‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 28 sur 206 · NADAL · texte numérisé non relu

NADAL

(Voltaire); Pari*, 1725, in-8°; il en attaque l'ordonnance, les caractères et même les vers, j où il prétend trouver du plagiat; dans une j Lettre sur la tragédie de Zaïre (s. d.t in-8°), 1 il prétend que Voltaire n'entendait ni le théâtre ni la versification ; — Histoire des Vestales, suivie d'un Traité du luxe des dames roriaines; Paris, 1725, in. 12, et dans les Mém. del'Acad. des Inscr.{l. IV, 1723). • L'auteur y fit connaître son caractère, dit Dreux du Radier, et ce vernis galant et déplacé qu'on trouve dans presque tous ses écrits; le style en est travaillé et poli, mais on reconnaît à chaque ligne un goût affecté, un air précieux, beaucoup de néologismes et d'opposition avec la justesse et la simplicité d'une expression noble et naturelle » ;

— Osarphis ou Moyse, tragédie; s. I. n. d. (Paris, 1728), in-12; cette pièce, extrêmement faible, fut arrêtée en 1727, comme on allait la représenter; — Arlequin au Parnasse, corn, critique de Zaïre; Paris, 1733, in-8w, jouée en 1732, à la Comédie-Italienne; — Le Paradis terrestre, imité de Hilton, divertissement spirituel en un acte; Paris, 1736, in-4°. Tous les ouvrages ci-dessus ont été réunis par l'auteur dans les Œuvres mêlées ' ( Paris, 1738. 3 vol. in-12), qui contiennent de plus plusieurs lettres ; Esther, divertissement spirituel ; des fragments du poème de Radegonde; des dissertations sur les tragédies de Racine ; etc. L'abbé isadal a été l'éditeur des Œuvres posthumes du chevalier de Méré (Paris. 1700, in-8°), qu'il avait choisi pour modèle. Une note manuscrite de Lenglet lui attribue le Voyage de Zulma dans le pays des fées, écrit par deux dames de condition (Amst., 1734, in-12); mais il est douteux que ce livre soit sorti de sa plume. P. L--y.

liton du Tlllct, Pâmasse françois. p. ?tt, édlt. In-fol.

— Parfalct frère» , Hitt. du Théâtre français — Drrui du Radier, Uitt. tuter. du Poitou* — Quénrd, La France Uttér.

nadakyi ( Jean ), historien hongrois, mort vers la fin du dix-septième siècle. Noble d'origine, il voyagea en Hollande pour étendre ses connaissances, et fut nommé, en 1666, professeur de philosophie et d'hébreu en Transylvanie ; les troubles qui agitèrent ce pays l'obligèrent bientôt de se retirer en Hongrie, où il mourut. Il a laissé - Florus Hungaricus ; Amsterdam, 1663, in-12 : c'est un abrégé de l'histoire de Hongrie, pour lequel il a mis à profit plus de six cents auteurs; — quelques autres ouvrages, notamment une traduction d'un traité de Mizauld sur la culture des jardins. K.

Horanyl, Memoria liunçarorum , II, &66.

nadasi (Jean), historien hongrois, né à Tyrnau, en 1614, mort à Vienne (Autriche), le 3 mars 1679. Entré à dix-neuf ans dans la Coml>apnic de Jésus, il professa successivement à Gratz la rhétorique, la philosophie, la théologie morale et la controverse. Ses supérieurs l'appelèrent à Rome en 1649, et le chargèrent pendant quelques années de la rédaction des lettres sur

