‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 92 sur 206 · NASH · texte numérisé non relu

NASH

de son époque. Après s'êlre occupé de la cons- ; truction des ponts, pour laquelle il préconisa l'em- i ploi du fer, il fut employé jusqu'en 1812 à bâtir, ' pour l'aristocratie d'Angleterre et d'Irlande, un grand nombre de châteaux et de maisons de plaisance. En 1812 il donna les plans de Regent's- ParkeX de Regent's-Slreet. Nommé en 1815 ' inspecteur dos bâtiments de la couronne , il s'efforça de redresser l'alignement des rues, de grouper les édifices ou de les disposer de façon à tirer de leur arrangement certains effets favorables au point de vue ; nous citerons comme modèles du genre les positions heureusement combinéesdu théâtre de Hay-Markel et de IVglise de Langham- Palace ,que l'on doit aux dessins de Nash. En 1826 il commença Buckingham- Palace, ainsi que les embellissements de Saint- James'sPark. Citons encore, au milieu d'oeuvres presque innombrables, \e pavillon deBrighlon, un des caprices de Georges IV. Cet artiste n'abandonna la pratique qu'un an avant sa mort; il était alors plus qu'octogénaire. On a un portrait de lui peint par Lawrence et conservé au collège de Jésus à Oxford. P. L.

The Engiith Cfclopxdia.

n A si ni ( Francesco ) , peintre de l'école de Sienne, (lorissait au milieu du dix-septième siècle. Père d'Antonio, de Giuseppe et de TommaM Nasi.ii, il fut le chef d'une famille qui la dernière (it honneur à Sienne. 11 a peint dans le réfectoire du couvent del Carminé trois fresques qui ont beaucoup souffert, La Cène, la Madeleine et Le Repas chez le Pharisien , et d'autres ouvrages au Palais Public. E. B— n.

Rooiagnotl , Cinni Horico vrtittM di Siena. — Gualandl , Mlrmoric origtnali di Mle-urti.

nasim (Antonio), peintre, fils du précédent, né à Sienne, en 1641, mort en 1716. Quoique ayant embrassé l'état ecclésiastique, il étudia la peinture sous son frère Giuseppe, et devint surtout tiabile portraitiste. Son portrait peint par lui-même fait partie de la galerie de Florence. Sa ville natale possède de lui un grand oorobre de peintures religieuses, tant à l'huile qu'à fresque, entre autres les tableaux de Sainte Françoise romaine, du Christ mort,t\ les fresques de la Décollation de saint Jean, de L'invention de la Croix et de la Victoire remportée sur Us Turcs à Uscopia par Enea Piccolomini. E. B— n.

I, Storta piltoriea - Délia Vallr. Uttert Saï**i. - Tlconl , Dizionario. — Ca report , GH Jrtisti neçli.Uati Esttnrt. — noreannoll, Cenni ttoricoartit ■ Ucl di Siena.

nasim ( Guiseppe-Mccoto), peintre italien, frère du précédent, né à Castel de! -Piano, près de Sienne, en I65'i, suivant Romagnoli, selon d'autres en 1657, mort en 1736. Il fut élève de Ciro Fcrri. IL eut - un talent plein de chaleur, dit Lanzi. une imagination riche, un esprit cultivé par la poésie. On aurait désiré dans sa manière de peindre plus d'ordre, un dessin plus châtié , fcn coloris moins vulgaire ; mais on y admire, avec

