‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 24 sur 206 · I MUY · texte numérisé non relu

I MUY

giment de Soissonnais-lnfanterie. 11 fit en Amérique les campagnes de 1780 à 1783, sous les ordres de Rochambeaa ; les services qu'il y rendit lui méritèrent la croix de Saint- Louis, une pension et le brevet de brigadier. A dater de 1784 il prit le titre de comte de Muy, vacant par l'extinction de la branche aînée de cette fa- . mille. Il venait d'être créé maréchal de camp (1788) lorsque la révolution éclata; il en adopta les principes avec franchise, et fut promu le 6 février 1792 an grade de lieutenant général. Peu de jours après, il eut le commandement de la septième division militaire. Envoyé en 1793 à l'armée des Alpes, il prit part au siège de Lyon, qu'il poussa activement en l'absence de Kellermann. Suspendu de ses fonctions comme suspect, il réclama auprès du comité de salut public , et parvint à se faire réintégrer. Il servait comme inspecteur général à l'armée de Sambre et Meuse lorsqu'à la suite de dénonciations calomnieuses Û fut destitué par le Directoire et renvoyé devant un conseil de guerre, qui l'acquitta à l'unanimité (2 janvier 1797 ). L'année suivante il s'embarqua avec l'armée d'Orient, et participa aux campagnes d'Egypte et de Syrie. Employé à l'intérieur jusqu'en 1806, il fut à cette époque appelé au quartier général de l'empereur, et nommé gouverneur général de la Silésie. En 1808 il reçut le titre de baron de l'empire.

Après avoir commandé depuis 1809 les divisions militaires de Grenoble et de Marseille , ce général fut mis à la retraite sous la première restauration; il se rallia au gouvernement des Cent Jours et fut créé pair de France, le 17 août 1815. P. L.

Uétyo», Vcrdot et Begat, Fastei de la Légion dTHonneur, III.

mu Y art de votglans ( Pierre-François ), criminaliste français, né a Moirans près de Saint-Claude ( Franche-Comlé), en 1723, mort à Paris le 14 mars 1791. Appartenant à une famille de robe, il étudia le droit, et devint en 1741 avocat au parlement de Paris. En avril 1771 il fut appelé à siéger, comme conseiller, au parlement composé par le chancelier Mao» peou. En 1774 il devint conseiller au grand conseil. On a de lui : Instltutes au droit criminel y ou principes généraux sur ces matières, avec un traité particulier des crimes; Paris, 1757, in-4«>, — Instruction eriminelle suivant les lois et ordonnances du royaume, pomr faire suite aux Instltutes; Paris, 1702, in-4°; — Réfutation des principes hazardés dans le Traité des délits et des peines; Paris, 1767, in-8e; Utrecht, 1768, in-12; examen critique du célèbre ouvrage de Beccaria, réimprimé à la suite des Lois criminelles ; on trouve joint à cet opuscule un mémoire sur les peines infamantes, dans lequel Muyait propose cependant diverses améliorations à cette partie de la législation ; — Motifs de ma foi en Jésus-Christ, ou points fonda-

- MUYS 82 mentaux de la religion chrétiennCi discutés suivant les principes de l'ordre judiciaire , par un magistrat ; Paris, 1776, iu-12; — Les Lois criminelles de la France dans leur ordre naturel; Paris, 1780, tn-fol., ouvrage savant, bien que médiocrement écrit, rempli de textes importants et de documents curieux , mais dont l'auteur ne montre ai élévation d'idées ni humanité. Il expote minutieusement les affreux détails de Vécar tellement, du feu vif et de la roue. 11 comprend dans le crime de lèsemajesté divine la magie et le sortilège, et même Yhérésie, Y apostasie , le schisme, et ce qu'il nomme le tolérantisme. Enfin, il cite l'odieux arrêt rendu par le parlement de Paris contre le chevalier de La Barre, « comme le meilleur modèle que l'on puisse proposer aux juges en cette matière » ; — Lettres sur le système de l'auteur de /'Esprit des lois, touchant la modération des peines ; Bruxelles ( Paris ), I 1785, in-12. Muyart soutient que la rigueur des peines peut seule diminuer le nombre des crimes ;

— Preuves de. rauthenticité de nos Évangiles, contre les assertions de certains critiques modernes; Liège et Parii, 1785, in-12, sans nom d'auteur. E. R.

SabaUer de Castres, t*t trois Siècles de la littérature française. — Ch. Brrrtat-Satnt-Prti, Élude tur les principaux crlmlnatistei depult le srtiUme siècle ; Part», i«M, ln-8». - Catnu», Bibliothèque choisie de litres de droit — Barbier. Diet. des ouvragée anongmes.

muys (Corneille), en latin Musius, poète latin, né le II juin 1503, à Délit, pendu le 10 décembre 1572, à Leyde.Son père était cordonnier. Après avoir fait de bonnes études à Louvain, il se livra à l'éducation, et accompagna de jeunes seigneurs à Paris et à Poitiers. De retour dans sa ville natale, il reçilt la prêtrise, et exerça pendant trente-six ans les fonctions de supérieur du monastère de Sainje- Agathe. Dans ses moments de loisir, il cultivait les lettres, et il se faisait estimer par la douceur de son caractère et par sa charité envers les pauvres. Le prince d'Orange, Guillaume I", ayant établi en 1 572 sa résidence au cloître de Sainte-Agathe, Muys chercha un asile plus sûr à Leyde ; le comte de La Marck courut après lui, l'arrêta, et malgré les ordres formels du prince il l'abandonna sans pitié à ses féroces soldats. La Marck épuisa sur ce respectable vieillard tout ce que la rage peut inventer de plus atroce : on lui coupa le nez, les oreilles, les doigts des mains et des pieds, les parties génitales, et on finit par l'attacher à la potence. Son cadavre fut rapporté à Delft. On a de Muys : Institutio fxminx christianx; — Imago palientix, élégie; — Libellus tumulorum D. Erasmi ; Louvain , 1 586, in-4° ; — Odx et Psalmi; Poitiers, 1538, in-4°; — De temporum fugacitate deque sacrorum poematum immortalilale ; ibid., 1536, in-4°; — Solitudo, site Vita solitaria laudata ( en vers rimés ) ; et alia poemata ; Anvers, 1565, in-4° ;

— un Livre de prières; Leyde, 1582, in-ic; —

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