MUS — MUSA
Tlte Uve, IX. M, 19,40, Si, 16; X, T », 14-t". M, îl. — Aurrllu* Victor. /> f'ir. <.'/»«»/ , — Zonira*. VIII. I. - Klt«rn«, I, 17. — Valere Maxime, V, 6. — OMIy, ln.iert?t., n» »W, et Onon*$ticon.
MUS4 (/4«to«i»s), médecin romain, vivait vers la An du premier siècle avant J.-C. Il était frère d'Euphorbe, médecin du roi Juba, et devint médecin de l'empereur Auguste. Il était d'abord affranchi, si l'on en croit Dion Cassius. Il guérit Auguste d'une maladie presque desespérée «a le traitant par les bains froids et les boissons froides. L'empereur et le sénat lui accordèrent en récompense une large somme d'argent et la permission de porter un anneau d'or. Le public loi éleva par souscription une statue auprès de celle d'EscuUp«>. Quelques mois après, le même traitement appliqué à M. Marcdlus échoua complètement. La mort du jeune prince ne semble pas cependant avoir porté une atteinte sensible à la réputation de Musa. Ce médecin écrivit plusieurs xjvrages, souvent cités par Galien, et dont il ne reste aujourd'hui qu'un petit nombre de frag- j meut*. On lui attiibue aussi deux |>etits traités, généralement regardés comme apocry phes, savoir : De Hérita betomea, dans la collection ; d'écrivains médicaux de Tori nus , Baie, 1528, j n-fol., et dans les Parabitium medicanunto- i rum Scripiores antiqui d'Ackermann , Nurem- j iwrg, 1788, in-8°; — Instructif) de bvnavatctudtne conservanda, à la suite de l'édition de Sextus Plautus; Nuremberg. I53H, in-4°. Les fragments de ses ouvrages authentiques ont été recueillis et publiés par Flor. Caldani ; Bassano, 1800, in-8°. Y. j
Ackermann. De Àntonio Muta et libris qui Wi adtrribmntur; Aliorf, 178*. Ui-4". — Kabrtr.lus, BtbHoîheca r.rieca. vol. XIII. p. «S. - Il aller. BtbUotk. Munira. voL (. p 63; Bibtiotheca Verftca practica, toi. I. p. 150. — Sprcnxel, Histotrt de la Médecine. - Choulaat. Handb der Buchtrkunde JUr die altère Médian. - Oeil. Jntoniut Muta observattonibu* tarii ornent U- Imttratut; Leipilg, t'tt, tn-4». - F. Atlcrbury, Htflecriont on the chararter oj Jatpit in Firg>l,or the chararter oj Ant. Musa, physician to Àuguttut ; Londres, ITM. ln-«».
MrsABKM-KASSKR(^6ou Abd el Raftman), célèbre capitaine arabe, né vers 660, à La Mecque, mort dans la même ville, en 718. Nommé par le khalife Walid I" vice-roi de l'Afrique t en 703, il soumit d'abord tonte la côte septentrionale depuis Tripoli jusqu'au Maroc, et s'empara en 70U de Sous et de Tanger. Pendant une attaque infructueuse sur Ceuta, il lit la connaissance du défenseur chrétien de cette ville, le
en m avant J -G, et livra atec aon collègue p. Sulplclus U bataille dAsculum contre Pyrrhus. (Jceron rapport qu'il «e dévoua comme son pére et aon (rrand-Dere, anerUon an maint douteuse, qui parait empruntée an reot poétique d'Knaluc. D'après d'autre* témoignage*, Pyrrhus, craignant que Dectut Mut n'imitai l'exemple paternel, ordonna à te* soldai* de ne pat tuer Occlus et d<* le prendre vivant, afln uuM p<*rit de la mort de\ criminel* Mai* la prévision dr Pyrrhus ne se réalisa pas. oeciua Mut n'ent pan a se dévouer, cl U survécut à la l> Llaille. qui rnta indevlse (Clt-erun, Ttumt., 1 , 37 ; Il , 19; De Officm, III, *: Cai^to. - Zonara», VIII. s. i lolarque, f^rrkut 11. - Enlrope, II. 1J. - Oroae, IV, 1. - Horua, 1. 18. - Mcbuhr, Uutotre romaine.
BEN-NASSKR 14 fameux comte Julien, qui, ayant peu après à se plaindre du roi visigoth Roderic, proposa un traité à Musa. Pour sonder d'abord le terrain, ceiui-ci envoya en Espagne Tarik,qui eutde rapides succès en Andalousie. Informé des victoires de son lieutenant , Musa se disposa à passer immédiatement en Espagne, pour en achever la conquête. Il débarqua à Algesiras, prit successivement Asido (aujourd'hui Medina Sidonia)*Carmona, SévilJe, Beja, Merida, etc. Ayant rencontré a Tolède Tarik , Musa lui enleva toute sa part de butin et tous les objets précieux , entre autres ta fameuse table d'émeraude, ou table de Salomon, prise à Medina-Celi. Après s'être rendu avec Tarik devant Saragosse, il força celte ville à capituler. Puis il chargea son fils Abdelaziz de la conquête de la partie de l'Andalousie baignée par la mer, tandis qu'il parcourait lut-même la Catalogne-, dont il prit toutes les villes importantes, Barcelone, Tarragonaa, Rosas, etc. On dit même qu'il passa les Pyrénées, et qu'il s'empara de Narbonne et de Carca&sonne; mais il est plus probable que cette première reconnaissance, l>oossée jusque* en Gaule, n'amena pas encore cette fois la prise de ces deux villes.
