NARES
tion of words, phrases, naines, etc., in the j works où English authors of the âge of queen Elisabeth; ibid., 1822, in-V. Pendant plusieurs années, il a travaillé au Britishcritic, organe des intérêts de la haute Église, et au Clossical journal. P. L. j
Monthlj Magatine, lltt.
narichkin, noble famille russe. On lit sur le tombeau que possède cette famille à Saint- Alexandre- Nevski l'épitaphe suivante : Pierre I >■ est sorti de leur sang. Ses membres les plus , connus sont :
narichkin ( Ivan-Kirilovitch), frère de la { mère de Pierre I,T, né vers 1659, massacré le i 17 mai 1682, victime de la fureur des strelitx , triomphant*. Voyant qu'il ne pouvait leur échapper, Narichkin se prépara à la mort par la communion, et alla au-devant d'elle en disant à j sa sonir : « Tsarine, je marche sans crainte à une mort certain* ; mon seul vœu est que mon ! sang soit le dernier qui soit répandu aujourd'hui ». Insensible à tant de courage , les strelitz se ruèrent sur lui, le saisirent par les cheveux, le traînèrent à travers tout le Kremlin et loi firent subir toutes sortes de tortures. Le sentant respirer encore, ils le prirent au bout de leurs lances et le jetèrent en l'air ; ensuite on lui coupa les bras, le* pieds et la tète; le corps même fût mis en pièces. Témoin de cet effroyable supplice, son père fut forcé de prendre l'habit «Je moine sous le nom de Cyprien.
narichkin ( Léon-Kirilovitch) , né en 16G8, mort le 28 janvier 1705, frère du précédent. Plus heureux que son frère, il parvint à se soustraire aux vengeances des strelitz , fut élevé à la dignité de boyard lorsque le parti de l'ordre prit le dessus, et fut un des quatre conseillers qui dirigèrent l'État, en 1697, durant le premier voyage à l'étranger de Pierre 1", dont il était l'oncle.
narichkin ( Alexandre- Lvovitch ), fils du précédent, né le 26 avril 1694, mort le 25 avril 1 742, fut un des jeunes gens que Pierre 1" envoya étudier en Allemagne , en France et en Italie et auquel il témoigna par la suite une inaltérable confiance. 11 eut l'intention, en 1719, de l'envoyer en Espagne pour engager le cardinal Atberoni à déclarer la guerre à la Suède ; des lettres d'introduction avaient déjà été préparées à cet effet pour Narichkin dans lesquelles il était traité de comte. Quelques-uns de ses descendants <fi fondent inconsidérément sur cet incident, qui n'eut pas de conséquences, pour prétendre qu'ils sont au-dessus des titres et qu'ils se sont toujours refusé à en porter. Compromis, en 1727, «lans le complot du comte Dévier, Alexandre Narichkin fut exilé par Menchikof , mais bientôt après élevé à la dignité de sénateur par l'impératrice Anne; il termina sa carrière sous l'impératrice Élisabeth, chargé d'honneurs que sa parenlé seule avec cette dernière semble lui avoir mérités.
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narichkin ( Alexandre- Alexandrovitch ), fils du précédent, né le 22 juillet 1726, mort le 21 mai 1795, fut grand -échanson de Pierre Ut et conserva la même charge à la cour fastueuse de Catherine II. P*« A. G.— n.
U Messager ruste, IMS. III. — Golikof, Les Actes de Pierre te Grand. — Le Recueil Tounoanskl — Ban- Urb-KamrntlLl. DUt. hist, — Ouftlrtalof, Hlst. de Pierre le Crand, t. I. — Araentct, Le Règne de Catherine ltr. — .Slrhebalaiy . lut Régence de la ttarevna Sophie; OrUruhe, 1SI7. — Pierre Dolgorouki, Notice sur les principales famUtet de la Russie,- RcMla, IMS.