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l'état des missions. Goswin Nickel et Jean -Paul Oliva, son successeur dans le générais t de l'ordre, le choisirent pour assistant, et lui confièrent l'expédition de la correspondance latine pour les provinces de Germanie. De retour en Allemagne, Nadasi devint directeur spirituel du collège de Vienne, et l'impératrice Éléonore, douairière de l'empereur, Ferdinand 111, le choisit pour son confesseur. On a de Nadasi un grand nombre d'ouvrages, tant ascétiques qu'historiques. Ceux qui méritent surtout d'être cités sont: Annus heb~ domadarum cœlestium; Prague, 1663, in-4°; — Pharetra spiritus, en hongrois; Presbourg. 1649, in-8°; — Annux litterx Societutis Jesu annorum 1650 et quatuor sequenlium ; Dillingen, 1658, hv8°; — Annus cœlestis; Cologne, 1667, in-4°; Bologne, 1673, in-12; — Annus dierum illustrium Societatis Jesu, seu mortes illustres; Rome, 1657, in-8°; — Annus dierum memorabilium Societatis Jesu; Anvers, 1665, in-4°; — Reges Hungarix,a sancto Stephano usque ad Ferdinandum tertium; Presbourg, 1637, in-fol.; — Vita sancti Etnerici; Presbourg, 1644, in-fol. Nadasi a continué et publié deux ouvrages importants de son confrère Ph. Alegambe : Mortes illustres et gesta eorum de Societale ab anno 1647 usque ad annum 1655 (Rome, 1657, in-fol.), et £feroes et Viclimx charitatis Societatis Jesu (Rome, 1658, in-4'). H. F.

SotlweU, Bibl. teript. Soc. Jesu.

sadasti (Thomas, comte de), général hongrois, vivait dans la première moitié du seizième siècle. Il était palatin de Hongrie, lorsque Soliman vint en 1529 faire invasion en ce pays avec deux cent mille hommes. Il se jeta dans Bude, décidé à défendre cette place à outrance; mais les habitants, aussi bien que les troupes, ouvrirent les portes à l'ennemi Soliman punit cette lâchelé, en faisant massacrer la garnison, en traitant Nadasti avec les plus grands égards, et en lui rendant la liberté sans rançon. Plus tard, Nadasti prit part, avec distinction, aux guerres entreprises par Charles-Quint; c'est sous lui que leducd'Albe se forma au métier des armes.

Son fils François N vdasti, né en 1554, mort en 1603, se fit remarquer par ses talents militaires dans les campagnes de la fui du seizième siècle contre les Turcs. O.

l»ttiT»nfl. Historiés Hungarorum. — O vit llogcr, /•/»»•)• paria Utcrata.

nadasti (François, comte tr.), homir.e d'État hongrois, petit-fils du précédent, décapité en 1671. Il occupa divers emplois élevés dans l'administration de son pays, et demaml.i en 1666 la charge de palatin, qui venait de devenir vacante. Mais l'empereur Léopold, qui voulait la supprimer, la lui refusa. Nadasti dos lors, qui par ses études sur l'ancienne constitution hongroise était plus que tout autre à même de reconnaître combien le gouvernement impérial violait les lois du pays, se rapprocha

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de plusieurs magnats , décidés à combattre les mesures oppressives de Léopold. Arrêté en 1670, il se vit accuse faussement d'avoir voulu attenter à la vie de l'empereur, et fut condamné à mort après une procédure des plus iniques. Il fut exécuté le 30 avril 1671 ; ses biens furent confisqués, et ses enfants obligé* à prendre le nom de Kreutzberg et à porter autour de leur cou un cordon rouge, rappelant le supplice de leur père ; cet arrêt barbare fut plus tard révoqué, et aujourd'hui la famille Nadasti occupe les plus hautes positions dans l'empire d'Autriche. On a de Nadasti : Mausoleum reçni ffungarix; Nuremberg, 1664, in-fol. , avec gravures : cette histoire des souverains de Hongrie, écrite en style lapidaire, a été plusieurs fois réimprimée ; une traduction hongroise en fut donnée en 1 771, à Bude, in-4°, par Horanyi ; — Cynosura juristarum; 1668 : recueil par ordre alphabétique des lois de Hongrie; une nouvelle édition augmentée parut à Leutsch, 1700, in-8*. Nadasti a aussi donné une édition revue et amplifiée du livre de Reva : De Monarchiaet corona regni Hungarue; Francfort, 16*9, in-fol. O.

