‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 189 sur 206 · NEY - NÉZ AHU A LCOYOTL · texte numérisé non relu

NEY - NÉZ AHU A LCOYOTL

« professa ces sciences avec un grand succès ». Il apprit la peinture d'isaïc van den Velde, et a laissé de fort bons tableaux. Il mourut architecte de sa ville natale. A. de L.

Deseamps, La Vie des peintre* hollandais, u II, p. i» . NEY II A. Votf. M EN DAN A.

nbtbox (Pierre-Joseph), publiciste fran-

aloé étant mort sans postérité mâle, l'empereur, çais , d'une famille établie en Allemagne , né pour perpétuer un titre auquel se rattachent les I en 1740, à Alt-Brandenburg, mort le 13 féplus glorieux souvenirs, l'a autorisé (22 sep- ! vrier 1806, à Berlin. Il étudia la théologie, puis tembre 1857) à porter depuis le titre de prince de i la jurisprudence, ouvrit en 1775 un cours de la Moskowa. Le général a pris une grande part à j droit, et fut choisi en 1781 pour accompagner à la campagne d'Italie en 1859. Chevalier de la Légion d'Honneur le 21 juin 1840, il a été promu officier le 2 décembre 1850, et commandeur le 12 mai 1855. H. F— t.

. Documents particuliers.

• H et en (Auguste), historien belge, né à Luxembourg, le 12 août 1809. Docteur en médecine de la faculté de Liège, il exerce à Wilt?. l'art de guérir après l'avoir pratiqué à Mussy-la- Ville près Virton. Consacrant à l'étude de l'histoire de sa patrie tous les moments dont il dispose, il a publié un grand nombre de notices et de mémoires. Nous citerons de lui : Manuel de Zoologie, ou exposé succinct et méthodique de V histoire naturelle des animaux; Liège, 1831, in-12; — La franc- Maçonnerie expliquée par un ami de la vérité; Metz, 1834, in-12 (anonyme); — Notice historique sur la famille de Wiltheim ; Luxembourg, 1842, in-V; — Histoire de la ville de Vian den et de ses comtes ; Luxembourg, 185l,in-8°; — Biographie luxembourgeoise, histoire des hommes distingués originaires de ce pays, etc. ; Luxembourg, 1861, 2 vol. in 8*; — Histoire du comte de Wiltz, avec titres justificatifs et planches; Luxembourg, 1861, 2 vol. in-8°; — Essai sur la ville de Bastogne, considérée principalement sous le rapport féodal ; Luxembourg, 1861, in-8°. On lui doit comme éditeur: Z,mciliburgensia, sive Luxembvrgum romanum, hoc est Arduennx veteris situs, populi, loca prisca, ritus,sacra, lingua,etc, par Alexandre Wilthemius ; Luxembourg, 1842,in-4° : ouvrage important, qui n'avait pas encore vu le jour. M. Neyen a donné des articles aux recueils périodiques du grand-duché de Luxembourg et de la Belgique. E. R.

Renseignement» particulier».

nbyn ( Pieter ), peintre et architecte hollandais, né à Leyden, le 16 janvier 1597, mort dans la même ville, en 1639. Son père était tailleur de pierre, et dès son enfance il fut destiné à ce métier pénible, qu'il exerça quelques années. Ses dispositions naturelles le portèrent à étendre ses connaissances. Avec les minimes produits de son travail, il acheta des livres élémentaires, puis des ouvrages d'un ordre plus élevé, et apprit seul les mathémaliques, la perspective et l'architecture. Tel est le récit de Descamps et de quelques autres biographes qui l'ont copié. Ils ajoutent que Neyn 1

Londres les princes héréditaires de Brunswick. An retour de ce voyage, il obtint au gymnase Carolinum de Brunswick la chaire de droit public. Il a écrit en français les ouvrages suivants : Sur la Contrefaçon des livres; Gcettingue, 1774, in-8°, trad. de Pùtter; — Essai historique et politique sur les garanties et en général sur les diverses méthodes d'assurer les traités publies ; ibid., 1777, in-8° ; — Principes du droit des gens européen conventionnel et coutumier; Brunswick, 1783, b>8°. K. Mcusel. Lexikon.

