MUTIS
une Histoire de la Philosophie moderne, restée manuscrite. P. L.
Journal da Débals, mal J8J7.
MtTTUM ( Tommaso ). Voy. Modem a.
mittis (Joze-Celestino), botaniste espagnol, né à Cadix, le 6 avril 1737, mort le 2 septembre 1808. D'une famille honorable, il étudia la théologie, puis la médecine à Séville. Dès 1757 il était chargé de remplir une chaire d'anatomie à Madrid. A cette époque il passa à la Nouvelle- Grenade , en qualité de médecin à la suite du gouverneur Pedro Messia de Lacerda. Feuillé , Plamier, Loefling l'avaient seuls précédé alors dans les observations qu'il multipliait. 11 ne tarda pas à être le correspondant de Linné. Débarqué à Carthagène dès 1760, il alla explorer les sommités , pour ainsi dire inconnues , des Andes. Rien ne rebutait son zèle, et il se multipliait si bien, qu'on fit de lui un professeur de mathématiques. Il est vrai qu'à en croire le savant Caldas, il n'avait pas affaire à un auditoire bien exigeant. C'était surtout la petite ville de Niiestra-Senora-del-Rosario, qui était devenue le théâtre de ses enseignements. En 1772 Mulis entra dans les ordres. Voué par goût aux explorations scientifiques, il prit la résolution de ne plus quitter l'Amérique. Charles III néanmoins avait su l'apprécier, et dix ans plus lard fl le nomma président de l'expédition qui était chargée de parcourir, au profit de la science, les belles régions que Humboldt et Konptaud n'avaient pas encore visitées. Ce fut alors que Mutis entreprit de donner la flore de Bogota , œuvre à laquelle il employa plus de quarante ans de sa laborieuse existence. Dès lois il prit la ville de Mariquita pour centre de ses opérations. Placée eu milieu des Andes de Quindiù, non loin des rives de la Magdalena, il y avait peu de régions dans le Nouveau Monde qui présentassent des conditions plus favorables à ses études. : cet avantage élait immense -, c'était en réalité le seul que lui offrit Mariquita. 11 fallut qu'il formât lui-même tous ceux qui devaient l'aider dans ses travaux, jusqu'aux peintres et aux graveurs. Ces travaux préliminaires durèrent sept ans, et ils contribuèrent à la ruine de sa santé. En 1790 même, il se vit contraint de changer une résidence qui lui offrait si peu de secours et de se rendre dans la capitale. Dès 1772 Mulis avait reconnu l'existence du quina dans la montagne, et c'est son titre principal à la reconnaissance des gavants ; ne s'en tenant pas à ses travaux sur la botanique, il faisait de curieuses observations sur l'influence des rayons lunaires sur les êtres organisés, et il fonda un observatoire à Santa-Fé de, Bogota t établissement qui n'a pas été sans influence sur le développement intellectuel du pays. Les instruments astronomiques que lui envoya, en 1802, le marquis de Sonora, l'ayant mis à même de pourvoir le nouvel observatoire de tout ce qui lui était nécessaire