FlSQCET (de Montpellier
Mémoires du marceh. Ney. publié* par u lauillle; Parti, f vol. tn-R°. — ÎSOrvm», Hist. de Napoléon, t. Il ri III. — Mémoires de M. de Boumenne. — Fastes de la Légion d'Honneur, t. 1. — l^rdtcr, Htst. 4e la Chambre des Pairs - Rouval, t'tc du maréchal Nejfi Pari*. 18SS, ln-18. - Dumoulin, Hist complète du procès du maréchal AV» „• ISIS, s vol. in-8». - «ianiot. Réfutation en ce qui concerne le marerhal Ney de I ouvrage a vaut pour titre . Campagne de 181 S, etc., par le général G iurgaud . 181«, ln-8». — lie Srgur, HtU. de Napoléon et de la grande année, 1. 1. — Samiin, Guerre de Russie et d'Allemagne. — Napior. lhst. de la guerre de la J'eAtnsule, t II, p. M. — Thl-rs, UiM du Consulat et de l'Empire — Moniteur univ.. nniu«* tSlS et ISIS. — biogr univ. et port de» Contenu» iraint. - J. Nollet- Kabrrt, Éloge hist. du maréchal A>p ; Nancy, !»■*,
kev (Joseph-XapoMon), prince de la Moskowa , fils aîné du précédent, général français , né à Paris, le 8 mai 1803. mort a Saint-Germain en Laye, le 25 juillet 1857. Entré au service de Suède en t»24. il épousa en 1828 Marie-Étienne- Albine Lalfitte, et l'influence de son beau-père autant que le désir de lui faire oublier la triste mort de son père le firent nommer capitaine an 5' régiment de hussards, le M août 1831, et pair de France, le 19 novembre de la même année. Il prit part à l'expédition de Couslantine en 1837, et fut cité à l'ordre de l'armée d'Afrique. Chef gné cinq cents batailles pour In France et jamais ! d'escadron; ao 8' lanciers, le 7 décembre 1838, il une contre elle ». Son corps, placé sur un bran» vint siegerpour la première fois à la chambre des card, et porté à l'hospice de la Maternité, fut le '< pairs le 6 mars 1841, et lit précéder son entrée lendemain 8 décembre rendu à sa famille; qui le de diverses déclarations contre l'arrêt qi fit inhumer sans appareil au cimetière de l'Est. ' En quittant son malheureux époux, la maréchale 1 s'était rendue aux Tuileries pour être introduite j auprès du duc de Duras, l'un des premiers gen- | tilshommes de la chambre de Louis XV11I, afin I
d'obtenir une audience du roi. Elle avait attendu I douleur, «lit-il, d entendre ici le président de la
trevue fut îles plus louchantes. Le maréchal, qui avait conservé une grande fermeté d'Ame, voulut éloigner de sa femme l'idée qu'elle ne le reverrait plus; mais elle ne comprit que trop qu'elle recevait ses derniers adieux ; ses forces l'abandonnèrent, et elle tomba sans mouvement sur le parquet. Celte scène de douleur se prolongea jusqu'à l'arrivée de ses quatre enfants amenés par madame Gamot, leur tante. Ney les ■ embrassa tous; mais se défiant sans doute de , sa sensibilité, il ordonna à sa famille de se retirer. L'abbé Depierre, curé de Saint-Sulpice, fut ensuite introduit, et resta enfermé près de trois quarts d'heure avec le maréchal, lui promettant, lorsqu'il se retira, de l'assister à ses derniers moments. Il tint parole en effet. A neuf heures \ on vint avertir le maréchal que l'instant fatal était arrivé. Une voiture de place, où montèrent avec lui deux officiers de gendarmerie et le curé de Saint-Sulpice, le conduisit par h> grande avenue du Luxembourg sur la place de l'Observatoire, à quelques pas «lu mur d'un jardin, près la rue d'Enfer. Ce fut là que, percé de six balles, dont trois l 'av. lient atteint à. la tête. « tomba, un traître, dit Napier, celui qui avait ga-
qui avait
frappé son père. On se rap|>elle encore l'énergique et noble réponse qu'il fit, dan» la séance du l<) juin 1846, au président duc Pasquier, auquel étaient échappées des parole* qui avaient provoqué nne indignation générale : « J ai eu la
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de 1830 et de 1846 citer froidement j 1837), il fut promu officier de la Légion d'Honcomme un simple précédent judiciaire un des | neur (21 juin 1840), lieutenant - colonel au faits les plus infâmes d'une époque odieuse au i 5* dragons (23 décembre 1841 ), colonel au 7' répays, un des actes de cette procédure nions- giment de la même arme (14 avril 1844), et trueuse sous laquelle a succombé mon malheu- enfin général de brigade (22 décembre 1851). reux père. On a osé parler de sa dégradation!... C'est en cette qualité qu'il fut appelé (22 avril
Ah! ses ennemis, monsieur le duc, ont pu le
tuer, mais le dégrader jamais!!.. » Nommé
lieutenant-colonel le 10 mars 1844, le prince de la Moskowa , malgré certains embarras financiers où le jeta l'amour du luxe, mena jusqu'en 1848 une grande existence aristocratique. A cette époque, il prêta les mains à l'agitation réformiste des banquets, et travailla à faire triompher la candidature du prince Louis-Napoléon, qui le nomma colonel (l*r mai 1849) et officier de la Légion d'Honneur (1er octobre 1850). Représentant du département d'Eure-et-Loir à l'Assemblée législative, Ney y soutint la politique de l'ÉI\sée, fit partie de la commission consultative en décembre 1851 , et prit place au sénat le 25 janvier 1852. Enfin, il obtint le grade de géné ral de brigade le 10 août 1853, et fut mis en disponibilité. L'un des fondateurs du Jockey-Club, et amateur passionné de la bonne musique, il contribua plus que personne, après M. I étis, à remettre parmi nous en honneur l'ancienne musique classique. 11 organisa une association musicale, qui compta dp hauts personnages parmi ses membres, et faisait exécuter chez lui, dans de savants concerts, les chefs-d'u'uvre des grands maîtres. On lui doit plusieurs compositions lyriques, et l'on a aussi de lui : Des chevaux de cavalerie et de la régénération de nos races chevalines; Paris, 1833, in-8°; — Des haras et des remontes de la guerre; Paris, 1841, in-8" ; — Ascension au Vignemale ; 1842, in-8';
— Des Régences en France; Paris, 1842, ln-8°;
— Souvenirs d'une campa g ne d? Afrique ; Paris, 1845, in-8°, et divers articles dans la lie vue des Deux Mondes. Le prince de la Moskowa mourut sans enfants mâles; sa fille Èglé-Napoléone-Albiue, née à Paris, le 18 octobre 1»32, a épousé, le 27 mai l8à), M. le comte de Persigny, ministre de l'intérieur. H. F.