XBZAHUALCOYOTI, (en aztèque renard affamé), surnommé- le Grand et te Sage, roi atzèque d'AcoIhuacan (Texcuco), né en 1403, mort en 1470. « Ce prince, dit Clavigero, un des héros les plus célèbres de l'ancienne Amérique, fut le Solon du royaume d'Anahuac (le Mexique), dont Texcuco, sa capitale, était l'Athènes. » Il avait à peine quinze ans lorsqu'il vit Tézozomoc, souveraindes Tépanèqucs, quoique issu de la même race, envahir sa patrie, égorger son père, Ixtltlxochitl \' Ancien et tous se3 parents. Luimême ne dut la vie qu'au refuge qu'il chercha dans les branches d'un arbre touffu. Peu de temps après il tomba dans les mains de ses ennemis ; mais il parvint à s'échapper de son cachot, grâce au dévouement d'un vieux serviteur, qui prit sa place et paya de sa vie cet acte de fidélité. Quelque temps après, grâce à la puissante intervention de son grand-oncle maternel Itzcoatl . roi de Tenocthtitlan ( aujourd'hui Mexico), Nézahualcoyotl obtint la permission de rentrer à Texcuco et d'y vivre paisiblement dans le palais de ses ancêtres. Il y vivait depuis huit années, consacrant tous ses instants à l'étude, aux sciences , aux arts, lorsque Maxt la , prince d'un caractère ombrageux et cruel , succéda à son père , Tézozomoc. Le nouveau monarque lépanèque voyait avec jalousie les talents naissants, les mœurs populaires du jeune prince acolhue, dont les partisans, augmentaient chaque jour. Il résolut de s'en défaire; mais ses diverses tentatives, par le fer ou le poison, avor. tèrent devant le courage et la prudence de Nézahualcoyotl (I). Traqué comme une bête fé-

(I). l.'hfototr* de Nétahualcoyotl eut au«*l remplie de merveille», de péril», a'évaslona miraculeuses que crllea de Gustave W a»» , du prétendant Charles-Kdouurd , etc. On en trouvera un récit lotcreaunt dans lea manuscrit*

007 INEZAHUi

roce, en proie à de constantes alarmes, se cachant dans des cavernes ou dans d'épais fourrés, vivant de fruits sauvages et d'herbes, ISé/.ahualcoyotl échappa à son persécuteur ; l'attachement que le peuple acolhue portait à sa famille était tel qu'il ne rencontra pas un traître, quoique plusieurs de ses hôtes subissent des tortures ou la mort pour lui avoir donné un asile passager. Cependant la tyrannie de Maxtla finit par soulever un mécontentement général, et If ézahualcoyotl, aidé des Mexicains , se trouva à la tète d'une force assez imposante pour livrer bataille à l'usurpateur, qui fut vaincu. Il le poursuivit jusque sous les murs d'Ascapuzalco, et après plusieurs sanglantes rencontres le fit prisonnière! !e livra aux Mexicains, qui lelapidèrent. Ascupazalco fut rasé, et son emplacement devint le grand marché, d'esclaves des nations de l'Anahuac. Rentré dans ses Élats, le premier acte de Nézahualcoyotl fut une amnistie générale. Il avait pour maxime « que si un monarque a le droit de punir, la vengeance est indigne de lui ». Il s'occupa ensuite a réparer les maux causés par le dernier gouvernement , et se montra sévère justicier. Son peuple était le plus civilisé de cette partie de l'Amérique; il le voulut aussi le plus moral Son code pénal (1), écrit en lettres de sang, il est vrai, et qui mériterait plutôt à son auteur le surnom de Dracon que celui de Solon, embrassa tous les crimes, tous les délits : adultère, sodomie, homicide, vol, ivrognerie, meurtre, trahison, etc. Il abrégea les procédures, et ne permit pas qu'elles fussent prolongées au delà de quatre-vingts jours (quatre mois aztèques), soit au civil, soit au criminel. Le moindre vol des produits de la terre était puni du dernier supplice; mais pour éviter autant que possible l'application d'une aussi terrible peine, il ordonna que toutes les terres bordant les grands chemins fussent ensemencées, et permit aux voyageurs, aux pauvres, aux infirmes d'y prendre, sans violer la loi, ce qui était nécessaire a teur subsistance. Lui-même fit de ses revenus le patrimoine des indigents. Comme certains monarques cités par l'histoire, il parcourait souvent déguisé les rues de sa capitale pour observer par lui-même si la police était bien faite. Il payait, nourrissait et habillait de ses propres deniers les juges et les officiers de justice, afin qu'ils ne pussent être corrompus par les plaideurs (2).

de litlllxochillet dans Pressait, liv I". Un Jour c'est son Tieux précepteur qui Horrifie «on propre flls pour Miiyrr •on roj.il élève ; nne autre fois, ce «ont de* soldats qui le cachent dan* an grand tambour, autour duquel Ils dansent; poK c'est une Jeune Mie qui Ir carhe sous des gerbea de chutn qu'elle ternit de couper ; ailleurs des tisserands rcnveloppent de libres de mneney, et. le changent en ballot de toile, etc., etc. Le romanesque s'y rencontre â chaque ligne.

(Il Il était compose rie quatre- vinsts lois; trente-quatre seulement «ont parvenue* Jusqu'à nous v.t. Veytra. Hi$t. antio. de Vr/ifo. t. III, notes, p. lc*l

tl) l 'abbé Clavtgero, dans ton excellente Storia antira del Mtssleo, nous donne le détail de ce qne Kéuhnaleoyotl dépensait chaque année pour cet usage en mais.

