‹ Nouvelle correspondanceChapitre 148 sur 188 · A M. LE COMTE A. DE CIRCOURT · texte numérisé non relu

A M. LE COMTE A. DE CIRCOURT

Ce 12 mars i869.

Cher monsieur, Yotre suffrage m'est toujours précieux, et il me l'est cette fois plus encore, s'il est possible, qu'en d'autres circonstances, eu égard à la qualité du sujet sur lequel, à

prison des morceaux littéraires que recherchent tous les gens de goûl. J'ai lu vos deux derniers articles sur ce bon sujet de Talleynnd, comme disait M. de Maislre dans ses lettres. Vous avez parfaitement raison quand vous inclinez vers l'opinion qui le regarde comme un des instigateurs de l'arrestation et du meurtre du duc d'Engbicn. Au témoignage de M. de Meneva], que vous opposez au livre de M. Bulwer, on peut joindre celui de M. Rœderer (Mémoires, t. lîl, p. 5U). Il y a aussi un ouvrage qui jette beaucoup de jour sur cette affaire, c'est celui de M. de Nougarède, intitulé : Recherches sur le procès et la condamnation du duc d'Enghien (2 vol.). Ces documents mettent dans la plus grande lumière l'imposture de M. de Talleyrand voulant dégager sa responsabilité de ce fatal événement.

» Mais je m'aperçois que je porte de l'eau à la fontaine, tandis que je ne veux que vous offrir tous mes sentiments empressés de bon et dévoué collègue.

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