Descnptio processuum in tr. Nadasti, Pet. a Znnv et Fr. Franoepani (Vienne, 1671, In-fol.). — Hafocr, VUaLéopoldl. - Mallalb, GeschUMe der Ma- Wtaren.

kaoaud ( Joseph ), savant ecclésiastique français, né le 13 mars 1712, à Limoges, où il est mort, le 5 octobre 1775 (I). Sa famille, quoique pauvre', était une des plus anciennes et des plus recommandahl es du Limousin. Devenu prêtre (1736 ), U consacra a la l'histoire de cette province les loisirs que lui laissèrent un vicariat peu laborieux, puis l'administration de deux petites paroisses de campagne, situées & des point* opposés du diocèse. Il dépouilla minutieusement les archives de toutes les communes de la généralité de Limoges et la Bibliothèque royale de Paris. Comme l'a fait observer l'abbé Legros, Nadaud, pour avoir trop lu ou trop écrit , n'a fait imprimer que trois tables chronologiques, qui ne sont pas irréprochables , concernant les évèques de Limoges ( 1770} , les papes et les cardinaux limousins (1774 ), et les seigneurs et souverains du Limousin ( 1775 ). Il a beaucoup travaillé au Dictionnaire des Gaules et de la France de l'abbé d'Expilly et à la Bibliothèque historique de la France ( t. IV et V ) du P. Lelong. Les manuscrits qu'il a laissés sont la propriété des prêtres de Saint-Sulpice, qui dirigent le grand séminaire de Limoges; en voici Ie3 titres : Pouillé du diocèse de limoges, 2 vol. gr. in-fol. ; — Nobiliaire du Limousin, 2 vol. in-fol.; — Mémoires pour servir à l'histoire du diocèse de Limoges, 6 vol. in-fol.; — Mémoires pour r histoire de l'abbaye de Grand.

(il l** registre* déposé» à La mairie de Limoges attestent qnc Nadaad est mort » cette date j c'est par erreur qae Feller Indique celle de 17«.

- NADAULT

mont, in-fol.; — Recherches historiques, in-fol. ; — Histoire du Limousin, in-fol. ; — Notes sur les hommes illustres du Limousin, in-fol. Tous ces manuscrits s 'arrêtent avant l'année 1770. J.-B.-L. Roy Piehrefitte.

Bibl. hlst. de ta France, W et V. — Calendriers Hmoutint, 1710 1784. — Feuille hebiamad. de la généralité de Limoges, 10 octobre -1711, — Annales de la Haute-Fienne, isit, n» 90. - Vltrac et Legros, DU t. hlst. du Limousin. — Mlgne, Met. des manuscrits, art. LiBOOtt. - annuaire de la Société ifs l'Uist. de France 1837. - Butlet. de la Soc. archeol. du Limousin, III, 9©! — Notes communiquées.

* nadaud (Gustave), poète et compositeur français, né à Roubaix (Nord), le 20 février 1820. Envoyé à l'âge de quatorze ans au collège Rollin, è Paris, il revint à Roubaix pour y suivre la carrière commerciale. Plus tard, il établit une maison de commerce à Paris, pour les tissus de Roubaix. Cependant un goût très-vif pour la poésie lyrique se manifesta en lui; des chansons dont il composait et les paroles et la musique obtenaient dans les salons le plus grand succès. U abandonna le commerce en 1849, pour se livrer à ses études lyriques, produisant des couplets plein de verve, de naturel, et de galté; tels sont : L'Ivresse, Le Docteur Grégoire, Bonhomme, Le Quartier latin, L'Insomnie, Le Voyage aérien, Le Télégraphe, La Pluie, etc. Une de ses-chansons, Pandore, ou les deux gendarmes, lui attira quelques poursuites. M.Nadaud a donné, en 1860, un recueil de Chansonnettes, in- 12. G. ni: F.

