iri/rc cour et jardin
GCLXXXVlil.
A M. COBET^
Paris, 5 janvier i869.
Monsieur,
J'ai reçu, par les soins de M. Wescher, le Discours ^ qne vous m'avez fait l'honneur de m'envoyer. Nulle attention ne pouvait m'honorer davantage. Je ne suis, en ces matières, qu'un amateur du dehors, mais qui cherche du moins à deviner et à saisir quelque chose de ce que savent et possèdent les maîtres. J'ai pris grand intérêt en vous lisant; et, à voir ce règlement de compte tout nouveau, cette balance que vous établissez d'une manière sûre dans cette vieille et éternelle querelle des Anciens et des Modernes, à suivre de l'œil la ligne de démarcation si hardie et si nette, par laquelle vous déterminez et confinez la vraie et belle Antiquité, je me suis fait une idée plus juste du caractère de cette critique délicate et ferme qui est la vôtre et que je pouvais moins apprécier dans les détails spéciaux de profonde érudition qui m'échappent trop souvent.
Veuillez agréer, monsieur, l'hommage de mes sentiments respectueux.
J. Professeur à la Faculté de Leyde.
2. Oratio de monumentis Utterarum veterum suopretio œstimandis (Leyde, 1864).
DE C.-A. SAINTE-BEUVE
CGLX XXIX.
A M. EMILE DÉLEROT.
Ce février (1869).
Je vous remercie, mon cher ami, de Panalyse si bien faite d'un livre indigne i. J'avais répondu à l'auteur que je sucerais la moelle quand un savant de mes amis aurait brisé l'os. Je ne suce plus rien du tout. Pouah !
Je vous remercie beaucoup cependant. Ce monsieur est un clerc de notaire: farce de basochien cochon dii xvi*^ siècle.
A vous de cœur.