A M. CHARLES TRANCHANT
Ce 9 septembre -1868.
Je vous remercie bien, monsieur, de votre aimable prévenance. Voici le fait : en écrivant un article de la Revue des Deux Mondes^ j'ai commis, au sujet de l'École d'ad-
ministration, une erreur que je tiens à réparer. Notre ami Charton m'en a averti, M. Carnot lui-même a bien voulu m'envoyer une brochure résumant les actes de son ministère. J'avais cru que FÉcole administrative était restée à rétat de projet. Je vois qu'elle a duré, qu'elle a eu deux promotions et qu'elle a été détruite ou licenciée sous le ministère Falloux. A vrai dire, ces circonstances me suffisent pour la rectification que j'aurai à faire quand je réimprimerai l'article; mais les bonnes occasions d'être bien informé ne sont pas à éviter. Et, si vous me faisiez l'honneur de venir un matin à neuf heures et demie (pas plus tôt, car je suis peu matineux), je serais très heureux, monsieur, de faire votre connaissance personnelle et de causer avec vous.
Veuillez agréer, avec l'expression de ma gratitude, celle de mes sentiments les plus distingués,