V. Les fibromes seraient toujours indolents
Les dermatomyomes sont durs, élastiques, siègent un peu partout, sont acquis et atteignent des sujels bien portants.
Les myomes sont quelquefois douloureux.
Tubercules sous-cutanés douloureux. — Celle affection est constituée par de petites nodosilés siégeant à la face profonde du derme ou dans le tissu cellulure, étant très douloureuses, soit à la pression, soit spontanément.
Assez souvent, ces nodosités siègent sur le trajet des nerfs.
Les dermalomyomes sont superficiels, mobiles avec la peau, indolores ou douloureux après une certaine période, et ne suivent n1 le trajet des nerfs, ni celui des Vaisseaux,
Dans la classe de tubercules sous-cutanés douloureux,ona fait rentrer des tumeursde différentes espèces, telles que : fibromes, névromes, angiomes, adénomes sudoripares, kystes sébacés, chondromes, lipomes, sarcomes, Carcinomes.
Mais d’après les derniers travaux histologiques, nous savons que l'existence des neévromes (tumeurs formées par du lissu nerveux) est fortement mise en doute. Les névromesfasciculés et plexiformes n’exis-
I Re rene
tent plus. On a un fibrome de la qaine conjonctive du nerf" le plus souvent. Puis d’autres recherches démontrèrent que très souvent ces lubercules cutanés, douloureux, étaient formés par des fibres musculaires lisses du derme. En effet, sur six observations de la Société anatomique de Nantes,on trouve cinq fois de suite des myomes. En somme, ces tubercules sont constitués surtout par des fibromes et des myomes. Ces myomes profonds naïtraient sur place où auraient leur point de départ dans le derme. Ils seraient douloureux à cause de leur siège, comme toutes les autres tumeurs sous-culanées du reste.
En étudiant de près les fibromes cutanés et les fibromes sous-culanés, on s’aperçut que souvent ils existaient ensemble sur le même individu ; l’on vit aussi qu'ils s'accompagnaient d’autres symptômes asssez constants, et l’on en fit une maladie particulière : la neurofibromatose généralisée.
La neuro-fibromalose généralisée* est caractérisée par trois grands symptômes.
On trouve des tumeurs cutanées assez semblables aux myomes érupüfs, mais, en plus, on a des taches pigmentaires, des tumeurs sur le trajet des nerfs, et des troubles intellectuels, sensitifs et moteurs, quelquefois des nœvi.
Les taches n'existent que sur la peau el pas sur les
muqueuses.
1 Neuro-fibromalose el névrome plexiforme, par M. Xavier Delore et M. C., Bonne.
2? Feindel, thèse de Paris.
RSR
D'après le D' Xavier Delore, quand on voit des tumeurs de nature douteuse, il faut examiner minutieusement le revêtement culané pour y déceler des tumeurs plus ou moins apparentes et nombreuses. Quelquefois ces tumeurs sont en série, comme un chapelet, ou ne sont senties qu'à la pression. Elles peuvent être adhérentes à la face profonde du derme.
Les malades sont souvent petits, chétifs, voûtés, el ont le teint jaune terreux.
Outre ces caractères différentiels assez nets. les tumeurs cutanées sont généralement moins consistantes que les myomes. De plus, la neuro-fibromatose est souvent congénitale (ce serait une maladie de l'ecto derme), soit par ses taches, soit par ses tumeurs. Elle atteint plusieurs membres de la même famille et aurait une influence fàcheuse sur la santé des personnes
atteintes.
La nodosité rhumatismale débute plusieurs jours après une poussée de rhumatisme articulaire, ou peut survenir d'emblée chez un sujet en puissance de rhumalisme goulleux,sans qu'aucune manifestation se fasse sentir du côté des articulations.
Cette tumeur est souvent volumineuse, peut atteindre la grosseur d’un œuf, siège profondément et est extrêmement douloureuse. Elle peut pousser en quelques heures, une nuit par exemple, et après quelques jours se résoudre très rapidement.
La lépre est accompagnée d’anesthésie, d’altérations de la peau ; ses nodosités peuvent régresser.
La papule de l’urticaire est blanchâtre, entourée
ones
d'une aréole rosée ; elle est très prurigineuse et disparait vite.
