederianitekt, tin, t. III, p. 61. - Pilklnjton, D$ctionar9 of Pamtm - Dweamp». ^ yit dtt /*1H/reJ hollandais, elfc, L 1, p. 3H-3I».
xevile (Alexandre) , littérateur anglais ; né en 1544, dans le Kent, mort le 4 octobre
1614, à Canterburv. U prit ses degrés is Cita- ! bridge, et devint secrétaire des archetequo
Parker et Grindal. On a de lui : Ketlw. un i de /uroribus Xorfolciensium Krtto duct; | Londres, 15?5, 1582, in-4°; réimpr. en angta, ! en 1615 et IG23 ; — Apologia ad Wallïjcpro- \ ceres; Londres, 1576, in-4° ; — une parapha I de VŒdipus de Sénèque ( I5S1 ), - et qucl-n» I poésies.
Son frère, Thomàs Nevilk, mort en 1615, * Cambridge, fut un des ecclésiastiques les plu> I éminents du temps -, il occupa divers emploi | dans la haute Église, entre autres celui de doyen de Canterbury, et consacra une grand*: partie de sa fortune à la reconstruction du collège de la Trinité. K.
Warton, Hitt. of poetry. — Slrype, Life et Parier. - Todd, Account of the dtans of CUntertury
XEYILB ou MEVILLE ( Henry), pubtreiste anglais, né en 1620, mort le 20 septembre 16W, à Warficld (Berkshire). Après afoir voyagé sur le continent, il revint en 1645 i • Londres, et propagea avec ardeur les prraci|<> du parti républicain. Nommé conseiller il KUt en Î651, il se démit de ces fondions «fin te protester contre la tyrannie de Crotnwell, ri» cessa, d'accord avec Harrington et d'autres psritains, de plaider la cause de la liberté. Sousti restauration il essuya une détention passapère. La plus remarquable de ses productions politiques est celle qui a pour titre Plato redwru, or a dialogue cencerning goiernment i Léo dres, 1681 ), réimpr. en 1763, par les soins * Mollis. On a encore de lui : The Parlmmfni oj ladies; 1647, in-4°; — Shuffiing, cvUt*9 and dealwg in a game at picçvet; l&>> in-4° : satire dirigée contre le Protecteur ; - The isle of Fines, or a late discocery of a fourth island near Terra australis incognila» by Hen. Cornélius van Sloetten; Loa^-