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de Fontaine-Française. En t60O il prit part
comme capitaine à la conquête de la Savoie.
Pourvu en ICI 9 d'une compagnie de chevau-
légers, il assista aux sièges de Montauban et de
Montpellier. On le créa maréchal de camp en
1628, puis commandant de Laon en 1636 et de
Troyes en 1641. P. L.
AMelmr, Ht$t. des or. o/f. de la couronne, VII. — Ptfurd. Ckrmoi. mHU.t VI, n.
HA KG is ( François de Brichantead, marquis de). Gis du précédent, né le 4 octobre 1618, tué le 14 juillet 1644, au siège de Gravelincs. D'abord cornette d'une compagnie de chevaulégers, puis mettre de camp d'un régiment d'infanterie de son nom, qu'il leva on 1636, il servit sons Condé en Roussillon et en Flandre, obtint en 1640 le régiment de Picardie, combattit à Rocroi et fut nommé maréchal-de-camp, le 13 juin 1643. P. L.
Aaselm', Grandi o/f. de la couronne, VU. SW. — Plou-d, CAronol. milU., VI, m. ;
kakgis ( Louis- Armand de Bricb inteau, marquis de ), maréchal de France, né le 2' septembre 1682, mort le 8 octobre 1742, à Versailles. Il était petit-neveu du précédent et fils de Louis-Fuusle, mort en 1690, brigadier de cavalerie. Dès l'âge de huit ans, il devint colonel du régiment «le Royal Marine, à la place de son père. En 1700 il l'échangea contre celui de Bourbonnais, à la téte duquel il se trouva en 1702 h l'attaque du pont tf Hnningue et a la bataille de Fridlingen, en 1703 au combat d'Hochstedt, et en 1704 au siège d'Augsbourg. A cette dernière date il passa en Bavière, et chassa, après une lutte opiniâtre, les ennemis du village de Halchladt. Nommé brigadier, il rejoignit le maréchal de Villars, et le seconda avec le plus brillant courage dans les nombreux engagements de de cette guerre ; s'élant jeté avec six compagnies de grenadiers dans la petite ville de Dourlacb, il y fit pendant trois semaines une résistance opiniâtre. A celle époque Nangis était, selon l'expression de Saint-Simon, « la fleur des pois; un vif âge gracieux sans rien de rare, bien fait sans rien de merveilleux, élevé dans l'intrigue et dans la galanterie par la maréchale de Rochefort, sa grand'mère, et Mœ" de Blanrac, sa mère, qui y étaient des maîtresses passées. Produit tout jeune par elles dans le grand monde, dont elles étaient une espèce de centre, il n'avait d'esprit que celui de plaire aux dames, de parler leur langage et de s'assurer les plus désirables par une discrétion qui n'était pas de son Age. Personne que lui n'était alors plus à la mode. » Créé maréchal de camp, le 19 juin 1708, Nangis suivit à l'armée de Flandre le duc de Bourgogne, dont il élail fort bien traité. Après s'être distingué à Oudenanle et à Meldre sur l'Escaut, il enleva à Malplaquet plusieurs drapeaux, qu'il fut chargé de porter au roi avec les détails de celte journée, et concourut encore à la victoire de Denalû et à la prise de plusieurs places ; en