Documents particuliers.

nadaclt {Jean ), magistrat français, né le 25 octobre 1701, à Montbard, mort le 19 novembre 1779. D'une ancienne famille de robe du Limousin, qui, vers 1660, était venue s'établir en Bourgogne, il lit ses études à Dijon, où il fut reçu avocat, devint maire perpétuel de Montbard et acheta plus tard la charge d'avocat général à la chambre des comptes de Bourgogne. 11 avait dans les sciences physiques et mathématiques des connaissances étendues, qui le firent nommer membre de l'Académie de Dijon et correspondant de l'Académie des Sciences • il résigna en 1751 ce dernier titre. Nadault était lié avec Buffon, son compatriote, et l'encouragea dans ses premiers travaux. En société avpc Daubenlon, il a traduit un volume des Acta naturx cttr'tosorum ( Mc'm. de CAcad. de Dijon, t. Il ), et il a rédigé seul un Mémoire sur le set de chaux (Recueil des savants étrangers, t. Il, 1755 ). On a aussi de lui une Histoire ( ms. ) de Montbard, à la Bibliothèque impériale.

Son fils, Benjamin- Edme, mort le 17 février 1804, fut conseiller commissaire aux requêtes du palais à Dijon et conseiller au parlement de cette ville. En 1789, il rentra dans la vie privée, et se consacra exclusivement à la peinture. II avait épousé une sœur puînée de Buffon, Catherine Leclerc, femme d'un esprit supérieur et d'un coeur excellent, à laquelle son fière avait voué une estime et une tendresse particulières;

i 15 NADAULT — NADIR — CHAH 116

nce on 174G, à Montbard, elle j mourut, le 21 juin avec lesquels il leva des contributions sur le»

habitante du Khorasan. Ayant surpris son om le.

Biogr. univ. H p irlmt. dtt Con'ttup.

; > ad vi nt de bi f^on (lienjamin Henri), ingénieur français, né en UJ04, à Montbard. Petitfil» de Benjamin- Edme Nadaull, il entra en 1823 à l'Ecole polytechnique. Classé dans le service des ponts et chaussées, il fut mis en 1842 à la tète de la division des usines ( ministère des travaux publics ). Depuis quelques années il est ingénieur en dicf de première classée! ptofesseur d'hydraulique agricole a l'école impériale des ponts et chaussées. En 1860, il a obtenu l'autorisation d'ajouter à son nom celui de sonaieule, Catherine Leclerc de Buffon. 11 a pubhé : Considérations sur les communications intérieures ; Parts, 1829, 1834, in-4°; — Des Usines sur les cours

il l'égorgca, et fit du fort de Klulat le centre de ses opérations. Il servit ensuite pendant quelque temps sous Méltk-Mahmoud Seisiany, maître de Mecbd et d'une partie du Rhorasan. Après avoir vainement tenté de l'assassiner, il le quitta, pour l'attaquer bien I M dans Mecbd même. En 1726, U reçut des offres pour entrer au service de Chah Thamasp II, roi légitime, de ta dynastie des So(i3, et pour aider ce prince a chasser les Afghans, usurpateurs de la plus grande partie de la Perse. Il accepta ces offres avec joie, et dans une entrevue a Khabouchan, sur la frontière d«» Kbamme, en septembre 1726, il obtint le pardon de tous ses méfaits. Il s'empara de Mechd, après un siège asse* court, et força Mé- <Teau; développements sur les lois et règle- lik Mahmoud à prendre l'iiabit de moine. Pea-

menfs qui régissent cette matière; Paris, 1840-1841,2 vol. in-8°; — Des Canaux d'arrosage de l'Halte septentrionale dans leur rapport avec ceux du midi de la France; traité des irrigations envisagées sous les divers points de vue de la production agricole, de la science hydraulique et de la législation; Paris, 1843-1844, 3 vol. in-8° et atlas in-fol. ; — Cours d'agriculture et d'hydraulique agricole; Paris, 1853-1856, 4 vol. in-8"; — Correspondance inédite d* Bu/fon ; Paris, 1860, 2 vol. in-8°.

