‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 9 sur 206 · MUSA BEN-CHAKIR — MUS ART · texte numérisé non relu

MUSA BEN-CHAKIR — MUS ART

et sur sa méthode pleine de sens pour former les jeunes intelligences. o.

JOrden», Union. — S«m. Baur, Ubcnsgemàlde, i. V, mvsalo (Andréa), mathématicien italien, né le 5 août 1665, à Venise, mort en 1721, à Biancade, dans le territoire de Trévise. Son véritable nom était Mtnali ou Mitsaloni. D'une famille candiote distinguée par les emplois qu'elle avait occupés à Constantinople , il était fils d'un médecin. Après avoir étudié les lettres, il suivit les cours de droit à Padoue, apprit les mathématiques du chevalier Filippo Vernada, et fut chargé depuis 1697 de les enseigner à Venise. Ses principaux ouvrages sont lArilhmelica theorica e pratica ; — Geometria pratica ; — Mathematica clemenlaria; — Modo di livellare le terre eacque; — Vlngegnero Veneto oevero VArchiteUura milltare; — Arte di navigare; — Gnomonica. p.

t.tornale dé" Letterati dritaUa. XXXV.

mcsanzio (Giovanni- Domenico), clironologiste italien, vivait dans la seconde moitié du

qu'il avait dansé une fois dans sa vie. En 1760, dix-septième siècle. Il remplit divers emplois il fut nommé gouverneur des pages à la cour de d»M l'ordre des Jésnites. On a de lui un ouvrage

Weimar, et sept ans après professeur au gym nasc de cette ville. Doué de beaucoup d'esprit et en même temps d'un grand bon sens, il prit à tache «Je ridiculiser les principaux travers de son époque, surtout la fausse sensiblerie; ses écrits pleins de sel et sans aucun fiel , eurent le plus

estimé, qui parut en 1708 el fut continué jusqu'e. 1750 par les PP. Centi, Casini et Faure, sous ce titre : Tabulx chronologicœ, qtuc sacra, poli tica, betlica, fortuita, lilleras et artes ad omnigenam historiam complectuntur ; Rome, 1750, 4 vol. C'est une espèce de table disposée

grand succès ; on les lit encore aujourd'hui avec , P*"* matières et rangée selon l'ordre des temps.

intérêt. On a de Mussus : Der deutsche Granditon; Etsenach, 1760-1762, 2 vol. in-8°; une nouvelle édition, beaucoup modifiée, parut à Eisenach, 1781, 2 vol. in-8"; — Physiognomische Reisen (Voyages physiognoraiques) ; A Item bourg, 1778 et 1781, in-8°; persiflage agréable des théories de Lavator; — Volksmàhrchen der Dcutschen ( Contes populaires de l'Allemagne); Gotha, 1782-1786, 1787, 1806, in-8° ; réimprimé

Journ. des Savants, itsj.

M usa ht (Charles), écrivain mystique français, né à Aire, en 1582, mort à Vienne (Autriche), le t7 janvier 1653. Il entra en 1602 dans la Compagnie de Jésus, professa à Douai la rhétorique, la philosophie, l'Écriture sainte et montra un véritable talent pour la prédication. En 1631, il partit pour la capitale de l'Autriche.

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vin grand nombre de fois; une très-belle édition \ 00 nt pendant dix-neuf ans des cours de mo-

de luxe parut à Leipzig, 1843 ; après s'être enqui s avec soin des légendes et contes du moyen âge restes dans la mémoire du peuple, l'auteur leur donna une forme moderne, plus piquante, mais qui n'a pas la naïveté touchante des. vrais contes populaires, tels que ceux rassemblés par les frères Grimm ; — Freund Heins Erscheinungen in Holbetns Manier (Les Apparitions de l'ami Hein (la Mort) dans le genre de Holhein) ; Winterthur, 1785, in-8», avec gravures ; commentaire humoristique de La Danse macabre ; — Strawsfedcm (Plumes d'autruche); Berlin, 1787, in-8° : ce recueil périodique de nouvelles fut continué par J.-G. M ù lier et d'autres ; — Morallschc Kinderklapper (Hochets moraux); Gotha, 1788 et 1794$ ln-8° : imitation libre de l'ouvrage de Monget, qui porte le même titre; — yachgelassene Schriflen (Œuvres posthumes ) ; Leipzig ,1791, in-8° : publiées par le parent et élève de* l'auteur, Kotzebue, qui a mis en tête une notice intéressante sur Musœus

