‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 191 sur 206 · NIC AN DE R · texte numérisé non relu

NIC AN DE R

sa vie malh'tireusc aux gages «l'un libraire. Ses poésies se distinguent par une forme parfaite ; la langue y est d'une pureté et d'une élégance achevée; quoique doué d'une imagination foll et même fougueuse , il savait atteindre la grâce la plus exqui>e. On a de lui : Runesvardet och den fOrtte Riddren ( Le Glaive runique, ou le premier chevalier) ; Stockholm, 1821 et 1835, in-8°, tragédie; — Rosalts Lefnad och Dô<l (La vie et la mort de Rosalt); Upsal, 18?3, iD-8*; — Runor (Runes); traduit en allemand par Mohnike ; — Konung Enzio ( Le roi Enzio) , traduit en allemand par Mohnike; Stralsund, 1829; —Minuên/ran Sôdrrn ( Chants d'amour du sud); Œrebro, 1831-1839, 2 vol. in-8°; — ffesperider; ibid., 1835, in-8*; — Lejonet i Œknen; Stockholm, 1838, in-8°; — Sam! ad e Diktcr (Poésies complètes); ibid.. 1839-1S41, 4 vol. in-8°; — Poésie italiane; ibid., 1841, in-8». O.

Conwrpatlont - IriHcon.

MCAMORE (Ntxav8(XK), poète et médecin grec, vivait dans le second siècle avant J.-C. Les renseignements a son sujet sont peu nombreux et contradictoires. Les faits qui paraissent les mieux établis sont les suivants. Son père, nommé Damnants (et non Xénophane, comme Suidas l'appelle par erreur) , était un des prêtres héréditaires d'Apollon de Clan*, et Nicandre lui succéda dans celte dignité. Ce poète était né dans la petite ville de Claros près de Colophon ; ce qui lui a fait donner assez souvent le surnom de Colophonien. Cne épigramme grecque félicite Colophon d'être le lieu de naissance d'Homère et de Nicandre. Quelques anciens le font naître en Étolie ; mais c'est une erreur, qui vient probablement de ce que Nicandre passa quelque temps dans ce pays et écrivit un ouvrage sur l'histoire naturelle et politique de l'Étolie. On a supposé qu'il était le contemporain d'Aratus et de Callimaquc, dans le troisième siècle avant J -C; mais il est vraisemblable qu'il vivait près d'un siècle plus tard, sous le règne de Plolémée V Épiphane, mort en 181, et que l'Attale,à qui il avait dédié un de ses poêines,était le dernier roi de Pergame de ce nom, lequel monta sur le troue en 138. Si l'on admet ces deux dates, il faut admettre aussi qu'il atteignit un âge avancé et qu'il eut une grande réputation pendant environ cinquante ans ( 185-135). Nicandre était médecin et grammairien aussi bien que poète , et il écrivit beaucoup, et sur les sujets les plus divers. De ses nombreux ouvrages il ne reste que deux ; on ne connaît des autres que les titres; les voici tels que les donne Fabricius : Al- TfatXixd (Etatiques), ouvrage en prose, consistant au moins en trois livres; — rewpyixi (Géorpiques), poème en vers hexamètres, composé de deux livres au moins ; il semble avoir joui chez les anciens d'une assez grande réputation, et il en reste de longs fragments; — rXûown (Les Langues), ouvrage grammatical en trois livres au

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