IJUlér. française contemp.

sadir-chah (Thamasp Kouli- Khan VéJjr- JSecmen), souverain de toute la Perse, né à Dérikasse, près de Meclwl, dans le Khorasan, le 11 novembre 1688, mort le 20 juin 1747, à Félhabad. Il s'appelait d'abord Nadir*Kouli, et était fils d'Imam Kouli Pouchang, descendant d'une ancienne famille de la tribu AfcharedcsGofdgely, alors déchue, qui avait eu la possession liéréditaire du district de Khelat. On raconte qu'il gagna d'abord sa vie à faire des habits et des manteaux de peaux de mouton. Emmené prisonnier de guerre, à l'âge de dix-sept ans, par lesOuxbeks, il ne leur échappa <jue quatre ans âpre*, taudis que sa mère mourut en captivité cbei les Tartares. Nadir kouli entra au service de Baboul-beg, commandant d'Abivard et (»etU dicf de la tribu des Kirklou, qui lui donna sa fille. Apres la mort de Baboul, Nadir lui succéda dans sou gouvernement; mais après avoir assassiné son beau frère, i! s'enfuit, et se mit à la tète d'une bande de voleurs. Étant devenu, par son courage et sa capacité, gouverneur du Khorasan, il mit tant d'insolence dans ses rapports avec le gouvernement, qu'il fut dégradé et même puni de la bastonnade. Il se rendit alors auprès de Khalilche-

dant le siège, Nadir Kouli avait fait assassiner Feth Ali- Khan, quadrisaieul du cliah actuellement régnant, et commandant en chef des troupes de Thamasp 11. Après avoir usurpé le commandement des forces royales, il lit venir ses propres troupes, ainsi que sa famille à Mechd, où il ordonna la construction d'une nouvelle coupole ajoutée à la grande mosquée, qu'il fit splendidement dorer. Il conclut ensuite une alliance avec Saw-Bey, seigneur de Gardjistan, qui lui donna sa fille et lui laissa sa principauté. Ces actes de souveraineté irritèrent vivement Chah Thamasp II. Mais Nadir, pour apaiser son souverain, loi fit restituer des trésors enlevés par des brigands , et prit le nom de Thamasp Kouli-Khan (ouklian esclave d* Thamasp). Il se défit ensuite de Méfikr Mahiaoud, rétablit, en 1728, la tranquillité dans le Djordjan et le Masanderan, et demanda à la Russie la restitution du G bilan, province littorale de la mer Caspienne. En avril 1729» il défit les Afghans-Abdallis, auxquels il enleva la ville et le territoire de Hérat. Puis av*c U rapidité de la foudre, il tomba sur Ascii raff, usurpateur de la Perse, delà dynastie des Afghans- Childji, remporta sur lui trois victoires consécutives, le 29 septembre, le 15 octobre et le 13 novembre 1729, près de Dr.megan, Serdckhar et Mourlcha-Koureb. Ces victoires lui ouvrirent les portes d'ispaban, où d ordonna un épouvantable massacre de tous les Afghans ; puis H y fit couronner roi de toute la Perse son maître, Chah Thamasp II. Pour abattre complètement Aschraff, Nadir le poursuivit à outrance prè* des ruines de Persépolis, et le refoula à Candahar ,ou il le fit assassiner. En récompense de ces service». Nadir reçut de Thamasp II le gouvernement des quatre provinces de Khorasan, Masanderan, Séistan et Kerman, avec la main de la sœur de son souve-

