A MADAME GAILLARD
Ce vendredi (1843).
Je dois aujourd'hui, madame, aller sans façon, n'est-ce pas? dîner avec vous, mais tout à fait sans façon. Je suis si souffrant depuis deux ou trois jours, que je ne serais pas en état si c'était autrement. Je vous demanderai de plus la grâce de ne pas aller à ce sermon dont j'ai horreur (sermon de Combalot); ce n'est pas pour l'horreur que je vaincrais encore par obéissance pour vous, mais je ne pourrais physiquement suffire à cet excès, d'autant plus que j'ai à paraître, à neuf heures, à une récitation de quel-
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ques scènes de Judith par mademoiselle Rachel. Y manquer serait une sorte de désobligeance pour Fauteur. — Il faut que je compte bien sur vôtre indulgence, madame, pour entrer ainsi dans ces détails; mais j'y compte ainsi que sur tous les sentiments bienveillants auxquels vous m'av.cz accoutumé.
A M. NICOLAS MARTIN
28 mai 1843.
Merci, mon cher poète, de votre bon et triste souvenir. J'avais pris bien part à la perte que vous avez faite; le temps seul adoucit ces blessures, et les amène en nous à l'état tolérable, — le temps, et d'autres affections en qui les premières revivent. On est père à son tour; la famille guérit ainsi les douleurs dont elle est Tobjet. C'en est le bienfait; et nous qui ne nous renouvelons pas parla famille, nous n'avons dans l'avenir à attendre que des douleurs.
A M. ALRED ASSELINE^.
Je suis très fâché, monsieur, d'apprendre l'incident qui vous entrave. Je n'avais moi-même pensé à l'article Soulié
\ . A propos de la mort de son père.