LCOYOTT, 90g

Nézahualcoyotl ne fut pas seulement un «âge législateur, il fut un protecteur éclairé des sciences et des arts, et a laissé des poésies remarquables qui existent peut-être encore dans quelques poudreux dépôts d'archives au Mexique ou en Espagne. Ses vers rappellent les riches inspirations de la poésie hispano-arabe, où l'ardeur de l'imagination est tempérée par une certaine mélancolie douce et morale. Lear diction, est assez fleurie; mais ils sont généralement exempts du clinquant et de l'hypeibole dont la poésie orientale est surchargée (1). 11 avait composé en l'honneur du Dieu créateur du ciel et de la terre une suite de soixante hymne». Plusieurs de ses odes ou chants ont été traduits a vers espagnols par un de ses descendants, don Fernando d'Alba-Ixtlilxocbitl. Il avait fait aussi quelques rlégies sur la conquête et !a ruine d'Ascapuzalco, sur les infortunes de sa jeunesse, etc. Il se livrait encore à l'étude de la nature; il irait quelques idées d'astronomie et d'histoire naturelle. Il avait fait peindre toutes les plante* et tous les animaux de l'Anahuac, et le safari naturaliste Francisco Hemandez en fait l'éloge dans son ouvrage De la naturaltça y rir/ndes de las arboles , plantas y animalet it la Nueva-Bspanna, etc. (Mexico, 1615, in-4'f. Nézahtialcoyotl était de plus bon architecte. Outre un grand nombre de palais , de téoealli (temples) , d'observatoires, ce fut lui qui dirigea la construction des immenses digues destinées à retenir les eaux du lac de Texctieo, et qui font encore Tétonnement de notre âge. Use d'elles n'avait pas moins de lî,C00 mètre* àt long sur 20 mètres de large. On en voit eocon? des restes très-considérables dans les plaines o> San-f.aurenzo.

Un esprit aussi éclairé ne pouvait admettre le culte barbare de ces contrées : Néiahualeoyot essaya plusieurs fois de proscrire les sacrifice* humains; et si l'influence des prêtres et la crédulité des peuples furent plus fortes ace

viande, pol*<on, pornv, . sel, coton, bol» . etc.. d«« I» vlngt-n< uf ville» qui consUtualent alors le royaaaK *f l'Acolhuacan.

(1) L* pluptrt des poésies de Né/annalc >yotl ro '';l IVmprelnte de la philosophie épicurienne, et jflrc: -"t * caractère de certains poètes grecs ou latin*: eo m'Cin» exemple : « Bannis les s<<ucfs , dit le royal porte : » '» plal*ir a drs bornes, la plu* triste vie aura ainsi usrù;. Tresse donc la guirlande de fleuri et chante M lou"^ du Dieu tout-pulsant . la gloire de ce monde se &*■ vite. né)ouls«luk dans ta verte fn teneur de Xo* K* temp<; le souvenir de ces joies t'arrachera dloah*"

I soupirs, lorsque le sceptre pa««era dan* d'suire* nato*. on verra tes serviteur» errer désolé* dans le* cour» « ■» paUls; te* fll* et les fll* de t<-s nobles boiront la h* * l'Infortune. Tout- !a pompe de le* victoires et <l*

: triomphes ne vivra plus que dans leur souvenir Mi» l»"*" moire du Juste ne aéra pas effacév- du milieu de* wtjos*.

I Le bien que tu as fait sera toujours un titre dDoaatW-

I Les grandeurs de cette vie, «es ïiolrea. «e* ncl*"<**» ne nous sont que prêtées, sa «iiOs'anre est uae on** Illusoire ; fe» chose* d'atiionrd'hut changeront Cueille donc le* plus belles fleurs de tes jardin* vm » couronner ton front, cl saisis les Joies du présent ««« qu'elles périssent. »

no;»

1NÉZAHUALCOYOTL — NÉZAHUALPIIXI

Si 10

sa volonté, il parvint cependant à restreindre ces affreuses cérémonies à quelques cas très-rares. La religion «lu roi deTexcuco était celle d'an homme s«ij>érieur aux idées de son temps et de son pays : il adorait un Dieu unique, et la politique { seule l'engageait à payer un tribut extérieur au ! culte de ses sujets (1). « Texcuco embellie était alors, dit Ixtlilxochitl , la ville où la langue mexicaine se parlait dans sa plus grande pureté j et sa plus grande perfection. Les peuples voisins venaient s'instruire dans ses écoles; ses lois étaient adoptées par les autres peuples. Chez elle on trouvait les meilleurs artistes, les meilleurs poètes, les meilleurs orateurs, les meil- ; leurs historiens , dont te talent se développait > *ous ta protection de leur monarque. »

La vie de Nézahualcoyotl ne se passa pour- , tant pas tout entière dans les loisirs de la paix. , Durant de nombreuses années , reconnu comme 1 le guerrier le plus expérimenté de l'Anahuac, il conduisit au comb.it les forces de la triple monarchie aztèque ( les royaumes de Mexico, Tex- ; cuco et Tacopan), et agrandit considérablement son empire et celui de ses alliés. Sa glorieuse vie fut attristée et ternie vers sa (in : quoiqu'il eût un harem considérable, dans lequel ses nombreuses ; concubines ne lui avaient pas donné moins de ;