Annuaire militaire. — Vapercan, Dlet. unie, de* Contemporains. - Borel d'Hatilertvc, Annuaire de la pairie, 1S17. - Moniteur uuiv . 1SW.
nkv ( Michel' Louis- Félix) , duc d'Elcmmcen, général français, frère du précédent, né à Paris, le 24 août 1804, mort â Galltpoli, le H juillet I854. Entré au service de Suède en 1824, il y demeura jusqu'à la révolution de Juillet, et fut alors nommé (20 aoôt 1830) capitaine au l,r régiment de carabiniers, et peu après officier d'ordonnance du maréchal Gérard. Il prit |»art à la campagne de Belgique, se trouva au siège d'Anvers, et se rendit en Afrique comme aide de camp du duc de Nemours. Il s'y fit rema/quer dans plusieurs expéditions, notamment à celles de Mascara et des Porten de fer. Chef d'escadron au 4* cuirassiers (24 décembre
1854) au commandement, dans l'armée d Orient, de la brigade de cavalerie composée des 7* et 9e cuirassiers. Déjà indisposé quand il apprit la mort de la maréchale sa mère, il fut si vivement frappé de cette nouveJIe, que peu d'heures après il expira. L'arrondissement de Montreuil (Pas-de-Calais) l'avait choisi pour député en 1846. Le duc d'Elchingen réuoit en un volume in-8°, Paris, 1840, des document inédits d'une grande importance et des observations sur les opérations de la bataille de Waterloo et la conduite de son père. Il y a combattu les assertions du Mémorial de Saintt- Hélène par des arguments solides, et cette publication devint l'objet d'une discussion entre lui et le général Jomini (Spectateur militaire, décembre 1841 ). Son titre de duc d'Elchingen a passé à son fils Michet-Aloys, né à Paris, en
nbt (Eugène, comte), diplomate français, troisième fils du maréchal, né en 1808, à Paris, où il mourut, le 25 octobre 1845. Il fut successivement attaché à la légation française eo Grèce, devint en 1838 secrétaire de légation à , Rio-Janeiro, secrétaire d'ambassade à Turin en 1841, et partit, le 27 novembre 1843, pour se rendre au Brésil en qualité de chargé d'affaires. Il y contracta une maladie qui te força de revenir en France en juillet 1845. On a de lui : Abrégé historique des ordres militaires et civils it la monarchie de Savoie ; Paris, 1843, in-8* ; et divers articles de voyages dans la /renie des Deux Mondes, années 1831, 1832 et 1833.
Documents particuliers.
• xey ( Napoléon- Henri- Edgar ), prince de tk Moskowa , général français , né à Paris, le 20 mars 1812. Le plus jeune des quatre fils <iu maréchal, il entra au service comme sous-lieutenant au 5* régiment de hussards ( 19 décembre 1830 ), fit les campagnes de Belgique ri d'Afrique, et fut successivement promu lieutenant (31 août 1836), et capitaine adjudant-major (22 juillet 1839). Chef d'escadron au 1er régiment de hussards (29 octobre 1844), il M appelé, en décembre 1848, à faire partie, comme officier d'ordonnance, de la maison militaire du prince-président de la république, qui, en lui conférant le grade de lieutenant-colonel ( 1er mar* 1849), ne tarda pas à le charger d'une mission particulière à Rome, auprès de la cour pontiécate. Ce fut là qu'il reçut, le 18 août suivant, cette lettre fameuse qui exciia au sein de l'Assemblf législative les plus orageuses discussions, et dans laquelle le prince résumait ainsi le rétablissement du pouvoir temporel du pape : *m' nistie générale, sécularisation de l'adminis-
tration, Code Napoléon, gouvernement libé- \ ral. M. Ney, que le département de la Charente- Inférieure choisit poor le représenter à l'Assemblée législative en 1850, fut nommé colonel du 6e régiment de dragons (7 janvier 1852), puis aide de camp et premier veneur de l'empereur et général de brigade .(25 mars 1856). Son frère