narino (Don Antonio), premier dictateur de Colombie, né à Santa-Fé de Bogota, en 1769, mort à Cadix, vers 1822. 11 appartenait à l'une des familles les plus riches de la Nouvelle-Espagne, et fit de bonnes études. Dès sa jeunesse il formate projet d'affranchir sa patrie, et dans ce but organisa une société secrète ; mais ses desseins furent découverts, il fut arrêté et déporté en Espagne avec la plupart de ses compagnons (1). 11 réussit à s'évader de Cadix, se rendit à Paris, et de là à Londres, où il arriva en 1796, dans le temps où Pitt s'occupait sérieusement des moyens d'émanciper les colonies espagnoles. Narino revint à la Nouvelle-Grenade u fin de mettre ce projet à exécution ; mais il. fui incarcéré presque aussitôt après son débarquement. Rendu à la liberté à la suite des événements qui firent passer la péninsule hispanique sous la domination française , il reprit son projet avec ardeur, et en décembre 1810 était secrétaire du congrès réuni à Bogota qui proclama l'indépendance de la Nouvelle-Grenade. Il fut élu président du congrès de Venezuela en 1812. Le 10 septembre suivant, le peuple et une partie de l'armée éleva Narino au pouvoir suprême ; mais le congrès refusa de reconnaître cette élection et le déclara usurpador y tirano. Narino, battu k Palo-Blanco par le général Rarraca, dut se retirer dans la Cundinamarca. Battu une une seconde foi* ( 2 décembre ) à l'Alto de la Vîrgen, il se renferma dan* Santa-Fé , où il ne tarda pas à être assiégé par les troupes de l'Union sous les ordres des généraux Ricaurté et Baraya ; mais il les mit en pleine déroute, le 9 janvier 1813, dans une heureuse sortie. Il fut alors proclamé général en chef des patriote* qui se rallièrent dans le camp à Cialto-del- Palacc. Il repoussa une attaque des Espagnols, et les défit complètement à Caldivio. 11 marcha ensuite vers Pastos (janvier 1814), et, suivant les difficiles passages des Andes, tomba à plusieurs reprises sur les royaux, dont il enleva les postes, notamment celui d'Aranda. Il espérait, par la rapidité de sa marche, enlever Pastos; mais son corps d'armée, trompé par de faux rapport-* , ne le suivit pas. Il se présenta avec son avant-garde seulement devant les posi-
(I) On comptait parmi cm 7ea ( qui dr»lnt ministre en B*pattne), Cabai, Corte». Imrao, Cmatta et autre» )<-unea famlllea distingue», qui plus tard Jonerent de»
ften* de rôle* plu» ou
Important».
NARLNO Attaqaé par des forces supé-
lions
rieures après un rude combat, H tomba entre les mai n a de l'ennemi. Transféré successivement à Quito, à Lima, puis à Cadix, il mourut dans les prisons de cette ville, sans que l'on ait pu vérifier i'époqoe ni la cause de sa mort. A. de L.
Rrsln-po, Herolvcion de la Columbia, t. IX, Ifb. I, csp. vil. — l-allemant. Hnt. de la Colombie; Parti, 1WS. ln-8°; - Biographie étrangère; 181». — CiplUinc Ronnycastlc, spanith America ,• Londres, 1818, J toL ln-8".
narp (MP« Lort bb ), femme auteur française, morte vers 1825. Elle a écrit sous le voile de l'anonyme quelques ouvrages d'une morale pure et d'un style agréable, tels que : Les Vie limes de l'amour et de l'inconstance; Paris, t792, 2 vol. in- 18; — Les deux insulaires, suivis de Nalalie; ibid., 1801,2 vol. in- 1 2 ;
— Edouard et Clémentine, ou les erreurs de la jeunesse; ibid., 1801, 3 vol. in-12 fig ; — La Mythologie des demoiselles d'après les objets de la nature; ibid., 1806, 1809, in-12; — Ernest et Lydie ; ibid., 1813, 4 vol. in*l2. K.
Prodhotnioe, Bioçr. dm ftnumt cilébrn, ÎV.
* harki E* ( John ), mathématicien anglais , né en août 1782, à Chertsey. Fils d'un taiileur de pierres, qui lui fournit tous les moyens en son pouvoir de s'instruire, H acheva son éducation peu à peu et par ses propre? efforts. Afin de suffire à ses besoins , il fut employ é dans les bureaux d'un homme d'affaire* , puis dans les ateliers d'un opticien. Ayant eu l'occasion fie donner des leçons de mathématiques au général Charles Mapier, H f'rti nommé, sur la recommandation de ce dernier, professeur de fortification au collège militaire deSandhurst ( 181 7 ), où il enseigna depuis 1820 les sciences exactes et naturelles. Il fait partie de la Société royale de Londres. On a de lui : An hhtorical account of the orkfin and progress of astronomy ; Londres, 1833, in-8«; — Treatise on practical astronomy and geodesy; ibid., 1845, rà-8";
— Pèane and solid geometry ; ibid., 1842, in-8°; — Analytical geometry and the conte sections ;ibid., 1847 ; — des articles insérés dans Penny Cyclopxdia, Westminster Rev«w, Monthly Review, etc. p.
Cfelop. of EnçfUh UUrature. ( tingr.X
NARSÈ8, roi de Perse, mort en 303. Ayant succédé, en 29*, à 6on frère Varanne III, il soumit peu de temps après toute l'Arménie à sa domination ; Tiridate, roi de ce pays, où l'empereur Diorlérkn l'avait rétabli, alla invoquer l'aide de ee prince. Galerius, envoyé par Dioctétien pour arracher à Narsès sa conquête, fut entièrement «tetoit par les Perses dans une bataille livrée en 296 entre Callinique el Carres. L'année suivante il reprit l'offensive, parvint à surprendre l'ennemi, et le mit en déroule. Narsès lui-même fut blessé; ses sieurs, ses femmes et ses enfant? tombèrent entre les mains du vainqueur, qui les traita avec beaucoup d'égards. Le roi de Perse implora la paiv; elle lui fui ac-