Les myomes chirurgicaux, quand ils ne sont pas simplement qualifiés de tumeurs, sont opérés souvent sous le nom de fibromes (Marc Serge), de sarcomes, sarcomes cutanés, fibro-sarcomes de la paroi (Vallas), sarcomes de la peau thoracique (Nové-Josserand), sarcomes (Jaboulay).
Le fibrome molluscum ecirconserit est essentiellement mou, pédiculé, ressemblant à une mamelle flétrie. Le myome peut être cartilagineux (Scheyron) ou mou, de consistance cireuse (Chambard, thèse Phélisse), cela dépend beaucoup de sa constitution histologique. Plus il évolue vers l’état adulte, plus 1l devient dur et élastique. En grandissant, 1l a de la tendance à se pédicuhser.
Le molluseum a pour point de départ la partie supérieure du derme d’après Besnier. Les fibromes qui se développent dans l’élage majeur et dans l’étage inférieur de la peau sont des fibromes durs, fasciculés ou tubéreux. Besnier les appelle dermato-fibromes ou innomes cutanés.
Ils différeraient des myomes par leur consistance plus dure, mais 1ls ont le même siège, car les myomes chirurgicaux sont généralement développés aux dépens de la couche musculaire profonde de la peau.
Nous ne chercherons pas de nouveaux éléments de diagnostic entre les myomes et les fibromes durs, car d’après Recklenghausen, tous les fibromes de la peau
sont des tumeurs de la gaine des nerfs,
Peut-on différencier eliniquementun myome chiruroical d'un sareome ?
Le sarcome est une tumeur généralement volumineuse, plus ou moins adhérente avec les tissus VOISINS, surtout avec la peau, présentant la plupart du temps des douleurs irradiées, et généralement une circulation veineuse superficielle, indice d'une tumeur maligne.
Il arrive assez rapidement à retentir sur l'état général et à s’ulcérer le plus souvent. Il faut du reste avouer que le diagnostic n’est pas facile à faire au point de vue clinique, puisque des chirurgiens de valeur ont opéré des myomes croyant avoir affaire à un sarcome.
Il y a des myomes chirurgicaux ou uniques très durs, mais on peut en trouver qui présentent presque de la fluctuation. Ils n’ont pas de tendance à ulcérer la peau, ne compromeltent pas la santé, peuvent récidiver même se généraliser, ne s'accompagnent pas de ganglhions. Ceux que l’on à observés dans le cas de Vallas sont dus probablement à la suppuration prééxistante.
Mais sous certaines influences telles que la pression (Nové-Josserand), le contact de l'eau (obs. Jaboulay), la tumeur diminue de volume, la surface cutanée se pisse. C'est peut-être le seul symptôme différentiel un peu sérieux, el nous croyons qu'il serait intéressant de le rechercher par des moyens différents et en particuler par l'électricité.
Enfin la (troisième calégorie, que nous pouvons appeler cancer musculaire lisse de la peau et qui ne paraît pas aboutir à la cachexie. peut être facilement confondue :
Enr
I. Avec des accidents secondo-tertiaires et tertiaires de la vérole, avec des syphilides pustulo-crustacées et des gommes ulcérées.
«. Les syphilides pustulo-crustacées sont généralement très superficielles, recouvertes de croûtes grisâtres plus où moins imbriquées comme une écaille d'huître et généralement disséminées en plusieurs points de la surface du corps.
6. Quant aux gommes cutanées, ce sont des ulcérations dont les bords sont taillés à pic, entourés d'une aréole plus ou moins rouge et infilirée, dont le fond est bourbillonneux et sécrète un liquide plus ou moins jaunâtre.
Enfin, dans ces cas-là, les antécédents du malade et le traitement spécifique surtout viennent trancher la difficulté assez rapidement.
IT. L'épithélioma a débuté la plupart du temps par un petit bouton, écorché par le grattage, qui s’est étendu en surface ou en profondeur, et dont la surface est recouverte d’une multitude de bourgeons charnus qui saignent avec une extrême facilité.
Le liquide qu'ils sécrètent a une odeur fétide, et on trouve des ganglions dans les lymphatiques correspondants.
ITT. Les ulcérations tuberculeuses de la peau sont
généralement contemporaines d’autres tuberculoses cutanées, sont multiples la plupart du temps, et infil-
trées de véritables fongosités.