‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 183 sur 206 · NEY SS · texte numérisé non relu

NEY SS

Il savait parfaitement s'accommoder aux tempç et aux différents caractères des personnes avec lesquelles il avait à traiter. Il était surtout trè>-alteutif à se donner pour ennemi de la supercherie et du déguisement, et voulait persuader que personne ne serait jamais trompé par sa parole. En tel homme ne pouvait manquer de plaire au roi d'Espagne Philippe III, qui le substitua à Wittenhorst pour traiter de la paix de ce royaume avec la république naissante de Hollande. Instruit par le prince Maurice des difficultés qui retardaient la conclusion de la paix, il apporta, le 1 1 mars 1607, aux États des lettres de l'archiduc Albert et dlsabelle d'Autriche, qui amenèrent une suspension d'armes. Il en profita pour poser les bases d'un traité qui devait terminer la longue querelle entre les deux puissances. Sur ces entrefaites, la flotte hollandaise, comman i^ par l'amiral Heemskerk(roy. ce nom), remporta.^ 25 avril 1 607, une victoire éclatante dans la baie de Cadix sur l'escadre espagnolecommandée par l»avila. Cette bataille navale, où Heemskerk fut tué, ruina complètement l'autorité de Philippe dan* les Pays-Bas. Le P. Ney, informé de cette défaite par un courrier venu de Madrid à franc étrier, se présenta le il mai au conseil -les États pour demander le rappel de la flotte envoyée en Espagne. Les Hollandais temporisèrent et , apprenant la vérité , se tinrent encore plus sur leurs gardes. Le diplomate cordelier «it alors se ménager une entrevue avec Ccrncùle Aarssens, secrétaire des États, et,pourle remercier de ses bonnes dispositions envers les arcbK ducs, il lui dit qu'ils avaient donné l'ordre de lui restituer une maison qui lui avait autrefois appartenu à Bruxelles, et le pria d'accepter pour sa femme un diamant d'une valeur assez considérable. Il ajouta que si l'on parvenait à ecoclure la paix, ou du moins une trêve de neuf ans, le marquis de Spinola, général en chef .les troupes espagnoles, lui promettait une somme de 50,000 écus.dont il lui montra robtigauVm, sur laquelle 15,000 devaient être payés où * quand il voudrait. Aarssens avait pénétre le moine et s'était concerté d'avance avec le prinre Maurice. Celui-ci lui conseilla d'accepter le diamant et l'obligation, qu'il remit ensuite as conseil avec un rapport détaillé. De lettes avances divulguaient assez la faiblesse de l'Espagne; les Hollandais se montrèrent dès tors plus exigents. Ainsi joué, le P. Ney fût obligé de faire plusieurs voyages à Madrid pour obtenir de l'orgueil blessé de Philippe Ht lies concessions nouvelles , et après des discu>>:< a> qui humilièrent profondément l'Espagne. a|«» des difficultés sans nombre, que surmonta l'adresse du P. Ney jointe a l'éloquence du fan -et v Olden-Barneveld , le traité de paix fut définitivement signé le 0 avril 1C09, et la Hollandv \»t grâce à cet acte, commencer pour elle une | existence politique. Le P. Ney rentra peu ù dans son couvent H. Fisovet.

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