Les deux généraux rivaux, Tarik et Musa, écrivirent l'un et l'autre au khalife , pour s'accuser réciproquement de compromettre les progrès de l'islamisme. Le khalife Abdcl-Mélck, pour mettre fin à ces discussions, leur envoya l'ordre de venir à Damas , lui rendre compte de leurs actions. Tarik obéit sans balancer, tandis quo Musa se préparait à porter la guerre dans les montagnes de la Gallicie, où les chrétiens se rassemblaient. Il était à Lugos, à la tête de son armée, lorsqu'un second messager vint saisir la bride de son cheval et lui intimer l'ordre du khalife. Musa avait, dit-on, formé un projet gigantesque : il voulait soumettre l'Europe entière à la loi du prophète, tandis qu'une autre armée musulmane irait rejoindre la sienne par l'Asie Mineure, lorsque celle-ci, dans le cours de ses conquêtes, serait arrivée en Grèce. Enfin, comme il fallait obéir, il laissa le commandement de l'armée à son fils Abdelaziz. Sur ces entrefaites, Abd el Mélek vint à mourir. Musa, arrivé à Damas, offrit au nouveau khalife Souléiman la table d'émeraude. Le khalife exprima son étonnement de ce que trois pieds seulement étaient faits en émeraude, tandis que le quatrième était en or. Musa prétendait l'avoir trouvé dans cet état, lorsque Tarik produisit le quatrième pied, tout en éméraude, et convainquit ainsi son rival de mensonge. Le vieux général fut condamné par Sonléiman à payer l'amende considérable de 200,000 dinars d'or ( ou 2 millions de francs ), et à rester pendant un jour exposé en public. Quant à la tradition ordinaire, qu'il fut battu de verges, elle est contredite par les témoignages des principaux historiens. M»isa ne cessa pas d'être appelé au palais du khalife, qui aimait 4 s'entretenir avec lui de
ses campagnes ; mais malgré cela le khalife ne
confia plus aucun commandement, ni à lui ni à Ta-
rik. En 71 S, Souléiman ayant faR assassiner Ab-
delaziz.fils de Musa, montra an malheureux
père la tète du supplicié, dans une boite pleine
de camphre. Interrogé, s'il le reconnaissait :
« Oui , je le reconnais, s'écria le vieux général ;
oui, je le reconnais, et que la malédiction de Dieu
tombe sur son assassin ! - Musa se retira aussitôt
dans son pays natal, où cette même année il
mourut, de douleur. Selon une autre version, ce
serait immédiatement après &on interrogatoire,
de retour d'Espagne, qu'il aurait été exilé à La
Mecque, en 715, où il mourut , en tout Cds , en
7 1 8, de la douleur que lui causa la fin tragique de
son fils. Ch. R.
Aboolteda, Jtmaies Motlemici. — Ibn-Khaldoon, Hlttoire des Berbères d'Afrique. — Aschbach, Histoire dei Otnmaiartes d'Espagne | en ail? raand ). — Makkarl, Hittory of ttu Mohammedan Empire in S pain. - Cvnde, Storia de Eipafia. — Scluefer, Oetchichtc von Spanien.
.m r sa, sultan ottoman, né à Brousse, vers 1 370, mort en 1413, à Tchamouéli, près «le Constantinople. Troisième fils de Bajazeth ler,il fut pris avec son père dans la bataille d'Angora par Tamerlan, le 20 juillet 1402. Bajazeth étant mort le 9 mars 1 403, Musa reçutdu khan tartare la permission de transporter le corps de son père à Brousse, et de l'y déposer dans la sépulture de famille. Investi bientôt après, par Tamerlan , du gouvernement des provinces ottomanes de l'Asie Mineure, Musa se défit, par la force ou par la ruse, de plusieurs frères et compétiteurs. Il se croyait assuré de la tranquille possessiou de l'Asie Mineure, quand son frère aîné Souléiman I", qui gouvernait les provinces européennes à Andrinople, repassa l'Hellespont et vint occuper Brousse. Musa, de concert avec son frère cadet, Mohammed , porta à son tour la guerre dans les États de Souléiman, dont il surprit la capitale, Andrinople, en 1404 ; mais, abandonné de ses alliés , les krals de Serbie et de Valachie, il céda de nouveau cette ville à Souléiman , et alla se cacher dans les montagnes de Valachie, en 1406. Musa recomposa son armée en silence, et après avoir gagné par argent «t par promesses la plupart des officiers de son frère, il sortit de sa retraite, et marcha vers Andrinople , d'où Souléiman 1er s'enfuit , abandonné de tout le monde. Musa, à la mort de ce dernier, est reconnu maître absolu de la partie européenne de l'empire ottoman , ainsi que d'une partie de l'Asie Mineure, en 1410. Ce prince, à inslincs féroces, fit brûler dans leurs chaumières les habitants du village auquel appartenaient les meurtriers de Souléiman, en disant que les esclaves n'avaient pas le droit de donner la mort à un prince de la glorieuse race d'Osman. 11 ravagea ensuite les Etats du kral de Serbie, dont il n'avait pas oublié la trahison, passa au fil de l'épée les garnisons de trois forteresses, et sur ce monceau de cadavres il lit dresser des tables et servir un festin à ses officiers.
