‹ Nouvelle correspondanceChapitre 170 sur 188 · A M. THÉOPHILE DROZ, A GENÈVE · texte numérisé non relu

A M. THÉOPHILE DROZ, A GENÈVE

Paris, 23 août 1869.

Monsieur,

Je reçois avec gratitude le numéro du Cosmopolite qui m'apporte le témoignage de votre attention bienveillante. Vous voulez continuer à mon égard la traditioa de bon et hospitalier accueil que m'a tait de tout temps la Suisse française. J'y suis plus sensible peut-être encore aujourd'hui qu'en aucun temps; car j'hibite dans les souvenirs, et je ne me sens plus en état d'allpr les renouveler à leur source.

Soyez donc le bien remercié, monsieur, et croyez-moi votre parfaitement obligé et reconnaissant.

A M. PRÉ VOST-PARADOL.

Ce 5 septembre 1869.

Cher et aimable confrère, voici la lettre que vous m'avez fait lire de M. de Montalembert, j'en ai pris note, mais je ne suis point tout à fait persuadé. Je ne vous dis rien pour

DE C.-A. SAINTE-BEUVE. 369 lui : ce n'est pas dans les conditions de santé où il est et où je suis qu'il convient d'échanger des aigreurs. Il a été le premier à rompre entre nous ce que j'appelle la Trêve de Dieu. Toutes relations particulières de lui à moi ont cessé, et de son fait; nous n'aurons plus, d'ailleurs, jamais occasion de nous rencontrer.

Voilà bien des événements qui se déroulent ; ce n'est rien auprès de ceux qui viendront. Tout cela me rend un peu politique malgré moi; vous savez que je ne le regrette jamais, quand je vous lis.

CGCXXYIl.

Page 1