‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 23 sur 206 · MUY · texte numérisé non relu

MUY

1 fait ses premières armes en Allemagne, sous les maréchaux de Berwick et d'Asfeld, il servit en West pliai ie (1741), puis en Bohème, assista an siège de Fribourg (1744), et combattit à Fonte- ; noy en qualité de maréchal de camp. Il obtint en 1748 le brevet de lieutenant général . et se distingua aux journées d'Hastembeck , de Creveldt et de Minden. L'échec qu'il essuya, le 31 juillet 1760, dans les environs de Warbourg , après un combat acharné , ne diminua en rien l'estime que le roi avait conçue de son courage et de ses talents; il lui donna en 1764 le collier de ses ordres et après l'œil de Choiseul 1 lui offrit même le ministère de la guerre (1771). Du Muy refusa ce poste , parce qu'il lui aurait fallu se prêter aux vues de certaines per- 1 sonnes dont il ne voulait pas être te complaisant. ■ Sire, écrivait-il à Louis XV, je n'ai jamais eu l'honneur de vivre dans la société parj ticulière de Votre Majesté; par conséquent je ' n'ai jamais été dans le cas de me plier à beaucoup d'usages que je regarde comme des devoirs pour ceux qui la forment. A mon âge on ne change point sa manière de vivre. Mon carac- ! 1ère inflexible transformerait bientôt en blâme I et en haine ce cri favorable du public dont I V. M. a la bonté de s'apercevoir. On me ferait i perdre ses lionnes grâces, et j'en serais inconso- ; lable. Je la prie de choisir un sujet plus capable que moi. » L'invitation de Louis XVI fut plus ! efficace. Dès 1744 du Muy avait été placé comme | menin auprès du dauphin, père de ce prince. Le dauphin le traita toujours en ami ; ayant trouvé par hasard le livre de prières du comte, l il y écrivit celle-ci : « Mon Dieu, protégez votre ! fidèle serviteur du Muy, afin que si vous m'obligez à porter le pesant fardeau de la couronne, I il puisse me soutenir par ses vertus, ses con- I seils et ses exemples. » Louis XVI, désireux de se conformer aux dernières paroles de son j père, s'empressa d'appeler du Muy au ministère de la guerre ; ce dernier accepta ( 5 juin 1774 ) et fut élevé, le 24 mars 1775, à la dignité de ma- I réchal de France. Il ne jouit pas longtemps de ces honneurs, et mourut dans la même année, par suite de l'opération de la pierre. Du Muy a laissé des mémoires manuscrits pleins d'excellentes vues sur différents objets de l'administra, tion publique. P. L.

Pinard, Chronot militaire. — Reaimls, Oraison funèbre du comte du Mug Pari*. 1TI«, In-*» et In-lt - Le Tonrneur, Etoge hltt. du maréchal du Muy ; Pari», 1778. lo-S*. — Roubaud, Éloge du maréchal . du Mug ; Part», 1TTS, in»». — Treuan (De), Eloge du maréchal du Mug ; Nancy, 177S, ln-s«\ — Acbard, Dict. de Pro*

mct (Jean- Baptiste - Louis- Philippe de ; Féux-Saixt-Maime, comte do ), général et pair de France, neveu du précédent, né le 21 dé- I cembre 1755, à Ollières (Var), mort le 6 juin 1 820, â Paris. D'abord connu sous le nom de ' comte de Saint-Maime, il entra en 1766 dans les l chcvau-légers, et devint en 1775 colonel du ré»

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