A M. CONTI
Ce 5 février 1869.
Cher collègue,
Si ma santé m'avait permis ces jours derniers d'aller au Sénat, je vous aurais prié de vouloir bien mettre sous les yeux de l'empereur la pétition ci-jointe, qui est d'un homme des plus honorables et des plus utiles dans son humble
1. Il s'agissait d'une sotte parodie allemande de Faust, pleine de ces ordures que les plaisants germaniques prennent pour des traits d'esprit. Ils croient être rabelaisiens: ils sont simplement dégoûtants. (Note de M. Emile Délerot.)
sphère. Je joins à la pétition une note fort exacte le concernant et qui ne dit rien de trop sur son mérite.
Si je sortais et si mon incommodité persistante ne m'interdisait absolument le mouvement de la voiture (ce qui limite nécessairement mes promenades dans le plus étroit rayon), j'aurais eu le plaisir de vous rencontrer et j'aurais aimé à causer avec vous d'une circonstance personnelle récente dont on a cherché à faire beaucoup de bruit et qui s'explique le plus naturellement du monde ^. Ce que je puis dire, c'est qu'il y a eu bien de la légèreté et de l'inexpérience dans la mesure qui, en brisant les anciens cadres officiels, n'a pas su en créer de nouveaux dans les mêmes conditions. Et puis il y a dans la presse gouvernementale la plus favorisée des noms et des plumes qui font que quiconque se respecte désire en être le plus loin possible. Mais j'espère causer avec vous au Sénat quelque jour de ces choses ^lus commodément que je n'en écris.
Yeuiliez agréer, cher collègue, l'assurance de ma haute considération et de mes sentiments dévoués.
CCXCK
A M. WILLIAM L. HUGHES
Ce 49 février -i869.
Mon cher ami.
Je vous écris pour vous demander quantité de petits services. En qualité de badaud de Paris, je demande si la