‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 89 sur 206 · NARVAEZ · texte numérisé non relu

NARVAEZ

place à l'indiscipliné... L'anarchie politique se ; Abandonné du parti modéré, et ne se sentant pas

reproduisait dans la vie militaire avec u« caractère particulier de foreur tragique. Par l'ascendant d'une énergie où le sentiment politique se mêlait à l'instinct du soldat, Narvaez sut préserver ses troupes , et si ç'a été par la suite une ratson plausible de sa fortune, ce fut pour le mo-

assey forl pour engager une lutte politique, Nar vaez se démit de ses fonctions (novembre 1&38). En même temps, le 12 no?embre, éclatait le prottunciamento de Séville, qui est resté Tua des faits les plus obscurs de l'histoire conk*u>j*>raino en Espagne. Uue junte insurrecliûnnr! e

ment ce qui fixa sur lui l'attention et l'aida à se ! s'était formée, com|*osëe de progressiste* et «J<

mettre au premier rang » On le désigna pour ( conservatourset présidée parle général Cordon,

arrêter à tout prix la marche du hardi partisan j on des articles de son programme concernait la

Gomez, qui, & la tête de quelques luilliers d'hom- création de l'armée de réserve, si vivement ootr •

mes, avait réussi à traverser toute l'Espagne en battueparEspartero.

échappant aux poursuites des généraux Rodil, Alaix et Ribero. Narvaez , qui se trouvait à Medioa-Celi, s'élança, à ma relies forcées, jusqu'au fond de l'Andalousie, atteignit Gomez sur le plateau de Majaceilc, près d'Arcos, et le jeta dans la plus sanglante déroute ( 25 novembre 1836). Ce fait d'armes si prompteraent accompli loi valut une grande popularité : il devint le héros du moment. Sous l'impression de ce succès , il fut, à la fin de IS37, élu jiar Séville député aux cortès, puis chargé d'organiser une armée de réserve en Andalousie et de pacifier la Manche, livrée aux déprédations des bandes carlistes. Avec sa diligence accoutumée, il mit sur pied , <*n moins de trois mois, un corps de dix ou douze mille hommes, qu'il foi fallut équiper, habiller et entretenir. A peine entré en campagne (mai 1838), « Narvaez, ajoute M. de Mazade, fit occuper les joints principaux, et divisa le reste de son armée on colonnes mobile* se reliant entre elles et enveloppant le pays dans un réseau de fer et de feu. Les effets de celte habile manoeuvre, exécutée avec une rare vigueur, ne se firent point attendre : chacun des cabecillas vint successivement «e faire battre; Palillos, Orejila, Ctpriano eurent à jieine le temps de se sauver dans la montagne, abandonnant leurs hommes, qui déposaient les armes; mille se rendirent dans une seule rencontre, à la Calzada, après une lutte obstinée.

portée politique, ne semblait pas en avoir i que celle de protester contoeies prétention •> dictatoriales do chef 4e l'armée du nord. Appelé ah vice-présidence de la junte, Narvaez refusa de « mettre ainsi en évidence; mais il se rendit à Séville, et quelques jours plus tard il fut des premiers à ramener le calme dans la cité ( iz aevembre). Avait-il agi par conviction de sot. ■ férioritéou par répugnance a entreprendre us* lutte dans des conditions équivoques? Le ses: secret de cette sédition avortée n'échappa paai à Eepartero. Aussitôt il réclama imperieuseaau la mise en accusation des deux générnrx coupables ; il alla même jusqu'à demander que lear cause fiït disjointe de l'ensemble de* faits rectionnels et qu'ils fussent traduit* conseil de guerre dans la circonscription de see commandement. Cordova se réfugia «n Pô* tapai, où il mourut peu après. Quant à Narvaez, forer aussi d'éraigrer, il gagna Gibraltar, amiîs il vùu vivreen France, et s'y maria en 1*43 Tascber.

Ce fut dans l'exil que Narvaez connut In Christine. Victimes l'un et l'autre de i'éhf d'Espartero, ils confondirent leur* efforts des* une même pensée de représailles, et préparèrent en silence l'occasion de renverser celai qui les avait chassés en maître. Narvaez, qui visait a être le premier serviteur de la monarchie, v

D'un autre coté, Narvaez travaillait a relever le | fit d'abord le premier sujet de la reine moral des populations civiles, à rétablir l'action administrative , à remettre à la tête des municipalités des hommes énergiques et à réorganiser les milices nationales ». Au mois de juillet la Manche était pacifiée, résultat qui émut d'autant plus vivement l'opinion populaire qu'il coïncidait avec l'échec des armées do centre et du nord à Mord la et à Maella.

Habile à profiler des moindres eyi crise, ayant d'ailleurs la résolution prompt. l'inspiration soudaine, une activité infatigable, i rallia à lui une grande partie des moi 1ère*, quelques progressistes et des généraux naécMsteats, il s'offrit a eux comme le restaurateur des likviieî constitutionnelles, ne rédigea aucun pm^raiaew et agit avec une rapidité de mouvement* qui d>-

Appelé à Madrid, Narvaez. fut bien accueilli du vait «culc assurer le succès de IVatr^pn^ \

ministère d'ofalia , qui, dans le bot de balancer par une force rivale l'influence abusive exercée par Espartero. le nomma a la fois capitaine gérai de la VieHIe Castille et commandant d'une nouvelle armée de réserve portée au chiffre de quarante mille hommes. Espartero prit aussitôt ombrage de cette mesure : il s'opposa à la formation de la réserve, réclama l'incorporation dans son armée de la division qui avait opéré dans la Manche, et réussit à faire entrer au ministère de la guerre Alaix , no de ses partisans.

peine les cor lès venaient elles d'être «U>&i«>i ~ que l'insurrection éclata sur divers point» a 1» fois de l'Espagne (juin 1843). Tends* q*r rano entrait en Catalogne et que Manuei or L Concha se présentait à Cadix , Narvaez defrerqua à Valence (27 juin). Son premier soin au de marcher sur Madrid en route une partie des troupes dont il notamment le régiment de la Pri«res«e. «i ■■ avait fait ses premières arme*. Au lieu d tanikr ti lenteur d'Espartero, qui avait prolongé

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