MUR RAY
reine, el Murray se réfugia en Angleterre. Marie • l'Ecosse à la fin île janvier 1509. 11 raffermi! son
triomphante aurait eu de grandes facilités pour pouvoir ébranlé par le soulèvement des llamil-
gouverner l'Ecosse, si elle avait été capable de ton , et fit approuver sa conduite en Angleterre,
prudence; mai» se» passions de femme la je- par le» états d'Ecosse (juillet 1569). Il était ar-
tèrent dans nne série de faute», aussi fatales à rivé au comble du pouvoir quand une vengeance
son honneur qu'a son autorité. Elle se dégoûta vite de Darnley, et l'écarta de sa confiance, qu'elle donna à l'Italien Rizzio. Darnley, poussé par les seigneurs et s'étant assuré de l'assentiment de Murray, fit assassiner Ri/zio. Murray revint en toute hâte pour reprendre le pouvoir ou du moins pour le partager avec les meurlriers du favori italien ; mais Marie, par un chefd'œuvre de diplomatie féminine, parvint à détacher Darnley «le ses complices. La scène chatigea aussitôt; les meurtriers de Rizzio, se voyant trahis par Darnley, offrirent à la reine leur concours pour l'assassinai de ce faible et malheureux prince. Murray fut informé de la transaction, et n'y prit pas autrement part. Il quitta Edimbourg le matin du jour de l'assassinat de Darnley (9 février 1567), et au mois d'avril suivant, il partit pour le continent. Il semble que, désespérant du sort de Marie Stuart, il ne voulut pas assister a une catastrophe inévitable. En son absence les événements se précipitèrent. Le jugement illusoire et l'acquittement de Hothwell, l'enlèvement de Marie Stuart
privée mit fin à ses jours. James Hamilton d.liothwell-Hangh, fait prisonnier à la bataille de Langside, avait vu ses biens confisqués, sa femme chassée au milieu d'un hiver rigoureux de la maison qu'elle habitait, et devenue folle; il jura une haine implacable au régent, et n'attendit que l'occasion de se venger. Informé que Murray devait traverser la ville de Linlithgow, il se posta dans une maison de la grande rue, appartenant à son oncle, l'archevêque de Saint- André. De là il visa à son aise le régent , et le perça de plusieurs balles. Tandis que l'assassin se réfugiait chez les Hamilton, qui le recevaient comme un libérateur, Murray expirait le jour même avec le tranquille courage qui lui était habituel et dans de grands sentiments de piété. « Sa mort, dit M. Mignet, causa une. immense joie à tout le parti de Marie Stuart en Ecosse ; elle satisfit tous les princes catholiques de l'Europe. Pour les amis de la reine prisonnière, Murray avait été un sujet ingrat, un frère inhumain, un rebelle odieux; pour les rois, un adversaire triomphant de l'autorité légitime. En
et sou mariage avec l'assassin de Darnley, la 1 |(Jj succombait le chef habile du protestantisme révolte des lords Écossais , la séparation forcée ; écossais, le conducteur résolu du gouvernement
de Bothwell et de Marie, et l'emprisonnement de la reine à Lochleven se succédèrent dans l'espace de quelques mois. Les lords rappelèrent le comte de Murray et lui offrirent la régence du royaume ; il l'accepta après se l'être fait conférer par Marie elle-même. La malheureuse prisonnière ne tarda pas à regretter le pouvoir qu'elle avait abondonné dans un moment de terreur; elie s'échappa de Lochleven, rassembla des sujets fidèles, et livra bataille au régent. Elle fut complètement battue à Langside, et se sauva
du jeune roi, l'allié utile d'Elisabeth. Il avait de fortes qualités, le ccur vaillant, l'esprit haut et ferme, le caractère énergique, les mœurs honnêtes et rigides ; et cependant il avait été quelquefois violent, souvent fourbe, et tour à tour allier ou humble, selon les besoins de sa cause et les intérêts de sa grandeur. Il axait .igi en sectaire et en ambitieux. Pour soutenir sa croyance, il s'était rendu maître de I Etat. Dans l'exercice du pouvoir suprême, il avait déployé la vigilance la plus soutenue, fait observer la règle la plus
en Angleterre, où Elisabeth la retint captive. La inflexible, et le peuple, qui voyait sous son mi
reine d'Angleterre se porta d'abord pour arbitre entre Marie accusée du meurtre de Darnley et Murray accusé de rébellion. Le régent accepta l'arbitrage, et comparut à York «levant les commissaires anglais présidés par le.ducdcNorfolk (octobre 1508). Norfolk était très-favorable à la reine d'Ecosse, et Murray, sur la demande du commissaire anglais, consentit à se défendre sans attaquer. Mais ces ménagement» ne devaient pas durer. Elisabeth, qui tenait à déshonorer Marie, exigea que le régent dit toute la vérité sur les actes qui justifiaient la dépossessiou de la reine d'Ecosse. Murray produisit alors les pièces authentiques qui prouvaient la culpabilité de Marie Stuart. Cet acte, qui consomma la ruine de sa so'ur, l'exposa lui-même à de graves dangers. Le duc de Norfolk était furieux contre lui ; les deux comtes catholiques de Northumberland et de Westmoreland menaçaient «le le faire tuer. Il regagna cependant
ministration s'introduire dans le royaume une justice sûre et un ordre inconnu , lui décerna et lui a conservé le titre de Bon Règent. Conformant sa coud ui te privée, à sa croyance religieuse, il avait donné à sa maison l'aspect d'une église plus que d'une cour, et il avait acquis la confiance comme l'affection de la secte presbytérienne. Mais l'intérêt de la religion l'avait emporté chez lui sur le sentiment de la nationalité, et dans ses rapports avec Elisabeth il s'etail montré plus protestant qu'Ecossais. Forme dans les trouble*, il s'était accoutume aux violences. Il avait adhéré au meurtre de Iiiccio, et l'alti iitat contre Darnley ne I avait pas trouvé si x ère envers tous ceux qui y avaient trempe. Auteur de la guerre civile, il linil par en être victime ; complice d'un premier meurtre et eu ayant toléré un second, il périt victime d'uu assassinat. Les procédé* par lesquels on s'élève sont bit.» souvent ceux par lesquels on tombe- »