(1) Suivant Ivtllliochlll . « It avait fait construire en Irtnnnrur de ce Dieu une lour de nrut étage*, dont le plu* «levé était peint en bleu , avec de* ornements et une corniche en or 14 résidaient constamment quelques homme*, dont l'unique emploi était de frapper, a certaine» heure* du Jour. *ur une plaque de roètal. te* fidèles étalent ainsi appelé* a la prière. Le roi se mettait ; alors a genoux, et priait le M Mire <U la terre; il >rûnait aussi en son honneur a certain'' eporjue de l'année ». Nous I svons un etpo*é de* croyance* du monarque aztèque i ('an* l'ode suivante de ce prince, publiée pour la première loi» par Granadoa y (ialvei, Tarda americanas , Mexico, ] 1T7B, p 90 et sulv. l/original est en langue otomtc ; en < voici la traduction donnée par M. rernaux-Comians, I dans son Histoire des Chimiques (trad d'IxtllUoehU ) •. !

« Toutes le* choses de ce monde ont un terme rapide. An milieu de leur \alne splendeur la vie les abandonne; ] elles tombent en poussière. Ce vaste univers n'e.*t qu'un . sépuicre. où tout ce qui s'ajrltc à ta surface sera bientôt | en*evell. I.es rivières, les torrents, Je* ruisseaux se précipitent ver* leur destinée commune. Aucun ne remonte à »a source fortunée ; tou* courent se.pcrdre dan* le sein profond de l'Océan. Ce qui était hier n'c*t plus aujour- , d*hut : ce qui e*t aujourd'hui ne sera plu* demain. les cimetière* sont pleins de la vile pous*iérc de corps autrefois animes par des Ame* vivantes, qui occupaient des trône* , présidaient de* conseils, dirigeaient de* nrmées. subjuguaient de* provinces, se fj|*aicnt adorer comme des dieux enflés par les chimère* du luxe, de la puissance, de l'empire.

« Toute* ce* gloires se sont éteintes comme la terrible , flamme du cratère du Pnpoeatepetl, sans laisser d'autre trace de leur cslstence qu'une page dan* le* chroniques. !

« Les grands, les sa^es, les vaillants, les beuui.. . hé- : las! on sont-ils? Il* sont mèté* a In terre. Le même sort non* attend, et «m qui viendront après nous. Mal* prenons courage . aspirons * ce ciel où tout est durable, où la corruption ne peut atteindre. Les horreurs de la tombe ne sont que le berceau du soleil , et les sombres ténèbres de la mort les brillantes clarté* des étalles. »

Cette curieuse pièce est reproduite par Rustamente, dans sa Caieria deantiguos principes mejirunns , Poebta. Ittl; après l'.ivetr lue il e*t difficile d'être de l'avis de certains chroniqueurs, espagnol» qui ne ratant dans NézabuulcoyoU qaun ch*f de sauvages.

soixante filset de rin ;nante filles, il semaria fort tard , et lit mettre a mort quatre de ses fils, amants aimés de leur belle-mère. Privé d'héritiers légitimes, il dévorait son chagrin dans son beau palais de Tezcotzinco, ou cherchait une diversion à ses regrets dans les voyages, lorsqu'il reçut une hospitalité brillante chez un puissant vassal, le vieux cacique de Tepechpan, qui lui présenta sa fiancée, jeune fille du sang royal. Nézalmalcoyot! en devint amoureux, et n'osant l'enlever, il chargea le chef de Tepechpan d'une expédition contre les belliqueux Tlascalans. 11 donna en même temps l'ordre secret à deux chefs tescucans de conduire le vieux cacique au plus fort de la mêlée, pour qu'il y trouvât la mort, sons prétexte de le punir d'un crime capital et pour lui épargner l'ignominie du supplice. Ses ordres furent ponctuellement exécutes, et il épousa sa jeune parente, dont il eut un fils, Nézahualpilli, qui lui succéda. La mort de Nézahualcoyotl fut une affliction pour tout l'Anahuac. « Il était, dit son historien lxtlilxochitl, sage, vaillant, libéral, et si l'on constate la magnanimité de son âme , la grandeur et le succès de ses entreprises, sa politique aussi profonde que hardie , on doit convenir qu'il a de beaucoup surpassé tous les autres princes du nouveau monde. »

