OBSERVATION VII
Zur Kenntniss der multiplen Myome der Haut.
(D'S. Jadassohn. Assitenzarzt. Breslau. Virchow's Archiv, 1890).
V. A., femme de trente-sept ans, s'est présentée à la clinique pour une syphilide tubéro-serpigineuse.
Son affection syphilitique n'a pour nous aucun intérêt; voici les renseignements que nous donne la malade.
Aussi loin que remontent ses souvenirs, elle à toujours remarqué une modification particulière de la peau de son bras droit.
Sa mère lui a, en oulre, raconté que cette lésion aurait débuté à la fin de sa première année, à la suite de sa vaccination.
La malade se souvient que c'est surtout à l'âge de sept ans, alors qu'elle allait à l'école, que la lésion était le plus nette, Depuis cette époque, elle prétend avoir senti, surtout l'été, une vive démangeaison, se localisant de préférence au coude, démangeaison qui a totalement cessé depuis cinq ou six ans.
Actuellement, ni dans les années précédentes, la lésion n'a jamais été douloureuse.
La malade se souvient également que, même pendant les années de son enfance, la tumeur unique ne s'est jamais étendue; depuis cinq où six ans, au contraire, elle aurait noté la disparition, au bras et au coude d’un certain nombre de nodules même assez gros. Elle a enfin l'impression que les nodules actuellement persistants ont beaucoup diminué de volume.
Rien dans les antécédents héréditaires ou personnels ne nous éclaire sur l'affection actuelle.
Cette femme, abstraction faite de son affection syphilitique, est bien porlante, quoique un peu délicate. La peau frèle et souple ne présente, en dehors des lésions du bras qui nous occupent, que des cicatrices de petite vérole. Du côté de l’exten-
sion, depuis le milieu du bras droit jusqu'à la région du poignet.
on nole des efllorescences, variant du volume d'une tête d'épingle à celui d'un pois; les unes rondes, les autres ovales parallèles à l'axe du membre, efflorescences de couleur rouge devenant plus foncées sous l'influence du froid, A Favant-bras seulement, quelques-unes se dirigent du côté de la flexion. Au bras, on remarque un espace large comme la paume de la main où elles sont serrées, ne laissant entre elles que d'étroites bandes de peau normale. Çà et là, quelques nodosités sont disposées en lignes obliques, formant par places, des bandes longues de 1 centimètre.
Ces nodosilés reposent sur la peau normale au-dessus de laquelle elles font des saillies plus ou moins élevées.
On ne trouve nulle part de nodules plus gros : ce sont, au contraire, les lésions initiales qui sont les plus nettes. Les nodules les plus petits, de couleur claire, mais présentant la consistance dure de l’ensemble de la lésion, se trouvent accumulés à la périphérie de la région atteinte.
Et ici, l'on peut constater avec évidence que le nodule s’est développé aux dépens d'un folhcule pileux, car de chacune de ces formations on voit sortir un poil follet.
Si l'on observe le bras dans la région où, d'après la malade, les efflorescences auraient disparu, on remarque des points qui font songer à une involution : un espace de la dimension d'un pois, très légèrement coloré, faisant une saillie à peine appréciable, voilà ce que la malade nous montre comme étant la trace des nodules disparus, On observe au coude quelque chose de semblable, à
On ne note aucun trouble subjectif ni objectif de la sensibilité. Une pression même forte, au niveau des lésions, ne pro-
voque pas de douleur notable.
Zoe
OBSERVATION VIIT (résumée).
Zur Kentniss der multiplen Myome der Haut Von D' Jadassohn zu Breslau.
Il s'agit d'une femme qui présentait sur le membre supérieur droit nombre de nodules variant de la tête d'une épingle à la srosseur d'une lentille; chez cette malade, on notait des accès douloureux des plus pénibles.
L'examen histologique de quelques-unes de ces tumeurs montra qu'elles étaient constituées dans les deux cas par des muscles lisses. Ces amyomes avaient pris leur origine dans les deux cas, dans les muscles arrectores pilorum et les coupes démontrèrent dans chaque myome la présence d'un folhicule
pileux. OBSERVATION IX
Ein Fall von mulliplen Dermatomyomen an der Nase, von De Karl [ess, assistenten am pathologischen Institut in Heidelberg. Virchow’'s Archiv für pathologische Anatomie und Physiologie, 1890. Band CXX. Zweites Ileft.
Demoiselle de dix-neuf ans, chez laquelle les « verrues » étaient survenues au nez à l'âge de trois ou quatre ans. Elles ont crû lentement. I y a déja huit ans que la malade avait été soignée par un chirurgien connu, de Munich, qui brûla cette excroissance, mais avec un faible résultat. Il déconseilla une seconde opéralion, probablement dans l'opinion qu'il s'agissait d'une chéloïde.
Jamais de douleur, ni sensation d'aucune sorte, Voici quel était l’état avant l'opération.
Des nodosités de la grosseur d’un fort grain de chanvre sont
groupées très serrées à la pointe du nez, et plus espacées sur le