‹ Nouvelle correspondanceChapitre 145 sur 188 · Le passage de Sainte-Beuve au Temps · texte numérisé non relu

Le passage de Sainte-Beuve au Temps

DE C.-A. SAINTE-BEUVE. 333 rue de Londres est Dowing slreot ou Doioning stn^et, — la maison de banque Baring s'écrii-elle bien ainsi? J'ai de plus un livre anglais, les Mémoires de M. Raikes, plein de détails curieux sur la fin de Talleyrand. 11 y a quelques locutions curieuses et familières qui m'échappent ou dont je ne suis pas sûr pour la nuance du sens. Je voudrais bien vous consulter là-dessus. Voulez-vous que je vous renvoie au ministère; ou serait-ce trop vous déranger que de vous demander de venir un des jours de la semaine prochaine?

Tout à vous.

Réponse prompte, s'il vous plaît , pour ce Dowing Street.

r CCXCH.

A M. PARENT DE ROSAN.

Ce 26 féviier 1869.

Monsieur,

Je ne saurais assez vous remercier de vos nouvelles attentions. 11 y a quelques traits bons à recueillir dans ces lettres à M. le marquis de Giambone. J'ai connu ce dernier, et je le rencontrais quelquefois dans les salons de madame de Boigne et de madame de Châtenay. Si c'est de M. Théodore de Lameth que vous me parlez dans le postscriptuni de votre lettre, j'ai eu aussi le plaisir de causer quelquefois avec lui.

11 reste toujours un grand desideratum sur notre spirituelle comtesse de Boufïïers, le moment et le lieu de sa

mort. C'est à vous qu'il appartient de fixer ce point essentiel de sa biographie, comme vous avez fait pour tant d'autres circonstances intéressantes.

Yeuillez agréer, monsieur, avec l'expression de ma gratitude, celle de ma considération la plus distinguée.

GCXCill.

A M. JULES LOISELEUR, BIBLIOTHÉCAIRE DE LA VILLE d'ORLÉANS.

Ce 26 février 1869.

Monsieur,

Je vous remercie d'avoir pensé à moi pour me faire lire vos deux savants mémoires C'est ainsi que la science historique se renouvelle et qu'elle se fonde de plus en plus dans ses parties solides, par une interprétation intelligente des documents authentiques. Vous ajoutez k l'histoire de Jeanne d'Arc et à la connaissance d'un moment à jamais mémorable dans nos annales françaises. Au milieu d'une discussion de nombres et de chiffres, vous n'oubliez pas le côté moral, et vos pages 146, 147, s'éclairent tout d'un coup d'un reflet.

Vous êtes bien indulgent pour ces articles si abrégés et si incomplets nécessairement, oii je ne puis indiquer que des traits principaux : c'est un livre qu'il faudrait faire

i. Mazarin et le duc de Guise, — Comptes des dépenses faites par Charles VII pour secourir Orléans pendant le siège de U28,

DE C.-A. SAINTE-BEUVE. 335 sur Talleyrand, et on attendra probablement, pour l'écrire, que ses Mémoires aient paru.

Veuillez agréer, monsieur, l'assurance de mes sentiments très distingués et dévoués.

CCXGIV.

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