A. de Lacaze.

Don Fernando ."Alba Utlllxoehitl, Relariona, ma nu te. n* ». 11. — Torquemada. Monarrh. l»d., lib. Il, cap. xlv. —l e même. Hittoria chictiemeca, ma mise., r»p. xix, xx, xxiv. xxvi, xxvui. xxxi, xxxvi, xxv 111. - Zurila, Rapport, p. 106. - Oavllla Padilla. JUstoria de la pmvineia de Swtiam ( M.idrld . ts>> ), lib. II. - L'abbé Clavbjero, storia antiea del Messico , Cc»ena,|-«ol-dl,* vol. In V»M. 1, »b. V, p 13 m. - VevUa. liut. antigna de lUeJtco (Mexico, 1836). Un. il, cap. xt.vn- XLViit, Lt, Ltv., et lib. III, cap. vu — Willlam-H. Prcscolt. Histoire du Mexique, etc. ( trad. d'smédéi- Plcbnt", Pans, Firmln Dldot, ISW, S vol. In-»»», t. I", p. 1SMM.- Oe U Renaudlère, Mexique, dan* If7nivers pittoresque, p. 17 H.

xézAHt'ALPiLLi (l), huitième souverain aztèque du Chéchémécan, fils du précédent, né en 1462, mort à Tezcolzinco, en là (6 II avait à peine huit ans lorsque son père le fit reconnaître par le reste de sa famille et par les grands de l'État, auxquels il le recommanda dans de belles et énergiques paroles. L'attente de Nézahualcoyotl ne fut pas trompée. Son fils devint un prince remarquable ; et arrivé à l'âge de majorité, il suivit l'exemple de son père. Il déploya, comme lui. une grande magnificence dans sa manière de vivre et dans les édifices publics. Sa morale était aussi sévère, et comme lui, en certaines circonstances, il allait jusqu'à étouffer la voix de la nature. Son fils aîné , héritier de la courorfue et prince d'une grande espérance, ayant entretenu une correspondance poélique avec unedes favorites de son |ière ( que les historiens désignent sous le nom de la dame de Tula),

(I) Ce nom «lénifie en aztèque prince pour lequel on a jrunt, par alliisîon sin* doute au* longues prières qno fil son père et a se* rudes petilt-ncrs pour obtenir on héritier.

9(1 iSÊZAHUALPILU — NGUYEN-ANH 911

fut condamné à mort et exécuté. On pourrait ; NGUYBN-AKH ou Ngut-en-Cih rc (d'après U

attribuer la rigueur «lu roi à un excès de jalou- Bissadière),empereurdeCochinchine.néeni7>6,

sie; mais ce n'est pas le seul exemple que Phis- mort le 25 janvier 1820. Il descendait de la fa-

toire a laissé de la justice inexorable de Néza- \ mille des Nguyen, qui régna sur la Cochinclime

hualpilli. Après l'exécution de la sentence, il depuis 1553. Son père, Anh-Vuong, dont il était

s'enferma dans son palais pendant un grand le second (ils, avait été détrôné et décapité, en

nombre de semaines, et fit murer le palais de son 1774, par des rebelles commandés |iar les trois

fils pour qu'il ne fût jamais habité. Nézahual- frères Tay-Son, d'une naissance obscure , mais

pilli partagea le goût de son père pour Castro- riches, braves et ambitieux. Nguyen n'échappa

nomie, et fit construire un observatoire monu- à la mort qu'en se cachant dans des bois, où il

mental, dont on a retrouvé les ruines. Enclin à la vécut misérablement pendant plusieurs

pierre dans sa jeunesse, il se renferma plus tard Pigneau de Behaine, évêque d'Adran, lui <

dans son palais de Tezcotzinco, et ne s'occupa ensuite l'hospitalité Le jeune prince ne restait pas

que de science. Cette vie paisible répondait inactif; il rassembla les sujets demeurés fidèle*

mal à l'esprit turbulent des Atzèques. Les pro- à sa famille, s'empara de la province de Dong-

vinces éloignées se révoltèrent , l'armée s'ainol* Nar (Basse Cochinchine), et se lit proclamer roi.

lit et l'astucieux Montézuma II, roi de Mexico, en 1779. Après quelques succès, Nbac, l'atoé

enleva à son indolent parent plusieurs posses- des Tay-Son, le battit en 1781, et le força a se

sions importantes et jusqu'à son titre d'em- : retirer dans le Camlttge. d'où il l'expulsa l'arma

pereur ou de chef de la confédération aztèque, suivante Ngujen se réfugia dans l'Ile déserte de

Loin de réveiller l'énergie de Né/ahualpilli, ces Pullo-Vai, d'où il gagna la cour du roi de Statu,

échecs ne firent que l'endormir. Ses calculs as- qui l'accueillit favorablement et lui fournit les

trologiques lui ayant révélé qu'une grande cala- moyens de rentrer en Cochinchine; maU cette

mité menaçait son pays et que les dynasties in- | fois encore les Tay-Son triomphèrent. Abandonne

diennes allaient être renversées, il succomba par le roi de Siam, Nguyen revint à Pullo-Vai.