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raison, un faire toujours grandiose , une grande hardiesse de pinceau , un ensemble imposant. ■ Cet artiste a prodigieusement travaillé ; aussi ses peintures, tant à l'huile qu'à fresque, sont-elles en très-grand nombre, principalement à Sienne. A la Sainte-Trinité il a peint, en 1698, trois fresques magnifiques, représentant Les Enfants de Babjjlone; L'Évêque Barba baptisant; et Le Père Eternel entre Isaie et saint Jean- Baptiste. Au Palais-Public, on voit de lui Barlolommeo Soccino haranguant Alexandre VI ; à l'église des Servîtes , sept jolis médaillons représentant Les Mystères du Rosaire; à l'oratoire de Santo- Gaetano , quatre grands sujets tirés de la légende du saint. Ces fresques sont belles et assez vigoureuses; elles sont cependant inférieures à la Descente du Saint- Esprit, que Nasini a peinte, en 1703, à la tribune du Santo-Spirito. Les derniers ouvrages en ce genre qu'il paratt avoir éxécutés à Sienne dans un âge avancé sont k* fresques de l'église de l'hôpital délia Seal*, qui datent de 1728, et le cloître del Carminé, décoré en 1730. Parmi tes tableaux dont il a enrichi sa patrie, nous citerons : La bienheureuse Julienne, à la Conception; Le Christ succombant sous la croix, à l'hospice det Refugio; Les Mystères du /îo.«itre,âSanto-Giacinto et à Saint-François quatre énormes tableaux qui méritent peu les éloges exagérés qui leur ont été donnés par Cochin. A Pistoja , Nasini a peis-t à fresque, à Saint-Barthéleroy, Saint Augustin expliquant le Mystère de la Sainte Trinité: et à l'huile, une Assomption à Santo-Riagio; le Martyre de sainte Catherine à Saint-Dominique , et la Mort du saint à Saint-Philippe. A Foligno, il. a décoré d'excellentes fresques l'église de la Madonna-del-Pianto; mais c'est a Rome, dans l'église des Saints-Apôtres, qull faut chercher son chef-d'œuvre. La petite coupole en avant de la chapelle Saint-Antoine , représentant le saint aux pieds de la Vierge, est vraiment une oeuvre étourdissante, sek» l'expression de Redi, Ja stordire il mon do. k cette liste, déjà bien longue, nous joindrons seulement le beau tableau de La Madone et plusieurs saints, peint en 1695 pour la cathédrale de Cagli; et à Florence le Saint Jérôme M Saint-Laurent, La B. Jeanne do Santo-Sptrito et le portrait de Nasini lui-même à la tôlerie publique. Cet artiste a laissé aussi quelques eaux-fortes et quelques poésies. Il atat formé un assez grand nombre d'élève», dont les plus connus sont Antonio, son frère, Apollon», son fils, Niccolo Nasoni, Stefano Marzi, Antonio Yanneltî et Girolamo Pedani. E. B— >. Orlandf , Àbbecedario. — Lanil . Storia pitfric*. -

— Dell» Vallp, Lettere Saneti. - Tteoiit, ri*

- Gualandl. Memorie originnlt di belle arti. - to mairnoll , Cenni ttorico-arittttci di Siena.

nasini ( Apollon 10 ), architecte et peintre,

fils du précédent, né à Florence , selon les uns

en I6H9, selon d'autres en 1697, mort en 176?.

11 cultiva avec quelque succès l'architecture;

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mais il s'adonna principalement à la peinture. Son coloris est généralement faible et son dessin manque de pureté ; aussi n'est-ce pas sans quelque étonnement qu'on trouve une vigueur inusitée dans une fresque qu'il peignit, en 1734, à la voûte de l'oratoire de Santo-Gaetano, à Sienne , fresque qui représente Clément VU approuvant les statuts de l'ordre des Théatins. Deux fresques au Palais-Public de la même ville, L'Assomption de saint Joseph, et une grande Annonciation, ne sont pas non plus sans mérite. Citons encore de lui l'ancienne bibliothèque du couvent de Saint-Augustin, la Généalogie de saint Joseph à la voûte de l'Oratoire qui lui est consacré , quelques peintures aux palais Tommasi et Forteguerri.'une petite chapelle à l'église de Pontignano, l'église de la Certosa, La Cène au réfectoire du couvent de Lecceto, aux environs de Sienne. E. B — n.

Délia Valk, UUcre Saneti. - Lanzt, Storia piUorlca. — Tlcoui, DtUomrlo. - Romagooll, Cenni storico-artlsticl di Slena.

KASMI, poète turc, né vers 1520, à Adrinnple, mort à Constantinople, le 1 1 octobre 1 588. D'abord janissaire, puis mollah, il conserva ses fonctions jusqu'à la On de sa vie. Il a composé une grande Anthologie turque, contenant 4,000 pièces de vers tirées de 175 poètes, et rangées d'après les lettres finales des rimes, et la mesure métrique. On la trouve en manuscrit dans les bibliothèques de Constantinople, et dam la bibliothèque particulière de l'empereur d'Autriche. M. Hammer en a fait de nombreux extraits. Ch. R.

