‹ Nouvelle correspondanceChapitre 113 sur 188 · A M. AMÉDÉE POMMIER · texte numérisé non relu

A M. AMÉDÉE POMMIER

Ce 3 août 1868.

En voilà une de revue et de grande revue, mon vieux camarade! Les morts ont dû tressaillir. C'est aux vivants à te répondre et à dire, chacun à tour de rôle: Présent!

Je viens faire mon salut au grand nomenclateur, à celui qui a cent poitrines de fer et cent voix d'acier. Comme chacun est signalé et a sa marque ! Les grands, les moyens! Ceux mêmes qui n'ont qu'un vers se détachent dans leur isolement: Ségur, avec son trois quarts de vers, est un des mieux traités et des mieux coupés dans sa silhouette. C'est bien spirituel de finir ce vers, tout héroïque et militaire en commençant. Scribe. Il y a de ces malices dans tes tours de force. J'en vois une dans le vers pour George Sand. Je ne finirais pas si je disais tout ce que m'a causé d'amusement et de surprise ce nouvel exploit de ta façon, cette facilité dans r impossible ^ comme disait l'autre jour quelqu'un que tu as vu chez moi.

Une bonne poignée de main.

P.-S. J'offre mes respects à mesdames Pommier.

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