bientôt sous le poids de son chagrin ; il échappa L'évéque d'Adran lui conseilla d'implorer Tap*

ainsi an spectacle de l'accomplissement de ses pui de la France, et en effet, par ses soins, une

prédictions. Ses obsèques furent célébrées avec | alliance offensive et défensive fut conclue entre

une pompe sanguinaire. Deux cents hommes et ] le monarque cochinchinois et Louis XVI (28 no-

cent femmes furent sacrifiés sur sa tombe; son ' vembre 1787). Les circonstances politiques qui

corps fut brûlé au milieu d'un amas de bijoux et j agitèrent bientôt la France empêchèrent ce traite

d'étoffes précieuses, etc. Le conseil suprême dé- de recevoir son exécution ; mais l'actif évêque

signa pour lui succéder le plus âgé de ses fils, le détermina plusieurs officiers français à entrer

prince Camatzin. A. de L. j au service de Nguyen , dont ils disciplinerai U

ixiiuxocMU, mut. chich.. manu*c, cap. xi.r, xlix, petite armée. Pigneau de Béhaine ne s'arrêta

L.T/.Î; ~ cuTigero, storiaantica det Messieo, iib. il . - : pas là ; il détermina plusieurs négociants de Poq-

Willtam Preicolt. Hut. de la conquête du Mexique V , . . , A. ■ „ ,1.

<trad. d'An édée Wchot), 1. 1, iiv. I, p. tu, i6î. «lichen a prêter quelques sommes au pnnceo*

nezmï zadeh effendy, historien turc, ! trôné. Des bâtiments équrr^s à lVuro,^»e, «te

vivait à Bagdad, où il mourut vers la fin du dix- armes, des mun.t.ons, des v.vres lui lurent e*-

septième siècle. Sous le titre de : Golchen ai kho- 'A™"^0"™'* p,r ^.m?ïen* Î.T TJTl

Ma (ou Jardin des khalifes), il a écrit une His- ! d?s 17.?9' JW»* ™1,ant * Pro ,l ,a ,]tt^X

taire de la ville de Bagdad, depuis sa fonda- «St^lZS^ l^lTl^ ^.

tion jusqu'en 1689. Elle fut continuée par un autre historien jusqu'en 1718, et publiée à Constant i

Cochinchine méridionale, le Camboge et le Lao* Pigneau, secondé par un officier français, orça-

nople, 1730 j 3,,-fol. La bibliothèque impériale ^ ^JZ^T^, S^^JtJ^TL

„vp.C, ^ „.u..„„K.M„C à u

de Pans en possède une traduction manuscrite, ' ,,,Jl,c» Cl r" » **"3ru 1 . . .

tête de cent quarante mille hommes Malgré rtes

par Choquet, drogman de Fiance, 2 vol. petit „ ju fQj forces aussi imposantes, ce ne fut qu en avnJ

"Vrzmy zadeh - kffbndy », traducteur 1793 ! ^'î1 tri,°mPha définitivement «les Tay.Soo

turc, vivait à Constanlinople dans le milieu du ',e ,on< ^ P 1! ïci

divhuilième siècle. Il a traduit de l'arabe en J» Tonqum Tranqu.l »J

turc l'Histoire de Tamerlan par Arahchah. ! ™^ vUals' »■ Pnt ,a,or8 ,c ,,re

Cette traduction a été publiée, avec une préface 1 ].%el et '"«TT P»™ «J "* d«£» n,

d'Ibrahi.n-Effendi, fondateur de l'imprimerie i,n- tMn* ^«"««fea. Fort sobre et «rè> laborieux, .1

périale a Constantinople, 1739, t vol.«in-V. ^ ^,t rendre un compte scrupuleux pa^ »

,ii '.i.i » mandarins de toutes les aflaires delimpirert

Neziny Zadeh a encore traduit du persan en turc .„ , . A , , , ,, ' ««.

vu / w , t.~i. w-,r „e „ i i c° survei lait lui même le. bon ordre. Il «k:oo-

l Histoire des Moghols. par Wassar, appelé e ,, , , ,

im..H*t r..r<n» fin, t ',i,wi„„ '\L ;.„. "W» 1 agriculture et le commerce; des

/'ossuet persan. Cette traduction est restée ine- ««*'■•■ -6»^»» « " - 7","ir': " ^ r Ch R factures, des usines lurent créées; «es ec-"^

furent fondées dans toutes les villes, et te llamioer, édition dr. irattaf. en allemand et en per- fft__x„ »„ -11VftV<»r ^fants <te

aan. prtjac*. - I*.. Hutoire dn belles-tettrei en Perte. P3™18 ,orcCs dy envoyer leurs eniani^ - id., Histoire de r Empire ottoman. . l'âge de quatre ans. La sûreté des routes fui