raie, de controverse et de théologie. Quoique ses ouvrages soient presque tous empreints d'un certain acétisme , le style en est aisé et le latin pur, élégant même ; les principaux sont : ^i/inn lus xternitalis divini timoris; Douai , 1621, in-12 ; — Lilium Marianum, seu de sodalium Marianorum castilate , in gratiam juoen»

tutis Parthenicx; Douai, 1622, in-12; réimprimé (en abrégé) sous le titre de Liliolum Marianum; Vienne, 1634, in-16; — Cor devotum Jesu, pacifici Salominis thromts regius; suivi de Liber Vilx, id est Brevis Methodus memorandx Passionis Chrisli ; Douai, 1627, in-18 ; — Actus interni virtulum ; suivi de Proses seu Actus virtulum exleriores; Douai, 1628, et Lublin, 1646, in-12; — Anima eviçilans e somno peccati; Douai, 1629, et Vienne, 1631, in-12; — Spéculum Mortalitatis humanx, ex subitis mortalium casibus; Lille, 1630, in-18; — Très C laves Cœti aurex , sive meditatio quotidiana Passio-

13 Vil' S A HT

nis Dominiez : Cultus sinyularis H. Virgin ts : Acfus amoris Dei et contrttionis ; Vienne, 1632, in- 12; — Adolescens Academicits sub insttlutionc Salominis ; Douai, 1633, in 12 avec gravures; — Sunamt/is christiana, sive o/fectus pil quibus anima dtspon'u lue ad rite et magno eu m fructu reàpiendum Christum in tenerabili Eucliaristta; Vienne, 1037, in- 16 ; — Chrislus passus, sive Uiium inter spinas ; Vienne, 1640, in- 12; — iïova Viennensium Percgrinatio ; Vienne, 16*2, in-12; — ManuaU PasCorum, uttlltsimum curam antmarum gerentibus opusculum ; Douai, 1653; MoUheim, 1669; Vienne, in-12; — Ftlius prodigus; Vienne, in-12; — Percgrinatio ad montent Ca/rorùc ; Yila r>. Stanislai Kostk.x , Sucielatis Jesu ; — Ctava trinodis Jlerculis Chnstuuu, sive memoriale xlernitatis. A. L.

Al- (,-jinbc. Scriptom Socieiatis Jttu, p. 6» - Sothwiil, l;it>l><itheca .Scnptomm Soctclatit Jfta, p. 130.

mi sée (Movoaîot ), poète grec; delà période mythique, placé vers le treizième ou le quatorzième siècle avant J.-C. On le classe avec Oien, Orphée et Pamphu.s, parmi les ancêtres mythologiques ou a demi fabuleux de la poésie grecque. Toute tentative pour extraire des données historiques de la légende qui le concerne serait vaine ; nous nous contenterons de rapporter les traits principaux et souvent cou tra.licto ires de cette légende. Musée était regardé comme Thrace d'origine ; mais on variait beaucoup sur .son père. Les un* le faisaient naître d'Lumolpc, les autres d'Orphée. On lui donnait aussi diversement (>our femme Dejocé et ADliope. Suidas lui doune un Eumolpe pour fils. D'après Pausanias, le Muséum ( MoviaEfov ) du Pirée en Attique avait reçu ce nom parce qu'il était le lieu de la sépulture de Musée; H le scoliaste d'Aristophane men lionne une inscription placée sur la tombe de Musée à Phalère. Les anciens lui attribuent le s compositions poétiques suivantes : XfTjfruot ( Oracles) : Onomacrite, du temps des Pisistratides, se chargea de recueillir et d'arranger les oracles qui circulaient sous le nom de Musée; mais il fut banni pour en avoir intercalé de son invention; — 'iso^xat (Precepfet), adressés a son fds bumolpe et comprenant quatre mille vers ; — un Hymne à Cerès , qui existait encore du temps de Pausanias et que re voyageur regarde comme la seule production authentique de Musée; — 'Kgaxccci; vôauv ( Lis Guensotis <fes maladies ) ; — etoyMa. ( Théogonie ) ; — TtTocvovpaçi* (Histotre des TUans) ; — £;aû>z ( La Sphère ), poème dont le sujet est incertain, mais qui était peut-être une sorte de cosmogonie ; — IlapoXvffct;, T«À£toU et Xï0*p{ioî ( Expiation* et Purifications). De toutes ces ouvres, dont aucune n'était authentique, mais qui, remontant en partie au temps des Pisi>tratides, avaient une certaine importance historique , il ne reste qu'un petit nombre de fragments cités par Pau-