K.lmala»ade , Biographie des poètes. — Uadjl KluMa, Istxicon btOhouraphu um et eneyetopsedicum. — Kliabasudr, Histoire d' .tndrinople. — Hammer, Uittoire de la poésie turque.

NASMITH {James ), antiquaire anglais, né en 17io, à Xorwich, mort le 16 octobre 1808, à Leveringtou ( Ile d'Ely ). Il ût ses humanités à Amsterdam, et prit ses degrés à Cambridge, dont il fut un des plus savants agrégés. Ayant embrassé IVtat ecclésiastique, il obtint un bénéfice à Londres (1773) et en dernier lieu le rectorat de Leverington. Pendant plusieurs années il exerça les fonctions de juge de paix dans le comté de Cambridge. Outre quelques sermons , on a de lui : Catalogue o/ the MHS. in archbishop Parkefs library at Benêt' s collège; Cambridge, 1777, in-4"; le collège de Benêt fait partie de l'université de Cambridge, qui fit imprimer à ses frais cet utile recueil. Il a aussi publié une édition des llineraries of Symon, son ofSimeon, and William of Worcester; Londres, 1778, in-8°, et une autre de la lyotitia monasltca de Tanner. K.

Gentleman Magatine, LXXVIII.

NAS.UYTH (Alexander), peintre anglais, né en 1758, à Edimbourg, où il est mort, en 1840. Il vint de bonne heure à Londres, où il fréquenta l'atelier d'Ailan Ramsay, peintre de

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] Georges III. Après avoir passé plusieurs années

| à Rome, il s'établit dans sa ville natale, et y acquit à la fois fortune et considération. Il avait la réputation d'un bon maître et il a formé de nombreux élèves. Quoiqu'on ait de lui des ta-

: bleaux d'histoire et des portraits, entre autres celui du poète Robert Burns, il a surtout brillé

j dans le paysage; la plupart des sujets qu'il a traités en ce genre offrent des réminiscences de

I l'Italie; ils manquent peut-être d'originalité, mais

! ils ont une beauté tranquille , une touche simple

1 et harmonieuse.

Tous ses enfants se sont distingués par un mé-

! rite peu commun ; à l'exception d'un seul, ils ont tous cultivé la peinture de paysages. L'alné, Pa-

. trick, né en 1786, à Edimbourg, mort le 17 août 1831, à Londres, a reçu d'admirateurs plus enthousiastes qu'éclairés le surnom à'Hobbema anglais ; il n'a pourtant avec le maître flamand d'autre rapport qu'une extrême recherche dans les détails. Il s'est appliqué à rappeler sur ses toiles les sites mélancoliques ou sévères des montagnes de l'Ecosse. Parmi ses cinq sœurs nous citerons Barbara, Margaret et Jane; cette dernière peint avec une fermeté et une précision* qu'on ne rencontre pas d'ordinaire chez les femmes artistes de l'école anglaise. Le plus jeune membre de cette famille , James, né le 19 août 1808, s'est fait à Manchester une certaine notoriété par l'invention ou la construction d'appareils ou de machines à vapeur. P. L— y.

The Engluch tuclopesdUt.

maso ( Jean), philologue italien, ué à Corleono en Sicile, vers 1435. Sa vie est peu connue; en 1477 il était secrétaire du conseil de Palerme. Il s'exerça dans la poésie latine ainsi que le constate son poème De celebrttate rerum ( Palerme , s. d. ), dont la rareté fait tout le mérite. On lui doit aussi un ouvrage de droit : Consuetudines Panormi ( Palerme, 1477, in i°), et un livre d'histoire : Supplementum ad Christophorum Scobar de rébus prseclaris Syracusanis ( Venise, 1520, in-fol. ). G. B.