913 NGUYEN-AWH — NICAISE 914

assurée et la justice rendue avec équité. Nguyen ' foi clirétiennc les peuplades qui habitaient le

avait trop apprécié la supériorité des connais- territoire des Vélocasses (ancien Vexio). A vaut

sances européennes pour ne pas les répandre, de se séparer, l'apôtre des Parisiens lui conféra,

autant qu'il le put, dans ses États; aussi cher- dit-on, la dignité épiscopale; mais ce Tait est ré-

cha-t-il à y attirer les étrangers. Dans ce but, voqué en doute par quelques hagiograpbes. Usuard

il protégea la religion chrétienne quoiqu'il ne notamment ne donne à saint Nicaise que le titre

l'embrassa pas lui-même. On ne peut reprocher de prêtre. Quelques localités situées entre l'Oise

à Nguyen qu'une sévérité qui allait souvent jus- et l'Epie avaient été par lui évangélisées lorsque

qu'à la cruauté. Il n'accorda jamais le pardon le surlendemain du martyre de saint Denis, le

des offenses, et exerça de terribles représailles préfet, Sisinnius Fescenninus,pas>a par le village

sur les meurtriers de son père et leurs familles; d'Écos, où se trouvait Nicaise avec Quirin et

mais on doit prendre en considération combien Scubicule, compagnons de ses travaux aposto-

les douloureuses épreuves de sa jeunesse avaient liques. Il les fit arrêter tous les trois, et sur leur

dû aigrir son caractère. Ce grand réformateur refus opiniâtre de sacrifier au\ idoles, le préfet

était d'une taille assez élevée, d'une constitution les fit décapiter. Une femme chrétienne, appelée

robuste; ses traits étaient agréables, quoique son Pientia, peu après martyre elle-même, inhulna le

teint fût fort basané. Brave, simple dans ses vê- corps des martyrs dans une petite lie formée par

tements, supportant la fatigue et les privations | l'Bpte, et qui depuis est devenue le bourg de

comme le dernier de ses soldats, il était adoré t Gasny-sur Epte (vadum Kicasii). Il résulte

de son armée. Il mourut à soixante-quatre ans, donc des actes de ces apôtres du Vexin que Ni-

et désigna pour son successeur on de ses fils ; caise ne vint jamais jusqu'à Rouen. Cette ville

naturels, Minh-Mènh, quoiqu'il eût des petits-fils le considère cependant comme son premier

légitimes. A. de L. [ évêque. Depuis la rédaction du nouveau bré-

La Bt*»chère. État aetvel du ToaJHn, de la cochin- v-a>re de Rouen, sa fête se célèbre avec celle de

chine et de» royaumes de Camboçe, Lan$ et ine-Tho; l'évéque saint Mellon, le premier dimanche d'oc-

ParU, im. - Nouvelles UUres édifiantes, t. VI. tobre ^ re[iqtXM de Mml Njcajse et de ^

xidby (Antonio), antiquaire italien, né le Scubicule furent, au neuvième siècle, apportées

4 octobre 1792, a Rome, où il est mort, le 29 dé- a Meulan, où une église fut érigée sous l'invoca-

cembre 1839. A l'âge de dix-sept ans il fonda, tion du premier de ces martyrs, et le corps de

pour l'encouragement des études grecques , une saint Quirin fut transféré À Malmédy, au diocèse

société dite hellénique ,et qui se transforma plus de Liège. H. F.

tard en Académie du Tibre. Employé en 1812 à Jeta Sanc(oru„t nioU d0ctobre. - Godard,' y tes

la bibliothèque du Vatican , puis secrétaire du des Saints.

comte de Saint-Leu ( Louis Bonaparte) en 1814, mcaisb (Saint), évêque de Reims et martyr,

il succéda en 1820 a Lorenzo Re, son maître, \ mort le 14 décembre 407, à Reims. Gaulois d'o-

dans la chaire d'archéologie au Grand Collège de rigine, on présume qu'il avait vu le jour à Reims

Rome; dans la suite il fut chargé d'enseijmer la même; mais la date de son avènement au siège

même scieuce à l'École de France. Il fut corres- épiscopal de celte ville est inconnue II est cer-

pondant de l'Institut. On a de lui : La Grecia tain seulement qu'il fut le successeur immédiat

di Pausania ; Rome, 1817-1818, avec un essai de Sévère. Flodoard rapporte qu'il fonda à Reims

critique sur cet écrivain; — Del lempio délia |a première église en l'honneur de la sainte

Pace e délia basilica di Costantino; ihid., vierge, et qu'il y transféra en même temps le

1819; — Sut /oro Romano, la via Sacra, e i RjCj-e de l'évêclié, qui était à l'église des Saints-

luoghi adiacenti; ihid., 1819; — Un viaggio Apôtres. On lixc à l'an 401 la construction de

antiquario ne' contorni di Roma; ihid., 1819, , «.fte nouvelle cathédrale, que Nicaise consacra

2 vol. fig. ; - Le mura di Roma; ibid., 1820, 1 par l'effusion de son sang lorsque, quelques an-

fig.; — // circo dt Caracalla ; ibid., 1823; — uées apre8f \n Vandales prirent et saccagèrent

Viaggio antiquario alla villa d Orazio, a |a ville de Reims. Dès que ces barbares curent