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De retour de celle sanglante expédition, Musa marcha contre Sigismond , roi de Hongrie, qu'il défit dans une bataille rangée, en 141 1. Il s'empara ensuite de plusieurs villes sur les bords du Strymon, et envoya vers l'empereur grec un messager, pour réclamer le tribut. Manuel Paléologue, ayant gagné le messager de Musa, et l'invita à se rendre auprès de Mohammed, frère rival du sultan; celui ci, irrité de cette conduite, vint assiéger Thessaloniquc , qu'il ne put prendre, entra en Thessalie, ou il (it prisonnier le neveu de l'empereur, et s'avança même jusqu'en Morée et aux lies de iXégrepont , où les Vénitiens avaient des possessions importantes. Musa mit enfin, en 1412, le siège devant Constantinople, ce qui amena une alliance entre Manuel Paléologue, le kral de Serbie, le prince de Soulkadr en Asie Mineure , et le propre frère du sultan , Mohammed 1". Abandonné successivement par tous ses généraux, Musa se réfugia sur une colline, avec ses sept mille janissaires, dernier corps qui lui restait , et dont il avait acheté la fidélité en leur distribuant l'or en si grande quantité, qu'ils le mesuraient avec leurs ketchès (bonnets). Voyant l'aga des janissaires, Haçan, engager ses compagnons d'armes à passer dans l'armée de Mohammed , le sultan , furieux, s'élança sur lui et le Llessa mortellement. Comme il allait porter un second coup , il eut la main droite coupée par un officier de la suite de Haçon. A cet aspect, une terreur panique s'empara des soldats de Musa : abandonné de tous, le sultan s'enfuit, et tomba dans un marais, où il fut fait prisonnier par un des cavaliers envoyés à sa poursuite; on le conduisit devant Mohammed , qui le fil étrangler sur-le-champ. Malgré son humeur farouche, Musa avait le sentiment de l'art et le goût des sciences. Il continua dans des proportions grandioses la construction de la superbe mosquée commencée a Andrinople par Souléiman Ier. 11 établit aussi une medresseh, ou université, à Gallipoli. Enfin, il protégea Bcdreddin , un des grands jurisconsultes ottomans, et qui plus tard se mit à la tète d'une révolution sociale. Ch. R.
Ilammer, Histoire de l'Empire Ottoman. — Zinketaen, id. [eo allemand). - La Turquie (dans VUniurs pittomque\.
MUSA bk.vchakib, écrivain arabe, vivait au commencement du neuvième siècle, dans les environs de Bagdad. Auteur d'un livre intitulé : les Sources de l'Histoire , il est surtout célèbre par l'impulsion qu'il donna aux travaux de ses trois fils, et par sa coopération à quelques-uns' de leurs ouvrages. lia firent rassembler tous tes livres d'astronomie et de mathématiques épars dans l'Asie Mineure, l'Egypte et la Perse. L'alné des trois, Ahmed, passe pour être l'auteur d'un Livre de Musique , et d'un Traité de Machines. Haçan, le second, a composé un Traité du Cylindre, un ouvrage sur la Trisection de Vangle, et d'autres mémoires sur (a géométrie et la iné-
MUSÀ BEN-N ASSF.R — MUSA BEN-CI IAKIR
caniqoe. Mais le plus célèbre est le puîné, Mohammed ben-Musa ben-Chaktr, mort en 873.
Il fut un des astronomes chargés par Mamoun de la mesure d'un degré de la terre dans la plaine de Sindjar. Maître du célèbre astronome ll>n- Younis , il s'est illustré par un Traité du mouvement des corps célestes, par des Tables astronomiques, très estimées de son temps. Il a été le précurseur de Newton , par son traité Sutla puissance de Vattraclion, intitulé : Kab al Adscfier. Ch. R.
C*»tr1. BMiothtca HUpann-JraHta. - Abbé Aotlres, DtlT origine, dei pmgrtui d'ojm* tUte ratura.
Messes (JeanCharles-Auguste), littérateur allemand, né à léna, en 1735, mort le 28 octobre 1787, à Weimar. Élevé sous la direction de son cousin , le surintendant Weissenbora, il étudia à l'université de sa ville natale les belleslettres et la' théologie. Lorsqu'il fut appelé à exercer le ministère évangélique dans un village des environs d'Eisenach, les paysans refusèrent de l'accepter pour leur pasteur, sous le prétexte