Mongitore, Bibl. Sieuta, I, su. - Fabrldoa, Btbi. latinu medU sert . IV, 310-

NASOLifti ( Sebastiano ) , compositeur ita- ; lien, né en 1768, à Plaisance, mort en 1709, à Naples. Dans sa jeunesse il était habile claveciniste. A vingt ans il donna à Trieste son premier opéra , intitulé Nitleti (1788). Après avoir obtenu un brillant succès à Milan avec Adriano in Stria (1790), il fut appelé à Londres, et y écrivit Andromacca, qui ne répondit pas à l'attente du public. Dans la même année il lit jouer Teseo à Vienne. De retour en Italie (1791), il fut jusqu'à la fin de sa courte carrière recherché par les directeurs des principales villes, et en peu d'années il composa une quinzaine d'opéras, parmi lesquels nous rappellerons La Semiratnide (1792), une de ses meilleures productions; Euyenia; Il Trion/o di Clelia; La Merope, L due Fratelli rivait; Il Torto immagi

•191 , XAS0L1NI nario, elc. Dans la plupart de ses œuvres, H y a de belles scènes. p.

F«U», Biogr. univ. de*. Musiciens.

NASnEDtMX kHODJA OU BADJA , CODteur

turc, aé à Siwri-Hissar, prèa d'Angora , au railieu du quatorzième siècle de notre ère, mort à Vénischehr, vers 1410. C'est V b'vlenspiegei des Turcs, dont la célébrité est devenue {populaire en Orient par l'originalité de son* caractère , ses reparties spirituelles et souvent obscènes. Nasrediiin joua un certain rôle dans les guerres de Bajazeth Ier contre Tamerlan, vers lequel il fut député par les habitants de Yénischehr, pour préserver leur ville de la destruction. H eut l'adresse de ramener le vainqueur à des sentants d'humanité, au moyen d'un tour original , qui est un des meilleurs de sa vie. Ses Contes facétieux ont été . publiés à Boulak + prèa du Caire), en 1823, t voL in-8°; et à Conatantinople, tsa^nt-ft0. CIl. R.

Hainracr. ULsl. d, l'Empire Ottoman. - Zioketoen. fie1 a,,*nl",d,• ~ BUncW» Introduction au DUC.

skssknr. (Paul), musicien espagnol, né en 1664, dans l' Aragon. Admis en 1686 chez les Cordeliers , il lut organiste du grand couvent de Saint-François, & Saragosse, et y passa le reste de sa vie. On a de mi : Fragmentas musicos repartidos en IV tralados ; Saragosse, 1693, m-4°; 2* édit., Madrid, 1700, in-4°, avec des additions de Torres : c'est un traité élémentaire de plain- chant, de musique mesurée, de contrepoint et de composition, en dialogues; — Escuéùa musica segun ta practica moderna; Saragosse, 1723 1724, 2 vol. in-lbl.: recueil complet de toutes les connaissances relatives a la science et à Part. p.

Fétte, Btôçr. tmfo. ie$ 3tuHcimt.

iiiBAU (ëtaise -Antoine), httératenr esnagnol, parentdu précédent, né le 4 révrier 1689, à Ahuiezar ( Aragon ) , mort le 13 avril 1751, à Madrid. Après avoir achevé ses études à Sara- 1Smm% au un de ses oncles, chapelain de Notre- Dame dal Pilar, lui servit de tuteur, il s'appliqua à la jurisprudence, tant civile qu'ecclésiastique, et obtint en 1711 une chaire de droit dans l'université de cette ville. It fat ensuite chanoine de l'église métropolitaine. S'étant fait connaître à ta cour, il fat nommé premier bibliothécaire du roL Nassare était membre de l'Académie royale de Madrid. Il est sorti de sa plume un très-grand nombre d'ouvrages, notamment des Observations sur Taneienne discipline des conciles ; des Commentaires sur la collection des canons de saint Martin, archevêque de Braga; divers traités de jurisprudence; nne édition des Œuvres de Joseph Vela avec sa vie ; beaucoup de IHèces de vers et d'éloges académiques ; etc. n a aussi une large part à la composition du Dictionnaire de ta langite castillane. P.

An*. 4e Monttono. Éinçr hist. de Hauan; M«drid, 178*. la Mttm. ée Trévoux, terrier nn.

ka&sm , ancienne famille coratale et plus

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