Subiaco, a Trevi presto le Sorgenti dell' paru devant la cité pour en former le siège, Ni-

Antenc; ibid., 1826; — Elément* dt archeo- 1 ç^se, en exhortant son troupeau à la défense,

logia; ibid., 1828, in 8- - Viaggio antiquario prêchajt en mcrnc t |a ot ,a mn.

ad Ostia; ibid , 1829; Monumenti scelli migsion aux ordres de Dieu. Lorsque les Van-

detla villa Borghese ; ibid., 1 832 ; - Degli orti dales eurent refusé toute composition , et se fu-

Servtliani; ibid.. 1833; — Album dt Roma; rcot de ^ force rendus ma|!res de Reims,

ibid., 1834 ; - Analtsi ttorteotopografico-an- Xlcaise a„a courageusement à leur rencontre sur

hqnaria délia carta dei dintorni di Roma; ,e 8euil de sa catt.éclra1e. Ils n'eurent aucun

ibid., 1837 1838; - Roma nell' anno 1838; ^ ni a Mn raradère ni à ses supplications

ibtd , 1839. P. , en faveur du peuple qui l'entourait, et après lui

E. «e T.paido, Biogr. degli itaiiani iitustri, vit. avojr fait suhjr divers outrages, ils lui tranchèrent

xicaisp. (Saint), martyr, mort le 11 octobre i la tête. La beauté d'Eutropie, sa sœur, qui était

275 ou 286. L'un des compagnons de saint De* i auprès de lui, parut désarmer les barbares ; mais

nis, il reçut de lui la mission de conquérir à la , la vierge chrétienne, craignant plus leur amour

915 MCAISF, —

que lenr haine, excita elle-même la fureur des bourreaux, de son frère, et reçut comme lui la couronne du martyre. Plusieurs personnes du clergé et du peuple lurent aussi mises à mort, et de ce nombre étaient le diacre Florent et le lecteur Joronde. Saint INicaise et ses compagnons furent inhumés dans le cimetière de l'église de Saint-Agricole, qui ne tarda pas à prendre le nom de Pévéque martyr. C'est à tort que Flodoard, suivi par quelques antres auteurs , a fait saint Nicaise contemporain de saint Loup, évèque de Troyes, et de saint Aignan, évéque d'Orléans. Ces derniers prélats vivaient à l'époque de l'invasion des Huns , sous la conduite d'Attila , en 4f>l et non lors de l'irruption des Vandales en 4o: . Du reste , Flodoard semble hésiter sur le temps du martyre de saint Nicaise ; car son texte porte : Sub eadem Ynndalorum vel Hunnorum persécutions. On célèbre la (été de saint Nicaise et de ses compagnons le 14 décembre.

H. FlSQLFT (de Montpellier).

Caltia Christiana nova, tome IX. — Flodoard, Hittorvi rcr lesta IUmcnut. — tiora Marlot, Metropotit Ilementit Mstoria. — Ftsqnet, fronce pontificale. — Bréviaires de Paru et de Hcimt.

mcaisf. (Claude ), antiquaire français, né à Dijon, en 1623, mort à Villy-surTille, le 20 octobre 1701. Il fit ses études dans sa patrie, embrassa l'état ecclésiastique, et vint à Paris, où il se fit recevoir maître es arts, il partit ensuite pour l'Italie (165à), visita Rome, Naples, Venise, et s'y lia avec un grand nombre de savants et d'artistes de tous pays, avec lesquels ii entretint de constantes relations. Le pape Clément XI fut au nombre de ses amis, et échange;] plusieurs missives avec lui. Nicaise était membre ou correspondant de presque toutes les académies d'Europe, et Basnage le qualifie de ant'qttitatis perscrutator solcrftssimus . Il fil un second voyage en Italie, en (664. Il revint e;; France avec de Rancé , abbé réformateur de la Trappe, qui lui écrivit plus tard une lettre sur la morl d'Arnauld. lettre qui souleva une violente polémique parmi les théologiens. De retourn Villy, Nicaise ne pensa plus qu'à augmenter sa bibliothèque, déjà nombreuse et bien choisie. Il succomba à de violentes douleurs causées par la gravelle. Peu de temps après sa mort, ou fit courir cette épithaphe, qui, quoiqu'on vers burlesques, résume bien la vie de cet érudit. Mlle est généralement attribuée a La Mounoye.

Cl-Rtt nilostre abbe Niçoise,

Qui la plume eu main , d;ms sa chaise .

Mrttolt lui seul rn mnutrnirnl

Toscan, François BcIrc, Allemand.

Non par di&corde* mutuelles,

Mal* par lettre* continuelles,

La plupart dérodittnn,

A des gens de réputation.

De tous côte* à son adresse.

Avis, journaux, venoit-nl sau» cesse.

Gazettes, livres fr;»i-> éelos ,

Soit en paquets, soit eu ballots.

La», toujours en nouvelles rt-he,

De s» part n en ctolt pas chiche.

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