- MUSÉK :o

sanias, Platon, Clément d'Alexandrie, Philostrate et Arislote.

On cite encore, outre le Musée dont il est question plus bas , deux autres poètes anciens de ce nom : l'un, non moins légendaire que le précédent, poète lyrique thebain, lils de Thamyra et de Philammon , lequel, suivant Suidas, vivait longtemps avant la guerre de Troie; l'autre, poète épique, né à Éphèse et \ivaut vers le mi'ieu du second siècle avant J.-C, auteur d'un poème en dix livres, intitulé La Perséide, dédie .i Kumène et â Attaie. V.

Suida*, »u mot M©o<T«Ï0C - Kabrtrlm. Ribliothrci (irwra, vu). I. p. 119. — Bodr, t.rjchiciilr U. Htiim. Dichtkumt. — Ulrici. (.etihicUle il. HaUn. hic'tlLt.mt .

MVS&K, poète grec, d'une e|ioqne incertaine , mais postérieure a l'ère chrétienne. Il est l'auteur d'un poème célèbre sur tes amour.-» de Hero et Leaudre. La plupart des manuscrits lui donnent le titre de grammairien, et cette qualilication est tout ce que l'on sait de son histoire personnelle, qui a donné lieu aux Ijypalhèses les plus diverses. César SeaJiger, sans tenir compte du style maniéré et relativement moderne de l'ouvrage, l'attribue au Musée primitif, opinion bizarre au seizième siècle et qui , dans l'état actuel de la critique, parait tout a lait ridicule. D'autres érudits, remarquant que cette œuvre est restée inconnue à tous les anciens scoliasles et que Tzetzès le premier en a fait mention, ont vu dans les Amours de Hero et de Léandre une production du douzième ou treizième siècle après Jésus-Christ. Mais le style, généralement élégant et pur, quoiquesouvenl affecté, de Musoe, ne permet pas de le placer à une époque aussi récente. Schrader et d'autres critiques, adoptant une voie moyenne, pensent jque l'auteur des Amours de Hero et de Léandre vivait vers k* cinquième siècle de l'ère chrétienne. Ce petit poème, qui n'a pas quatre cents vers, est d'une lecture agréable ; il a été souvent imprime. La première édition, avec une traduction latine par Marcus Musurus, parut sans indication du lieu d'impression et sans date ; mais on sait qu'elle fut publiée à Venise eo I49« et qu'elle fut un des premiers ouvrages sortis des presses des Aides. L'édition de faille* Gourmout , sans date (Paris, là07), fut aussi un des premiers livres grecs imprimés en France. Parmi les éditions suivantes nous citerons celle de Kromay er , Halle, 1721 ;de Schrader, 1742; de Heinrich, 1793 ; de Passow, l-eipzig, .1810; de Schacfcr, Leipzig, 1825 ; de Didot, dans sa Bibliothèque grecque, t. VU , Paris, 1840. Les traductions sont encore plus nombreuses que les éditions ; on cite en anglais celles de Marlowe, SlapvIton.Stirling, etc. ; en allemand, celles de Stolberg , Paasow, etc.; en italien, celles de Bernardo Tasso , Bettoni, etc.; en français, celles de Clément Ma rot , La Porte du Theil, Mollevàut, l'unitatiou de Denne-Baron,etc. Y.

fcromayrr. Du Muun çrummatico ; létt, 1719, ln-*».

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