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‘ment et cordialement à faire fonctionner le nouvel ordre de choses, et à seconder à cet effet ceux qui vont être appelés à l’'inaugurer. Vous vous défierez, s’il s’en rencontrait parmi vous, de ces esprits mécontents qui rêvent pour le Canada le bonheur et la prospérité dans l’annexion à un pays voisin. S'ils réussissaient dans leurs sinistres projets, ce qu’à Dieu ne plaise, ce serait, à moins d’un miracle de la Providence, la ruine de notre peuple, la perte de nos mœurs, de nos costumes, de notre langue, l’anéantissement de notre nationalité. Vous exigerez donc des candidats une déclaration explicite et formelle de principes, l’engagement positif de soutenir la nouvelle Constitution.
Surtout, N. C. F., au nom de vos intérêts les plus précieux, restez unis, serreZ vos rangs, marchez ensemble sous la direction éclairée et paternelle de ceux qui doivent vous conduire. Nous diviser dans se moment serait nous suicider, nous faire une blessure mortelle. Si nous voulons avoir, dans les conseils de la nouvelle Nation Canadienne, dans le Parlement de la Confédération, notre juste et légitime influence ; dans la balance du gouvernement le poids auquel nous donne droit le chiffre de notre population ; demeurons unis, encore une fois, d'esprit, de cœur, de volonté.
Une autre chose que Nous vous recommandons instammént, Nos bien chers Frères, c’est le respect pour la sainteté du Serment. Trop souvert, quand on se laisse emporter à l'esprit de parti, on oublie combien le Nom du Seigneur est sacré et terrible : sanctum et terribile Nomen ejus (Ps. 110). et comme il ne faut le prendre à témoin que pour des choses vraies et justes.
Mais, comme Dieu est le Maître des nations aussi blen que des individus, que c’est Lui qui les élève et les abaisse à son gré, qui les fonde et les dissipe, Nous jugeons qu’il est juste et raisonnable, dans un moment si solennel, d'élever nos mains et nos cœurs vers le trône de sa bonté, et d’implorer tous ensemble sa bénédiction pour notre Patrie.
A ces causes, Nous avons réglé et ordonné, réglons et ordonnons ce qui suit :
lo. Lundi, le ler juillet prochain, il sera chanté à cette intention, dans toutes les paroisses et missions de ce Diocèse une grand’'messe solennelle de l’octave de Saint-Jean-Baptiste, que l’on fera suivre de l'hymne Veni Creator, du verset Æmitte, et de l'Oraison Deus, qui corda fidelium.
20. Le présent Mandement y sera lu au prône le premier dimanche ou jour de fête après sa réception.
Donné à Saint-Germain de Rimouski, en notre demeure épiscopale, sous notre Seing, le Sceau du Diocèse, et'le contre- Seing de notre Secrétaire pro tempore, le treirième jour de juin 1867. :
t JEAN,
Evêque de Saint-Germain de Rimouski.
Par Monseigneur,
4 ; É CuarLESs RouLEAU, Eccl.
Secrétaire pro tempore.