Beg, qui commandait la forteresse de Khélat. Mais ' rain pour son fih aîné Riza Kouli, et avec le droit

celui-ci, effrayé de la violence et de l'ambition de de frapper monnaie en son nom. Après avoir

son neveu, l'obligea de s'éloigner. Nadir Kouli j laissé ces quatre provinces à son frère Ibrahim,

reprit de nouveau l'état de bandit, et parvint à j Nadir Kouli, qui prit dès lors le nom de Vèly

grouper autour de lui de nombreux partisans. U i iïeamen, se mit en campagne contre les

se trouva bientôt à la tête de trois mille Iwniraes I Bakhtiaris dans le Louristaa. Au printemps de

117 N-ADII 1730, H marcha contre les Turcs, auxquels il reprit tout l'Adzerbé>djan et le Kourdistan. Arrivé devant Érivan, il fut rappelé dans le Kborasas par la révolte des Abdallis, auxquels il enleva promptement tes villes de Herat et de Nerv. Pais il se retourna contre les Turcs. Pendant ion absence, Thamasp II avait lui-même continué le siège d Erivan, en 1731; mais battu près de Hamadan par le pacha de Bagdad , le chah avait cédé aux Ottomans le territoire de Kermanchah et toute la rive gauche de l'Araxe. Après avoir recouvré de la Russie le Ghllan, en vertu du traité de Becht, le l" février 1732, NaMir Kouli fit, en août de la même année, déposer Chah Thamasp 11, qu'il enferma à Sebséwar. Il plaça sur le trône le fils du roi déchu, Abbns III, enfant au berceau, et s'empara de ta régence. Rompant le traité de Thamasp II avec les Turcs, il recommença la guerre contre eux. Après avoir battu Ahmed Pacha de Bagdad sous les murs de cette ville, Nadir était sur le point de s'en emparer, quand il vit arriver au-<levant de loi une nouvelle armée ottomane, sous le vaillant séraskier Topai Osman -Pacha. Ponr la première Ibis, Nadir fut battu, le 19 juillet 1733, et n ne Mcssé. Abandonnant à l'ennemi tonte son ari'Uprie, il se retira à Hamadan. Mais en octobre 1733, ayant réparé ses pertes il Arfit dans deux combats sanglants, à Léilan et a Akderbend , le séraskier Topai Osman, qui fut taé lui-même. Pour sauver Bagdad, le pacha Ahmed conclut la paix avec Nadir, qui recouvra ainsi Érivan, les provinces de Géorgie et Chirvan. Mais ce traité n'ayant pas été ratifié par la Porte, te régent, qui venait d'étouffer me révolte, fomentée dans ta Perse méridionale en faveur de Thamasp II , marche de nouveau contre les Ottomans, en 1734. Il reprit tout le Chirvan et rntra en Géorgie, pour faire le siège de Gandjah. Puis, en juin 1735, H défit, près d'Érivan, le nouveau séraskier Abdallah Kioprili, qui succomba comme son prédécesseur. Nadir reconquit et garda cette fois toute la Géorgie, le Chirvan, r Arménie, et les forteresses de Kara et d'Érivan, en même temps qu'il ob tint des Russes la cession de Derbend et de Bakou. H institua des princes feudataires dans ces diverses provinces. De retour de ces expéditions, il convoqua, pour le mois de mars 1736, une grande assemblée des notables dans la plaine de Mougan, sur le confluent du Kooret de l'Araxe. Prenant pour prétexte la mort de Thamasp II et d'Abbas III, que, du reste, il avait lui-même fait mettre à mort tous deox, H exposa aux chefs de la nation l'état désolant de la Perse comparativement à ce qu'il avait bit lui-même, et leur donna trois jours pour se consulter sur le choix d'un roi nouveau. Apres avoir répété cette injonction pendant trente jours de suite, il Ait proclamé roi le 20 mars 1736, grâce à la présence d'une armée de trente mille hommes, qnl intimidèrent les uns et gagnèrent les autres par

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